Ohayo gozaimasu / Konnichiwa mina-san / Buongiorno ragazzi / Holà / Hello people / Salut les enfants!

Oggi, c'è the new chapitre of my fic, j'ai nommé le chap 9! (Partie 1 c'la va sans dire...) so mina, SUMIMASEN GOMENASAI! Vraiment j'avais dit que j'uploaderais en début de semaine... bref! Je vais pas me mettre à chialer non plus! Je suis plus adulte que ça quand meme! -snif- DONC, pour compenser, vous aurez un looooooonnnnng~ chapitre, et ceci n'est que le début héhéhé!

And now, the review of the week!

Sovay : fufufufu salut à toi mon amieeeee que j'aimeeeuuuhhh! -hug de la semaine- et pour commencer, nan i don't speak finnish sorry, but for the traduction, i used google, et, bon j'ai fait très attention à ce que ça soit pas une traduction mot à mot, que ça est du sens, et surtout que les mots ou j'ai enlevé ou rajouté une lettre ne perdent pas leur signification. Et puis, disons qu'j'ai du y passer environ 20 minutes, sérieux quand t'as trouvé le message original, après c'est facile... pis c'était pas trop long so... Haha à l'école je connais, une fois je suis arrivé en avance parce que j'avais un oral et je stressais grave, pour voir que le lycée n'ouvrait que dans... 30 minutes... La rage... Après j'étais tellement gelée que je claquais des dents en récitant devant le juri qui se demandait ce qu'il se passait. Ya meme un mec qui a crut que c'était le stress mais pas du tout en plus! Le chauffage n'était pas branché dans cette aile de l'établissement qu'ils avaient ouverts spécialement pour les exams... VDM Bref! Tu vis à Paris ou t'étais juste de passage je pige pas... Moi j'adorerais vivre à Paris, meme s'il faut s'arracher la peau du cul pour trouver un logement décent, passe moi l'expression c'est vrai quoi! Désolé pour le racontage de life, hein, tout le monde en fait... Danemark? WTF BLASPHEME! bon sang mais comment elle a pu sortir ça? Tkt j'ai aussi un chat noir, mais le vendredi 13, bah... c'est que il m'arrive toujours tout un tas de catastrophes ce jour là... j'ai inventé une notion... le death-cooking huhu^^ (Tino: yakamoshi...) ben il japonais maintenant? bref malheureusement je crois qu'en ce qui concerne le death-cooking, c'est Iggy qui a inventé le concept... Merde merde merde... FreyaOdinLokiEdoYasha-oAshura-oJupiter/coller nyaaaa~ hahaha^^! SALMONNNNNNAAAA! XD pour la fic... abh je crois que je parlais de celle que j'ai pas encore postée mais qui va pas tarder il me semble que c'étai ça... no? -perdue dans ses papiers- bref! -fout tout en l'air- oh ta 2 sabres trop cool! un dans chaque main, et vas-y c'est parti pour LES GRANDS DEFRICHEMENTS MOUHAHAHA! meme que c'est historique la prof d'histoire nous rabache ça depuis des semaines... SUFIN POWAAAAAAA! Allez à toi itoo une super semaine (meilleure que la mienne en tout cas^^) so je te souhaite une très bonne lecture très chère compatriote émérite! -et inscrit toi sur ce foutu site, que je puisse te répondre en direct- Grrrr... MOIKKKAAAAA!

Note de l'auteure 1: héhé je pense que vous aviez compris que le code secret faisait référence à notre chère tante Agrippine dans les Orphelins Baudelaires... (pour ceux qui connaiseent hein) héhé je voulias faire un aut' p'tit coucou à Lemony mon ami qui m'a donné beaucoup d'inspiration! En plus,je voulias pas un code d'espionnage classique que tout le monde y pige que dalle... Bref!

Note de l'auteure 2: à grand chapitre, grand bavardage! euh... non c'est le contraireuh... -snif- PAS TAPER!

Note de l'auteure 3: et maintenant, une -courte- page de PUB! Vous aimez Hetalia? (Bah évidemment pov' cruche sinon on serait pas là en train de lire ta fic^^) Mouais, c'est vrai mais bon... PAS INSULTER AUTEUR! j'en était ou moi maintenant... ah oui, donc si vous aimez Hetalia, nos formidables représentants ET si vous aimez aussi le Giripan... bah venez lire la fic de Mey51 intitulée "Reste auprès de moi" (n'est-ce pas juste KAWAI? CHOUTITUDE POWA!) et à laquelle je vais bientot participer MOUHAHAHA fufufu~ vous verrez bien pourquoi héhé... the link is here: .net/s/7758529/1/Reste_aupres_de_moi

Note de l'auteure 4: ce n'est pas pour en rebuter certains mais ce chapitre sera l'un des plus importants, il n'a pas l'air, tout d'abord, mais si, en fait... et euh... je m'suis paumé là... -rassemble ses fiches- et vu qu'il sera un peu difficult to understand (surtout la part 2) je ferais un mini-résumé des avancées principales à la fin...

Note de l'auteure 5: évidemment je ne vous en vaudrais pas de décrocher un peu... mais please... DEMANDEZ si ya quelque chose que vous pigez pas au lieu de dire "vas-y j'y pige que dalle, j'arrete!" je trouve vraiment navrant les gens qui font ça... (et ils sont nombreux)

Note de l'auteure 6: dans ce chap, Tino va faire de la POESIE! Vous me croyez pas? Si si, c'est possible, 'fin ça vient du fait que j'arrivais pas à caser certaines desc. du coup j'les ais fourrées en pensées Tinoyesque... et le résultat est plutot bizarre...

Note de l'auteure 7: Vous me direz si c'est bizarre d'entendre quelqu'un commencer à gagatiser sans le savoir sur les yeux de son chéri fufufu~ bon, j'en dis pas plus, hein...

Note de l'auteure 8: le début est un peu zarb aussi... vous y verrez ce que vous voudrez bien y voir héhé! (embrouillentanisme = fait d'embrouiller hein = POWWAAAA! MOUHAHAHA)

Note de l'auteure 9: c'est pas moi qu'avais dit qu'y en aurai pas trop cette fois-ci des notes? MOUHA- SBAMM -fauché en route par une voiture qui passait par là-

Have Njut les gens!

Chapitre 9 Partie 1/2

Tino leva les yeux. Son téléphone lui fut soudain arraché des mains. Et l'autre fondit sur lui. Plus trace de méfiance dans son regard. L'attira dans ses bras.

Le jeune finlandais sentit un bras passer derrière ses épaules alors qu'un autre se refermait sur sa taille. Le suédois l'étreignit en un élan possessif, maladroit qui fit chavirer Tino, le poids presque entièrement déporté sur son corps le faisant chanceler, s'en apercevant soudain, son ravisseur rétablit l'équilibre et le tint serrer contre lui. Il se pencha ensuite légèrement et vint appuyer sa tête sur l'épaule de son prisonnier qui sentit ses joues et ses oreilles s'enflammer, le sang affluant beaucoup trop vite à son visage, tandis que l'oxygène paraissait ne plus alimenter correctement ses poumons et ses muscles oppressés. Ceux-ci, cédant à la pression des afflux nerveux, se détendirent jusqu'à paraitre se liquéfier, évacuant la tension qu'ils avaient accumulés jusque là et laissant à Tino les jambes pantelantes, ses artères et son cœur proches de l'implosion.

L'autre l'étouffait, et, sentant ses tressaillements de plus en plus incontrôlables, raffermit encore sa prise, l'enlaçant plus étroitement et l'étouffant davantage, si toutefois c'était possible. Sa main atteignit la base de son cou qu'il se mit à parcourir de lents mouvements circulaires qui firent frissonner le finlandais, sa peau se hérissant rapidement sous le contact glacé avant de se réchauffer progressivement à l'afflux du sang dans ses veines qui gonflaient et s'échauffaient sous la main du suédois, grande et douce malgré les callosités dont elle était emplie, le geste gauche sans être vulgaire, rude sans être celui d'un rustre, un geste bourru mais appréciatif, comme un remerciement, une tentative de réconfort.

Son bras marquait tout frémissement qui traversait son dos d'un léger effleurement, un toucher furtif du bout des doigts qui suffisaient à créer à chacun de ses passages lascifs de nouveaux tremblements dans son dos, lesquels allaient ensuite se perdre dans sa nuque, où davantage stimulés par les caresses chastes dont elle faisait l'objet, ils repartaient vers le visage avant de redescendre envahir les membres inférieurs. Chaque furieuse secousse qui ébranlait Tino était plus puissante que la précédente, se muant en soubresaut, presque en spasme, tant elles étaient plus intenses et violentes les unes que les autres.

Elles étaient en prime accompagnées d'une sensation indéfinissable s'apparentant à de la chaleur, comme une flamme qui lècherait les bords d'un vieux cliché, réduisant à néant tout sang-froid, tout équilibre, toute maitrise de soi. Le jeune finlandais se sentit pris de vertiges, des étoiles se mirent à danser devant ses yeux alors que le sol sous ses pieds tanguait dangereusement, semblant guetter sa chute finale pour l'engloutir, tandis que sa respiration n'était déjà plus qu'un souffle rauque qui s'échappait péniblement de ses lèvres, cependant qu'il tentait de retrouver son haleine.

Sans y parvenir.

Le monde était sans dessus-dessous, chaotique et paraissait perdre de son aplomb et de sa consistance en même temps que Tino, son seul appui résidant en l'autre, en son étreinte et en ses attouchements qu'il reproduisait encore et encore.

Il le suffoquait.

Et puis, sans un mot, une explication, sans un bruit susceptible de percer le silence assourdissant, pas même le plus petit froissement de vêtement, le suédois cessa soudain tout mouvement et relâcha le finlandais, gardant toutefois les deux mains sagement posées sur ses épaules. Il le contempla longuement alors qu'il haletait et peinait, dans son trouble, à recouvrer ses forces et sa contenance, l'autre le vrillant avec insistance avec cette lueur de frustration si coutumière en ses yeux qui, en cet instant, consumait toute le reste, perçant au plus profond des orbes de Tino, presque bleues sous la lumière changeante.

Il finit néanmoins par se détourner et défit la chaine qui reliait le jeune finlandais au pied du lit afin d'attacher la menotte vide à son propre poignet, et s'enferrer à lui comme il l'avait fait la veille.

Tino reprit peu à peu ses esprits et se sentit tout d'un coup très fatigué, lasse d'avoir à affronter sans cesse le regard et la présence étouffante de son ravisseur.

Ce type me fout les jetons, putain ! J'en ai marre, malgré mes heures de sommeil je suis crevé, j'ai envie de gueuler mais je peux pas et de toute façon je me sens si faible que je doute d'avoir assez de force pour m'énerver contre lui. Et puis c'est couru d'avance pour me tirer d'ici, donc je crains qu'il ne me reste qu'une seule solution, et pas des plus réjouissantes. Supplier, implorer, ça j'en suis capable, mais en essayant quand même de garder ce qu'il me reste de dignité, bref parlementer avec lui me semble être la meilleur option. Comme si j'avais le choix…

Il prit une profonde inspiration avant de lancer :

« Euh… excusez-moi, mais j'ai quelque chose à vous demander. » Le regard alerte et interrogateur que lui lança l'autre lui indiqua qu'il avait toute son attention.

Il fallait y mettre les formes, le zeste de politesse nécessaire à tout dialogue et à tout débat, surtout quand le dit débat ne se présente pas sous les meilleurs auspices. Il savait qu'il ne devait en aucun cas brusquer son adversaire, ou l'amener à penser ou à croire qu'il l'obligeait à quoi que se soit ou qu'il lui donnait des ordres, au contraire la situation nécessitait de formuler des hypothèses, attention, jamais de souhaits ou d'affirmations personnelles qui pouvaient être déformées ou mal interprétées, dans le cas présent, comme un rejet par exemple. Il lui faudrait user de trésors d'amabilité, de délicatesse et de courtoisie afin de convaincre son ravisseur, il devrait également faire preuve de ruse dans son argumentation, dans la tournure de ses phrases, bref, il n'avait qu'à faire son boulot, psy. Rien de plus simple.

Exactement comme si j'étais déjà diplômé et qu'il s'agissait là de mon premier « patient », pris comme ça c'est stressant mais moins chiant quand même ! Et comme disait mon instructeur, faut pas énerver les fous !

« Eh bien, je voudrais savoir quand, euh…, eh bien quand est-ce que vous pensez pouvoir me relâcher ? »

Argh ! Ma voix tremble et j'arrive pas à formuler une demande claire, faut qu'je fasse mieux que ça !

« Le temps qu'il faudra. » répliqua l'autre en le vrillant des yeux, ses sourcils formant soudainement une barre oblique qui venait appuyer l'expression de son regard.

Ne pas rentrer dans son jeu. Ne surtout pas s'énerver.

« Mais que se passerait-il si jamais, par exemple, bien sur ce n'est qu'une hypothèse, mais qu'arriverait-il s'il advenait que je tombe malade ? » fit Tino sur le ton de la conversation.

Diction correcte, phrase bien structurée, c'est ok !

Le suédois le jugea d'un œil cinglant, acerbe, la mine grave, sévère, comme s'il avait commis une bévue, un méfait grossier, proféré là une énormité, une connerie lâchée par mégarde mais porteuse d'une telle absurdité qu'elle en devenait grotesque. Tino se sentit rougir sous ce regard inquisiteur qui l'épinglait comme un gamin prit en faute.

Ses yeux paraissent chargés de nuages d'orage, de gros nuages gris acier, mais soufflés les uns après les autres par un vent implacable, glacé, anéantissant la tempête de doutes qui se prépare dans sa tête et les éclairs d'inquiétude qui pourraient filtrer dans son regard, comme le blizzard balaye les feuilles mortes en ne laissant rien derrière lui.

Un pli raide se dessina sous sa bouche lorsqu'il laissa finalement tomber, tel un professeur à un élève pas très futé : « Tu ne tomberas pas malade. »

Tino voulut insister, intrigué par cette affirmation qui n'exprimait rien d'autre que du dédain envers lui, mais l'autre reprit la parole :

« Je ne le permettrai pas. »

Sa voix était anormalement profonde et caverneuse, son timbre ferme et assuré empreint d'une gravité presque cérémoniale qui tendait à l'avertissement solennel, le tout vibrant d'une menace sourde, contenue, mais teinté d'accents démontrant une opiniâtreté absolue.

« Je ne permettrai à rien ni personne de t'enlever à moi.»

Ses inflexions, terribles, sonnaient comme une résolution inflexible qui signerait le glas de son existence, comme une condamnation à une sentence immuable, à un emprisonnement perpétuel, à perpétuité. Il s'agissait là du gage d'un engagement et d'un entêtement sans borne aucune.

« Pas même que l'on ne te fasse du mal. »

Ils ont maintenant la couleur bleu-gris des mers agitées, des rouleaux démontés qui emportent tout sur leur passage, tous les scrupules charriés comme des débris arrachés au rivage, chaque vague abolissant un peu plus les digues de certitudes et d'incertitudes, faisant tanguer mes pensées, comme un bateau assailli, pris par la houle.

Une telle démonstration de force était inutile cependant, Tino était déjà entièrement convaincu par ses propos.

Le jeune finlandais sentit de la sueur couler de son front et décida de ne pas insister, au vu de ces résultats peu glorieux et de l'ambiance électrique qui s'était installée, bien trop confortablement à son gout, depuis le début de « l'interrogatoire ». Une telle atmosphère ne lui permettant pas d'instaurer un dialogue efficace, il jugea bon de désamorcer la tension grandissante qu'il sentait croitre à chaque seconde, et ce en commençant par distraire l'attention du suédois.

« Ou sommes-nous, exactement ? »

Feinte. Ebauche de sourire angélique. Parfait !

Cette diversion eut tout du moins l'avantage d'adoucir quelque peu le regard de l'autre.

« A coté de la place Stortorget, à Gamla Stan.

- Ah Gamla Stan, le vieux quartier ! C'est votre maison ou…

- C'est un immeuble, le coupa t'il, et c'est chez moi.»

Chez lui ? Mais c'est un vrai taudis ici ! Nan, il a du dire ça pour me cacher la vérité, mais c'est ridicule, cet endroit doit être un squat ou un truc du genre… Mais mieux vaut ne rien dire…

Malgré sa curiosité, Tino préféra donc ne pas insister et changea de sujet.

« Vous ne voudriez pas allumer le chauffage, vous savez, même en étant économe, les matinées sont plutôt froide par ici et…

- Pas de chauffage. »

Yes, il m'a répondu !

Tino n'était pas sans se douter de l'absence de chauffage dans un endroit aussi insalubre mais le fait que l'autre est répondu à une question qu'il avait déjà posée précédemment montrait ses progrès en matière de communication. Ce n'était qu'une petite victoire, mais c'était déjà ça de gagné.

Il s'humecta les lèvres avant de poursuivre : « Et, il n'y a d'électricité non plus ? »

Il ne devait surtout pas avoir l'air de l'accuser de quoi que se soit, ou de le rabaisser. Ces questions devaient paraitre de simples interrogations, ni plus, ni moins, pas d'affirmations anticipées. Il ne devait surtout pas avoir l'air de se moquer de son ravisseur en lui posant des questions auquel il avait déjà la réponse.

« Non plus. »

Tino ne se découragea pas et poursuivit d'un ton encourageant :

« Par contre vous avez l'eau courante, c'est cool ça… »

Bon sang mais quel abruti ! C'est certainement la conversation la plus bizarre que j'ai jamais tenue… En même temps, c'est un bon entrainement pour le futur et…

« C'est par là.

- Hein ? Il a dit quoi, là ?

- Par là. » insista t'il en désignant le gouffre béant qui perçait le mur, semblant la bouche de quelque animal sauvage, s'ouvrant sur une cavité, une de ces grottes encastrées à flanc de montagne, sombre et inexplorée.

Donc, l'autre voulait qu'il le suive. Et il n'était pas question de refuser, question… de vie ou de mort. Tino déglutit.

Qu'est ce qu'il me cache encore ? Pourvu que ça soit pas un mauvais coup… Il leva les yeux. Les écarquilla.

Que se passe-t-il dans son regard… ? Cette lueur bleue ciel…

Tino hocha lentement la tête, avant de se baisser –aussi lentement que possible, il fallait bien l'avouer- et d'enfiler ses chaussures sur ses pieds gourds, ce qui lui procura un certain réconfort, tandis que le suédois dépliait sa grande carcasse pour l'entrainer jusqu'à cette pièce qui lui avait toujours semblée interdite d'accès, défendue et plus noire que l'entrée d'une mine, plus noire qu'un four, à vrai dire.

Il avait toujours eu peur du noir. C'était là une peur puérile, stupide, il le savait. Mais pas dénuée de sens, cependant. Depuis tout petit déjà, et pour peu qu'il se retrouve dans un endroit sombre, inconnu, il avait la désagréable impression de sentir les ténèbres l'étrangler par derrière, afin de le précipiter dans un abime sans fond, dont il ne ressortirait jamais.

Le jeune finlandais s'arrêta sur le seuil et cligna plusieurs fois des yeux, tentant de s'habituer à la pénombre ambiante. En pareille situation, et en l'absence totale de source de lumière susceptible de le rassurer, l'épouvante prenait le dessus sur le reste, le tétanisait, le clouait sur place.

Il entendit un craquement devant lui, sursauta, et cru, l'espace d'un effroyable instant, que c'était l'un de ces grincements que faisait le vent la nuit, en frappant contre les fenêtres, faisant trembler jusqu'aux tringles des rideaux qui les recouvraient. Il frissonna avant d'apercevoir la petite lueur orangé devant lui.

L'autre se retourna, tenant une allumette à hauteur de ses yeux.

L'effet était magnifique.

Je n'ai jamais vu ça, son regard semble emplie d'une flamme telle qu'elle embrase jusqu'à la cornée de ses yeux, enflamme tout ce qu'elle touche, incendie les craintes superficielles et les plus profondes, consume même les phobies les plus irrationnelles, celles qui sont ancrées en toute âme.

« Pour quand il fait trop noir, il précisa. J'essaye de garder une allumette pour quand je dois réparer la cuve, ou faire la lessive. »

Tino se sentit soudainement stupide.

« Regarde. » lui intima l'autre en le tirant par la manche de son manteau pour le placer au centre de la salle.

Tino regarda.

La pièce était de superficie comparable à celle qu'il venait de quitter, plus longue que large cependant, et sans être aussi étroite que « la salle de bain », elle avait davantage la forme d'un rectangle. Attenante au couloir et à « la chambre » qu'il desservait, elle semblait s'étendre du mur porteur de celle-ci à la porte d'entrée situé juste de l'autre coté de l'épaisse cloison. Laquelle était composé des mêmes pierres brutes et grises, fendues des mêmes brèches que celles qu'il avait pu observées jusqu'à présent. Le sol était fait du même revêtement indéfinissable et le plafond parcouru des mêmes veinures noircies.

Mais il y avait une différence : l'ameublement.

Vers l'entrée se trouvait une petite table rectangulaire sur laquelle reposait une unique boite d'allumette vide. Juste à coté, un grand placard avec tiroirs à boutons ronds, en face, plusieurs étagères superposées, toutes situées en hauteur pour laisser la place à un grand plan de travail qui couvrait presque toute la longueur de la pièce, s'arrêtant environ à hauteur de l'entrée et percé d'un trou en son milieu. Mais il y avait plus étrange : une sorte de grosse cuve de circonférence circulaire et haute d'un peu plus d'un mètre trônait dans le coin gauche de la salle en accaparant presque tout l'espace du fond. Le mobilier était intégralement en bois brut, et de fabrication semblait t'il artisanale, en témoignaient les aspérités et les bosses sur les planches du plan de travail, les incohérences au niveau des teintes de bois utilisés, ou encore les bizarreries d'assemblages des meubles comme chez la petite table dont la hauteur des pieds était inégale, ce qui la rendait instable.

L'ensemble, hétéroclite bien que formé d'un seul matériau, était malheureusement vierge de tout bibelot pouvant suggérer une présence humaine, comme c'était le cas jusque dans les brochures des magazines d'ameublement. Pas de nappe sur la table, ni de poubelle en plastique ou de vaisselle trainant dans l'évier pas d'évier du tout d'ailleurs, et pas davantage de trace de gazinière ni même du plus petit soupçon d'appeillage moderne.

En même temps, fallait s'y attendre.

« C'est moi qui est construit les meubles. » lança le suédois à Tino.

L'allumette s'éteignit.

Les yeux du jeune finlandais avaient heureusement eus le temps de s'acclimater à la semi-obscurité, laquelle était principalement due au fait que la salle ou il se trouvait ne possédait pas d'ouverture sur l'extérieur, et que la seule lumière qui lui parvenait était celle, déjà faible et pauvre, de la fenêtre de la « chambre ».

L'autre l'entraina vers le fond de la pièce, et s'arrêta devant l'étrange cuve qui évoquait à Tino un tonneau à vin géant.

« C'est une cuve et ça sert à récupérer l'eau de pluie, expliqua le suédois, tu vois le double cerclage en métal ? »

Tino opina du chef, maintenant que l'autre le disait, il le voyait.

« Il sert à maintenir la cuve étanche. J'ai eu beaucoup de mal à récupérer un morceau de la bonne taille et suffisamment souple pour résister à la pression de l'eau. »

Récupérer ?

« Et… vous l'avez fait vous-même ?

- Oui, c'est en partie ce qui me fait vivre. »

Tino sentit un frisson d'inquiétude le parcourir.

La façon dont il a dit ça… Je ne m'étais jusqu'à présent pas beaucoup interrogé sur les conditions dans lesquelles il vivait, mais là, ça dépasse tout ce à quoi je m'attendais, cette espèce de squat est bel et bien son lieu d'habitation, sa « maison »

« Tu vois ces tuyaux ? » demanda l'autre, interrompant comme toujours le court des pensées du finlandais. Lequel suivit du regard le doigt tendu en direction de deux fins tubes de métal qui partaient du haut de la cuve. Ils étaient de l'exacte couleur du mur et épousait parfaitement celui-ci, de sorte que si son ravisseur ne les lui avait pas montré, Tino n'aurait rien vu.

« L'un d'eux dessert la cuisine en eau, il va à peu près jusqu'au milieu du plan de travail ou se trouve une vanne d'ouverture, puis repart vers le mur extérieur ou il communique avec la gouttière chargée de récupérer l'eau tombée sur le toit. Le second tuyau va dans le sens inverse et traverse le mur du fond à la hauteur de la porte d'entrée, avant de revenir à l'intérieur et enfin d'atteindre la salle de bain.

- Donc vous n'avez pas non plus l'eau courante ? » s'enquit Tino, la voix agité par une sorte d'excitation qu'il ne cautionnait pas d'habitude.

Il frémit lorsque l'autre secoua négativement la tête. De peur ou d'émoi, il n'aurait su le dire.

Tino continua donc, mu par ce genre de curiosité morbide qui pousse des gens à s'agglutiner sur le lieu d'un accident ou à la vue d'un phénomène sortant un tant soit peu de « l'ordinaire », le poussant malgré lui à vouloir connaitre tous les détails.

« Et pour la vaisselle, la lessive, ou se laver les mains, vous faites comment… ?

- Le trou au centre du plan de travail est situé juste en dessous du robinet d'ouverture, il n'y a donc qu'à poser une vasque par-dessus pour que l'eau coule comme dans un évier, et puis, sans raccordement au réseau des eaux usées, je suis obligé d'aller jeter l'eau sale dehors ou via la bonde dans la salle de bain, c'est pareil.

- Et vous avez pas peur de manquer d'eau parfois ?

- Nan, la cuve a une capacité de 1200 litres, ce qui est largement suffisant pour un usage quotidien.

Une pause, tandis que Tino se demandait sur quel sujet il allait bien pouvoir à présent questionner le suédois.

« Et… vous vivez ici toute l'année ? » finit-il par demander, la voix tremblante, les mains moites, l'air fébrile.

L'autre haussa un sourcil surprit, puis hocha lentement la tête, comme s'il trouvait la question de Tino bizarre, voir dérangeante.

Le jeune finlandais sentit son sang se glacer dans ses veines.

Sa craint comme logement ! Déjà, moi, j'y fais pas une semaine, mais lui, il doit y vivre toute l'année ! Et en plus, ça a pas l'air de le déranger plus que ça ! C'est comme s'il s'en accommodait, comme s'il s'en accordait…

« Mais vous avez quand même assez pour bouffez à votre faim quand même… ? » fit-il, grelottant sur ses jambes flageolantes.

C'est bien ce que je disais, le froid m'assaille à nouveau.

L'autre le tira soudainement par la manche pour le placer devant l'unique placard de la « cuisine ».

Qu'il ouvrit.

Tino se sentit prit de nausées.

Rien. Il n'y a rien. Rien d'autre qu'un bois devenu verdâtre par endroit et qui sentait de renfermé, une odeur de moisi, qui vous assaille dès que vous mettez le nez à l'intérieur. Ce n'est pas une odeur très forte en fait, comme dans un frigo laissé ouvert des semaines, mais une faible odeur qui persiste et flotte dans l'air comme un gaz empoisonné et disparait sitôt le placard refermé. C'est même pas une odeur de pourriture à proprement parler, ça sent plutôt…comme si on avait entreposé là des aliments déjà périmés puis qu'on les avait retiré pour cause d'hygiène, c'est plus une trace d'odeur qu'une odeur réelle… une trace, légère, mais bien présente.

Une simple trace de déchéance. Dégradante et navrante.

« Comme tu le vois, le bois a commencé à pourrir, on ne peut rien conserver de comestible là-dedans, c'est pourquoi je conserve toutes les denrées alimentaires sur les étagères. »

Il se tourna et se tint immobile, laissant Tino admirer à loisir les étagères aussi vides que le placard.

« Mais…

- Nous avons terminé ce qu'il restait ce matin, l'interrompit l'autre, j'irai donc faire des courses tout à l'heure. »

Il se baissa légèrement et ouvrit le tiroir situé juste en dessous de la porte du placard, pour en sortir le grand sac de toile bleu que Tino avait déjà aperçu la veille.

« Alors, c'est pour ça que vous étiez parti hier ! Vous allez à la « föreningen hjälp för de fattiga », ou quelque chose du genre? » demanda t'il sur le ton de la conversation, en essayant de paraitre le plus poli et aimable possible.

Il ne veut probablement pas de ma pitié, alors mieux vaut ne pas en afficher ouvertement et ne pas paraitre trop compatissant. Encore une fois, il ne doit pas se sentir rabaissé, se dit Tino.

L'autre secoua négativement la tête.

« Ah bon ? Mais vous faites comment alors ? » fit le finlandais, interloqué.

« Les réserves s'épuisent vite. » se contenta de soupirer le suédois en retour, sans répondre à sa question.

L'espace d'un instant, je ne suis pas sur, mais son regard…on dirait qu'il a flanché, vacillé comme la flamme d'une bougie quand on souffle dessus, avant de revenir à sa position initiale… Et le coin d'azur bleu ciel qu'il m'a semblé apercevoir tout à l'heure a disparu.

« Si tu veux vraiment savoir, tous les deux ou trois jours, le soir, je vais faire les poubelles du quartier, c'est là ma principale source d'approvisionnement.»


MOUHAHAHA SA RUINE TOUT HEIN? Comme je disais, nos persos préfs sont ceux qu'on martyrise le plus... qu'est ce que vous voulez, je n'y peux rien, c'est naturel, qu'est-ce que j'y peux? OUAHHH! -évite un coup de stick- OYAAAA! Berwy je parlais aux lecteurs là pas à toi! WTF? (et maintenant je vais avoir le privilège de me faire course-poursuiter par non seulement Tino, mais aussi Swe...) KYYAAAA! -coup de stick sur la tete- je n'ai qu'un mot à ajouter... VDM

Sinon, résumé des avancées:

- la photo dont je parle au début, c'est celle du chap 5 bien entendu!

- donc ce povre Berwy -aie- faut que j'arrete de l'appeler comme ça bref! donc Swe vit dans une espèce de taudis qu'il considère comme sa "maison" vous verrez la prochaine fois pourquoi, il n'a ni eau courante ni électricité et doit fouiller dans les poubelles... -aie-

- Tino commence à etre -légèrement- moins effrayé et montre des "sensations" on parle pas encore de sentiments hein...

Bon après, j'espère que vous avez vu la poésie, elle est belle n'est-il pas? (Vous avez intéret à répondre OUI) Est-ce que le retournement de situation vous a surpris ou est-ce que vous vous y attendiez? Et n'ai-je pas trop décendu Berwald quand meme?

N'hésitez pas à répondre à ces questions via reviews comme d'hab! Et, svp, je vous en supplie, attendez de voir la suite si j'ai complètement cassé l'image et la réputation de Sweden, attendez la suite, vous verrez, j'me rachète, c'est promis!

Bien entendu, je n'oublie pas Chantilly, ton one-shot devrait arriver dans un peu plus d'une semaine -calculatrice à la main-

Et sinon, est-ce que l'un d'entre vous aurait la moindre idée de pourquoi le forum marche plus (je parle pour les inscrits évidemments) et si oui pouvait faire quelque chose pour le réparer parce que c'est chiant huhu^^

Sur ce, je me dépeche de poster, de toute façon je vais etre en retard en cours mais bon, j'me dépeche quand meme!

Comme disais Italy, 20 minutes de retard, c'est pas vraiment du retard! The citation of the week!

Sayonara mina-san / Arrivederci a tutti / Das vidania / Bye people / Tchus mes enfants! MOIKKA!