Je suis en retard ! Je suis désolée ;.;

Mais le voilà, tout beau, tout chaud, le chapitre 12 ! Punaise, ça passe trop vite O.O

Je vous conseille de vous équiper de la même manière que le chapitre 7 & 10, c'est à dire que... J'ai pas été trop gentille avec le Hippie ? Mouais, de toute façon, on s'y attendait... Non ? :D

Et puis vous êtes une bande de sadiques en plus. Non mais sérieux, 5 commentaires sur 12 sont contents de la folie du Prof ?

... J'vous aime trop *sourire de psychopathe :D*

Quelqu'un : Mmh... J'avoue être un peu sceptique face à ce chapitre. Mais tu le jugera toi-même, j'espère qu'il te plaira ^^

Ayane 45 : Ooooh, merci pour ta review ! *-* Oui, j'avoue avoir eu quelques difficultés pour ce chapitre, mais dans l'ensemble, ça allait car j'avais un plan. J'espère que la suite te plaira !

kaptainnope : Désolée... Mais je prends tes encouragements, parce qu'après tout tu as raison je suis trop machiavélique *mwahahahaha* 8D

Notez qu'après ce chapitre, tout dans l'histoire va s'enchaîner très rapidement, donc ne vous inquiétez pas, la fanfic' avance ! Doucement, mais elle avance ;D

Enjoy !

Disclaimer : Le Hippie et autres personnages cités ne m'appartiennent pas. Tout est la propriété de Mathieu Sommet. Et le dessin est à Ayane 45 ! ^^

/!\ ATTENTION : Âmes sensibles s'abstenir, ce chapitre contient du chantage et de l'incitation à la haine. Ainsi que des menaces... Mais je ne vous spoilerai pas bordel ! xD /!\


Chapitre 12 | Je suis un pacifiste

Les couloirs étaient sombres. On n'y voyait presque rien.

Le Hippie releva la tête tout en continuant de marcher derrière l'homme qui était venu le chercher dans sa cellule.

— Hey, gros…

L'autre arrêta immédiatement d'avancer, et pivota vers le camé. Ses sourcils froncés laissaient voir son incompréhension face à l'appel de son prisonnier. Prisonnier qui continua sa phrase malgré la situation :

— Où est-ce qu'on va ? demanda-t-il de sa voix traînante.

— Avance et pose pas de questions, rétorqua sèchement le colosse.

— Peace gros, continua-t-il en entendant le ton rude de son interlocuteur. Sois pas agressif, ça fait un mauvais karma.

— Saleté de hippie… grogna le colosse avant de continuer à marcher : Avance.

Le drogué ne répondit pas. Il se remit à marcher d'un pas lent derrière l'autre.

Ce ne fut qu'au bout de quelques pas qu'ils arrivèrent à destination, devant une porte épaisse. Et malgré l'air peu amical de son geôlier, le Hippie insista :

— Où on va ?

— Ferme-la et entre, siffla le gardien en lui lançant un regard noir.

— Non.

Ce simple mot glaça l'atmosphère. L'homme regarda le camé comme s'il était devenu fou, avant d'esquisser une grimace sérieusement agacée.

— Non ?

— Non, gros. J'veux savoir où on va avant.

Cette phrase sembla bel et bien faire comprendre au colosse que le Hippie ne bougerait pas. À présent bel et bien en colère, il s'approcha du pacifiste avec un air féroce sur le visage.

— Tu vas entrer, point barre.

Il y eut un silence glacial. Le camé fronça les sourcils, déterminé. Il ne bougerait pas.

— J'veux savoir, gros. J'veux savoir ce qui est arrivé aux autres. J'irai pas, pas tant qu'on m'aura pas expliqué.

— C'est pas moi qui m'en occupe. C'est Fred.

Un ange passa.

— Et il est là-dedans. Alors tu rentres, et tu me fais pas chier, ok ?

Un autre silence, pendant lequel le pacifiste regarda son geôlier sans ciller. Puis, il hocha la tête d'un mouvement rigide.

L'autre ouvrit la porte brutalement, et le Hippie rentra à l'intérieur de son pas traînant. Il sentit la même porte se refermer dans son dos, et alors seulement il regarda la pièce dans laquelle on l'avait fait entrer.

Ç'aurait pu être une salle normale. Mais le drogué remarqua de suite la pile d'armes blanches dans le coin à droite de la porte derrière lui, ainsi que les traces de sang.

Cela lui retourna les tripes. Mais le Hippie fit du mieux qu'il pouvait pour se contrôler. Il ne fallait pas montrer de signe de faiblesse ; l'amour, seulement l'amour pouvait tout guérir, n'est-ce pas ?

Alors, il se força à sourire. Sourire pour cacher toutes ces horreurs présentes dans cette même pièce.

Oh, il avait aussi vu les chaînes, au fond à gauche. Il avait remarqué la seringue sur la table en bois, au milieu de la salle. Et il voyait aussi parfaitement l'homme qui l'attendait, assis sur une chaise, avec un sourire forcé collé aux lèvres.

Cet endroit dégageait tant de mauvaises ondes. Tant de mauvais karma. Il n'y avait qu'une seule chose qu'il attendait ; sortir d'ici au plus vite.

Mais il se rappela de ce qu'il voulait : savoir où étaient les autres. Alors, il s'avança, toujours de cette même démarche hagarde. L'autre homme se leva pour aller à sa rencontre ; au moment où celui-ci s'élançait vers lui, le pacifiste voulut se désister.

Il ne voulait pas voir cet homme.

Parce que même si celui qui l'avait amené ici ne lui avait pas dit son nom, il aurait su qui c'était. Le nez décalé, les lunettes, le sourire hypocrite… Oh, il savait qui il était. Et savoir que ce même homme était celui qui tirait les ficelles depuis le début lui donnait une profonde répulsion envers lui.

Mais il se força à garder ce même sourire. L'amour, toujours l'amour. La solution à tout ; la paix et l'amour.

— Bien, je vois que vous n'avez pas été brutalisé. Mon… Collègue peut être brutal parfois.

Ces mots-même étaient l'hypocrisie incarnée. Mauvaises ondes…

Il continua à sourire.

— Asseyez-vous donc ! continua l'autre en voyant qu'il ne réagissait pas.

Il bougea, presque mécaniquement. Il tira la chaise que l'homme lui montrait et s'affala dessus sans tenir compte des grincements de celle-ci. Puis :

— Bien… J'aimerai parler un peu plus de certaines petites choses.

Pour la première fois, le Hippie se sentit la force de répondre, l'image de ses camarades affaiblis et terrorisés dans la cellule s'affichant dans son esprit. Il refoula ses pensées répulsives envers l'homme aux lunettes pour s'imposer l'amour.

— Où sont les autres ?

— Quoi ?

Son geôlier fronça les sourcils. Il ne s'attendait sûrement pas à entendre cette demande.

— J'veux savoir où sont les autres, gros.

Encore un autre silence. Puis, son gardien sembla comprendre ce qu'il voulait.

— Oh, oui, évidemment, répondit-il en affichant un petit sourire. Ils sont ici-même, dans ce bâtiment. Mais maintenant…

— J'veux les voir, le coupa le camé d'un ton sans appel.

— Je crains malheureusement que ça ne soit pas possible, rétorqua sèchement l'autre.

Il y eut un autre silence glacial. Lentement, le Hippie comprit, et ce fut à son tour de se crisper de l'autre côté de la table.

Peace & Love. Peace & Love.

— Pourquoi ?

— Cela ne vous regarde pas.

Peace & Love. Peace & Love…

— Qu'est-ce que vous leur avez fait ?

Sa demande parut presque suppliante. Le regard de l'homme en face de lui était indéchiffrable ; il persista néanmoins à rester calme.

Peace & Love.

— Comment ça ?

Cette question n'en était pas une. Ce n'était qu'une façade. Une façade hypocrite...

Menteur. Mauvaises ondes.

Peace & Love...

— On a tous entendu, gros. Le cri. Et même si le Panda et le gamin n'ont rien compris, moi et le boss, on sait très bien de qui il était.

Un autre silence... Silence d'hypocrite...

— Vous leur avez fait quoi ?

— Je ne puis répondre à votre question. Navré, répondit l'autre d'un air qui signifiait tout le contraire.

Le Hippie plongea ses yeux dans ceux paraissant inébranlables de ce dernier.

— Mais... Je peux vous proposer un compromis...

La proposition piqua sa curiosité de plein fouet. Le pacifiste haussa un sourcil, intrigué.

— Nous avons à notre disposition quelques échantillons de... Substances que nous aimerions tester. J'ai cru comprendre que vous étiez un... Connaisseur de ce genre de pratique. Et si vous acceptiez de nous aider, eh bien... Peut-être pourriez-vous voir vos amis ?

La demande le laissa pantois. Est-ce que cet homme venait de lui proposer de prendre de la drogue afin de revoir le Prof, la Fille et le Moine ?

Il détailla une fois de plus son interlocuteur. Il avait l'air sérieux, très sérieux. Mais le Hippie pouvait voir rien qu'en plongeant son regard dans le sien que ce n'était qu'un masque. Un masque que cet homme ne portait que trop bien.

Il aurait pu fouiller en profondeur la personnalité de cet homme. Mais il contenait beaucoup plus de mauvaises ondes qu'il ne pensait. Continuer de le décrypter lui aurait donné envie de vomir.

Malgré lui, il se sentait coupable. Il fallait aimer son prochain. Peace & Love.

Il baissa vivement le regard pour le porter sur ses mains qu'il venait de crisper. Il savait au fond de lui ce qu'il allait répondre. Et il ne lutterait pas contre sa nature :

— Non, gros. J'refuse de tester des trucs pas naturels.

Il le vit. En un éclair, le visage de l'homme s'était décomposé en une grimace furieuse devant son refus.

Mais aussi vite que cela était arrivé, il reprit sa mine doucereuse. Son masque qu'il portait sans cesse. Son masque d'hypocrite.

— Je crois que je ne me suis pas bien fait comprendre.

Son ton était devenu glacial. Le Hippie comprit, en un instant, que son geôlier changeait de tactique. Ses sourcils se froncèrent, et il regarda avec une lueur inquiétante le camé. Au moment où les mains de l'homme aux lunettes se serraient, un coup retentit à la porte.

Tous les deux détournèrent leur attention l'un de l'autre pour diriger leur regard vers la porte. Il y eut un léger grincement, puis, cette dernière s'ouvrit.

Le pacifiste vit l'homme qui l'avait amené dans cette pièce apparaître dans l'encadrement. Il avait sous le coude un carton en mauvais état, ainsi qu'une espèce de cordon dans la main droite, qui disparaissait derrière lui.

— Tu arrives pile au bon moment, lança l'autre après un court silence.

Le colosse grogna légèrement, avant de tendre le paquet à son acolyte qui venait de le rejoindre après s'être levé. Le drogué, lui, restait sur sa chaise, ne comprenant pas très bien la scène qui se déroulait sous ses yeux.

— Et pour ça ?

Il leva brusquement le cordon qu'il avait à la main, et celui-ci se tendit, comme si une résistance s'étirait au bout.

Un gémissement se fit entendre derrière le gaillard.

Le Hippie se redressa brusquement en l'entendant.

Non, ce n'était pas possible. Il reconnaissait ce jappement.

Une suée froide lui parcourut l'échine. Non, tout, sauf ça.

Les deux hommes se retournèrent vers lui en le voyant bouger. Les plus intelligent des deux esquissa un sourire qui ne présageait rien de bon, et hocha la tête :

— Fais-le entrer. Cela promet d'être… Intéressant…

L'autre haussa les épaules, et passa rapidement le cordon usé à son acolyte, avant de s'effacer du cadre de la porte.

Mais plus rien n'importait au pacifiste en cet instant. Il gardait ses yeux, cachés par ses éternelles lunettes mauves, rivés sur la porte.

Plus rien ne comptait. Une seule et unique prière tournoyait dans son esprit paralysé en cet instant.

Non. Pas ça.

Mauvaises ondes…

Ce fut avec horreur qu'il vit son geôlier tirer férocement sur la corde, et qu'une masse bien connue apparut sur le seuil en jappant misérablement.

Ce fut avec horreur qu'il vit Capsule apparaître dans son champ de vision.

Il se leva rapidement, l'adrénaline le faisant réagir à la vitesse de la lumière ; dans sa précipitation, la chaise sur laquelle il s'était assis était tombée, mais cela lui importa peu.

Il voulut se jeter à la rencontre de son ami, mais le colosse s'interposa brutalement entre lui et l'animal. Capsule aboya et tenta de venir au secours de son maître, mais son geôlier le tenait fermement en laisse.

Le grand gaillard lui tint fermement les poignets avant de rapidement passer ses bras derrière lui, lui arrachant un cri de souffrance. Il vit son chien essayer de venir à sa rencontre, mais entravé par la laisse qu'ils lui avaient passé autour du cou.

Non, tout, sauf ça !

— Capsule !

Son ami animal réagit à l'entente de son prénom, et aboya à nouveau.

Tout sauf ça…

On l'emmena à nouveau sur la chaise qu'il venait de faire tomber. Le colosse le força à s'asseoir dessus brutalement, et il n'eut pas la force de se rebeller.

À cet instant, il eut l'impression que tout son monde s'écroulait autour de lui. Il n'y avait plus rien ; plus rien à part Capsule et les deux hommes qui les tenaient prisonniers.

Plus rien à part la terreur en sachant pertinemment ce que les deux personnes derrière et devant lui allaient faire.

— Laissez-le !

Une ultime demande, une ultime prière. Mais le sourire du premier s'agrandit.

— Vous connaissez les conditions...

Le pacifiste sentit un poids lui tomber sur le cœur. Tous ses principes... Tous ses principes d'amour et de paix, de nature et d'écologie... Il ne prenait que du naturel. Que du naturel.

Et on lui demandait de refuser son slogan en échange de la vie la plus précieuse à ses yeux.

Le choix était horrible. Horrible, mais il avait déjà ce qu'il répondrait.

— D'accord gros ! D'accord ! Laisse-le partir...

Mais rien ne se passa. L'autre ne lâcha pas la laisse du chien. Il se contenta de garder cet horrible sourire sur son masque, et d'amener l'animal près des chaînes qu'il avait vu en entrant pour la première fois dans la salle.

Non, tout, sauf ça...

— Qu'est-ce que tu fais gros ?! Laisse-le partir ! s'écria-t-il, paniqué, en voyant les chaînes s'approcher dangereusement du canidé aussi terrifié que son maître.

Seul un éclat de rire lui répondit. Il écarquilla les yeux, horrifié, et tenta de se dégager de l'emprise du colosse en voyant les menottes de fer se refermer autour des pattes arrières de Capsule ; mais ses efforts furent réduit à néant par la force de son gardien.

— Pense-tu vraiment que je vais le laisser partir ? Et si tu décidais de résister une fois qu'il sera parti ? Je ne suis pas un imbécile ! répondit l'autre cyniquement.

— Mais j'ai promis ! s'exclama-t-il, désespéré. J'ai promis, gros !

Un autre rire, plus fort cette fois-ci, retentit dans la salle. Après avoir attaché le chien, il lâcha finalement le cordon usé qui retomba dans un bruit souple sur le sol.

L'homme aux lunettes se détourna de l'animal pour se diriger vers le camé, toujours avec ce même sourire. Il s'assit à nouveau en face de son prisonnier, et se pencha vers lui par-dessus la table :

— Un promesse, rien que ça ? Et puis quoi encore ? Non, non. Tu vas rester ici et tester les produits qu'on te donnera. Et lorsqu'on aura fini, seulement lorsqu'on aura fini, on vous laissera partir... Tous les deux.

Un lourd silence tomba sur la pièce, seulement troublé par les jappements terrifiés de Capsule de Bière.

Le Hippie baissa la tête, et sentit le poids sur son cœur s'alourdir à chaque aboiement de son ami animal, jusqu'à devenir insupportable.

Plusieurs sentiments s'entrechoquaient en lui. Le premier ? La peur.

La peur de ce qu'ils allaient faire à Capsule. Son ami, le premier qu'il n'ait jamais eu. Et ne pas pouvoir l'aider, le libérer, le rendait malade. Malade jusqu'à en vomir. Et l'horreur de devoir prendre des produits dont il ne connaissait pas l'origine amplifiait tout cela.

Le dégoût était aussi présent, insidieux poison se répandant dans ses veines. Il réalisait avec horreur qu'il n'arrivait plus à aimer l'homme en face de lui. Pourtant, il avait bel et bien essayé ; mais le mantra qu'il se répétait inlassablement depuis qu'il était entré dans la pièce ne faisait plus effet. Peace & Love n'était plus. Tout ce dont il avait envie, là, maintenant, c'était de se révolter face à l'autorité qu'on lui imposait. De briser cet homme qui venait d'entraver son chien.

Et cela le dégoûtait. Qu'était-il devenu ? Il ne devait pas se faire avoir par les mauvaises ondes présentes dans la pièce, et Dieu savait qu'il y en avait trop, beaucoup trop. Il était pacifiste, et non-violent. Il ne voulait pas devenir un monstre.

Alors, il continua de penser. Peace & Love.

Et puis, en relevant la tête, il vit le sourire de l'homme en face de lui. Il avait perdu, c'était vrai.

Mais la perspective de ne jamais devenir comme eux allégea pendant un instant le poids dans son cœur.

Résigné, il attendit. Il savait déjà que dans le paquet déposé sur la table se trouvaient les fameux "échantillons".

Jamais abandonner. Rester droit face à ce qu'il attendrait. Pour les autres. Pour Mathieu. Pour Capsule.

Peace & Love...


J'avoue avoir eu un peu de mal sur ce chapitre... Ayant été débordée ce week-end, j'ai eu un petit blocage à un moment, et j'espère vraiment que ça ne s'est pas fait sentir ._. (← ceci représente mon visage déçu U.U)

Bon, si vous avez aimé, ou pas, n'hésitez pas à laisser une review ! :D

À dans quatre jours les pandas ! ^^