Yo! Ceci est le dernier chapitre avant l'épilogue + un petit bonus sur Marco.
Disclamer: Je ne suis toujours pas Oda.
La Geste des Moonshine
Chapitre 11: Le Nain Géant
Red naquit petit, les jambes difformes, d'une pâleur anormale, des branchies sur les épaules et les pieds palmés. Ses parents l'adorèrent au premier regard. Il grandit aimé, suivant sa sœur et sa cousine partout dès qu'il put tenir sur ses pieds. Enfant buté, les chutes ne l'empêchaient pas de courir en avant, tenant le rythme des plus grands, les dépassant même quand sa tatie Cyan venait en visite. Sa tatie avec son uniforme blanc, ses grandes mains qui soulevaient sans effort ses arrières petits neveux et sa petite nièce et ses mille récits d'aventure était son héroïne. Il voulait être comme elle. Cyan adorait ce petit bonhomme entêté qui lui rappelait une fillette disparue depuis longtemps. Elle admettait cependant qu'il était moins bien grincheux et irritable qu'elle l'avait été. Sa mère l'appelait son petit rayon de soleil et personne ne pouvait nier que la bonne humeur constante de l'enfant réchauffait les cœurs les plus froids.
L'âge requis atteint, Red rejoignit la marine à la suite de sa grande sœur Rose, ingénieur du Génie. On se moqua du métis au début, un mètre trente-quatre d'albinos myope comme une taupe qui voulait être un grand. Il est bien mignon ce petit, disait-on, mais vous le voyez diriger un équipage avec sa démarche de canard et ses grosses lunettes? Déjà qu'il a du mal à regarder quelqu'un dans les yeux sans avoir un torticolis! Jamais ses hommes ne le respecteront!
Cependant, sous le sourire facile et la gentillesse du garçon se cachaient une ardeur plus brûlante que le cœur d'une supernova. Justice pour Red, nourri aux récits épiques de la Dragonne, n'était pas qu'un vain mot et il tremblait de rage parfois en pensant à certains criminels impunis. L'un d'eux surtout lui arrachait presque des cris. Il s'agissait d'un des trois seigneurs qui alors se partageaient Gran Line. Si Troski rappelait Shanks le Roux dans sa manière de diriger, quoique par l'intermédiaire de sa seconde, que l'autre était un bon dirigeant quoique un vieillard malade, le dernier, cruel et sanguinaire, ne pouvait être qualifié que de tyran. Celui-ci, Red voulait sa peau.
Oh, il n'était pas le seul qu'il détestait. Le jeune homme avait une liste de malfrats connus pour l'horreur de leurs crimes à éliminer, pirates, chasseurs de prime, simple assassins et terroristes des branches révolutionnaires les plus extrémistes. Un gradé, amusé de cette mission qu'un gamin s'était lui-même attribué, le mit au-défi de trouver quatre marins prêt à l'accompagner dans ce qu'il nommait ironiquement sa «Quête». Il lui promit de lui donner toutes les autorisations nécessaires et un bateau chargé de vivres si il y parvenait.
Trois jours plus tard, Red se présenta au réfectoire de sa base accompagné de deux personnes, sa sœur et leur ami médecin, un homme-poisson élégant et calme en toute circonstance qui avait la malchance de porter le prénom de Somur. Il se hissa sur une table et se lança dans un court discours qui se résumait à «Je veux tuer ces gars y compris les types très puissants sur Gran Line capables de maîtriser une armée avec leur petit doigt. Qui est avec moi?». Seules deux personnes restèrent.
Lazarus Van Wolfestein et Tonie étaient deux amis d'enfance. Engagés en même temps, ils comptaient plus de dix ans de service. Ils avaient vu défiler une myriade de mômes engagés dans la marine parce qu'ils avaient un haut-gradé dans leur famille. Généralement, ils abhorraient ces fils et filles à papa qui cherchaient à atteindre un grade élevé le plus tôt possible pour rester dans un bureau à donner des ordres (sous Cyan puis son successeur, ils finissaient à des postes subalternes où ils ne blessaient personne et finissaient généralement par démissionné en constatant l'absence de promotion, non sans avoir infligé à tous leur insupportable arrogance ). Rose était l'une des rares à avoir obtenu leur respect par ses compétences et son travail et ils avaient observé son petit-frère dès son arrivé en espérant qu'il lui ressemblerait.
Ce nabot aux yeux rouges, dur à la tâche et à l'entraînement, n'avait rien de commun avec ceux qu'ils méprisaient. Ceux qu'ils méprisaient portaient des gants blancs, leurs uniformes étaient toujours impeccables, leurs cheveux longs et bien coiffés et ils essayaient très fort de paraître calmes et dignes, ne parvenant qu'à donner l'impression d'être constipés en permanence. Red, comme son aînée, se souciait plus de faire le boulot que de faire le beau et ils lui trouvaient plus de cran qu'une division entière. Ils s'engagèrent auprès de lui sans hésiter.
Le gradé, convaincu que ces cinq fous mourraient bientôt ou rentreraient à la base la queue basse après un échec cuisant, leur refila un vieux vaisseau tombant en ruine et un ordre de mission prioritaire. Le petit navire partit un matin aux aurores et quelqu'un prit même une photo officielle sans se douter que cette image illustrerait un jour tous les livres d'histoire. Seul le respect restant pour Cyan, à la retraite depuis sept ans, empêcha les rires et les quolibets de saluer leur départ.
La première île sur laquelle accosta le Chante-mer était terrorisée par des bandits des montagnes. Ils avaient pour atout majeur de compter dans leurs rangs un véritable géant de cinq mètre de haut qui se présentait lui-même comme le Puissant et Redoutable Kaïn. L'équipage traqua la bande jusqu'à une grotte profonde dans une vallée discrète. A leur arrivée, les bandits se retirèrent, laissant leur géant pour les affronter. Le capitaine le défia seul, les autres pénétrant dans la grotte. Kaïn se leva, telle une colline prenant vie, une hache énorme entre ses immenses mains. Red, porteur d'une hache minuscule faite sur mesure pour ses petits poings semblait une brindille face à lui. C'était David contre Goliath, un unique Lilliputien pour abattre Gulliver. Infatigable, le nain tourna autour de l'immense bandit, l'épuisant et l'énervant. Il escalada le brigand, s'accrochant à sa barbe et entaillant sa peau, telle la pire des puces. Agacé par ce moustique qui osait le défier, Kaïn se laissa aveugler par la rage. Sentant une piqûre sur son crâne, il frappa de toute sa force titanesque.
Il tomba raide mort, la tête fendue en deux par sa propre arme. La photo d'un petit bout d'homme accroché à une immense oreille fit le tour du monde. Le surnom de Nain Géant naquit sous la plume d'une journaliste d' East Blue. La légende débutait.
Le lendemain de ce combat, Cyan débarqua sur l'île pour rencontrer l'équipage et tester les progrès de ses arrières petits neveux depuis leur dernier entraînement amical. Dans sa fougue, elle expédia Red du sommet d'une colline au village en contrebas. L'albinos traversa le plafond de l'auberge et atterrit sur les genoux d'un illustre inconnu arrivé le matin même sur l'île. Il décida qu'il aimait bien ce type au premier regard.
-Hey, tu veux rejoindre mon équipage?
Fushisho Marco, phénix quasi-immortel grâce à son fruit du démon et assez dépressif depuis que le dernier de ses amis était mort de vieillesse, ancien bras droit de l'homme le plus fort des océans, ancien capitaine, connut pour son calme, son intelligence et sa langue acérée, répondit:
-Hein?
Le temps qu'il trouve une réponse un peu plus cohérente et se soit remit du choc de rencontrer un inconnu ressemblant un peu trop à un frère mort depuis des années, Red avait déjà rejoint sa tatie et sa sœur, prêt à poursuivre l'entraînement. Le petit l'équipage quitta l'île quelques jours après, le temps de soigner correctement une vilaine plaie de Lazare, rafistoler leur rafiot et refaire le plein de provision. Le marin ne s'ennuya pas pendant sa convalescence, s'amusant de voir son capitaine harceler l'étrange homme en noir de l'auberge pour qu'il rejoigne leur petit groupe. Prendre des matelots non marines était alors une pratique fréquente, d'ailleurs de nombreuses personnes ne s'engageaient pas pour pouvoir suivre un marine en particulier sans risquer d'être affecté ailleurs mais en général le capitaine lui-même n'allait pas recruter et ce n'était pas aussi drôle.
La méthode de Red consistait à suivre partout l'homme en noir tel une sorte de poussin ultra-musclé tentant d'attirer l'attention d'un coq, en lui demandant régulièrement de rejoindre l'équipage. Finalement, la veille du départ, il sembla renoncer, restant assit devant le navire en lançant des regards tristes de chiot perdu vers la fenêtre de Marco. Ces regards-là auraient fait pleurer une statue. L'humeur de la petite équipe, déjà très attachée à leur D très allumée de chef, s'assombrit.
Lorsque Marco sortit, il se retrouva face à cinq personnes théoriquement adultes en train de soupirer tel des adolescents en mal d'amour.
-Pourquoi n'ai je pas été harcelé aujourd'hui? s'enquit-il.
-On part demain avec la marée de toute façon. J'ai bien compris que tu voulais pas venir, répondit Red de sa voix la plus triste et pitoyable. Ce n'était plus une voix à faire sangloter les statues mais à les faire se déchirer les cheveux en gémissant, le visage envahi de larmes.
Le Phénix, immunisé à ce genre de chose par une longue fréquentation de Monkey D Luffy et sa propre profonde tristesse, fronça les sourcils.
- Dans ce vieux machin avec la tempête qui approche?
Aucun d'eux n'était au courant pour la tempête. Réalisant qu'il avait face à lui une bande de sous-doué de la navigation, il décida de les accompagner le temps qu'ils trouvent un navigateur valable, ne serait ce que pour leur éviter de mourir bêtement (et pas du tout parce qu'il ressentait un début de quelque chose ressemblant à de l'affection pour le groupe). Il pensait rester quelques jours, les jours devinrent des semaines, les semaines des mois et au bout d'un an, un nouveau vaisseau et de nouveaux amis, lui et Red agissaient comme un couple marié, il était irrémédiablement attaché à cet équipage de dingue et il cessa de parler de partir.
Marco n'était que le premier d'une longue liste et bientôt le nombre de non-marines excéda le nombre de marines et on changea de navire pour un meilleur, construit selon les indications de Rose, capable d'aller aussi bien sur l'eau que sous l'eau et dans les airs. On se mit à les nommer Sea Dragons, respectés et craints à travers les océans. Un à un, les noms sur la liste de primés de Red étaient rayés.
Théoriquement, il s'agissait toujours d'une mission officielle de la marine. Théoriquement. Normalement, les marines n'embauchaient pas des esclaves en fuite ou d'anciens pirates ou d'ex-Révolutionnaire qui ne reconnaissaient plus leurs idéaux dans l'actuelle Révolution. Les marines ne renversaient pas les gouvernements théoriques et portaient un uniforme blanc (porter un kimono taillé dans un vieil uniforme ne comptait pas d'après les amis de Red, surtout les pirates). Un marine n'est pas non plus censé avoir d'amis pirates ni les laisser s'échapper même si ils sont sympas. Un marine n'organise pas une fausse épidémie de den-den pour que ces choses appelées «supérieurs hiérarchiques» ne puissent pas le joindre et interrompre ses activités. L'équipage avait la réputation de pouvoir traquer n'importe quel criminel jusqu'au bout du monde mais un pauvre esclave asthmatique et unijambiste s'échappait sans peine et on murmurait parmi les Révolutionnaires que le capitaine Red et ses hommes pouvaient aider pour certaines opérations, notamment celles destinées à faire évader des esclaves.
Travaillant pour la marine en théorie, plus proches des pirates dans leur façon de vivre et partageant certains idéaux révolutionnaires, on ne pouvait pas classer les Sea Dragons dans une case. Ils étaient l'équipage fidèle d'un D, prêt à le suivre jusqu'à la mort et au-delà. Sur de nombreuses îles, ils étaient considérés comme des héros. Ils avaient même des rivaux, les Djinns du capitaine Ala' Rash. Leurs combats faisaient trembler la terre mais aucun n'arrivait à avoir le dessus. Aucun ne le voulait. Les combats publiques s'achevaient dans des fêtes privées où les deux équipages se mêlaient autour d'une raclette ou d'un barbecue, une bière à la main. Ala' Rash était un bon ami et fiancé avec Sœur Marie, la sniper des Sea Dragons. Leurs hommes s'entendaient à la perfection. Le jour où Red et Marco se marièrent, il était l'un des témoins.
La légende des Sea Dragons ne fit que grandir chaque jour, à chaque nom barré de la liste, jusqu'au jour où Red atteignit son objectif ultime, le tyran de Gran Line, le Roi Obscure, logia des Ténèbres. Toujours vêtu de soie violette, ses yeux plus sombres que les profondeurs de l'océan portaient sur toutes choses un regard indifférent et jamais son visage, d'une pâleur cadavérique, ne souriait. On disait de lui qu'il avait enterré son cœur sur une île déserte pour se débarrasser de ses émotions trop brutales et violentes, devenant encore plus monstrueux qu'auparavant.
Red ne trembla pas sous son regard, armé d'une volonté de fer et de la certitude de vaincre. Après tout, il était le dernier nom. Leur combat dura trois jours et trois nuits, sur terre, dans les airs et sous l'eau. La force de leurs coups détruisit une île entière et déchaîna des tempêtes. Les rugissements des monstres marins dérangés par la violence de la bataille rythmaient ce duel de titans. Ils combattirent jusqu'à l'extrême limite de leurs forces, jusqu'à ne plus pouvoir tenir debout et porter leurs armes qu'avec peine. Ils avaient la force, l'endurance, la détermination et la rage de vaincre à n'importe quel prix mais la mer coulait dans les veines de Red. Le Nain Géant avait toujours refusé les fruits du démon, préférant pouvoir continuer à nager avec ses amis cétacés, respirant avec aise dans l'eau salée. Cet héritage transmis depuis sa lointaine aïeule le sauva.
Là où les flots se révoltaient à la présence du démoniaque souverain, ils accueillaient l'albinos comme leur enfant chéri. Le destin du Roi Obscure était scellé dès lors que l'océan en furie se referma sur lui et toute sa fureur, tout son pouvoir, ne purent le dérober à l'étreinte mortelle. La mer qu'il voulait plier à sa volonté permit à son fils de décapiter son ennemi et le monde entier trembla à cette mort. Lorsque le jeune homme revient à la surface, blessé, épuisé mais victorieux, la tête ensanglantée de son adversaire échouée sur le rivage près de lui, il fut acclamé comme le plus grand héros de son temps.
Tous les enfants rêvaient de rejoindre les Sea Dragons et le capitaine Red. Le nouvel amiral-en-chef, nommé après le décès malheureux et aucunement suspicieux du successeur de Cyan par le Gouvernement
Mondial avec pour tâche de ramener la marine sous son contrôle arriva au pouvoir à peine une semaine après le duel. Il était assez malin pour reconnaître les Sea Dragons comme une menace mais ne pas les confronter directement. Red fut gardé soigneusement à l'écart des préparatifs de la Justice Absolue et un plan monté pour discréditer les Dragons. Malheureusement pour cet amiral, l'un de ses hommes jouait double-jeu et des informations secrètes atterrirent entre les griffes de l'équipage.
Peu de temps après, le Nain Géant se dressa sur les écrans du monde entier, avertissant l'île visée du sort qui l'attendait et refusant cette fausse justice. Sa désertion en entraîna de nombreuses autres. L'opération préparée soigneusement sur plusieurs mois échoua et l'Alliance des Trois Rois attaqua peu après. La bataille finale contre le Gouvernement Mondial, qui se préparait depuis que Monkey D Luffy, Roi des Pirates, avait montré au monde que les Etoiles n'étaient pas hors d'atteinte, débuta. Les navires s'élancèrent, écrasant toute résistance, vers le cœur noir et gangrené d'un gouvernement corrompu, vers New Mari Joa. Rien ne put freiner leur avancée, ni les amiraux, ni les tempêtes. Installés dans leurs dirigeables et leurs vaisseaux volants, ils encerclèrent la cité et attaquèrent de toutes parts, franchissant ses sept remparts jusqu'à atteindre le siège des Etoiles.
Là, se trouvaient les cinq chefs du gouvernement. Cinq chefs, cinq duels au sommet: un pour chaque Roi, un pour Red, un pour Rose. A ce moment-là, les Etoiles se savaient perdues quelque soit l'issue de ces duels, leur pouvoir et leur influence réduits en miettes. Elles se battirent jusqu'à leur dernier souffle et, si leur vie n'avait été que luttes de pouvoir et soif de domination, au-moins elles surent confronter la mort sans trembler, gelé par Zéros, éventré par Johannes, asphyxié par Pink, éviscéré par Red et criblé de balles par Rose. On ne peut en dire autant de l'amiral-en-chef, ce pantin du gouvernement qui, face à une Cyan épuisée, blessée, mourante, tremblait de peur. Dans un dernier vol, la Dragonne emporta celui qui avait craché sur tous ses efforts, ses actions et ses valeurs.
La cité tombait en ruine sous les assauts répétés. Il était temps d'évacuer. Dans la cohue, quelqu'un réussit à atteindre l'un des canons spéciaux du gouvernement, une arme capable de faire fondre les montagnes. Les trois canons avaient été saboté en priorité avant la bataille, un seul réparé, juste assez pour un tir. L'artilleur parvient à tirer une fois avant de mourir, droit vers le navire des Dragons. Marco s'interposa entre son équipage, sa famille et tomba dans les bras de Red avec pour vue directe New Marie Joa sombrant dans les flammes. Des années plus tôt, le Nain Géant lui avait promis de ne pas mourir avant lui. Il tient cette promesse mais le prix à payer le hanta jusqu'à la fin de ses jours. Il s'en remit mais une part de lui mourut avec le Phénix.
Avec l'aide des Sea Dragons endeuillés, les Trois Rois battirent un nouveau monde, plus juste et plus tolérant. Un Age d' Or débuta, qui dura cinq cent ans et s'acheva avec la dissolution des Sea Dragons. Beaucoup avaient oublié l'origine de ce corps d'élite mais on se souvenait de leurs exploits et leur histoire est murmuré le soir, récits d'amitié, d'aventure et de bravoure. Dans certaines familles, ces histoires sont les plus précieuses de toutes. Dans ces familles, on se transmet de père en fils et de mère en fille des pendentifs renfermant une plume bleue et or. Ceux qui les portent sont les descendants des survivants de la bataille. Dans ces familles, on dit ces mots aux enfants: «Vit sans regret, vit libre et meurt le sourire aux lèvres». Tant que cet héritage vivra, l'âme des Sea Dragons ne mourra pas.
J'espère que ça vous a plu. Bye!
