Droit d'auteur :
Le Hobbit (The Hobbit) est une série cinématographiqueaméricano-britannico-néo-zélandaise de fantasy coécrite, produite et réalisée par Peter Jackson
Le Hobbit (The Hobbit) ou Bilbo le Hobbit est un roman de fantasy de l'écrivain britannique J. R. R. Tolkien.
Je ne suis ni l'un, ni l'autre, je ne gagne pas d'argent sur cette histoire blablabla…
Chapitre 12 : Dale
Celdwin, assise auprès du feu observait les flammes. Elle caressait la tête de Dacien tout en chantonnant à voix basse une chanson de la Cote. C'était la Mamé qui chantait cette mélodie le soir avant d'envoyer les orphelins dormir.
La responsabilité du mioche lui était tombé dessus sans qu'elle puisse dire quoi que se soit. Tout avait commencé avec l'arrivée Ahmris avec la colonie de gamin. Chacun avait retrouvé sa famille que se soit ses parents, ses grand-parents, des oncles ou des tantes… Tous sauf ce petit bonhomme. Hilda avait apporté la triste nouvelle. Le cadavre de la mère de Dacien avait été retrouvé sur la berge. Or elle était veuve et il ne lui restait que son beau-père, lui aussi disparut… Le gamin n'avait plus personne.
Or à force d'en élever, Celdwin savait très bien que les enfants étaient loin d'être stupide. Dacien avait comprit et s'était enfuit. Sa rencontre brutale avec la mercenaire avait été l'élément déclencheur. Il avait fondu en larmes, en criant à s'en déchirer les cordes vocales.
Pourquoi elle ? Elle ne savait pas… Mais lorsque Bard, Hilda et Ahmris qui courraient après le gosse avaient rejoints Celdwin et le pot de glu humain, leur décision avait été rapidement prise.
- Il s'appelle Dacien Glassfroid.
- Il n'a plus personne.
- Je suis sur que tu t'en sortiras très bien.
Bard, Hilda et Ahmris. Trois phrases et vas y débrouille toi ! Elle n'avait même pas pu protester que le trio était déjà parti et avec son boulet personnel, elle ne pouvait pas leur courir après.
Et c'est comme ca qu'à 180 ans passés, elle se retrouvait avec un gosse de bas âge sur les bras ! Nom d'un cafard en sauce, elle avait passé l'age de ces conneries !
Elle n'avait même pas réussi à se fâcher contre le gosse. Premièrement il n'y était pour rien, deuxièmement il venait de tous perdre, troisièmement, il était trop mignon ! Par contre elle avait maudit Bard, Hilda et Ahmris sur treize générations et non le fait qu'il y ai son fils dans le lot ne la gênait pas ! Un simple regard noir avait empêché Kurd et Bartholomé de dirent des bêtises plus grosses qu'eux. Ils n'avaient fait aucuns commentaires… Certainement un vieil instinct de survie...
….
Deux jours étaient passés. Dacien n'avait pas dit un mot, se contentant de rester dans l'ombre de Celdwin. Du coup la Naine avait supervisé les fouilles des restes d' Esgaroth depuis la berge. Les courageux nageurs avaient sortis plusieurs objets du Lac. Mais ils avaient surtout sorti des corps. Lorsque Kurd arrivait avec une grimace résignée sur le visage, Celdwin prenait Dacien par la main et l'entraînait plus loin lui parlant de tout et de n'importe quoi, pourvu qu'il ne regarde pas la berge où les Hommes allongeaient les corps raidis par l'eau gelée.
Radulf le villageois le représentant de Bard dans le groupe de recherche avait prit une décision pas facile. Ils devaient incinérer les morts. La terre était trop dure pour qu'ils puissent creuser. Et ils ne voulaient pas que leurs morts reposes dans les même eaux que Smaug.
Celdwin leur avait dit qu'ils manqueraient de combustibles pour les vivants s'ils utilisaient le bois pour les bûchers funéraires. Mais ceux-ci avaient été construits et enflammés. Juste avant que celui de Marianna Glassfroid soit allumé, Celdwin avait tressé et coupé une mèche de la chevelure de la mère de Dacien.
Elle avait glissé la mèche dans un médaillon qu'elle avait mis autour du cou du gosse. Puis elle était restée debout au coté de l'enfant alors qu'il regardait les corps de sa mère et de son grand-père partir en fumée. Celdwin l'avait vu lutter pour garder les yeux ouverts. Lorsqu'il avait titubé de fatigue, elle l'avait fait s'asseoir et l'avait installé dans son giron. Il s'était endormi dans ses bras.
Au petit matin, Celdwin avait été réveillée par trois Elfes. Ils étaient envoyés par Thranduil. La mercenaire ne réveilla pas Dacien car il avait besoin de sommeil. Elle avait prévu de le porter mais l'un des Elfe, qui après une longue observation se révéla être une femme, proposa de prendre l'enfant en selle. La Naine accepta avec joie, le petit pesait son poids tout de même et la route était longue !
….
Dale était, comme Celdwin le pensait, une ruine. Elle n'avait pas eut l'honneur de voir la ville avant qu'elle souffre du Feu du Dragon. Elle ne l'avait jamais vu qu'en ruine. A vrai dire, mis à part les nains de Oakenshield, Bard était le seul à se souvenir de la splendeur de Dale.
Le groupe resté à Esgaroth entra dans la ville en même temps qu'un chariot remplis de vivre, cadeau du Roi des Elfes. Celdwin aperçût Hilda qui organisait la répartition de la nourriture aidée par Arahis et plus loin Bard qui parlait avec Thranduil.
La mercenaire tenant Dacien par la main rejoint les deux dirigeants.
- Maître Warg.
- Seigneurs Thranduil.
- Je vois que vous vous êtes trouvée un nouveau protégé… J'ai les deux précédents avec moi.
- Ivaldi et Sindri n'ont pas été trop insupportables ?
- Les cuisiniers ne s'en sont pas plaints.
- Merci de les avoir gardé souris Celdwin.
- Je crois qu'ils sont partis avec leur sœur déclara Bard.
La mercenaire hocha la tête. Si c'était vrai, Arahis surveillerait les deux catastrophes ambulantes. Bard demanda poliment à la Naine si elle voulait bien accepter d'aller aider à l'aménagement des dernières habitations debout. Le voyant si poli, Celdwin n'eut pas le cœur de l'envoyer bouler. Surtout que Bard était un type honnête, l'aide que le Vent Bleu lui apportait aujourd'hui leur serait retournée plus tard sous forme de monnaie sonnante et trébuchante.
En fait, les habitants d'Esgaroth s'étaient entassés dans le marché couvert et aujourd'hui les hommes exploraient les ruines et réparaient les maisons les moins abîmées pour y loger les leur. Au départ, chacun y allait au petit bonheur la chance mais Bain, Sigrid et Ahmris avaient pris les choses en main.
Les trois jeunes adultes présentèrent, tous fiers, leur plan à la mercenaire. Ils quadrillaient la ville rue par rue. Chaque bâtiments étaient explorés et cartographiés. Sigrid tenait un état des lieux de chaque endroit visité. Ils avaient commencé par le centre, à partir du marché couvert.
Ensuite, à la fin de chaque rues, avec Olivier et Antil, deux bâtisseurs expérimentés, ils discutaient des bâtiments les plus faciles et rapide à remettre en services. Lorsqu'ils s'étaient mis d'accord, des bâtisseurs professionnels ou pas, s'occupait d'aménager le bâtiment pour l'hiver. D'autres déblayaient les gravats des rues.
Leur plan d'action était… Parfait.
- Continuez, c'est du beau boulot. Allez vient Dacien, on va voir les maisons !
L'enfant eut un petit sourire. Et parti en trottinant derrière la Naine. Il n'avait toujours pas décroché un mot depuis qu'il était avec Celdwin mais celle-ci ne désespérait pas à lui faire ouvrir la bouche. Il le ferait de toute façon lorsqu'il serait prêt. Pas avant.
La visite de la ville avait été enrichissante. Le petit s'était même trouvé un jouet. Un vieux cheval articulé en bois et en métal. Il était un peu brûlé aux niveau des pattes et puait la fumée mais Dacien n'avait pas voulu le lâcher et du coup Celdwin avait continué sa ballade avec l'immonde jouet bariolé dans une main tandis que le gamin courrait devant.
….
- Ca va Bard ?
- NON ! Tevenyel ! Labo vi Orodruin, nai Valaraukar tye-mátar ! Rhachon le !
Celdwin se pencha vers son voisin, le monarque de Mirkwook.
- Il est allé voir Thorin ? Chuchota-t-elle.
- Oui.
- Qu'a encore fait Cul de Chêne ? Demanda-t-elle à voix haute.
- Hein !?
- Laisse tomber. Qu'est-ce qu'il a fait ?
- Il refuse de tenir sa promesse ! Et arrête avec ce sourire !
Le sourire moqueur de Celdwin ne diminua pas d'un iota. Elle ne pouvait pas s'en empêcher. Par contre elle ne dit pas à voix haute le « Je te l'avais dit ! » qui lui brûlait la langue.
-Nai Ungoliant meditha le ! Ti tállbe Orch !
Ouille ! Bard était particulièrement remonté et Celdwin ne donnait pas cher la peau de Thorin si jamais le Semi-Elfe lui mettait la main dessus. Tient, elle la connaissait pas celle-là. Jolie. Vraiment jolie…
Celdwin laissa le batelier hurler de rage contre le nouveau Roi d'Erebord. Bard était dans un tel état qu'il n'entendait personne. La mercenaire fit signe aux autres de laisser tranquille le grand brun, le temps que sa colère retombe.
- J'ai peur de ce que papa risque de faire dit Sigrid en cherchant une couverture.
- Ton père n'est pas stupide. Il ne fera rien d'inconsidéré. Pas ce soir en tout cas…
Celdwin observa les petiots. Enroulé dans une couverture, Bain s'était blotti contre Ahmris et Sindri. Ils se tenaient chaud comme ca. Plus loin Ivaldi, les bras en croix, s'étalait de tout son long, à moitié sur son Sindri.
De l'autre coté de la pièce, installées sur un peu de paille, les filles s'étaient regroupées pour échapper à la morsure de la nuit glaciale. Arahis serrait dans ses bras Dacien et Tilda était collée dans son dos. Sigrid sourit devant la scène avant de se rajouter au tas vivant.
Celdwin souffla la chandelle et quitta la pièce avec une tapisserie. Ça tenait chaud ces espèces de tapis brodés. Suffisamment pour sortir dehors.
La nuit était fraîche. La lumière des étoiles illuminait la désolation de Smaug. L'antique cité de Dale était silencieuse. Les Hommes dormaient, les rares oiseaux nocturnes d'hiver se faisaient discrets et les soldats elfes faisant leurs rondes n'étaient pas particulièrement bruyants…
Celdwin alluma sa pipe et savoura sa tranquillité. Depuis son départ de Foncombe bien longtemps auparavant, c'était la première fois qu'elle pouvait se poser… Et fumer en paix. Elle sentit plus qu'elle ne vit Bard s'asseoir à ses cotés. Ils restèrent silencieux sans troubler cette petite bulle de calme.
- Tu te souviens du Harad demanda la Naine en expirant une longue bouffée de fumée.
- Comment oublier notre seconde rencontre… Tu étais pleine comme un œuf !
- Très délicat ! Et je te rappelle que toi tu étais plein de sang !
- Tu m'as assommé avec une poêle !
- Et ligoté à une chaise ! En même temps, quand je vois un soldat du Gondor qui débarque dans ma salle à manger, je me défends !
- Cette guerre était quand même une sacrée connerie.
- Comme toutes les guerres…
- J'ai peur que l'on soit à l'aube d'un nouveau conflit murmura Bard.
Celdwin hocha la tête. C'était également sa crainte. Thranduil avait parlé de retourner demain à la montagne, avec Bard, de manière officielle cette fois pour demander à Thorin d'entendre raison. Et la mercenaire pensait que le grand Nain avait été atteint par le mal du Dragon. Une folie qui courrait dans les veines de tous les enfants de Durin. Plus on s'éloignait de la branche principale, plus le risque était faiblissait… Mais chez Thorin, qui était le descendant direct de l'Immortel, le risque passait dans le domaine de la certitude.
La Naine était prête à parier son masque que les négociations du lendemain seront des échecs. Et que la guerre éclaterait…
- Demain entraînement ! Déclara la mercenaire en frappant dans ses mains.
- Pardon ?
- Bard, depuis quant n'as tu pas tenu une arme ? Une vraie, pas ton bâton à corde !
- C'est un arc !
- Même chose.
- J'ai tué Smaug avec !
- On s'en fout ! Et puis c'était de la triche, tu as utilisé Bain comme support de flèche et viseur !
- Mais tu es d'une mauvaise foi impossible !
- Moi aussi je t'aime ricana Celdwin.
- Connasse…
Blabla de fin de chapitre :
Merci à toutes celles qui me laisse des commentaires ! C'est super !
Par contre on se rapproche de la fin… deux, troix chapitres max !
