— Quel est le plan, Doc ?

Dean n'avait pas fini sa bouchée que déjà il posait sa question. Tous se tournèrent vers le Docteur et s'étaient arrêtés de manger pour écouter sa réponse. Le chasseur blond fut le seul à continuer de croquer dans son hamburger.

— Attendre, j'imagine, dit simplement le Seigneur du Temps en haussant les épaules. Pour être tout à fait franc, je ne sais pas quelle serait la solution pour résoudre ce problème.

— Vous n'aviez pas parlé de s'infiltrer dans le vaisseau ? demanda Rose.

— C'est très dangereux et on ignore combien ils sont.

— Ils n'étaient que trois tout à l'heure, affirma John.

— C'est exact, avoua le Docteur, mais ils sont sûrement beaucoup plus dans leur vaisseau.

— Infiltrer le vaisseau paraît la meilleure chose à faire, intervint Sam en reposant son burger en face de lui. C'est sûrement dangereux, mais n'est-ce pas la seule solution que nous avons ?

Le Docteur observa le chasseur et déglutit.

— Nous devons étudier le vaisseau de très près, ne laisser passer aucun détail. Nous ne pourrons pas avoir les plans de l'intérieur, mais on a l'extérieur.

Le Seigneur du Temps se leva précipitamment pour se rendre dans le TARDIS dont il laissa la porte ouverte pour accueillir ses camarades. Sam fut le premier à entrer suivit par Rose, John, Sherlock et enfin, Dean, la bouche pleine.

— Grâce aux caméras que vous avez piraté, Sam, nous pourrons avoir une vision d'ensemble sur le vaisseau.

— Où est-ce qu'il y a des caméras dans un champ ? interrogea alors Dean.

— Le propriétaire du champ a fait poser des caméras sur les poteaux électriques, répondit son frère. Il en avait marre que des jeunes ravagent ses plantations.

Dean fronça les sourcils, mais ne pu poser sa seconde question que quelqu'un d'autre prit la parole.

— Rose nous a dit qu'il y a des canons sur le vaisseau, reprit le Docteur. Ce sera sûrement avec ceux-là qu'ils attaqueront la Terre. Nous auront tout intérêt à les désactiver avant qu'ils ne les utilisent.

— Mais attendez, intervint Rose, comment allons-nous entrer ? Où y a-t-il une porte ?

Elle pointa du doigt le vaisseau sur l'écran agrandi par un zoom puissant.

— On pourrait pas faire une mission d'observation ? demanda alors John en haussant les épaules.

— Il en est hors de question, dit le Seigneur du Temps en se tournant brusquement vers le médecin. Vous avez vu comment notre "négociation" a fini ? Vous voulez vous faire tuer ?

— Ce n'était qu'une suggestion, murmura John en croisant les bras.

Le Docteur resta silencieux, observant le vaisseau avec attention. Il passa d'une caméra à une autre, trouvant un bon angle pour avoir le plus de détails. Une question se posa soudain dans son esprit et il ouvrit grands les yeux quand il comprit un point essentiel.

— Quand nous étions à Lawrence, commença-t-il, le vaisseau était bien invisible, n'est-ce pas ?

Dean se tourna vers Sam et lui lança un regard affolé. Rose observait le Docteur en fronçant les sourcils tandis que John pinçait les lèvres pour refouler son sentiment de colère qui prenait en lui. Sherlock était le seul dont le visage était impassible, mais ce n'était certainement pas pour cette raison qu'il était serein.

— N'est-ce pas ? insista le Docteur en levant la voix.

— C'est exact, répondit le détective.

— Comment ça se fait qu'on le voit maintenant ?

La question effrayait tous les membres du groupe. Quelque chose se préparait.

— Peut-être qu'ils ont décidé d'attaquer dès maintenant, dit Dean.

— Ils ne seraient pas rester à l'intérieur si c'était le cas.

Personne ne dit plus rien, laissant le Docteur avalait la nouvelle avec amertume. Il se pencha sur l'écran et continua de faire défiler les angles de vue.

— Si nous arrivons dans la salle de contrôle, ce qui serait du suicide pur et simple, nous pourrions avoir accès aux couloirs menant aux canons. Le problème, c'est qu'il faut également désactiver les Daleks et donc, leur capacité motrice.

— Vous voulez désactiver leurs armures ? s'enquit Rose. Mais ils mourront.

— Exactement, dit simplement le Docteur.

Rose soupira et s'approcha de son alien avant de poser sa main sur son avant-bras.

— Vous ne pouvez pas les tuer, murmura-t-elle, bien qu'elle sache que tout le monde l'entendait. Ils ne sont même pas d'ici.

— Comment voulez-vous faire alors ? demanda le Docteur. Les renvoyer sur Skaro ? Les ajouter aux autres ?

— Pourquoi pas ? intervint Sam.

— Parce qu'ils s'unissent aux Daleks de ce système, vous imaginez pas ce qu'ils peuvent faire. Ils sont assez nombreux comme ça ! Il est hors de question que ces Daleks s'unissent aux autres !

La voix du Docteur s'était élevée et avait provoqué un grand silence lorsqu'elle retomba. Mais cette tension fut suspendue par une sirène aiguë que les chasseurs reconnurent comme être celle d'urgence du bunker. Dean passa la tête à travers la porte du TARDIS et aperçut la table lumineuse allumée. Rose et le Docteur étaient tournés vers l'écran et John et Sherlock les rejoignirent. Lorsque Sam et Dean prirent place également, ce qu'ils virent leur générèrent des frissons dans tout le corps.

Des dizaines de Daleks se tenaient devant le vaisseau et d'autres descendaient au fur et à mesure. Les sept cœurs battaient fort, trop fort, et laissaient transparaître la peur que ressentaient leurs propriétaires.

— L'invasion a commencée.

Cette phrase du Docteur fit trembler les cinq autres membres du groupe. Aucun d'eux ne voyaient d'issue positive. Et pourtant, tous savaient qu'ils devront se battre pour sauver le monde.