Bonjouuuur!
Je sais mon bonjour ne devrait pas être aussi enjoué étant donné que je n'ai pas posté depuis longtemps...
Et j'en suis sincèrement désolé!
Bon, ces deux dernières semaines, je suis retournée au pays, et en Corse malheureusement je n'avais point Internet, d'où le silence radio de ces deux dernière semaines justement.
Mais il est vrai que ça n'explique pas le fait que je n'ai pas posté AVANT les vacances! (Et oui, je ne poste pas bien.)
En fait, je trouvais que mes chapitres manquaient peu à peu de vigueur étant donné que j'ai rattrapé mon avance sur ceux déjà écrit avant de poster sur le net (M'avez vous suivi?). Jes les trouvais un peu baclés à certains moments, et donc, cette petite pause m'a fait grand bien!
J'ai retrouvé inspiration pour lier les idées, et surtout j'ai repris un peu d'avance et pris du temps pour écrire mes chapitres :)
Je reviens donc en force avec ce nouveau chapitre!
J'espère que vous pardonnerez ce long silence et que vous apprécirez ce post-ci :)
A table! :D
Chapitre 12 : Serpentard
Le couloir était sombre mais familier. Il faut dire que ses pas l'avaient foulé bon nombre de fois. Ses yeux ne faisaient même plus attention aux objets qui l'entouraient, et encore moins ce soir-là. Harry avait laissé Luna redescendre au dortoir, seule. Lui était monté directement au septième étage. Il avait quelque chose à vérifier, à terminer. Il voulait refaire face au miroir du Rised. Non parce qu'il souhaitait revoir sa mère non, Luna lui avait bien fait comprendre que c'était idiot et inutile. Non, c'était plutôt pour se mettre à l'épreuve devant le miroir. Une nouvelle fois et une dernière fois. Au moins essayer encore une fois. S'il échouait, il ne retenterait pas. Après tout, si tel était le cas, c'était que le destin le voulait.
Il traversa la tour d'Astronomie avec la voix d'Hermione qui flottait dans sa tête : « Il ne faut jamais dire Après tout ou d'autres expressions dans le même genre ! Si tu pars pessimiste dés le début, tu ne réussiras jamais ce que tu veux entreprendre. »
Mais là c'était différent. Il ne s'agissait pas de baisser les bras, mais plutôt d'affronter ce qu'il était réellement, son moi. Et on ne pouvait changer personne. Juste évoluer.
Harry souleva la dalle et descendit l'échelle. Puis il se plaça dans le coffre et actionnât mécaniquement le bouton. Il était maintenant face au miroir. Il lui renvoyait uniquement son reflex, rien d'autre. Il ne reconnu tout d'abord pas son propre regard. Il n'avait jamais été aussi déterminé. « Peut être que… »
Sa mère apparut à ses côtés. « Non. » Mais alors que la déception l'envahissait, Lilly Potter posa sur les épaules de son fils une étoffe lourde et douce. Il savait comment était la cape car il en avait maintenant une sur ses épaules. Surpris, il posa ses mains sur le tissu précieux et tendit la cape devant lui. Il avait réussi. Alors il était digne… Les larmes lui montèrent aux yeux et son cœur fut envahit d'une douce chaleur.
Ses mains froides glissent le long d'un accoudoir en obsidienne. Ses doigts osseux suivent doucement les contours des gravures du fauteuil dans lequel il est assis. Le menton haut, ses yeux sont fermés. Tout chez lui rappelle un serpent. Sa respiration est calme, il n'a pas l'air énervé. Pourtant, les hommes et femmes qui l'entourent tremblent de peur. Nés Moldus comme Sangs purs. Sans un sifflement, sa voix résonne dans la salle noire.
« Donc…. Vous ne savez toujours pas où ils se trouvent... C'est bien cela ? »
Personne n'ose répondre, ils ont bien trop peur.
« Vous savez… Je commence à penser que vous êtes des incapables. Mes esclaves se débrouilleraient surement mieux que vous. »
Il ouvre les yeux, tourne doucement la tête et observe une silhouette qui se terre dans l'ombre, recroquevillée sur elle-même. Bellatrix sort de l'ombre, hésitante. Elle sait que le maître est en colère.
La cicatrice de balle qu'elle a à la main li fait mal. Le maître n'a pas voulu qu'elle se soigne. Sa punition pour avoir laissé filer la fille. Il n'a encore rien prévu pour elle pour le vol des plans. Elle ne sait pas ce qu'il lui réserve et elle en tremble. L'attente, c'est le pire. Et lui se délecte de la peur qui lui mord le ventre.
« Et pour mes précieuses…. Informations ? »
La voix sifflante la fait sursauter. Un violent rire nerveux la prend, un rire fou, qui lui déforme le visage.
« Maître… Elles… Elles… Elles ont dis..paru. »
Le Seigneur noir prend une forte inspiration et elle sait que son tour est arrivé. Une fois que ses poumons sont entièrement gonflés, elle sent sur l'instant la puissance du Doloris lui traverser le corps. Elle se tord de douleur, hurle, le sort dure et lui ne bouge pas, majestueux. Et puis la douleur s'en va comme elle est arrivée, laissant Bellatrix gisante sur le sol, le souffle court. Une seule pensée lui vient. Comment cette gamine rousse a pu résister à cela aussi longtemps ? Et cette petite sang de bourbe qui ne criait pas. Comment ?
« Partez. »
Elle ne comprend pas : c'est tout ? Mais le message est bien clair. Elle sait qu'il compte sur elle. Et si elle ne retrouve pas vite les plans et l'Horcruxe, sa vie lui sera vite ôtée. Lucius Malefoy l'attend dans l'embrasure de la porte. Elle se relève douloureusement et sort de grande salle avec honte. Lorsqu'elle passe à côté du sorcier blond, il lui glisse doucement à l'oreille :
« On doit faire vite. »
Elle n'a pas le choix, elle le sait. En face d'elle, Severus Rogue la regarde d'un air dédaigneux. Il ne rira pas longtemps quand il sera obligé de suivre ses ordres. Et elle savait exactement ce qu'elle allait lui demander.
Ron essayait, en vain, d'éviter de marcher sur les pieds d'Hermione. Il faut dire que, cachés sous la cape d'Invisibilité, ensemble, ils n'avaient pas beaucoup de place. Et puis, il avait aussi du mal à ne pas poser sa chaussure sur les bords de la cape. Si cela arrivait, ils seraient découvert de l'enchantement et démasqués en quelques secondes. Pas seulement Hermione et lui, mais Harry et Luna aussi, puisqu'ils les guidaient vers la salle commune des Serpentard. Le plan était simple. En fait, il était devenu simple quand Harry était revenu avec cette merveilleuse cape et qu'il leur avait tendu devant les yeux. Ils pourraient espionner l'entrée des appartements des préfets et ainsi découvrir le mot de passe pour pouvoir y entrer. Car c'est à cet endroit que se trouvait l'Horcruxe. Un objet appartenant à Salazar Serpentard lui-même, son sceptre. Luna avait entendu plusieurs fois Drago Malefoy et Pansy Parkinson se vanter de la beauté de l'objet. Eux seuls pouvaient le voir, car eux seuls pouvaient entrer dans l'antre des chefs. Enfin, plus pour longtemps.
Après quelques grognements étouffés de la part d'Hermione, ils arrivèrent devant l'entrée de la salle commune des Serpentard. Face à un mur en fait. Harry s'avança et toussa pour s'éclaircir la gorge. D'une voix mal assurée et emplie de honte, il énonça : « Sang Pur. » Le mur pivota pour laisser apparaitre une grande salle aux couleurs vertes, argent et noires. Ron entendit Hermione murmurer un « Trop prévisible » et ils entrèrent dans la salle commune. De peur qu'ils se fassent remarquer, Harry et Luna avancèrent rapidement, et Ron grogna. Si en marchant doucement, il était dur de ne pas s'empêtrer les pieds dans la cape, c'était encore pire en courant à moitié. Il ne regarda même pas la salle qui l'entourait. Pas le temps. D'ailleurs il ne voyait même pas où il allait, il suivait juste Hermione, et il se cogna bientôt sur son dos. Ils étaient arrivés.
Ron leva enfin les yeux du sol. Encore un mur. Décidemment ils les aimaient, ces murs froids et noirs.
« On y va vite avant que quelqu'un ne nous voit, fit Harry dans un murmure. Bonne chance. »
Hermione et lui se mirent dans un recoin du couloir dans lequel il se trouvait alors qu'Harry et Luna partaient. Maintenant ils n'avaient plus qu'à attendre. Et Ron avait horreur d'attendre. Surtout qu'il commençait à avoir mal aux bouts des pieds à force de rester accroupi. Il sentit soudain le coude d'Hermione lui rentrer dans les côtes.
« Arrête de d'agiter, ou si quelqu'un arrive, on va se faire attraper.
-Mais 'Mione, on va attendre combien de temps comme ça ?
-Le temps qu'il faudra. Harry nous a dit que le blond allait arriver dans pas longtemps.
-Pfff, Harry n'a aucune notion du temps.
-On verra bien ! Maintenant chut. »
Elle n'était vraiment pas drôle des fois ! Et puis, être si proche d'elle le gênait fortement. Surtout après l'épisode dans la forêt. Il avait tellement envie de la prendre dans ses bras, de la protéger… Ca lui était interdit, il se l'était promis.
L'arrivé de Drago Malefoy le tira de ses pensées. Le jeune homme tenait dans ses bras une fille aux cheveux attachés en une queue de cheval. Il l'entendit l'appeler Pansy. Alors c'était elle… Elle gloussait. Ils avaient probablement bu. Ron serrait les poings, retenant l'envie qui montait en lui de frapper les fils et filles de mangemorts qui se tenaient devant eux. Il ferma les yeux, ne voulant pas voir le spectacle qui s'offrait à lui. Ses oreilles commençaient même à bourdonner, signe qu'elle devait déjà être rouge écarlates. Il n'entendait plus que ce vrombissement désagréable. Plus rien de ce qui se trouvait autour. Le mot de passe ! Il ne l'avait pas entendu !
« Calme toi, je l'ai. »
Enfin ils avaient le mot de passe ! Ron et Hermione pourraient rentrer dans la salle commune. La question était de savoir si ils allaient prendre les apparences d'Harry et de Luna. Si par malheur ils étaient découverts, les résistants risquaient beaucoup moins que les deux sorciers scolarisés au milieu de fils et filles de mangemorts… Aussi, Hermione se demandait si c'était la bonne solution que d'utiliser le Polynectar. Après tout, ils avaient la cape maintenant ! Pourtant, le précieux objet avait beau être fort pratique pour se dissimuler, il ne l'était pas pour agir rapidement. Et la rapidité constituait la clé de la réussite pour leur plan. Ils n'iraient pas la nuit. Pas assez discret si on prenait en compte le fait que Drago Malefoy et Pansy Parkinson dormaient juste à côté. Non, il fallait agir le jour, lors des cours. Au moins, les résistants pouvaient être surs qu'ils ne seraient pas dérangés. Surtout qu'Harry connaissait l'emploi du temps des deux préfets : ils suivaient les même cours que lui et pourraient ainsi les surveiller discrètement.
Luna avait ainsi passé à Harry et à Hermione – Ron perdait beaucoup trop facilement les choses – deux bracelets aux couleurs multicolores. Lorsqu'elle leur avait tendu les objets en question, les deux jeunes gens étaient restés interloqués, ne sachant de quoi ils en retournaient. Puis devant leur mine interrogative, elle s'était empressée de leur répondre :
« Mon père les a inventé. Tu les frottes pendant un moment en pensant très fort à ce que tu veux transmettre à l'autre bracelet et paf ! C'est transmis ! »
Ainsi Harry pourrait prévenir Hermione si Pansy ou Drago quittait la salle : le bracelet chaufferait si tel était le cas. Ils avaient finalement décidé de prendre les apparences d'Harry et de Pansy : Le jeune homme aux yeux verts avaient refusé qu'Hermione prenne le faciès de Luna, inquiété par les possibles conséquences qui pourraient retomber sur elle. Surtout que Luna avait réussi à se procurer on ne sait comment un cheveu de la préfète. Mais pas de Drago. Elle n'avait, d'après elle, pas eu le temps.
A présent, ils se tenaient tous devant deux bouteilles de Polynectar. Hermione s'accroupit devant la table sur laquelle elles étaient posées, et regarda à travers, son visage déformé par le verre. Le liquide verdâtre tournait doucement dans les contenants. Il n'avait pas l'air bon. Du tout. Un petit rire nerveux sortit de la gorge de la jeune fille. Elle avait en horreur les potions aux goûts bizarres. Pour la nourriture, elle n'était pas difficile – et de toutes façons, elle n'avait pas vraiment le choix – mais pour ça… Elle fallait qu'elle se force. Elle prit le cheveu de Pansy et le plaça dans la bouteille de droite. Puis avec un geste précis suivit d'un « Désolé ! », elle arracha d'un coup sec une mèche du crâne d'Harry, qui retint un juron avant de se frotter douloureusement le haut de la nuque. Elle laissa tomber les cheveux dans une des potions, veillant à ne pas se tromper de récipient. Le liquide laissa échapper quelques bulles à l'ajout de l'ingrédient, écœurant Hermione encore plus qu'elle ne l'était déjà. Elle prit délicatement les bouteilles sous les regards des trois autres adolescents, une dans chaque main et en tendit une à Ron, qui affichait le même air de dégoût qu'elle. Leurs regards se fichèrent l'un dans l'autre. Et en une fois, burent la potion. Cul sec. Une grimace tordit leur visage : elle avait un goût répugnant. Si ils n'y avaient jamais goûté – heureusement pour eux -, ils eurent pourtant l'impression de boire de l'urine de chat.
Quelques minutes passèrent sans aucun effet. Puis le visage d'Hermione commença peu à peu à changer, s'allongeant légèrement. Ses paupières se bridèrent un peu, sa bouche devint plus pulpeuse, ses oreilles se recollèrent et ses cheveux furent soudain plus longs et lisses, brillant d'un noir profond. Elle grandit aussi de quelques centimètres, prit un peu de poitrine, et de tour de taille. Elle avait l'impression de fondre au niveau musculaire. Puis elle jeta un coup d'œil à Ron, qui achevait lui aussi sa transformation. Sa taille baissa d'un seul coup : il était plus grand d'Harry d'une quinzaine de centimètre. Et plus rien ne bougea, ni chez le rouquin ni chez la brune. Harry regarda son double avec curiosité, mais il paraissait déstabilisé. Face à Hermione, Luna lâcha :
« Tu es presque parfaite. Essaies de faire plus méchante, on voit que tu es gentille.
-Je vais le prendre pour un compliment, répondit-elle en riant. Bon, fini les observations, il faut y aller, la potion ne marche qu'une heure.
Harry et Luna partirent devant, pour aller dans leur salle de classe respective. Les deux résistants sortiraient quelques instants plus tard. Avant de quitter la salle, Harry se retourna vers Hermione.
« N'oublies pas, Pansy est du genre sadique et méchante. Et elle attrape tous les mecs qui passent. Essaies de coller au personnage ! »
Il lui fit un clin d'œil qui décrocha un sourire à Hermione. Ron grommela quelque chose juste avant que la porte de la Salle ne se referme. Ils enfilèrent rapidement l'uniforme de Poudlard aux couleurs de Serpentard, puis Hermione sortit la carte du Maraudeur pour observer les déplacements d'Harry, de Luna et des deux préfets. Elle ne pourrait pas la sortir quand ils rechercheraient l'Horcruxe, aussi elle comptait sur Harry pour la prévenir si Drago revenait à ses appartements. Elle vit d'abord son nom à côté de celui de Ron, puis elle regarda ceux d'Harry et Luna flotter à côté de minuscules traces de pas qui descendaient les escaliers d'un des passages secrets. Enfin, ses yeux se posèrent sur celui de Drago ainsi que celui de Pansy. Bien. Ils étaient presque en cours. Par chance, celui-ci se déroulait au quatrième étage : Ron et elle auraient le temps de sortir et de se cacher si Malefoy ou Pansy revenait. Un nom retint soudain son attention. C'était celui de Severus Rogue. Mais que faisait-il là ? Son cœur commença à battre la chamade. Elle l'entendait presque résonner dans la salle. « Ne panique pas, calme-toi. » Ce qu'elle fit peu à peu. « C'est surement un ordre de Voldemort. Il ne sait pas qu'on est là. Il doit avoir des choses à faire ou à récupérer. Et si il doit surveiller l'Horcruxe ? Si on la vole maintenant, Severus serait en danger alors ! Non. Non, non, non. Je réfléchis trop. On se calme. J'espère juste qu'il doit juste délivrer un message. Oui c'est surement ça. » Son esprit se calma enfin, et Ron pressa doucement son épaule.
« 'Mione, on doit y aller. »
Ils traversèrent rapidement les couloirs condamnés du château et empruntèrent les escaliers qui leur permettraient d'atteindre les étages inférieurs. En les descendant, Hermione et Ron en profitèrent pour observer les alentours. Les fenêtres, les portes, les couloirs, les décorations, tout. Hermione n'arrivait pas à savoir si elle devait être révulsée par la beauté sordide du lieu ou être émerveillée par tant de richesses étalées devant ses yeux.
Ils atteignirent rapidement les cachots. A cette heure-ci, pratiquement tous les élèves étaient en cours, aussi, ils ne se firent pas trop remarquer. Hermione se mit face au mur menant à la salle commune des Serpentard et prononça le mot de passe. Lorsque le passage s'ouvrit dans la pierre, Hermione se dit qu'il était bien inutile de laisser un mot de passe : tous les élèves étaient Serpentard, non ? Avec un soupir, Hermione pénétra dans la salle commune, Ron sur ses talons. Elle n'était pas vide, trois élèves, de sixième ou de septième année probablement, discutaient tranquillement sur un canapé en cuir noir. Ils tournèrent les yeux vers les résistants lorsqu'ils entrèrent dans la salle. Hermione se figea sur place, oubliant pendant une seconde dans la peau de qui elle se trouvait.
« He Potter !, héla l'un d'eux. Tu trompes ta petite amie Loufoca ? Elle va pas aimer ! »
Le cerveau d'Hermione fonctionna à toute allure. Elle savait qu'à cet instant, Ron était plus que déstabilisé. Les paroles d'Harry lui revinrent en tête.
« Aujourd'hui, il est à moi, fit-elle d'un ton autoritaire où se mêlait l'espièglerie. On va pas chipoter pour si peu, n'est-ce pas Potter ?
-No… Non », bredouilla Ron.
Hermione éclata d'un rire cristallin.
« Vous voyez ? Et puis, rajouta-t-elle, faites en sorte que ça ne sache pas, sinon Drago va être furieux et je n'ai pas envie qu'il me fasse la tronche. J'ai besoin de mon blondinet moi !
-T'inquiètes Pansy, confirma celui qui se trouvait au milieu, on dira rien ! Amuse toi bien même si je doute que ce soit un bon coup celui-là…
-Je vous le dirais peut être !» dit-elle avec un clin d'œil, entrainant Ron par la main vers les appartements des préfets.
Elle remarqua que Harry, enfin Ron, avait le teint étonnement blanc. Elle avait bien fait d'intervenir. Son cœur se calma et face au mur, elle énonça encore un fois un mot de passe.
« Marque des Ténèbres. »
Le mur s'ouvrit sur une salle spacieuse et luxueuse. Un lustre en or tombait du plafond, de même que des fanions sur lesquels un serpent en argent était représenté. Un canapé et deux fauteuils se trouvaient au milieu du salon. Sur le côté droit, une bibliothèque immense était collée au mur, regorgeant de livres de magie noire. De l'autre côté, il y avait un bureau où parchemins, feuilles et livres s'amoncelaient en un tas difforme. Et il y avait la cheminée en pierres noires. Au-dessus, contre un gigantesque bouclier en argent, il y avait un magnifique sceptre qui dégageait une aura noire et emplie de magie démoniaque. L'Horcruxe. Il était simplement posé en biais sur le présentoir. De fines gravures ornaient le bouclier et Hermione observa de plus près la surface noire-argent miroitante. Un serpent, incrusté dans l'œuvre en son centre, suivait le sceptre, ondulant autour de lui comme s'il en était le gardien. En haut, juste à côté de la gueule du reptile, un chêne se dressait dans toute sa splendeur, ses feuilles gravées avec tant de justesse qu'on aurait pu le croire doté de vie. Il semblait sortir de la pierre. Hermione laissa son regard glisser sur le reste de l'œuvre. Accroché à l'une des branches du chêne, un jeune homme – enfin c'est ce qu'il lui semblait – pointait un autre garçon avec une baguette. Un sort fusait en sa direction, et au vu de l'expression qu'il portait, Hermione était sure qu'il s'agissait du sortilège de Mort. A droite, le jeune tueur arborait un air triomphant, emportant une branche du magnifique arbre avec lui. Juste en dessous, on pouvait l'observer taillant ce qui semblait être un sceptre dans ladite branche. Juste sous la queue du serpent et le bout du sceptre, le jeune homme posait la main sur une pierre qui reposait sur un piédestal. A ses pieds, plusieurs cadavres gisaient. Enfin, à la gauche du tableau, un homme d'une trentaine d'année tenait dans ses mains un sceptre. La pierre qui le surmontait brillait de mille feux. Enfin, c'était l'impression qu'avait Hermione. Toute l'histoire du bâton de Salazar Serpentard se trouvait gravé sur le présentoir. Et bien que morbide et noire, l'œuvre représentait un travail magnifique. En d'autres circonstances, Hermione aurait pu passer des heures à observer et contempler ces motifs. Mais elle n'avait ni le temps, ni l'envie de le faire : elle ne savait que penser des gravures, qui lui inspiraient, à la fois crainte et dégoût, mais aussi admiration et respect. Et il fallait faire vite, avant que les préfets ne reviennent.
Hermione jeta un regard rapide vers Ron qui fixait avec intensité le sceptre. Avec prudence, elle s'approcha du mur où reposait l'objet. Elle lança d'abord un sort de détection, en se doutant qu'il ne servirait probablement à rien. Ce fut le cas. Elle grimpa sur le rebord de la cheminée et eu un moment d'hésitation. Qu'allait-il lui arriver lorsqu'elle refermerait les doigts sur le bois poli du sceptre ? Tout cela lui paraissait bien trop facile. De toute façon, ils ne pouvaient rien tenter d'autre, c'était ça ou rien. Elle souffla un bon coup et tendit la main vers l'Horcruxe. La poigne de fer de Ron l'arrêta net.
« Laisses-moi faire 'Mione. »
Elle ne répondit pas tout de suite.
« Dans tous les cas, commença-t-elle, on devra le décrocher alors autant que je le fasse, ça ne changera rien.
-D'accord », grogna-t-il après un court silence.
Il lâcha doucement sa main, et Hermione devinait qu'il se faisait violence pour ne pas se contenir. Elle reporta alors son attention sur le présentoir. Avec détermination, elle attrapa le sceptre et une douleur aigue lui traversa la main. Elle la retira vivement de l'objet en lâchant un petit cri.
« Hermione ! Qu'est-ce qu'il s'est passé ? »
Hermione ne répondit pas, regardant d'un air choqué sa main. Sa peau était devenue rouge et boursouflée, et des cloques commençaient déjà à apparaitre.
« Il… Il m'a brulé, répondit-elle dans un souffle. Je… Ne comprends pas.
-Ça ira ?, demanda Ron d'un ton pressent, où se mêlait son inquiétude.
-Je crois.
-Décales-toi, je vais essayer. »
Ron monta à son tour sur le rebord de la cheminée. Il n'hésita pas une seconde et attrapa lui aussi l'Horcruxe… Qu'il lâcha aussitôt.
« Toi aussi …?, s'enquit Hermione.
-Oui… Comment on va faire ?
-Franchement… Je n'en ai aucune idée.
-Moi je sais. »
Les deux jeunes sorciers sursautèrent et se retournèrent vivement. Severus Rogue se trouvait en face d'eux, tout vêtu de noir comme à son habitude, les cheveux longs et gras, et le regard fatigué.
« Severus ? demanda Hermione. Qu'est-ce que tu fais là ?
-Je suis venu sur ordre de Bellatrix pour, normalement, protéger l'Horcruxe. »
Une douche froide. Voilà ce que ressentit Hermione. Alors ils avaient fait tout ça pour rien ? Mis en danger Harry et Luna pour rien ? Elle se sentit abattue sur l'instant.
« Heureusement que je sais qui vous êtes, reprit Rogue d'une voix doucereuse. Le Polynectar fait des merveilles, tant mieux pour vous d'ailleurs, avec votre légendaire discrétion.
-Personne ne sait qu'on est ici, s'énerva Ron.
-Parce qu'ils sont tous plus idiots les uns que les autres. Encore une fois, tant mieux pour vous. Il n'y a que des Gryffondor pour vous laisser faire ça.
-Severus, arrête, tempéra Hermione. De toute façon, on ne peut plus rien faire maintenant que tu es là.
-Qui a dit qu'il fallait arrêter ? »
Sur ce et sous les regards étonnés des deux jeunes résistants, il se dirigea vers le bouclier, poussa Ron d'un geste nonchalant et attrapa le sceptre, décidé. Il le détacha de la pierre sans qu'il ne se passe rien. Puis il se retourna vers les deux jeunes gens et leur tendit l'Horcruxe.
« Comment…, commença Hermione.
-Ni les née Moldus, ni les traitres – Ron lui lança un regard noir – ne peuvent l'attraper sans risquer de se brûler, répondit-il très rapidement. Voldemort n'est au courant de rien en ce qui concerne mon statut donc… Si vous l'aviez enlevée de son socle, la brûlure de votre main se serrait propagée sur l'ensemble de votre corps, mets moi ce sceptre dans un tissu ou quoi je n'ai pas que ça à faire. »
Hermione sortit d'une poche intérieure de sa robe de sorcier un petit sac en perle et le tendit à Rogue, qui, haussant un sourcil, plaça le sceptre dans le sac.
« Un sort d'Extension indétectable. Joli. Et maintenant, rajouta-il en s'apprêtant à quitter la salle. Dépêchez-vous de partir.
-Severus, attends. »
Il se retourna.
« Ça ira ? Je veux dire avec Bellatrix ? »
Rogue baissa la tête et rigola froidement.
« Comme toujours. »
Puis, dans un tourbillon de cape, il quitta la salle.
Sa main l'élançait terriblement. La brûlure n'était pas si profonde que ça mais elle était conséquente. De sa main valide, il passa la main dans ses cheveux roux. Enfin non, ils étaient noirs pour l'instant. Ron avait horreur des brûlures. C'était les blessures qu'il détestait le plus. Elles restaient longtemps incrustées dans la peau, et même si elles avaient cicatrisé, les plus grosses continuaient à faire mal bien longtemps après. Et puis cette douleur sourde… Il essaya de penser à autre chose et regarda Hermione remettre le petit sac dans sa poche. Sa main se calma un peu.
« Il faut y aller maintenant », dit-elle, le tirant de sa rêverie.
Il acquiesça, les joues légèrement rouges et sortirent des beaux appartements. Il fallait qu'il arrête de la regarder comme ça. Surtout si elle l'ignorait comme elle venait de le faire… Il connaissait ses raisons mais il ne pouvait s'empêcher de lui en vouloir.
Il leva le nez de ses chaussures et remarqua que la salle commune des Serpentard était maintenant vide. Tant mieux, il n'avait pas du tout envie de croiser encore un de ces salauds.
« Pansy, qu'est-ce que tu fous avec lui ? »
Il tourna rapidement la tête vers la droite et son regard s'agrippa à des cheveux blonds platine, presque blancs. Le fils était le portrait craché de son père. Malefoy. Et il attendait une réponse, les sourcils froncés, rapprochés en une ligne blonde. Hermione avait hésité. Huit secondes tout au plus, qui seraient peut-être fatales pour leur couverture. Peut-être qu'il mettrait ça sur le compte de la surprise… Il entendit Hermione prendre la parole.
« Oh, Drago, un de plus un de moins…, fit-elle d'un air nonchalant. Ce n'est pas très grave !
-Tu étais en classe avec moi il y a deux minutes. Et lui aussi.
-On a pris un raccourci. Trouvé par Potter. Je pense qu'il nous sera utile… », rajouta-t-elle en faisant mine de réfléchir.
Ron sentit les mots sortirent tous seuls de sa bouche. Non, non, non, quel idiot !
« Et puis, c'est pas comme si j'avais une chance de battre le célèèèbre Malefoy, non ? A moins que tu es peur ! »
Malefoy posa un regard noir sur Ron. Puis il fila vers sa main droite, brûlée, que Ron cacha aussitôt.
Il sentait les yeux brulants d'Hermione dans son dos.
« Toi. Tu n'es pas Potter. »
Voilà :)
Chapitre la semaine prochaine, c'est sur ;)
N'oubliez pas votre avis compte ;)
