Auteur : Hiyoru
Rating : K+
Disclaimer : L'univers de Bleach et ses personnages appartiennent à Tite Kubô. L'histoire et Airyuu sont sorties de mon imagination. Prière de ne pas y toucher sans autorisation, merci.
Paring : Néant (pour le moment)
Note :
Les Oubliés
Chapitre 11 : Savoir c'est pouvoir.
Ou, en prison, on n'apprend peut-être rien mais alors ce sont les autres qui cherchent.
[…] Elle courrait presque, regardant d'un air désespéré les salles successives. Ou était cette foutue classe ? Brusquement, elle heurta quelqu'un de plus grand qu'elle et tomba les fesses au sol.
- Est-ce que ça va ? lui demanda le garçon qu'elle avait percuté.
Ayame le dévisagea, sans rien répondre, ce qui frisait l'impolitesse. Des cheveux blancs coupés assez courts, des yeux bruns comme le bois, des sourcils noirs… Il devait s'agir d'Ukitake Jyuushiro. LE Ukitake. Celui qui faisait soupirer la plupart des –rares- filles de l'Institut un de ceux grâce auxquels, cinq ans auparavant, la classe élite avait été fondée. Sa classe. Même elle, une première année, savait de qui il s'agissait. Se rendant compte qu'elle était muette depuis plus d'une minute, Airyuu rougit et se releva d'un bond.
- Euh ! Je suis désolée, Ukitake-sempaï ! s'exclama-t-elle en s'inclinant. Je ne vous avais pas vu !
- Ce n'est rien, assura-t-il avec un sourire. Tu ne t'es pas blessée ?
- Non, merci de vous en inquiétez ! Je dois y aller, je vais être en retard ! Au revoir ! dit-elle, s'inclinant de nouveau, avant de pratiquement s'enfuir, plantant là un sempaï décontenancé.
[…]
Ayame se réveilla une fois encore. Elle avait déjà émergé de son sommeil plus d'une dizaine de fois mais, jusque-là, ces réveils avaient été brumeux et n'avaient durés que quelques secondes pour la plupart. Cependant, celui-ci était différent. En effet, elle se sentait lucide. Elle était lucide et se payait une migraine mémorable. Elle se prit la tête entre les mains, appuyant ses paumes contre ses paupières et gémit.
« Punaiiiise… Ma têêêête… Boboooo… J'ai bu quoi moi pour me payer une migraine pareille ? »
Lorsque la douleur se fut atténuée après la plus longue heure de sa vie, elle releva la tête et regarda autour d'elle. Ayame se trouvait, une nouvelle fois, en cellule. Son regard fut attiré par un mouvement, près des barreaux de sa prison. Un garde se trouvait là, veillant au grain. Enfin… Il était censé veiller au grain parce que là, il ronflait, appuyé sur sa lance.
Airyuu se leva précautionneusement et s'avança sans bruit jusqu'aux lattes verticales qui la maintenaient prisonnière. Au passage, elle constata que ses poignets avaient de nouveau été entravés. Lorsqu'elle fut proche du shinigami, elle se racla bruyamment la gorge. L'autre sursauta et regarda autour de lui d'un air perdu.
- Quoi ? Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Je ne dormais pas !
- Euh… Salut ! lui lança-t-elle.
Le garde se raidit aussitôt et jeta un regard vers sa prisonnière. Qui était parfaitement réveillée et lui faisait signe de la main –ou plutôt des mains puisque ses poignets étaient attachés ensemble. Il déglutit. Pourquoi est-ce que ça arrivait pendant son tour de garde ?
- …
- Quel jour sommes-nous ? demanda-t-elle encore.
- En quoi cela vous intéresse ? rétorqua le garde, méfiant, avant de se mordre la lèvre.
Ne pas parler à la prisonnière ! Il devait appliquer les ordres !
- On perd rapidement la notion du temps en cellule et cela m'arrangerait…
- …
- Non ? Bon, tant pis !
Ayame alla s'asseoir sur son lit et attendit.
Quelques heures plus tard (deux ? Trois ? Elle ne savait plus. Compter le temps c'était vraiment chiant), la relève se fit et le garde partit presque en courant. Elle se doutait ce qu'il allait faire : prévenir ses supérieurs. Bientôt, elle en mettrait sa main à couper, on lui rendrait visite. Ou alors, ce serait elle qui rendrait une petite visite, tout dépendait.
Effectivement, quelques temps plus tard – quand elle disait qu'on perdait rapidement la notion du temps ! – quelqu'un vint lui rendre visite. Mais ce n'était pas celui qu'elle pensait qui vint, non. Celui qui arriva avait les cheveux noirs, le teint blanc et les yeux gris. Airyuu fronça les sourcils.
- Capitaine Kuchiki ? Qu'est-ce que vous faites là ?
Le noble haussa un sourcil. Elle le vouvoyait de nouveau apparemment. Et l'appelait par son rang.
- Je vais où bon me semble, répondit-il.
- Ah… Donc, vous avez vu de la lumière et vous vous êtes dit « tiens, et si j'allais voir la prisonnière » ?
De nouveau ce ton railleur. Décidemment, le capitaine de la sixième ne l'aimait vraiment pas.
- …
Il examinant alors la femme de la tête aux pieds. Les cheveux étaient courts, en bataille, et certaines mèches lui retombaient dans les yeux. Ses yeux étaient gris-argent et légèrement en amandes. Son nez busqué et ses lèvres minces s'accordaient avec son visage fin et sans prétention. On ne lui avait pas ôté son shihakusho cette fois et celui-ci était tout froissé. Il était plus serrant que les uniformes normaux, de même que son hakama, mais pas au point de lui coller à la peau comme celui du Capitaine de la seconde division. Les manches s'arrêtaient vers le milieu de ses avant-bras et elle portait les tabi* traditionnelles.
Elle croisa les bras. Du moins, elle essaya mais dû y renoncer à cause des menottes.
- Vous avez fini de me reluquer ?
- … Qui es-tu ?
Airyuu soupira.
- Vous n'en avez pas marre de poser toujours la même question ?
- Ton nom n'est mentionné dans aucune formation du Gotei 13.
- Z'êtes sur d'avoir bien regardé ?
Le Taicho lui lança un regard froid.
- Evidemment.
Il n'allait certainement pas avouer à cette gueuse que les archives de sa famille avaient, pour la première fois, fait défaut. Ayame haussa les épaules.
- Tant pis alors.
- Réponds.
- A quoi ?
- A ma question.
- Laquelle ?
Elle commençait sérieusement à l'agacer.
- Qui es-tu ?
De nouveau, elle soupira.
- Je l'ai déjà dit !
- Et ?
- Si tu veux plus d'infos, va demander au Vieux et lâche-moi les basques, abruti !
Elle s'était remise à le tutoyer.
- N'as-tu donc aucun respect ?
Elle lui tira la langue. Le sourcil du noble se haussa d'un demi-centimètre face à ce comportement puéril.
- S'tu veux un conseil, va voir à l'Institut. Peut-être y trouveras-tu encore quelque chose. Maintenant, fiche-moi la paix, dit-elle.
Elle lui tourna le dos, trébucha contre le sceau, jura un peu puis se recoucha sur le lit, lui tournant le dos.
Le Capitaine resta planter là encore quelques secondes avant de s'en aller, à la grande joie de la prisonnière qui sauta aussitôt de son lit pour coller son oreille à terre. Il lui semblait avoir entendu du bruit dans le lointain, trop faiblement pour qu'elle en soit sure. Comme le son était ondes, il se propageait notamment par le sol, ce qui expliquait son comportement. Les pas du Capitaine la gênèrent un instant Ayame puis ils s'estompèrent, lui permettant d'avoir le cœur net.
Ta, ta – ta – ta, ta – ta – ta – ta, ta – ta, ta, ta – ta, ta, ta – ta, ta, ta, ta, ta, ta – ta – ta, ta, ta – ta, ta, ta, ta – ta.
C'était bien ce qu'elle pensait, Kurosaki lui envoyait un message et elle devait lui répondre. Alors, voyons, qu'elle se souvienne… Trois longues, deux brèves et une longue, deux brèves. En langage décodé, cela devait donner quelque chose comme : « Peux-tu m'entendre ? ». Les humains inventaient des trucs bien utiles parfois Ayame s'attela aussitôt à lancer une réponse sous le regard éberlué de son gardien.
Les deux captifs continuèrent leurs échanges, frappant le sol avec le sceau pour produire les sons, jusqu'à ce que les gardes, ayant marre de ce tintamarre, ne les engueulent. Ils durent alors cesser mais cela n'avait aucune importance car ils savaient ce qu'ils allaient faire à présent.
.*.
Unohana était perplexe. Oui, Unohana Retsu, Capitaine de la quatrième division depuis de nombreux mil… siècles, était perplexe et, avec elle, Ukitake et Kyouraku. En effet, si la première avait trouvé les dossiers médicaux recherchés, les deux autres n'avaient strictement rien dégoté. A croire que les deux captifs n'avaient jamais existés ! Pourtant, au vu des deux dossiers qui trônaient devant les trois compères réunis, ce n'était visiblement pas le cas. Une nouvelle fois, ils jetèrent un coup d'œil au contenu :
Airyuu Ayame :
[…]- Le sixième officier de la huitième division Airyuu Ayame a été reçue de toute urgence à la quatrième suite à une attaque de hollows ayant entrainé des lésions graves sur tout l'appareil digestif e les côtes flottantes. Bilan : rétablie après deux mois de repos complet à la quatrième division.
- Le troisième siège de la treizième division Airyuu Ayame a été reçue à la quatrième division suite à un entrainement ayant entrainé une double fracture du cubitus droit. Bilan : soins de jour, a pu repartir une heure après.
- Le Vice-Capitaine de la treizième division Airyuu Ayame a été reçue à la quatrième division suite à une embolie pulmonaire. Bilan : rétablie après une semaine.
- Le Capitaine Airyuu a reçu les soins du premier escadron dans le Monde Réel suite à une attaque de hollows. Blessures sans gravités. […]
Kurosaki Isshin :
[…] - Le Lieutenant de la huitième division Kurosaki Isshin a été reçu à la quatrième division suite à un entrainement ayant entrainé une fracture de la rotule gauche. Bilan : soins de jour, a pu repartir après une heure.
- Le troisième siège de la huitième division Kurosaki Isshin a été reçu à la quatrième division suite à une attaque de hollows ayant entrainé des dommages sur la clavicule et l'omoplate droite. Bilan : a pu repartir au bout de deux heures.
- Le Vice-Capitaine de la neuvième division Kurosaki Isshin été reçu à la quatrième division suite à une grippe intestinale aigüe. Bilan : a pu repartir au bout de trois heures.
- Le Capitaine Kurosaki a reçu les soins du premier escadron dans le Monde Réel suite à une attaque de hollows. Blessures sans gravités. […]
Sur les dossiers était à chaque fois indiquée la date à côté de chacune des interventions. Il était intéressant de noter que les fractures de l'entrainement étaient arrivées le même jour à la même heure pour les deux concernés, de même que les soins dans le Monde Réel. Mais, plus surprenant, les premières dates (lorsqu'ils étaient tout deux douzièmes sièges de la neuvième division) coïncidaient, à quelques années près à leur propre entrée dans le Gotei 13.
- Yare, yare*, Airyuu a été ton Vice-Capitaine et tu ne t'en souviens même pas ! C'est du beau, ça, Jyuushiro-kun ! lança Kyouraku pour détendre l'atmosphère.
- C'en est de même pour toi, Shunsui-kun. Tu es donc mal placé pour me faire une remarque. Quoi qu'il en soit, heureusement que Retsu-san conserve tous ses dossiers médicaux.
- Ouais. Mais pourquoi tu les gardes, Retsu-san ? Lorsque les shinigami sont morts, ça ne sert plus à rien !
Unohana sourit.
- Juste au cas où.
- Oui mais…
- J'ai dit : « juste au cas où », répéta-t-elle avec le sourire terrifiant dont elle avait le secret.
- D'accord, d'accord, je n'ai rien dit ! capitula Shunsui.
Même s'ils ne l'affichaient pas, les trois amis étaient perturbés. À travers les fiches médicales soigneusement tenues par Unohana, les trois Taicho pouvaient retracer le parcours des deux intrus, de « simples » sièges (ils n'avaient même pas été soldats !) jusqu'à… Capitaines. Les trois amis se regardèrent. Comment pouvaient-ils ne pas se rappeler de ces gens alors qu'ils avaient été Capitaines ? Pouvait-on oublier quelqu'un aussi facilement ? Pourquoi ne trouvait-on nulle part des informations sur eux ? Mais, plus important, qu'est-ce que Yamamoto savait à leurs propos… ?
D'un commun accord, ils se levèrent, ramassèrent les deux dossiers et se rendirent à la première division où les reçus le Capitaine-Commandant. Arrivés dans le bureau de celui-ci, ils s'inclinèrent comme il se le devait puis Ukitake demanda :
- Yamamoto-Sensei, commença-t-il. Pourquoi Airyuu et Kurosaki n'apparaissent-ils nulle part dans les archives alors qu'il s'agit d'anciens Capitaines ?
Le Sōtaicho considéra ses anciens élèves, ouvrant un œil pour mieux les fixer.
- Qu'est-ce qui vous dit qu'il s'agit d'anciens Capitaines ?
- Retsu-san a retrouvé leurs dossiers médicaux, Yama-jii ! Il y est indiqué leurs grades, lança Kyouraku.
Un instant, l'ainé parut clairement ennuyé et posa son regard sur le Capitaine de la quatrième division.
- Leurs dossiers médicaux ? répéta-t-il.
La femme acquiesça.
- Alors ? questionna Shunsui.
- Ces individus sont dangereux.
- Ne* ?
- Airyuu et Kurosaki ont été condamné à l'exil par le Central 46 après que le lien avec leur zanpakutô ait été scellé, avoua le Capitaine-Commandant.
*Petit Dico Japonais-Français*
*Tabi : chaussette japonaise séparée en deux : d'un côté le gros orteil, de l'autre le reste. Nettement plus pratique que de simples chaussettes pour mette des sandales dans le genre des tongs (ou slashs, si vous préférez).
*Yare yare : Et allez
*Ne ? : Hein ?
J'ai été à MIA 3 (Made In Asia, si vous préférez) samedi 19 mars à Bruxelles (hé oui, enfin une expo entièrement Belge !). C'était la troisième édition. Pour la troisième fois dédiée au Japon. C'est juste trop énorme ce truc ! Il y avait le Chara-designer de Full Metal Alchemist Brothersblood qui était là. Et j'ai fait des photos avec des gens en cosplays de Byak-kun et Jyuu-kun 33 ! Il y avait pleeeeeeeeeeeeeeins de cosplays (dont nous), il y avait un défilé de cosplays, pleins de stands et d'autres choses ! Le bonheur, quoi…
