Oui, je sais, ça fait un moment ! Mais je suis désolée, je peux pas faire plus vite ! Avec l'internat et tout, c'est un rythme que je ne tiens qu'à moitié. Je fais de mon mieux mais bon… Enfin, je vous laisse lire, après tout, vous êtes là pour ça ! XD

Titre : Les temps changent…

Disclaimer : Rien n'est à moi, à part l'histoire. Tout est à J.K.R. (et à Warner Bros) et je ne suis pas payée pour écrire ça (et puis quoi encore ? Manque plus que ça !)

Rappel des « nouveaux anciens » :

Harry, Virginia, Emma, Anna et Laure Parker : Harry, Ginny (ou Virginia), Emma, Anna et Laure Potter. N'oublions pas ces petits détails : Emma est une Animagus Licorne, Anna parle aux animaux et Laure est une Métamorphomage.

Résumé du chapitre 11 :

Voldemort attaque Poudlard, à l'aide de Détraqueurs, de Géants et bien sûr de ses fidèles Mangemorts. Mais le Lord Noir n'assiste pas à la bataille. Harry combat les Détraqueurs et se rend compte alors que son Patronus n'est plus le même, ce qui d'un côté est arrangeant.

Les Maraudeurs, Sel, Lily, Amélia, Andréa, Clémence et Océane combattent plusieurs Géants. Après en avoir éliminé un, ils sont séparé : Lily, Sélénia et James combattent des Mangemorts et plusieurs Détraqueurs, alors que les autres sont toujours face aux Géants. Andréa est sonné, Clémence aussi, mais les Géants sont neutralisés.

James, Sel et Lily, de leur côté, n'en mènent pas bien large. Ils réussissent à neutraliser les Détraqueurs, mais les Mangemorts sont encore trop nombreux et Sélénia est hors d'état de combattre. Grâce à sa gourmette, James parvint à éliminer la moitié des Mangemorts mais devient lui aussi hors d'état de nuire. Lily doit se battre toute seule, et ne tarde pas à suivre ses compagnons…

Pendant ce temps, un combat épique s'engage entre Harry et Voldemort. Ce dernier s'échappe avant la fin, et Harry écope d'une jolie blessure au ventre.

On apprend que Léo McDrell (Serdaigle et petit-ami d'Océane) est mort durant la bataille, et que Lily, James et Sélénia ont disparus, probablement enlevés…

Bon ben voilà, tout est dit, tout est fait, ben… on se retrouve en bas :P

Chapitre 12 : Prisonniers de la mort, des souvenirs et de la bêtise humaine…

Un homme, grand et mince, sa longue robe noire flottant autour de lui et sa capuche couvrant jusque ses lèvres, avançait d'un pas énergique dans l'immense demeure. Il était heureux. Pour une fois, il avait une bonne nouvelle à annoncer à son Maître. Car les efforts n'étaient pas très concluants jusqu'à présent. Mais il touchait au but. Bientôt, il pourrait révéler au Seigneur des Ténèbres le Secret qu'il cherche à percer…

Le Mangemort arriva devant une grande porte d'ébène. Elle était entrouverte, alors il entra. Il savait que le Lord l'attendait. Sans plus de cérémonie, il s'avança vers la silhouette mince qui lui tournait le dos, nullement étonné par la luxure de la pièce ou le fait qu'elle ne soit éclairée que par un feu faible, qui mourrait dans la cheminée.

Le Mangemort arriva rapidement devant son Maître. N'oubliant pas, malgré son important statut auprès du Seigneur des Ténèbres, à quel point celui-ci pouvait sévir s'il ne respectait pas les règles, l'homme en noir s'agenouilla et baisa les pieds de son Maître.

« Que se passe t-il ?

.-Maître, nous revenons de la bataille. Nous avons vos trois prisonniers.

.-Je n'en demandais que deux ! Qu'avez-vous fait encore, bande d'incapables ? »

Le Second sentit la colère dans la voix de son Maître et s'en voulut terriblement, pensant également aux représailles qu'il subirait sûrement à la fin de cet entretient. Mais il ne se permit aucun frisson et répondit :

« Maître, nous avons fait ce que nous avons pu. Quand nous les avons séparés des autres, il y en a une qui les a accompagnés. Elle a été la dernière à s'évanouir et nous n'avons pas pu faire de cas, étant donné que… nous étions en train de perdre. »

Le Mangemort attendait avec inquiétude la réponse de son Maître. Et plus le silence pesait, plus il savait que la punition serait lourde. Mais il n'avait pas vraiment peur. Le Seigneur était obligé de le garder en vie, il avait besoin de lui. Finalement, la voix glacée retentit :

« … Très bien. Déjà, nous avons Potter et Revol, c'est une bonne chose. Qui est ce troisième élève ?

.-Je ne sais pas Monsieur, je ne la connais pas. Et ils n'ont guère étés bavards durant la bataille…

.-Décris-la moi. Ordonna le Seigneur des Ténèbres.

.-C'était la plus petite du trio. Des cheveux auburn, et des yeux vert émeraude…

.-Emeraude dis-tu ? Intéressant… » Voldemort laissa ses pensées vagabonder un court moment puis reprit : « Bien, j'irai leur rendre visite d'ici peu. Après tout, c'est ce qu'on attend du maître des lieux… »

Il éclata d'un rire froid et sans joie. Le Second se retint bien de le suivre. Il savait qu'agir devant le Seigneur sans son ordre, c'était signer sur la longue liste d'attente pour le Doloris.

« Merci, tu peux y aller. »

Le Mangemort se leva lentement, trop content d'échapper au sortilège de douleur pour sa défaite que son Maître aurait pu lui lancer.

« Oh… Et as-tu des réponses quand à ton autre mission ? »

Le Second se raidit. Il prit le moins de temps possible pour lui répondre.

« Non Maître, mais cela ne saurait tarder, elle est sur le point de craquer.

.-Bien… Endoloris. »

Le Mangemort tomba à terre et se tordit de douleur. Pourtant, aucun son ne sortit de sa bouche.

« Apprends qu'il est bien mieux de me donner toutes les informations que je veux savoir avant que je les demande. » Il leva le sort. « Tu peux partir.

.-Oui Maître, au revoir Maître. » Répondit l'homme d'une voix faible.

Puis il se releva, plutôt difficilement et, sans un mot, sortit, laissant le Mage Noir seul.

Un long sifflement rauque se fit bientôt entendre et Voldemort tourna son regard rouge vers son serpent Nagini. Le Seigneur fit un sourire et répondit :

Oui Nagini, tu sembles avoir compris aussi bien que moi… Cette troisième jeune fille m'a donné l'idée d'un merveilleux appât. Ou plutôt de trois…

Le Seigneur éclata d'un rire froid alors qu'il sortait du salon, se rendant dans les cachots pour « accueillir » ses charmants prisonniers…

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L'annonce de Dimitri jeta un froid immense dans la salle. Puis, les portes de la Grande Salle s'ouvrirent doucement, laissant apparaître un jeune homme d'environ dix-neuf ans, le corps couvert de sang et un plaie béante sur le ventre. Ginny accourut aussitôt près de son mari et ce fut le déclenchement : tous les élèves se mirent à crier, et certains -comme Sirius- gardaient la bouche grande ouverte d'indignement face aux paroles de l'Auror Potter. Finalement, une grande claque retentit, suffisant à calmer tout le monde pour une seconde fois. Enfin, presque tout le monde…

« Mais tu es fou ? Il aurait pu te tuer ! Mais qu'est-ce qui t'as pris Harry ! Tu es malade ! Tu veux mourir ou quoi ? Tu veux me laisser seule élever nos enfants ?

.-Ginny, Ginny je t'en prie, calme-toi… Implora Harry, respirant de plus en plus difficilement.

.-Me calmer ? Comment veux-tu que je me calme quand je vois ce que cet idiot t'a encore fait ? Et tu étais obligé de le provoquer ? »

Mais Harry ne put répondre aux questions de sa femme, car il venait de s'évanouir. Il avait déjà perdu beaucoup de sang, beaucoup trop. Ginny, voyant son mari s'effondrer sur le lit le plus proche, en oublia sa colère et le rouge qu'elle avait laissé sur ses joues, troqué contre une inquiétude immense et un teint plus pâle que la mort. Elle se précipita à ses côtés, murmurant des sortilèges de soin et faisant parvenir par un « Accio » diverses concoctions.

Autour d'elle, les mouvements avaient repris. Les professeurs se baladaient parmi les élèves, recueillant les nouvelles, aidant les blessés, réconfortant ceux qui en avaient besoin. Les Aurors se retirèrent d'un même mouvement, menés par Dumbledore, et Ginny et Pomfresh étaient au chevet d'Harry. Sirius, Remus et Peter vinrent bientôt les rejoindre.

« Il va s'en sortir ? Demanda anxieusement le loup-garou.

.-Il a intérêt ! » Grommela Ginny. Apparemment, sa colère n'était pas entièrement retombée.

Pomfresh sourit.

« Il devrait se réveiller d'ici peu. Ses blessures sont plutôt superficielles si l'on oublie son ventre. Il s'en est bien sortit.

.-Il a l'habitude. Soupira Ginny. Il se met toujours dans des situations impossibles… Mais qu'est-ce que j'ai fait au ciel pour tomber amoureuse de quelqu'un d'aussi inconscient ?

.-C'est le cas de le dire ! » Plaisanta Sirius. Mais la farce ne fut guère appréciée par Ginny qui lui jeta un regard plus que septique. Contrit, Sirius baissa les yeux, pour remarquer ceux –ouverts !- d'Harry qui lui fit comprendre qu'il devait se taire. Sirius lui fit un clin d'œil et reprit :

« Tu ne le sais pas Ginny ? »

La jeune femme le regarda de nouveau avant de répondre :

« Si je sais. C'est un homme admirable, beau, intelligent, aimant, adorable…

.-Gentil ? Murmura Harry avec un petit sourire.

.-Gentil… oui, quand il ne se met pas dans des situations impossibles pour me faire tourner en bourrique ! » Répliqua Ginny en regardant son mari.

Harry lui fit simplement un sourire tout innocent. Elle soupira, ne répliquant rien, se tenant à soigner les blessures d'Harry le mieux possible. Sirius, Remus et Peter étaient toujours là, et Harry finit par leur demander la raison de leur présence.

« Ben… en fait… on voulait savoir ce qu'il en était de James. Commença Peter.

.-Sans oublier Sélénia ! Continua Sirius, le teint d'un coup plus foncé.

.-Et… je voulais savoir si vous saviez comment était mort Léo. » Intervint une nouvelle voix.

Harry tourna doucement la tête pour rencontrer les yeux d'Océane, teintés d'une lueur qu'Harry aurait pu prendre pour de la peine pure s'il ne connaissait pas la femme qu'elle était devenue. Pourtant, il ne pût que se sentir désolé. Car dans son monde, Léo était bel et bien vivant, et tous deux avaient trois merveilleux enfants qu'il aimait beaucoup. Il laissa couler une larme lorsqu'il comprit que ces trois bouts de chou ne verraient jamais la lumière du jour. Il prit son courage à deux mains quand il saisit la réponse qu'il devait lui donner…

« Il est mort… en protégeant un des Aurors…

.-Lequel ? Que je le sache au moins. »

Harry jeta un regard profondément troublé à Ginny, qui comprit immédiatement. Pourtant, elle acquiesça doucement, comme pour inciter son mari à répondre, même si cette réponse lui coûtait.

« Léo est mort… en voulant sauver Dimitri Potter. »Articula difficilement Harry.

La réaction ne se fit pas attendre. Sirius poussa un grognement de rage, Peter ouvrit les yeux d'un air surpris, Remus soupira brutalement et Océane se prit la tête dans les mains. Un long moment de silence passa, sans qu'aucun ne l'interrompe. Ce fut finalement Océane qui reprit la parole :

« Très bien. S'il sauve Sélénia, Lily et James, peut-être que Léo ne sera pas mort en vain… mais j'en doute.

.-Pour le moment, nous ne savons même pas s'il ont réellement étés enlevés. Annonça Ginny pour calmer le jeu.

.-Tu essaies de nous faire croire qu'ils se sont simplement cachés dans la Forêt Interdite pour nous faire une blague ? S'énerva Océane.

.-Elle n'a pas dit ça ! Répondit Harry. Mais elle a raison : Tant que nous ne savons pas où ils se trouvent, nous ne pouvons rien faire. Pas plus que les Aurors d'ailleurs…

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Le bruit de chaînes qui claquent violemment lui fit ouvrir les yeux. C'était un son inhabituel, d'autant que ces souvenirs étaient plutôt voilés, signe qu'il s'était sûrement évanoui par manque de Magie, et non endormi comme il aurait pu le supposer. James remit d'un geste machinal ses lunettes sur ses yeux noisette et embrassa la pièce du regard.

Il eut vite fait d'ailleurs. Tout ce qu'il vit pouvait se résumer en deux mots : noir et ennuis. James sentit aussitôt la machine se remettre en marche dans son cerveau. Tout s'aligna à une vitesse fulgurante : la blague qui meurt avec l'annonce de Maugrey, la bataille, les Géants, les Détraqueurs, les Mangemorts… Ces Mangemorts qui lui avaient paru si familiers l'espace d'un instant… et Sélénia, qui était tombée avant lui… était-elle morte ? Son cœur s'emplit de peine à cette pensée. Il avait déjà perdu une sœur, il ne voulait pas perdre cette amie qu'il aimait plus que tout…

« Bon, ressaisis-toi mon vieux. Au lieu de te lamenter, essaie plutôt de trouver un moyen de te sortir de là ! » Pensa James, s'infligeant une petite claque mentale.

Après quelques secondes d'investigation dans ses poches, il s'aperçut qu'on lui avait enlevé sa baguette « Où alors je l'ai oubliée dans le parc de Poudlard. » Se dit-il avec amertume. L'animagus cerf soupira bruyamment et tenta de se lever. La première fois, la pièce tangua si fortement qu'il pensa plus sérieux de se rasseoir immédiatement. La seconde fois pourtant, il parvint à tenir sur ses jambes suffisamment longtemps pour entrevoir quelque chose qui ressemblait à un tas d'oreillers au fond du cachot. Il se décida donc à y aller, à quatre pattes, ayant de nouveau eu un malaise.

Plus il parcourrait de chemin, plus il se disait que cela n'était définitivement pas ces oreillers si moelleux qu'il s'imaginait avec ardeur, et qu'il manquait définitivement de lumière dans cette pièce. Mais n'ayant pas encore assez récupéré pour faire de la Magie sans baguette, il se contenta donc d'avancer en grognant.

Il faillit s'étrangler lorsqu'il entendit le « tas » lui « répondre ». En effet, un grognement sourd retentit dans la pièce, et James était plus que certain qu'il provenait de cette « chose » qu'il ne pouvait décidément pas définir avec précision.

De plus en plus intrigué, il se dandina de plus en plus vite, pour finalement arriver à destination. Il laissa échapper un gémissement entre joie et horreur quand il se rendit compte qu'il s'agissait en réalité de deux corps entremêlés, et que ces deux corps étaient ceux de Sélénia et Lily.

Il s'activa alors à vérifier si les deux jeunes femmes étaient en vie. Mettant rapidement ses doigts au niveau du cou de Lily, qui était la plus proche, il poussa un soupir de léger soulagement lorsqu'il entendit le pouls, faible, mais néanmoins présent. Il poussa ensuite délicatement la Préfète, la « démêlant » de son amie par la même occasion, et avança sa main pour tenter de trouver le pouls de Sélénia.

Cette dernière ouvrit les yeux avant que les doigts de James entrent en contact avec sa peau, le rassurant immédiatement. Elle lui fit un petit sourire et tenta de se mettre en tailleur. Meilleure que lui, elle y arriva tout de suite. Sans avoir échangé la moindre parole, elle commença elle aussi à regarder autour d'elle, son regard s'arrêtant sur les grosses chaînes de fer qui tintaient sans arrêt, comme poussées par un vent imaginaire. Enfin, elle prit la parole d'une voix à la fois inquiète et déterminée :

« On est chez lui, n'est-ce pas ? Chez Voldemort…

.-J'en ai bien peur. » Fut la seule réponse de James, sans aucune intonation distincte dans la voix. Il regardait Lily sans s'en rendre vraiment compte. Elle ne reprenait toujours pas connaissance. Mais le ferait-elle un jour ? Il paraissait très étonnant aux yeux de James que Lily ait à faire dans les plans de Voldemort, si ce n'est dans la partie « hasard total ».

Il fut sorti de ses pensées par un bruit sourd. Les chaînes s'étaient tues. Un froid encore plus glacial régnait dans la pièce. On entendit des bruits de pas… qui se rapprochèrent… puis qui s'arrêtèrent. La porte du cachot s'ouvrit violemment puis il apparut. Sélénia sentit un dégoût profond s'emparer de son être. Pourtant, l'homme avait un certain charme.

Grand, mais frêle, des cheveux châtains foncé et des yeux rouge rubis. Sans oublier un charisme à faire pâlir n'importe qui.

Mais aussi cette peau blanche trop pâle qui semblait n'avoir jamais pris le soleil, cet air malsain et arrogant, ces fentes au milieu du visage qui devaient servir de narines, ses mains trop osseuses, presque sans peau…

Et simplement tout ce que cet homme pouvait signifier. Non, Sélénia ne pouvait ressentir autre chose que cette aversion tenace. Cependant, elle comprenait d'un côté comment certains ne pouvaient résister…

James quant à lui se retint de lui cracher au visage. Cet homme –s'il pouvait encore être appelé ainsi- le répugnait du plus profond de son être, pour tout ce qu'il croyait être vrai et tout ce qu'il « défendait ».

C'était bien là la seule chose qu'il avait retenu des enseignements de son père. Mais c'était sûrement également la seule chose intelligente que celui-ci ait dite à ses yeux. Jamais il n'avait autant écouté son père que le jour où il lui avait parlé de Tom Jedusor… Lord Voldemort… cet homme qui avait tué sa sœur.

« Bien, bien, bien… nous voilà de nouveau réunis… » Commença Lord Voldemort d'un ton amusé.

Les adolescents se contentèrent de leur jeter un regard noir, sans aucune réponse.

« Vous semblez avoir oublié si facilement notre première rencontre… Et pourtant elle semblait si poignante. Je vais me faire un plaisir de vous la remémorer… »

Le mage noir brandit sa baguette et murmura une petite formule en direction des deux jeunes éveillés. Aussitôt, ce fut toute une avalanche de souvenirs qui prirent place dans les esprits de James et Sélénia. Des souvenirs qu'ils auraient aimé oublier un jour…

Beaucoup d'eau avait coulé sous les ponts depuis, mais ce fut aussi net que s'il s'agissait d'un événement de la matinée…

Flash-back :

Le manoir Potter se dressait majestueusement en haut de la colline. Sous le coucher du soleil, il semblait étinceler de toutes parts. Tout semblait calme, plusieurs lapins gambadaient gaiement aux alentours de la propriété, et des rires provenant de trois charmants enfants pouvaient se faire entendre. Tout ici symbolisait la joie et la bonne humeur de la vie.

Ce fut plus tard dans la soirée que l'ambiance changea.

James, Sélénia et Thalia étaient tranquillement en train de jouer dans le salon quand des cris retentirent, de plus en plus forts. Les trois enfants échangèrent un regard consterné. Il semblait que Mélanie devait encore avoir fait une bêtise… Ils tendirent l'oreille pour tenter d'avoir plus d'informations.

« Tu fais honte à cette famille ! Tu es ici parce que je l'ai bien voulu ! Il aurait suffit d'un mot de ma bouche pour que tu n'es jamais eu le loisir de faire cet affront à la lignée !

.-Et quel affront t'ais-je fait, père ? » Commença Mélanie d'une voix calme. « Je viens de passer mes épreuves avec brio –comme tu l'avais souhaité-, je deviens préfète –comme tu l'as souhaité- et je vais dès maintenant plancher pour mes BUSEs –comme tu l'as souhaité. » Puis elle s'énerva. « Alors peux-tu me dire ce que j'ai encore fait de mal, cette fois ! »

Les jeunes se regardèrent, voyant arriver l'adolescente et l'adulte, ils voulurent s'en aller mais la réponse du père les cloua sur place :

« Tu es venue au monde ! Je savais que je n'aurais jamais dû accepter la requête de Mylèna… Répondit Dimitri d'une voix tranchante.

.-Alors… reprit Mélanie d'une voix hachée… tu m'en veux… pour quelque chose que je n'ai pas fait ?

.-Bien sûr que non ! C'est toi qui es la cause de tout ceci ! Répondit le père Potter avec fermeté et bêtise.

.-Tu vas me faire croire que c'est moi qui t'ai dit de faire un gosse à 20 ans à peine ? Tu crois que si je savais qu'en naissant j'aurais un père aussi con et indigne j'aurais choisi cette vie ? »

La claque qu'entendirent les enfants fut ce qui les incita à sortir une fois pour toute de la pièce. Pourtant, les voix ne se turent pas, même une fois sortis de cette aile du manoir en courant.

« Tais-toi petite insolente ! Je vais t'apprendre moi, à respecter tes pères !

.-Ne la touche pas Dimitri. »

Sélénia et Thalia tremblaient de peur. Qu'allait-il encore arriver cette fois ? James soupira, prit sa sœur par une main et son amie par l'autre et tous trois se dirigèrent vers la grande porte de bois, qui marquait l'entrée –ou plutôt la sortie pour eux- du manoir.

Les trois enfants se retrouvèrent bientôt dans le grand jardin entourant le manoir. D'ici, les cris étaient beaucoup moins forts, et surtout incompréhensibles. Mais cela n'altérait en rien leur curiosité.

« Dites, vous croyez que Mélanie s'est encore mal comportée ? Demanda une petite Sélénia à la voix enfantine et aux yeux grands ouverts d'étonnement.

.-Papa n'a jamais eu besoin que Mélan' ne se conduise pas bien pour lui dire des choses méchantes. Répondit Thalia d'une voix tintée de tristesse.

.-Mélanie s'est toujours bien comportée, précisa James. Mais papa trouve toujours quelque chose à lui reprocher. »

Les deux fillettes lui jetèrent un regard d'incompréhension mais il ne dit rien. Il ne fit que tendre les mains une nouvelle fois, que les deux filles prirent en même temps et tous les trois se mirent à marcher tranquillement, faisant le tour de la propriété en attendant la fin de la dispute.

Fin du Flash-Back.

Voldemort abaissa sa baguette avec un air sournois.

« Alors, cela vous suffit-il ? Ou alors voulez-vous le fin mot de l'histoire… »

Il ne laissa pas le temps à ses prisonniers de répondre. Il releva sa baguette et les souvenirs affluèrent de nouveau. Sélénia avait déjà les larmes aux yeux rien que d'y penser… mais maintenant le Lord s'amusait à les leur faire revivre…

Flash-back :

Les cris semblaient s'être calmés, mais les enfants ne souhaitaient pas revenir dans le manoir. Ils savaient très bien que tout n'était pas fini pour autant, et ils n'avaient pas envie de subir la bêtise des adultes.

« Dis Jimmy, pour notre anniversaire… Commença Thalia.

.-On a encore le temps ! Tu sais, il faut attendre après l'anniversaire de Maman, et encore après c'est celui de Parrain !

.-Oui, je sais, mais je voulais savoir si tu étais vraiment d'accord.

.-D'accord pour quoi ? » Demanda James, de plus en plus intrigué. Il n'était pas dans les habitudes de sa sœur de faire des cachotteries, et encore moins à lui.

Thalia se tortilla d'anxiété.

« Ben… je peux pas te le dire, c'est une surprise… »

James soupira de soulagement, prit sa sœur dans ses bras, lui fit un énorme bisou sur le front et dit :

« Bon, je suis d'accord, j'attendrais que tu me le dises le jour de notre anniversaire alors… »

Thalia fit un grand sourire à son jumeau et un clin d'œil à Sélénia, qui se retint de rire. Le regard de James passait de l'une à l'autre sans vraiment comprendre. Il finit par hausser les épaules. « De toutes façons, je le saurait bientôt alors… » Pensait-il.

Jamais il ne s'était aussi largement trompé.

Les enfants avaient alors continué leur chemin en parlant gaiement, bien loin maintenant de cette dispute. Ils avaient fait la moitié du tour du manoir. Et Merlin sait combien cet amas de pierres est grand. Ils arrivèrent bientôt à un angle. Prise d'une impulsion subite, Thalia proposa :

« Le premier qui arrive à la grande porte a gagné ! »

Et elle se mit aussitôt à courir, prenant par conséquent de l'avance sur son frère et son amie. Ces deux derniers éclatèrent d'un rire enfantin et se mirent eux aussi à courir. Cependant, ils pillèrent net lorsqu'ils entendirent un hurlement de terreur venant de Thalia. Ils regardèrent autour d'eux.

Devant eux se trouvait Thalia, figée de peur. Et devant elle, se trouvait un homme. Un homme qu'ils n'avaient jamais vu.

Ils était grand, pas vraiment musclé, est ses yeux étaient d'une couleur « pas normale » pensait James. Ils étaient rouges, tout rouges et méchants… cruels. L'homme les regarda un instant, puis il lui sembla entendre des pas. Sélénia se retourna, prête à appeler à l'aide. L'homme ne leur en laissa pas le temps. Il leva sa baguette vers Thalia qui était la plus proche et murmura :

« Avada Kedavra. »

James ferma les yeux face à l'intensité de la lumière verte. Il les réouvrit quelques secondes plus tard, quelques secondes trop tard. Thalia était morte, et l'inconnu, envolé.

Fin du Flash-back.

« Non ! »

Le cri retentit dans toute la pièce. Voldemort sourit face à la réaction de James.

« Vois-tu Potter, je n'avais pas prévu de la tuer. Du moins pas encore…

.-Vous n'êtes qu'une sale enflure. Murmura James, les larmes aux yeux.

.-Pardon Potter ? Je ne suis pas sûr d'avoir bien compris. Dit Voldemort, intrigué par le culot du jeune homme.

.-Vous avez parfaitement entendu ! VOUS N'ÊTES QU'UNE ENFLURE ! Et…

.-Endoloris. »

James se tordit de douleur sur le sol, ne pouvant finir sa phrase. Le Seigneur des Ténèbres avait une étincelle dangereuse dans les yeux.

« Pour ta gouverne Potter, sache que personne ne m'a jamais parlé ainsi, et ce n'est pas maintenant que ça va commencer ! Et deuxièmement, j'aurais de toute façon tué ta sœur un jour ou l'autre, c'est du pur hasard que cela ce soit passé en ce triste jour… comme aujourd'hui, où il y aura encore une mort due au hasard… »

Sélénia tourna la tête vers Lily, qui dormait toujours. Elle sentit les larmes lui monter aux yeux.

« Elle n'a rien fait. Lança t-elle, déterminée. Elle n'a rien fait pour arriver là, vous n'avez pas besoin d'elle. Relâchez-là !

.-Et qui te fait croire que j'ai besoin de toi ? Répondit Jedusor.

.-Parce qu'elle est la fille du Ministre, et que vous n'avez pas été assez intelligent pour mettre le Ministre de la Magie ou son secrétaire de votre côté. Répliqua James, toujours sous le sortilège de douleur. Ou alors parce que sa mère est une des Langue de Plomb les plus brillantes et que vous avez besoin de savoir ce qu'elle cache. »

Voldemort fut tellement étonné qu'il relâcha le sortilège. James fut alors pris de spasmes, mais continua sur sa lancée :

« Vous croyez peut-être que parce que vous savez tout de nous, vous êtes certain que nous ne savons rien de vous. Mais vous vous trompez… Nous en savons beaucoup, Tom. »

Le Lord Noir sursauta à la mention du prénom détesté. Il regarda James qui soutint son regard avec une pointe d'ironie. Voldemort finit par couper le contact et sortit de la pièce sans un mot.

Les deux adolescents eurent les mêmes réactions. Ils regardèrent le corps de Lily, puis se regardèrent dans les yeux : il fallait faire vite, la vie de leur amie et les leurs étaient en jeu.

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Mylèna se trouvait avec les autres Aurors, suivant Dumbledore. Ce dernier était apparemment plutôt anxieux et Mylèna le comprenait très bien. Elle-même n'était pas très calme, alors que la bataille venait de finir (ils avaient d'ailleurs gagné de justesse), que plusieurs personnes étaient encore en train de se faire soigner et que son fils, sa filleule et son amie avaient disparus de la circulation ! Elle était d'ailleurs en rogne contre Dimitri et son fichu ego. Elle se retint une fois de plus de ne pas avancer sa main de quelques centimètres pour le frapper et lui dire tout ce qu'elle pensait de lui. Car elle en avait des choses à dire, ça oui ! Comment un homme qui travaillait en tentant d'éviter les morts pouvait dire « Rien de bien grave en somme. » ? Elle serra les poings dans ses poches. Depuis longtemps elle savait que Dimitri n'était pas du genre à montrer ses sentiments, mais il ne faut pas non plus exagérer !

Mylèna se calma doucement lorsqu'elle entendit Dumbledore parler avec son mari :

« Alors Dimitri, que faisons-nous ?

.-Pour le moment, absolument rien.

.-Mais…

.-Ecoutez Albus, je sais ce que je fais. Il s'agit de mon fils et de ma filleule, mais je sais encore quelles sont mes priorités.

.-Et pourrait-on savoir quelles sont ces priorités ? » Intervint Mylèna plutôt colérique.

Dimitri lui jeta à peine un coup d'œil avant de répondre :

« Il faut interroger les deux Mangemorts que l'on a capturé.

.-Et les enfants qu'eux ils ont capturés, tu en fais quoi ? S'énerva la femme Auror.

.-Ils sont assez grands pour se débrouiller seuls ! Pour une fois James a su faire honneur à la famille…

.-Laisse tomber ce mot de ton vocabulaire veux-tu ! S'écria Mylèna. Depuis la mort de Thalia tu ne sais plus ce qu'il veut dire vraiment !

.-Ne me parle plus de Thalia compris ! Cria Dimitri, rouge de colère.

.-Et pourquoi cela ? Répondit Mylèna. Tu vas encore me dire que cette fille était, elle aussi, une erreur ? Je ne te laisserai plus jamais détruire ma vie et mes enfants Dimitri, prends bien ça en note ! »

Et elle tourna les talons, passant devant tous ses collègues qui avaient tous la même question en tête : « Que se passe t-il ? »

Dimitri poussa un profond soupir, se calmant, puis reprit sa route sans faire attention aux chuchotements qu'il entendait derrière lui.

« Dimitri, qu'est-ce que tout cela signifie ?

.-Rien. Ceci est une histoire qui ne regarde que ma femme et moi, Albus.

.-Comme vous voulez Dimitri, mais sachez qu'ici vous êtes dans une école, pas dans un terrain de disputes familiales. » Répondit Dumbledore en s'arrêtant face à une porte qu'il ouvrit. Tous les Aurors s'engouffrèrent à l'intérieur, et personne ne remarqua le pied empêcher la porte de se fermer…

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Harry avait bien vite récupéré, car non seulement Ginny avait le don de soigner les gens d'une façon admirable, mais en plus, Anna-Laura avait aussi ce don ! Alors il fut rapidement sur pieds mais n'eut pas pour autant le droit de se lever du lit. Les Maraudeurs et Océane étaient partis depuis quelques minutes et il s'ennuyait ferme, car Pompom et Ginny étaient parties veiller sur les fillettes. Il soupira d'ennui lorsqu'il vit passer Mylèna, apparemment très énervée, devant la porte ouverte de la Grande Salle. Il décida de l'interpeller :

« Madame Potter ? »

La concernée sursauta et regarda en tous sens avant d'apercevoir Parker, couché sur un lit. Elle le regarda quelques seconde puis finit par se décider à s'avancer vers lui.

« Qu'y a t-il ?

.-Pas grand chose, je voulais juste savoir…

.-Si mon cher mari avait décidé de bouger son petit doigt ? Et bien non ! Et apparemment, tant qu'il n'aura pas des informations concrètes il ne fera rien ! Maintenant excusez-moi mais j'ai sept années de ma vie à rattraper… »

Et elle partit de suite, laissant un Harry sans voix derrière elle.

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Mélanie était seule dans sa chambre aux Trois Balais et s'ennuyait fortement. Nicolas était parti en France hier, il devait donner sa synthèse au Ministre français. Mais elle ne s'inquiétait pas pour lui, ce genre de choses avait toujours duré plusieurs jours et il lui semblait que quelque chose de plus important se passait ailleurs.

Elle avait eu des échos quand à la bataille qui se déroulait à Poudlard. Un passant était venu dans le bar, prétextant qu'il y avait du grabuge dans l'école. Personne ne l'avait vraiment entendu, mais Mélanie se doutait qu'il n'avait pas tout à fait tort.

Depuis « l'incident » qu'ils avaient eu avec leur père, James prenait souvent de ses nouvelles et vice-versa. Presque deux fois par jour. Et aujourd'hui, elle n'avait encore rien eu. Ce n'était pas tant le fait qu'il n'ait pas écrit qu'il l'inquiétait, bien que cela était un des facteurs, mais elle avait le pressentiment que quelque chose se passait. Elle sentait quelque part au fond d'elle que James n'allait pas bien, et ces souvenirs qui remontaient à la surface ne pouvaient que lui donner raison.

Après la mort de Thalia, Mélanie s'était comme liée avec James. Quelque chose d'indéfinissable mais pourtant là les liaient l'un à l'autre. Elle n'en avait pas parlé à son frère, et celui-ci non plus d'ailleurs, mais elle avait dans l'idée que pour lui rien n'avait changé. Auparavant, il devait être lié avec Thalia, et avec la mort de cette dernière, le lien avait dû simplement changer de destinataire. Ce serait la raison pour laquelle James ne se soit aperçu de rien.

Elle fit soudainement une grimace de douleur. James souffrait, elle en était certaine. Quelque chose ne tournait définitivement pas rond dans cette histoire. Il fallait qu'elle en ait le cœur net.

Elle soupira, tentant de faire taire l'inquiétude qui lui tiraillait le ventre, et sortit de la chambre, avec la ferme intention de se rendre à Poudlard, afin de savoir enfin ce qu'il se passe. A peine avait-elle descendu les escaliers qui menaient dans le bar qu'elle eu la surprise de voir sa mère, attendre devant la porte.

Incertaine, Mélanie s'avança, ne sachant plus sur quel pied danser lorsque cela concernait ses parents. De toute façons, Mylèna ne l'avait pas encore remarquée.

Arrivée finalement en plein milieu du bar, elle vit sa mère venir vers elle. Elle ne réagit pas, ne bougea pas d'un pouce, ne fit qu'attendre. Quand Mylèna arriva à son niveau, aucune parole ne fut échangée. Elles se regardèrent comme si c'était la première fois qu'elles se voyaient vraiment. Mélanie s'étonnait de voir sa mère aussi passive, elle toujours tellement active, incapable de rester cloîtrée dans une salle. C'était pour ça qu'elle n'était pas devenue Langue-de-Plomb comme Lauren, elle aimait trop bouger pour cela. Mélanie eut un petit sourire triste. Elle se rappelait les souvenirs heureux qu'elles avaient eu ensembles. Lorsqu'elles sortaient dehors, profitant du beau temps et du jardin en fleurs, alors que sa mère lui expliquait certaines choses sur la vie et ses aléas…

« Ce serait possible que l'on parle tranquillement ? Demanda Mylèna d'une voix douce.

.-Viens. » Fut la seule réponse d'une Mélanie encore troublée.

Elles repartirent dans un silence pesant, seuls les bruits de leurs pas résonnant dans les escaliers.

Bientôt Mélanie réouvrit la porte de sa chambre, s'effaça pour laisser entrer sa mère puis s'introduit à son tour dans la pièce, ferma la porte et s'effondra sur le lit. Elle laissa planer le silence quelques minutes puis se décida à demander à sa mère :

« Alors ? Qu'est-ce qui me vaut l'honneur de ta visite ? »

Mylèna soupira. Pour la première fois, elle sentit l'anxiété l'envahir pour autre chose qu'une mission qui avait échoué. Elle prit son courage à deux mains et dit en regardant sa fille droit dans les yeux :

« D'abord, j'aimerais que tu ne m'interrompes pas. Je sais ce que tu fais… Dumbledore me l'a dit. Et je voulais que tu saches… que je suis fière de toi. »

Mylèna s'interrompit un moment, voulant voir la réaction de sa fille. Celle-ci la regardait, à la fois étonnée et heureuse. Pourtant, elle ne prit pas la parole. L'Aurore continua alors :

« Mais j'espère que tu te rends bien compte des risques que cela représente, surtout si le camp ennemi s'aperçoit de ce que tu fais. Déjà que par ton nom tu es une cible…

.-Un nom que mon propre père répugne à me faire porter. Murmura Mélanie, cependant assez fort pour que sa mère l'entende.

.-Oublions ton père un moment veux-tu ! Je ne suis pas venue ici pour me rappeler des imbécillités de cet homme. On aurait mieux fait de le tuer tout à l'heure…

.-Comment ça ?

.-Tu n'es pas au courant ? Il y a eu une attaque à Poudlard tout à l'heure. Ton père a failli y rester. Si ce gamin de Serdaigle ne l'avait pas protégé de sa vie, il serait mort. Et voilà que maintenant Monsieur ne veut pas bouger son petit doigt pour tenter de retrouver les élèves que Voldemort a enlevé ! » S'énerva Mylèna. Elle s'aperçut trop tard de ses paroles.

« Qui ça ? Demanda Mélanie, soudain paniquée. Ne me dis pas qu'il a enlevé James et Sélénia ! »

Mais le silence de sa mère répondit à sa place.

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« Mais comment on va faire ! »

James posait la même question depuis que Voldemort était parti. Et toujours la même réponse lui revenait :

« Je n'en sais rien James ! Mais il faudrait déjà que Lily se réveille ! »

James tourna la tête vers Sélenia, qui se trouvait assise, la tête de Lily, toujours inconsciente, sur ses genoux. Il soupira et s'approcha d'elles. Sélénia avait les larmes aux yeux et Lily ne semblait pas vouloir se réveiller, malgré son tee-shirt qui se soulevait au rythme de sa respiration.

« Je ne veux pas la perdre… » Murmura Sélénia.

Une larme partit des son œil et atterrit sur la main que James avait posé sur la sienne. Elle le regarda. Il avait un air déterminé et dit en serrant sa main un peu plus fort :

« Ne t'inquiète pas, on s'en sortira, je te le promets. Et on s'en sortira tous les trois. »

Sélénia acquiesça doucement. Il avait raison, elle ne devait pas se laisser abattre. James se leva et commença à arpenter la pièce pour la troisième fois consécutive. Il réfléchissait. Comment se sortir de là ? Ils n'avaient pas leurs baguettes et sa forme Animagus ne lui servirait à rien, et quand bien même cela serait utile, les filles ne pourraient pas le suivre. Si seulement ils savaient ne serait-ce que là où ils se trouvaient… si seulement quelqu'un pouvait le leur dire… si seulement il pouvait prévenir quelqu'un…

« James ! Elle se réveille ! »

James abandonna ses investigations et se précipita de nouveau au chevet de Lily qui ouvrait péniblement les yeux. Il sourit et passa sa main gauche dans les cheveux roux de la jeune fille. Un éclat argenté à son poignet attira son attention. Sa gourmette ! Il la tenait la solution ! Du moins l'espérait-il…

« Sélénia, explique ce qu'il se passe à Lily, je vais essayer de nous sortir de là !

.-Nous sortir d'où ? Demanda Lily d'une voix endormie.

.-En fait, c'est un peu compliqué… commença Sélénia, incertaine, alors que James s'éloignait.

.-Ne tourne pas autour du pot ! Lui conseilla James alors qu'il s'asseyait en tailleur dans un coin de la pièce.

.-Très bien. De quoi te souviens-tu Lily ?

.-Eh bien… il y a la bataille, avec les Géants, et puis les Détraqueurs et les Mangemorts et… »

Elle s'interrompit brutalement, la main devant la bouche étouffant un petit cri. Elle regarda Sélénia dans les yeux, et murmura :

« On est chez lui, n'est-ce pas ? Quand vous vous êtes évanouis, et que je suis restée toute seule… ils nous ont pris, c'est ça ? »

Sélénia ne se sentit capable que d'hocher la tête.

« Et lui, qu'est-ce qu'il fait ? Demanda Lily en montrant James du doigt.

.-Il essaie de trouver une solution. Expliqua Sélénia.

.-Et comment ?

.-Si je te le disais Evans, tu ne me croirais pas. Répliqua James les yeux fermés.

.-D'une Potter, tu n'en sais absolument rien, et de deux, même si je ne te crois pas, Sélénia le fera sûrement. Alors prends au moins le temps de lui expliquer à elle ! »

James réouvrit les yeux et regarda Lily. Son regard brillait à la fois d'anxiété et de détermination. Il soupira.

« Très bien. C'est notre seule chance de nous en sortir pour le moment mais…

.-Vous vous en sortirez de toutes façons, coupa Lily. Il a besoin de vous.

.-Parfait. Lily, entre bien ça dans ta tête : On s'en sortira, et on s'en sortira tous ensembles. Il est hors de question qu'on s'éloigne les uns des autres pour le moment. Commença Sélénia.

.-Et de toutes façons, Voldemort n'a pas besoin de nous, c'est nos cadavres qu'il veut montrer à nos parents. Ajouta James d'un ton macabre. »

Lily lui jeta un regard horrifié. Comment pouvait-on prononcer ce nom sans la moindre once de peur ? Comment pouvait-on évoquer un si triste destin avec une telle désinvolture ? La réponse lui vint en regardant les yeux de James. Ils luisaient d'une lueur indéfinissable, mais elle était pourtant certaine de ce qu'elle signifiait. Il avait confiance en tout ça. Ou du moins il en montrait l'apparence…

« Donc, c'est notre seule chance, mais je pense qu'elle va fonctionner. Il faut que j'appelle mon père.

.-Ton père James ? S'interrogea Sélénia. Tu ne crois pas qu'il va… ?

.-Il devrait être heureux en ce moment même, j'ai enfin réussi à me servir de son foutu bracelet. Le lien devrait en être renforcé je pourrai sûrement le trouver plus facilement. Répondit James.

.-J'espère… » Fut la seule réponse que lui fournit Sélénia.

Lily acquiesça de la tête, l'air grave, alors que James se concentrait de nouveau. La jeune femme aux cheveux roux prit la main de Sélénia et la serra doucement. Celle-ci la regarda et lui fit un pâle sourire. Elle était liée avec James, elle savait que ce comportement assuré n'était qu'une façade pour les rassurer, et elle sentait que quelque chose allait clocher, comme à chaque fois que son Parrain était en cause…

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Dimitri s'apprêtait à commencer son bilan, ayant laissé le temps à ses co-équipiers le temps de s'installer et de se préparer, quand quelqu'un toqua à la porte. Elle s'ouvrit presque aussitôt pour laisser place à une Mylèna échevelée, qui alla prendre place autour de la table sans échanger un mot ou un regard avec son « supérieur ». Ce dernier ne s'en offusqua pas, bien qu'il se promit d'échanger des petits mots très plaisants avec cette femme plus tard… Pour le moment, il avait autre chose à faire.

« Bien, nous sommes ici pour faire principalement un résumé de la bataille. Qu'avez-vous à nous en dire, Andrew ?

.-En lui-même, le bilan est plutôt positif, commença Rogue. Nous avons, bien évidemment, gagné la bataille…

.-D'extrême justesse ! Intervint Maugrey. Et sans l'intervention du jeune Parker…

.-Nous évoquerons Parker plus tard si vous le voulez bien ! S'énerva Dimitri.

.-Et pourquoi pas maintenant ? Demanda l'Auror Léger avec hargne. Nous savons tous très bien que ce jeune homme est suspect, mais vous semblez accorder bien trop d'importance à son sujet…

.-Comment ça ? S'offensa Rogue. Vous nous reprochez de bien faire notre travail ? » Continua t-il sur un ton qui sous-entendait l'inefficacité du reste de la troupe.

.-Non, on vous reproche justement de trop vous intéresser à des détails ! Darda Mylèna. Ce jeune homme est peut-être le second de Voldemort, comme vous pensez si fermement le croire mais…

.-Mais j'accorde toute ma confiance en ce jeune homme, sa famille et même –et surtout- ses animaux. » Coupa Dumbledore avec autorité.

L'ensemble de l'équipe lui jeta un regard étonné.

« Il semblerait que certains n'aient pas assez planchés sur les détails… » Déclara Dumbledore avec ironie en regardant Dimitri et Andrew. « Si vous aviez fait votre travail comme certains de vos collègues, reprit-il en adressant un regard à Mylèna et Alastor, vous auriez remarqué en premier lieu l'aura de sérénité qui règne autour du jeune homme et en second le fait qu'il possède des amis tels que Duncan, son phénix, ou Mina, sa fée qui lui est extrêmement dévouée et avec qui je l'ai vue parler le soir même d'Halloween. D'ailleurs, je ne serais pas étonné qu'il parle également avec les phénix. De même, l'absence de crainte chez Fumseck les nombreuses fois où Harry s'est introduit dans mon bureau me montre qu'on peut avoir confiance en lui…

.-Ou alors prouver au contraire que c'est le plus grand manipulateur qu'on ait vu après Voldemort ! S'écria Dimitri. On ne peut pas avoir confiance en ce garçon. Il est trop…

.-Trop puissant pour toi, hein Dimitri ? Répondit Léger avec un sourire. Mais quel est réellement le problème ? Qu'il soit puissant ? Qu'il s'en serve à bon escient ? Qu'il soit aimable et qu'il ait sauvé plusieurs fois les élèves de Poudlard ? Qu'il se montre un père que tu n'as pas su être ?

.-Assez… commença Dimitri.

.-Ou encore qu'il soit plus proche de ton fils que tu ne le seras jamais ? Continua son collègue en élevant la voix.

.-Je t'ai dit de te TAIRE ! » Explosa Potter.

Un silence à couper au couteau prit alors place dans la pièce. Dumbledore, Mylèna, Maugrey et Léger avaient tous les quatre le regard rivé sur Dimitri qui se tenait la tête entre les mains en murmurant : « Tais-toi, tu n'es pas mon fils, tu mens, va t-en. »

Comme si un lien se brisait entre le chef des Aurors et son esprit, il reprit dans la seconde qui suivit :

« Très bien. Passons à un autre sujet maintenant si vous le voulez bien. Je crois qu'il est essentiel de retrouver les disparus…

.-C'est ça, joue le désespéré quand ça t'arrange… Murmura Mylèna entre ses dents.

.-Maintenant, allez savoir qui cache réellement son jeu dans tout ça… » Chuchota Alastor Maugrey en guise de réponse.

Les Aurors partirent alors sur un long discours et divers moyens pour libérer les prisonniers, moyens de toute manière inefficaces pour le moment vu qu'ils n'avaient aucune idée d'où étaient les enfants, voire même s'ils étaient encore en vie.

« Dis, tu trouves pas qu'il y a quelque chose qui cloche ?

.-Si, je trouve. Et tu veux que je te dise ce que c'est Sirius ? On est en train d'espionner Dumbledore et les vingt meilleurs Aurors de notre temps, voilà ce qui cloche ! » Répondit Remus d'une voix sourde.

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Le cri de rage que poussa James en sortant de sa transe fit sursauter les deux jeunes filles. Elles échangèrent un regard inquiet et se précipitèrent vers l'endroit où James était maintenant assis, la tête dans les mains, murmurant des paroles incompréhensibles.

« James, que se passe t-il ? » S'enquit doucement Sélénia. Elle passa tendrement la main sur la joue de son presque frère, tentant de le rassurer, de se rassurer elle-même, d'effacer ce sentiment de défaite qui la prenait à la gorge, qui la forçait à croire que tout ça n'avait été qu'un échec. Ce fut Lily qui posa la question d'une voix triste et déterminée à la fois :

« Ca n'a pas marché c'est ça ? L'appel n'est pas arrivé ?

.-Si, au contraire, il est très bien arrivé… » Répondit James d'une voix dénudée de toute émotion. Lily soupira mais Sélénia fronça les sourcils, au contraire. James regarda les deux filles à tour de rôle d'un air désolé, et Lily sut que la suite allait être beaucoup moins réjouissante.

« …mais il m'a quasiment rejeté aussitôt. Continua James d'une voix piteuse. En disant que je n'étais pas son fils, que je ne pouvais l'être, que cela ne pouvait pas être possible. Et il a fermé son esprit. »

Lily et Sélénia s'effondrèrent sous les paroles du jeune homme qui ne semblait pas se porter beaucoup mieux. Il se passa un long moment dans un silence pesant. Finalement, ce fut comme une plainte qui retentit dans la pièce. Plainte évoquée par la jeune femme aux cheveux roux, mais plainte que tous ressassaient depuis plusieurs minutes.

« Et tu ne peux pas communiquer avec quelqu'un d'autre ? Avec Dumbledore ? »

James lui jeta un regard empli de déception et bougea la tête en signe de dénégation.

« Non, je ne peux pas. Les lois de la télépathie sont nombreuses et compliquées, et ce n'est pas quelque chose que je puisse faire.

.-Comment ça ? » Demanda Sélénia, soudain curieuse. L'espoir s'était réveillé en elle. Elle avait une petite idée derrière la tête.

« En réalité, seules les personnes ayant le pouvoir de communiquer par l'esprit, seuls les véritables télépathes, sont capables de répondre à une annonce télépathique et d'identifier leurs correspondants.

.-Mais, s'étonna Lily, le soir où nous nous sommes disputés (elle fit une grimace à l'évocation de ce souvenir douloureux) tu as bien communiqué avec Black non ? Tu me l'as dit…

.-Oui, mais ce n'était pas exactement le même contexte. Ce que Sirius t'as dit, il ne savait pas que c'était moi qui le lui avais communiqué. Il avait senti une voix lui souffler, et il avait eu la certitude que ceci était vrai et qu'il pouvait te le dire. Mais il n'avait pas compris, ne pouvait pas comprendre, que cette voix c'était moi. Il n'a pas le don.

.-Mais, cela ne se transmet–il pas par hérédité ? S'enquit Sélénia. Mélanie pourrait peut-être…

.-Si, c'est héréditaire, mais il y a également un signe distinctif, un objet, un tatouage ou, dans mon cas, un bijou, qui défini les héritiers. Ce sont eux, qui acquièrent les pouvoirs de leurs prédécesseurs. Il s'avère donc que les parents ne peuvent transmettre ce genre de pouvoir qu'à un seul de leurs enfants, c'est pourquoi ils privilégient généralement le fait d'avoir un enfant unique. Dans le cas de jumeaux, c'est différent. Les jumeaux, vrais ou faux, sont liés, d'une manière quelque peu étrange. Dans ce genre de cas, ce sont tous les deux des héritiers. Ils ont tous deux les pouvoirs. » Expliqua James sur un ton à la fois professoral et triste qui surprit beaucoup Lily et qui lui rappela le professeur Dumbledore.

« Vous me faites confiance ? » Demanda soudain Sélénia.

Les deux autres lui jetèrent un regard d'incompréhension. Elle arborait un air sérieux qui ne lui correspondait pas vraiment, et attendait réellement une réponse de la part de ses amis.

« Bien sûr ! » Répondit Lily alors que James se contentait qu'acquiescer d'un mouvement de la tête. Il ne comprenait absolument pas où Sélénia voulait en venir…

« Donc, James, si je te demande d'essayer de communiquer avec Harry Parker, tu…

.-Mais à quoi cela peut servir Sel' ? Coupa Lily.

.-Tu penses qu'il peut me répondre ? » Demanda James, intrigué.

Sélénia se tordit les mains et plongea ses yeux mauves dans le regard noisette de James.

« J'en suis sûre. Répondit-elle d'une voix douce.

.-Et comment le sais-tu ? Demanda Lily, étonnée.

.-Comment peux-tu en être certaine ? Ajouta James.

.-Je vous en prie, répondit Sélénia, faites-moi confiance. Je ne peux rien vous dire…

.-Pourquoi ? Continua James.

.-Je lui ai promis. Avoua Sélénia. Le jour où il m'a sauvée.

.-Il t'a fait faire un Serment Inviolable ? S'étonna Lily.

.-Non, pas jusque là ! Mais j'ai tout de même promis sur ma Magie. Même si je le voulais, je ne pourrais rien dire…

.-Tu es sûre qu'on peut lui faire confiance ? Demanda James, soudain soupçonneux.

.-James ! Tu ne vas pas devenir comme ton père et le suspecter à tout bout de champ ! » S'indigna Sélénia.

James se renfrogna tout à coup, comme si ressembler à son père pourrait être la pire chose qui lui soit arrivée. Lily le trouvait pourtant bien. Il faisait son travail d'Auror de son mieux et semblait porter beaucoup d'affection à son fils et sa femme. Du moins, c'est ce qu'il paraissait en public. Mais l'était-il vraiment ?

Lily entendit la voix de James, qui l'interrompit dans ses réflexions :

« Tu as raison… Je te fais confiance Sel', je vais essayer de contacter Harry…

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Harry avait réussi à octroyer à son infirmière le droit de retourner dans son bureau. Il sourit en pensant au temps et aux arguments qu'il avait du déployer pour que Ginny l'autorise à quitter son lit. Elle pouvait se révéler une véritable geôlière lorsqu'elle s'y mettait !

Il regarda les copies sur son bureau d'un air pensif et sa main finit par se retrouver inconsciemment sur son front, une fois de plus, à l'endroit de sa cicatrice. Elle ne lui faisait pas foncièrement mal, mais elle picotait, signe que Voldemort préparait quelque chose. Elle lui avait fait beaucoup plus mal une heure auparavant, alors qu'il était encore au lit. Il s'était alors inquiété. James, Lily ou Sélénia avait sûrement un gros problème.

Maintenant ça allait mieux, mais ils étaient toujours prisonniers de Face de Serpent et il ne pouvait rien y faire !

De rage, Harry tapa sur la table avec son poing. Toutes les copies s'envolèrent et atterrirent un peu partout dans le bureau. Cela ne le détendit pas vraiment mais il se sentait tellement impuissant qu'il aurait donné n'importe quoi pour avoir une idée d'où se trouvaient ses parents et Sélénia…

. Harry ? Harry, tu m'entends ?>>

Le concerné sursauta. Il regarda autour de lui, avant de se taper la main contre son front. Qu'il était bête ! Mais il n'avait tellement pas l'habitude d'avoir des conversations télépathiques que…

. Harry !>>

Parker se reprit. Il devait répondre au plus vite ! Il se concentra, et ouvrit la bouche d'étonnement.

. James ?>>

. Ouf, tu es là. J'ai bien cru que tu n'allais jamais répondre.>>

. Comment as-tu fait ?>>

. C'est Sélénia qui m'a dit que tu pourrais m'entendre. Du reste, je pratique la télépathie depuis tout petit, mais là n'est pas la question. Nous sommes prisonniers !>>

. Tu es avec Sélénia et Lily ? Vous êtes dans la même pièce ?>>

. Dans le même cachot oui ! J'ai essayé d'avertir mon père, il n'a rien voulu entendre. Il nous faut de l'aide !>>

. Attends James, pas de précipitations. Est-ce que tu sais seulement où vous êtes précisément ?>>

. … J'avais pas pensé à ça…>>

. Donc tu n'en as aucune idée ? Même pas un petit indice ?>>

. Rien ! Mais si tu veux, je demanderai à Papy Voldy quand il reviendra pour nous assassiner !>>

. C'est bon, ne t'énerve pas… on va procéder d'une autre manière… Tu sais appeler les animaux magiques ?>>

. Par télépathie ? Je dois pouvoir réussir je pense…>>

. Très bien. Alors, tu vas essayer d'appeler Mina.>>

. Ta fée ! Mais…>>

. Ecoute-moi un peu ! Tu vas l'appeler, et elle devra normalement localiser l'appel. Et nous arriverons. Mais attends un peu avant de l'appeler, je dois prévenir les Aurors.>>

. D'accord, je l'appelle d'ici une demie-heure. Mais à quoi ça sert que tu préviennes les Aurors ? Mon père ne voudra pas te croire.>>

. Et alors ? A ce que je sache, il sont vingt non ? Et puis, je ne tomberais peut-être pas sur un rassemblement avec Potter père !>>

. Si tu le dis… Enfin bon, il faut que je te laisse, les filles commencent à s'inquiéter.>>

Une douleur fulgurante prit Harry à sa cicatrice. Il se plia en deux. Le contact en fut presque rompu mais il parvint à dire :

. Fais attention James, Voldemort est de très mauvaise humeur…>>

. Comme d'habitude ! Enfin, on va…>>

Il n'entendit jamais la suite. La communication fut coupée et Harry laissa échapper un cri de douleur. Pas de doutes, Voldemort était d'une humeur massacrante. Autant agir au plus vite.

Harry se leva et passa la porte entrouverte du bureau. Il longea le couloir et arriva devant le portrait du Dragon qui cachait l'entrée de ses appartements. Il prononça le mot de passe et alla en vitesse en haut des escaliers, tourna à droite pour rentrer dans la chambre qu'il partageait avec Ginny. Là, il fila vers la table de nuit pour y prendre un vieux morceau de parchemin. Il prit soin de le déplier, sortit sa baguette et murmura :

« Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises. »

Ne faisant pas attention à l'habituelle présentation de la carte, il descendit en courant, traversa la pièce et arriva dans le couloir. Là, il regarda la carte et chercha des yeux quelques Aurors qu'il pourrait persuader de venir avec lui. Il poussa un grognement lorsqu'il s'aperçut, pour son plus grand malheur, que les Aurors étaient –tous- dans la même salle, avec Dumbledore en prime et –il eut un sourire en voyant ça- Sirius Remus et Peter.

Harry se décida tout de même à aller rendre visite à tout ce beau monde.

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« Mais c'est pas vrai ! C'est une ordure ce type ! Je vais le tuer ! L'étrangler ! Le noyer ! Le…

.-Tais-toi Sirius, tu vas nous faire repérer ! » Siffla Remus entre ses dents alors que Peter mettait sa main sur la bouche de Patmol qui émit un « Rumph » indigné.

Dimitri venait en effet de conclure le cas des gamins enlevés : « Tant qu'on ne sait rien, on ne peut rien faire. La meilleure solution est donc d'attendre que Voldemort se manifeste. »

La conclusion avait ouvert bien des bouches d'étonnement surtout quand on savait que deux des disparus n'étaient autres que le fils de Dimitri Potter et la fille du Ministre !

D'ailleurs, Mylèna avait bien vite exprimé l'avis de tous :

« Evidemment ! Tu vas laisser la fille de William Revol et ton propre fils et une autre jeune fille aux mains de Lord Voldemort, jusqu'à ce que celui-ci se manifeste en nous amenant leurs cadavres !

.-Là n'est pas la question ! S'énerva Dimitri. Nous ne savons pas où ils sont ! Comment veux-tu qu'on agisse ! »

Le bruit caractéristique d'une personne frappant à la porte les interrompit dans leur dispute. Sirius Remus et Peter, qui s'étaient placés juste derrière la porte, échangèrent un regard inquiet et se déplacèrent doucement de façon à ne pas éveiller les soupçons. Dumbledore eut un petit sourire.

« Entrez. »

La porte s'ouvrit doucement, et la silhouette d'Harry Parker se dessina. Il l'avait l'air timide des enfants gênés d'interrompre leurs parents en pleine discussion. Il s'avança pourtant avec assurance parmi les Aurors de la salle, et s'arrêta devant Dumbledore. Il prit sa respiration et déclara doucement :

« J'ai du nouveau en ce qui concerne la disparition de Lily Evans, Sélénia Revol et James Potter.

.-Où sont-ils ? demanda immédiatement Mylèna.

.-Je n'en sais rien. Avoua Harry.

.-Et vous prétendez avoir des informations à nous communiquer ? Rétorqua Maugrey.

.-Si vous me laissiez parler, je pourrais peut-être vous renseigner! Grogna Harry.

.-Eh bien allez-y, nous sommes toute ouïe. Dit Dimitri sur un ton ironique. Mais je doute de ce que vous pourriez nous annoncer…

.-Si vous appreniez à écouter et ne pas être sans arrêt sur la défensive, vous n'auriez pas eu besoin d'entendre ce que je vais vous dire, Monsieur Potter. » Lança Harry d'un ton calme parfaitement mesuré.

Il se tut et regarda son grand-père droit dans les yeux. La suspicion se lisait aussi bien que la presque haine dans les prunelles de cet homme. Pourtant, Harry ne fut aucunement blessé. Quand il avait su que ces grand-parents arrivaient à Poudlard, il avait été ravi de pouvoir saisir la chance d'apprendre à les connaître. Mais avec le temps, il avait compris que Dimitri Potter était tout, sauf un homme intéressant et un père et grand père admirable.

Parker avança finalement après ce silence :

« Très bien, vous voulez jouer, on va jouer. Voilà le concret et réel : J'ai eu un contact avec James Potter. Il m'a dit qu'il était bel et bien chez Voldemort, accompagné de Sélénia et Lily. Il m'a annoncé qu'il n'avait pas la moindre idée d'où il se trouvait, donc je lui ait proposé d'appeler Mina pour qu'elle les localise. Ainsi, je pourrais les retrouver. L'irréel dans tout cela, c'est que James se soit vu obligé de me contacter, alors que jusqu'à présent il me semble qu'il a un père, ou du moins quelque chose du genre, qui aurait pu avoir au moins l'amabilité de lui ouvrir la porte de son esprit. Seulement il ne l'a pas fait. Alors du coup, c'est moi qu'il a appelé, et maintenant c'est moi qui vais devoir agir, et c'est moi qui vous demande de me croire et qui vous demande de l'aide. »

Harry prit une profonde inspiration après cela et regarda chacun des Aurors tour à tour, s'arrêtant nettement sur Mylèna qui lui fit un sourire discret, et sur Rogue et Potter qui avaient l'air de plus vouloir le tuer que lui sourire. Il fit tout son possible pour ne pas leur prouver que ce sentiment était réciproque, et attendit une réaction de la part du conseil.

« Harry, commença Dumbledore, ce qu'il faut…

.-Je ne vous crois pas ! Coupa Dimitri. C'est impossible. Si mon fils aurait eu quelqu'un à contacter, ça aurait été moi, et non vous ! Vous pourrez dire ce que vous voulez, aucun des nous ne vous accompagnera, où que vous alliez. »

Dumbledore lui lança un regard indigné et s'apprêta à répondre, mais Harry le devança :

« C'est comme vous voulez Potter, mais avant de ne pas me croire, demandez-vous plutôt pourquoi votre fils a contacté quelqu'un d'autre. Je pensais que le meneur des vingt meilleurs Aurors de son pays aurait un peu plus de dextérité, il faut avouer que je me suis bien trompé. Maintenant, vous ne voulez pas me croire ? Libre à vous. Vous ne voulez pas m'aider à libérer ces trois enfants ? Comme vous voulez. Dans ce cas, j'irais seul. Et quand je reviendrais, j'espère bien vous voir disparaître alors que vous vous rendez compte que vous avez fait la plus belle erreur de votre carrière. »

Harry tourna les talons et s'en alla a grands pas, laissant la prote grande ouverte et parfaitement conscient du froid qu'il avait jeté dans la pièce.

Ce fut Dumbledore qui sortit de cette léthargie le premier :

« Harry ! Harry, attendez ! »

Mais on entendait déjà plus jusqu'au bruit de ses pas. Il était parti. « Tout comme les Maraudeurs… » s'empressa de remarquer le vieil homme un peu inquiet.

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Harry marchait dans un couloir bien loin de celui où se trouvaient Dumbledore et les Aurors, quand une voix qu'il reconnut comme celle de Remus se fit entendre :

« Harry ! Harry attends s'il te plaît !»

Le professeur s'exécuta. Il attendit quelques secondes que les jeunes arrivent à son niveau. Il les regarda chacun leur tour, les fixant droit dans les yeux. Peter détourna bien vite le regard, Remus le maintint aussi longtemps qu'il dut. Au tour de Sirius, celui fixa également le regard émeraude de son professeur et déclara d'un ton décidé :

« On vient avec toi ! »

Fin du chapitre 12

Wahou ! Suis pas peu fière de l'avoir fait celui-là ! M'a causé pas mal de problèmes ! Enfin bref, passons sur les détails ! Ce sont vos réactions que je veux !

N D Clem : Alors, premièrement, désolée d'avoir mis si longtemps. Deuxièmement c'est GENIAAAAAALLLLLEEEEEUUHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH et tu auras TOUS les détails dans la review, promis. Troisièmement : je t'adoreuuuuuuuuuuuh XD ! Et dernièrement : je peux avoir le chapitre 13, please ?

N D Lilya : Et oui, tout ce retard, c'est de sa faute ! mdr. Mais c'est pas grave ma 'tite Clem, je t'adoreuuuuuuuuuuuuuuh aussi et quand même ! XD. TOUS les détails ! Même les croustillants ? Génial ! XD. Quand au chapitre 13, ben tu l'as déjà alors…

Bon sinon, pour les réponses aux reviews, je m'y mets tout de suite après avoir posté le chapitre ! Oui chef ! XD

peluche les gens !

Je vous aime ! XD

Lilya.