Hellooooooooo !

Désolée de sortir ce chapitre tard, j'ai pas réussi à me concentrer avec la rentrée demain... (paix à mon âme) Du coup j'espère qu'il n'y aura pas trop de fautes... Au fait, merci pour toutes ces reviews ! Vous avez pété le record ! Je vous aime beaucoup beaucoup beaucoup ! Bonne lecture ;)

Titre : Là où mène la curiosité

Auteur : baekjeong

Pairing : WolfStar

Rating : T (même s'il va sûrement passer à M)

Disclaimer : Les personnages et l'univers de Harry Potter ne m'appartiennent pas. Ils sont à J.K. Rowling pour qui j'ai un respect sans limite...

Résumé : Avec Sirius, il en faut peu pour se retrouver dans la panade. Alors il suffit d'un cours séché et d'une tentative de blague sur un Sang-Pur peu recommandable pour que tout dérape... Sirius et Remus logent désormais dans les cachots du Manoir Malfoy, mais comment sortir d'ici ?

Réponse aux review anonymes :

celia04 : Merci pour le compliment ^^ N'hésite pas à me faire part de ton avis, ça me fait plaisir. J'espère que la suite te plaira et que tu continueras à me lire. Tschuss ! ^^

ClumsyFangirl : Yo ! Puisque tu as la flemme de te connecter, je te réponds ici ^^. Moi aussi j'ai bientôt un bac blanc, donc je comprends, t'inquiètes ! Rowling l'a écrit : Greyback préfère les enfants (ah... la pédophilie...) donc sa meute aussi par extension XD je laisse ton imagination combler les trous laissés par mon écrit, mouahahaha ! Je suis contente que les chapitres (et le tripotage) t'aient plu.

Chapitre 12

Manoir Malfoy, 15 janvier 1976

Blottis l'un contre l'autre, ils regardaient le soleil décliner à travers un soupirail. La température baissait, transformant leurs souffles en volutes blanches dans l'air frais. Il devait être pas loin de seize heure, un silence religieux régnait dans les cachots, plongeant ses habitants dans une atmosphère reposante. Pourtant, Remus tiquait nerveusement, attendant la désagréable visite à laquelle il n'échapperait pas. Il sentait la pression monter et, s'il ne craquait pas, c'était seulement grâce à la main de Sirius dans la sienne. Dans un mouvement apaisant, ce dernier caressait le dos de la main tendue de son ami dont la tête reposait, encore et toujours, sur son épaule. Remus faisait une tête d'enterrement et soupirait à pierre-fendre, ce qui commençait à passablement énerver Sirius : ça ne lui ressemblait pas de subir sans réagir... Il se dégagea, plantant son regard dans celui de son compagnon :

« Tu comptes rester comme ça combien de temps ? Non, parce que ça m'étonne de toi de baisser les bras...

- Et qu'est-ce que je dois faire à ton avis ? demanda-t-il en baissant les yeux. Je ne suis pas de taille, il m'aplatit comme il veut...

- Déjà, arrête de baisser les yeux ! Ne le laisse pas faire ce qu'il veut ! Tu es parti perdant la dernière fois, cette fois, ce sera différent ! Mets-lui la branlée de sa vie !

- Ça a l'air si facile quand tu le dis... Mais je ne suis pas sûr d'y arriver, c'est aussi une question d'instinct : je ne peux pas le défier ouvertement, c'est contre-nature dans mon cas...

- Et, à ton avis, que font les Maraudeurs depuis tout ce temps ? Ils cassent les codes, passent au-dessus des règles pré-établies. Et tu fais partie de ce groupe alors : SORS-TOI LES DOIGTS DU CUL OU JE M'EN CHARGE POUR TOI ! » cria-t-il en se relevant, les poings serrés.

Remus éclata de rire devant la réaction de son ami. Vraiment, il savait le remettre sur pieds en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Il lui lança un grand sourire avant de lui attraper le col pour le ramener sur le sol et... lui rouler la pelle de sa vie.

« Ok, ça marche comme ça : s'il recommence, je lui casse la gueule, déclara Remus.

- Heu... je... ouais, on marche comme ça... ajouta Sirius, encore secoué par cette démonstration, inhabituellement publique, d'affection.

- Allez, remets-toi, dit-il d'un ton presque moqueur. Je t'ai vu en faire des plus impressionnants avec tes copines... dit-il en se levant

- C'était pas pareil ! Avec toi, c'est plus... sérieux. »

Remus ouvrit des yeux ronds : c'était seulement lui ou Sirius était limite en train de lui faire une déclaration d'amour ? D'ailleurs, ils étaient tout les deux rouges et ne savaient plus où se mettre. Mais ils n'eurent pas à supporter ce silence gênant très longtemps : des pas lourds résonnaient dans l'escalier. Ils se tournèrent comme un seul homme vers l'entrée du sous-sol. Sirius se remit sur ses deux pieds, un masque froid et méprisant sur le visage. Il détestait sa famille autant que l'éducation qu'ils lui avaient donnée mais, pour le coup, il leur était reconnaissant de lui avoir appris à se maîtriser un minimum. Intérieurement, il priait pour que l'être infâme qui se tenait désormais devant eux leur apporte une ''bonne nouvelle''. En tout cas, à la tête que tirait le Loup-Garou, quelque chose le chiffonnait :

« J'suis venu faire le garde-chiourme, dépêchez-vous de sortir » ordonna-t-il d'un ton qui ne laissait pas la place à la défiance.

Si la situation s'y était prêtée, les deux adolescents auraient sauté de joie. Mais ils se contentèrent de serrer leurs mains discrètement tout en sortant de la cellule à la suite du grand homme. Ils traversèrent la quasi-totalité du Manoir, courant presque derrière leur guide. Remus commençait à s'agiter, il luttait pour garder ''le monstre'' sous contrôle, pour éviter de laisser le loup prendre le contrôle en plein milieu du bâtiment. Sa respiration devenait lourde et ses sens s'aiguisaient : l'odeur d'une meute lui parvenait dans un état de demi-conscience. Mais une autre odeur lui chatouillait les narines : un humain. Sirius vit Remus se tourner vivement vers lui, à la limite de l'agressivité : il n'avait pas intérêt à garder cette forme trop longtemps... Il se concentra un instant et entreprit sa métamorphose. Le regard de Remus était beaucoup plus serein lors de ces nuits quand Patmol remplaçait Sirius. Le grand chien noir donna un coup de tête affectueux dans la main de son ami, cherchant son attention. Un regard doré se posa sur lui : le loup avait l'air plus réveillé que jamais et reconnaissait son compagnon de jeu. Il s'arrêta un instant et se baissa pour passer ses bras autour de la boule de poils, humant son odeur et caressant au passage le pelage soyeux.

Greyback s'arrêta à son tour en remarquant que les bruits de pas derrière lui avaient cessé. Jetant un regard derrière lui, il héla son louveteau et l'autre chiot pour qu'ils se bougent les fesses : ils auraient tout le temps de se faire des câlins plus tard... Le sinistros lui lança un regard plein de dédain, refusant de toute évidence son autorité. Il s'assit sur le sol, dardant le grand homme d'un regard haineux. Celui-ci croisa les bras et ricana, dévoilant des dents pointues :

« C'est quand tu veux, gamin. » lui jeta-t-il avant de reprendre sa route.

Il entendit un grognement peu avenant lui répondre mais les pas reprirent dans son dos. Le Lord confinait toujours sa meute dans l'aile ouest, dans les sous-sols qui avaient été ensorcelés de façon à ce qu'aucun loup en furie n'arrive à sortir. Il allait être temps d'arriver, il sentait la transformation proche et le louveteau allait bientôt perdre les pédales. Ils descendirent des escaliers et atteignirent enfin la ''forteresse''. Il referma une grille derrière eux et la scella d'un sortilège. La meute au complet était réunie dans la pièce.

Sirius se sentait mal à l'aise : les hommes dans la pièce le fixaient bizarrement, comme s'il était de trop...

« Bah alors, Fenrir, je ne savais pas que tu ramassais les cabots errants, railla l'un d'eux.

- Le Lord me l'a collé dans les pattes sans me demander mon avis, je m'en serai bien passé...

- Est-ce que c'est grave s'il lui arrive un petit ''accident de parcours'' ?

- Malheureusement, il est ''intouchable'' : Sang-Pur oblige. Il est dans les bonnes grâces des Malfoy alors, à ta place, j'éviterai d'en faire un casse-croûte.

- Tch ! Dommage. »

Remus s'était accroupi, profitant du contact rassurant et connu d'un membre de sa propre meute. Il observait discrètement et silencieusement les hommes rassemblés. Il semblait inquiet. Même diminué par son état lupin, il arrivait à se rendre compte que quelque chose était différent de d'habitude : où était la forêt ? Pourquoi d'autres loups se trouvaient-ils avec eux ? Il rejetait sans cesse la présence de son loup, le refoulant violemment. Cette partie de lui était donc sous-développée, elle ne savait pas agir comme l'adulte qu'il était presque et avait un comportement très impulsif. Les regards de la meute étaient désormais posés sur ce nouvel arrivant inattendu qui semblait les fuir, leur préférant un chien galeux. Ils ressentaient une sorte d'atteinte à leur fierté : comment pouvait-on préférer la présence de cette chose à celle de puissants dominants ? Ça n'avait pas de sens ! Des grondements s'élevèrent, menaçants. Les rayons de la Pleine Lune filtraient désormais par un soupirail. Les plus jeunes commençaient à se transformer, tout comme Remus. Ce dernier était incontestablement le plus petit. Il ressemblait trait pour trait à un loup ordinaire, si ce n'était sa fourrure fauve beaucoup trop vive, tandis que les plus costauds dépassaient bien un mètre. Sirius s'était tassé dans l'ombre d'un coin : il se sentait déjà petit à côté de Remus, alors à côté des autres, il avait l'air d'un bébé. Son compagnon s'était tranquillement installé à ses côtés, surveillant du coin de l'œil le reste de la meute : ils n'avaient pas intérêt à se montrer agressifs envers son ami !Plusieurs se tournaient vers eux. Ils n'avaient pas réellement l'air de vouloir le bouffer, ils étaient juste curieux, contrairement à leurs homonymes humains... Le petit loup fauve lui mordillait les oreilles : Pourquoi tu ne joues pas ? J'ai fait quelque chose de mal ? Il lui lançait un regard suppliant, alors le chien noir se leva et se jeta sur lui. Il n'y avait pas de raisons pour qu'une vingtaine de Loup-Garous les empêchent de profiter de ces rares moments de jeu. Il jappa, comme pour dire « C'est moi le plus fort ! » tandis qu'il tenait Remus contre le sol, la queue en panache et les oreilles dressées. La revanche ne se fit pas attendre : une mâchoire l'agrippa et le fit tomber sur le côté tandis qu'une tornade fauve lui sautait dessus, toute contente de jouer. Les adultes s'étaient assis et les regardaient faire, intrigués. Ils avaient rarement – et même jamais – eu des louveteaux assez jeunes pour jouer ainsi. Seul Fenrir n'avait pas l'air d'apprécier le spectacle : pourquoi son louveteau les délaissait-il autant pour s'occuper d'un insecte pareil ? Il se dirigea vers les deux jeunes et attrapa le chiot noir par la peau du cou et le lança du côté de la meute. Remus se releva, déboussolé : où était passé Sirius ? Un énorme mâle gris lui faisait face. Il ne comprenait pas. Il tenta de contourner le colosse mais celui-ci se décala pour être de nouveau sur son chemin. Le petit loup grogna : Arrête de m'embêter ! Il passa en force, bousculant son vis-à-vis au passage. Mais celui-ci ne l'entendait pas de cette oreille. Il mordit violemment l'épaule du plus jeune et le ramena brusquement devant lui. Loin de se décourager, il recommença. La punition arriva à une vitesse fulgurante et il fut projeté vers le mur opposé. Remus regarda de l'autre côté : Sirius était bloqué par les autres membres de la meute. Ils n'interviendraient pas, ils étaient trop soumis à leur Alpha. Le sinistros le regardait, l'air inquiet, et tentait tant bien que mal de se dégager. Mais c'était sans compter un énorme mâle brun qui le gardait coincé, couché entre ses deux pattes avant. Celui-ci passait de temps en temps un coup de langue sur les oreilles du chiot, semblant, contre toute attente, l'apprécier. Sirius tentait de se soustraire à cette marque d'affection, mal à l'aise. Il avait bien reconnu le dominant qui avait parlé de faire de lui un ''casse-croûte''... Mais il sentait bien le sous-entendu et le grand mâle se collait contre lui... Au secours ! Sortez-moi de là !

De son côté, Remus ne s'en sortait pas mieux : Greyback l'acculait contre le mur, les babines retroussées. Le louveteau couinait, cherchant une issue pour échapper à la trempe qu'il allait se prendre. Le dominant devant lui n'avait pas l'air d'apprécier les ados rebelles... Il sentait le sang battre à ses tempes : Sortir, maintenant ! Il donna un grand coup de tête dans la mâchoire qui allait, une fois de plus, s'abattre sur ses flancs, et se faufila entre les immenses pattes. Un hurlement de rage s'éleva, il n'avait pas intérêt à se faire coincer une fois de plus parce que ce serait sûrement la dernière fois... Il se retourna vers l'Alpha, montrant les crocs, les poils hérissés. Il était peut-être petit mais il était surtout agile, contrairement à ces énormes bêtes : beaucoup de puissance, mais d'une lenteur affligeante. Il attaqua le premier, enfonçant des crocs acérés dans l'encolure de son adversaire. Celui-ci leva la tête, surpris de l'assaut, et donna un coup griffu dans le ventre de son assaillant. Remus rencontra durement le sol, sa tête tournait. Il se releva rapidement, il n'avait qu'une certitude : il fallait tenir jusqu'aux derniers rayons de lune, ce qui ne devait plus tarder. Le loup gris se jeta sur lui, l'écrasant de tout son poids, et recommença à le mordre, beaucoup plus profond cette fois. Remus souffrait en silence, il sentait les dents transpercer sa peau et libérer son sang à chaque nouvelle morsure.

Sirius ne pouvait plus supporter ce spectacle morbide. Il se libéra d'un coup, mordant franchement la patte du dominant qui le contraignait. Il sauta sur le dos de Greyback, refermant sa mâchoire de toutes ses forces contre l'échine de l'Alpha. La réaction fut immédiate : il lâcha le petit loup pour essayer de se débarrasser de l'impudent bâtard qui osait l'attaquer dans le dos. Il se débattait pour le faire tomber. Sirius sentait une sueur froide perler dans son dos : il ne devait surtout pas lâcher ou il allait terminer en lasagne-bolo... Il voyait la gueule de son adversaire claquer à quelques centimètres à peine de ses pattes et de sa queue. La bataille dura une vingtaine de minutes avant qu'il réussisse à balancer le chiot sur le sol.

Mais déjà, les derniers réels rayons de lune disparaissaient en même temps que l'astre qui les produisait. La transformation inverse touchait les membres de la meute un à un. Les hommes remplaçaient les loups. Remus était resté en boule à même le sol, ses blessures se refermaient douloureusement tandis qu'il reprenait le contrôle de son corps. Une langue chaude passait sur son visage : Patmol s'inquiétait apparemment... Il releva la tête en souriant faiblement. Une voix résonna :

« T'as intérêt à te lever, parce que je ne compte pas te porter » railla Greyback.

Sirius reprit l'ascendant sur Patmol et se tourna vers le Loup-Garou, le regard incendiaire : oh oui, s'il pouvait pouvait tuer quelqu'un, il savait qui... Il aida Remus à se lever, ce qui n'était pas une mince affaire où qu'il pose sa main, il recevait des plaintes de douleur. N'y avait-il pas un seul endroit qui ne le faisait pas souffrir ?

Greyback déverrouilla la grille et marmonna qu'il les emmenait voir ''cette infirmière de mes deux'' parce que sinon, Abraxas allait se plaindre des taches de sang dans ses cachots. Charmant... pensa Sirius. Plus qu'un jour...

À suivre

Alors ? Ça vous a plu ?

N'hésitez pas à me laisser une review ^^ (trop fatiguée pour les remarques glauques, désolée -_-'')