Nouveau chapitre :D on approche de la fin !

Réponse aux reviews :

NickyMarolle : haha merci ;) j'espère que ce chapitre va te plaire ! On touche au but ;) mais il semble qu'il y ait quand même anguille sous roche ...

Bonne lecture !


Chapitre 12 : la nuit de Ginny

Draco se figea. Comment était-ce possible ? Georges était en cellule, surveillé, on lui avait pris sa baguette. Il avait réussi à s'échapper ? Non, c'était impossible. On les aurait informés, lui et Hermione. Alors comment ?

Il sentit la main d'Hermione lui saisir le bras. Il prit le parchemin de la main glacée de Pansy et lu le message codé :

« le futurisme cerclerait les tubercules répulsifs pour la radiation de Geoffroy » Signé : R-z-v-n-g-z-t

Malefoy. Non, ce n'était pas possible !

- Pas mon père… murmura Draco pour lui-même.

- Draco, souffla Hermione. Nous devons aller au ministère immédiatement, prévenir les aurors.

- Mon père est en danger de mort, répondit Draco dans un murmure. Je ne vais pas le laisser seul.

Il quitta la chambre en courant, traversa l'appartement en sens inverse, et sortit sur le palier. Après avoir dévalé les escaliers quatre à quatre, sans entendre la voix d'Hermione qui lui suppliait de revenir, il déboula sur le trottoir. Sans vérifier qu'il était seul dans la ruelle, il transplana.

Il marchait le long d'un chemin creux. Le seul accès à la maison de vacance où se cachait son père. Il traversa les sortilèges de défense qui ne l'affectaient pas, et entra sur l'immense propriété. De grands arbres s'alignaient pour former une allée menant à un chalet. Derrière, on apercevait un lac puis des collines sur lesquelles le soleil brillait déjà. Il frappa à la porte et attendit que son père lui ouvre. Il ne s'en voulait pas d'avoir laissé Hermione seule à l'appartement. Elle ne craignait rien contrairement à son père. Elle comprendrait.

- Draco ? demanda Lucius Malefoy en ouvrant la porte du chalet. Que fais-tu ici ?

- Laisse-moi entrer, je vais t'expliquer.

Il passa la porte et s'installa sur un fauteuil dans le salon du chalet. L'elfe de maison arriva avec du café et des biscuits qu'il déposa sur une table basse avant de s'éclipser.

- Tu n'as pas reçu de lettre ? Demanda Draco à son père qui venait de le rejoindre.

- Non… en tout cas pas comme celle que ta mère…

Draco baissa les yeux. La présence d'Hermione à ses côtés lui avait permis de surmonter la perte de sa mère, mais en parler avec son père, sans elle, était très douloureux.

- Bien, continua Draco. Je veux que tu te protège au maximum. La maison est toujours incartable et tous les sortilèges possibles ont été placés autour n'est-ce pas ?

- Oui, et je dors dans la « pièce », comme tu me l'as demandé. Même si ça m'est très désagréable.

- Ecoute Père, je ne peux pas prendre le risque de te perdre aussi. On n'a pas été assez méfiants et Mère en a payé le prix fort… Je… S'il te plaît… le supplia-t-il. Reste le plus possible dans la « pièce ». Je resterais si je le pouvais, mais je dois retourner à Londres pour arrêter ce malade.

- Je peux très bien me défendre seul, réplica Lucius d'un air supérieur.

- Non, pas face à ce tueur. Pansy, Blaise, Mère… tous pouvais aussi se défendre seuls. Pourtant ils sont morts aujourd'hui.

- Pansy ? Pansy Parkinson ?

- Oui, on l'a retrouvée ce matin.

Draco resta une heure de plus à discuter de l'enquête avec son père, mais ne lui donna aucun détail sur les signatures. Il quitta ensuite le chalet pour retourner au ministère. Il ne doutait pas qu'Hermione avait déjà vérifié sur Georges était toujours enfermé, et avait commencé à enquêter sur le meurtrier de Pansy. Il se rendit donc directement au bureau d'Hermione pour prendre de ses nouvelles. Il toqua à la porte et attendit :

- Entrez ! fit la voix d'Hermione derrière la porte.

Il poussa la porte et passa la tête dans l'ouverture.

- C'est moi…

- Ah ! enfin te voilà ! Répondit Hermione en voyant la tête de Draco dépasser. Où étais tu ? Ne disparait plus comme ça sans me dire où tu vas ! Mais entre, ne reste pas comme ça !

Draco passa la porte et se laissa tomber sur un fauteuil.

- Je suis désolé mais je devais aller voir si mon père allait bien.

- Et ?

- Il va bien. Il a placé toutes les protections nécessaires et personne ne sait où il est. Tout comme personne ne savait où était Pansy, à part toi, moi et les Potter … dit-il d'une voix faible.

- Draco, tu te rends compte que tu es parti sans me dire où tu allais ? Alors que c'est ton nom qui désigne la prochaine victime ?

Il n'avait pas pensé à ça… En voyant le nom Malefoy inscrit sur le parchemin, il avait immédiatement pensé à son père, mais pas à lui.

- Je n'y avais pas pensé, répondit-il.

- Je vois bien ! Maintenant on reste ensemble… je ne veux pas te perdre.

- As-tu avancé sur la mort de Pansy ? Comment est-ce possible ?

- Georges est resté dans sa cellule toute la nuit, comme on pouvait s'en douter. Les seules personnes capables de rentrer dans l'appartement, comme tu l'as dit, sont toi, moi, Harry et Ginny.

- Alors c'est un d'entre eux !

- Ce n'est pas possible Draco ! Ginny a un alibi en béton pour deux des meurtres, et ça ne peut pas être Harry, car lui aussi à un alibi.

- Alors il y a deux tueurs.

- Nous n'avons pas encore interrogé Georges depuis qu'on a vu Ron hier. Ce n'est peut-être pas lui …

- Tu as demandé aux Potter où ils étaient hier soir ?

- Non, je t'attendais.

Il attendit qu'Hermione entre dans le bureau de Harry pour entrer à son tour. Ce dernier était installé derrière son bureau et avait l'air épuisé.

- Harry…

- Je suis au courant Hermione, la coupa Harry. Justin m'a prévenu.

- Alors tu comprends que je doive te demander si tu étais avec Ginny hier soir ?

Harry leva les yeux vers Hermione. Draco remarqua qu'il avait les yeux rouges, comme s'il avait pleuré. Il remarqua également qu'il avait les mêmes vêtements que la veille.

- Oui j'étais avec elle. J'ai dormi au terrier.

- Harry… il y a un problème, commença Hermione. Tu sais très bien que seuls nous trois et Ginny avions accès à votre appartement. Ce n'est pas Draco, ni moi. Donc c'est soit toi, soit Ginny. Alors je te repose ma question Harry : étais tu avec Ginny cette nuit ?

Harry laissa tomber sa plume et pris sa tête dans ses mains.

- Non … mais je n'étais pas seul… quelqu'un peut confirmer que j'ai passé la nuit accompagné.

Draco haussa les sourcils. Alors comme ça le Grand Harry Potter avait une maitresse ! Tout le monde magique considérait le couple Potter comme le plus glamour de l'Angleterre …. Et bien ils seraient tous surpris d'apprendre ça !

- Harry ? s'indigna Hermione. Tu trompes Ginny ?

- Ne me regarde pas comme ça ! répondit vivement Harry. Ginny n'est plus la femme que j'ai connue. Elle est déprimée, elle n'a plus goût à rien depuis que vous ne passez plus de temps ensemble ! J'ai tout essayé Hermione, mais rien n'y a fait ! Alors j'ai abandonné.

- Ne me remet pas la faute sur le dos Harry ! Je n'y suis pour rien !

- Tu passes ta vie au ministère ! alors arrête un peu !

Draco vit les larmes monter aux yeux d'Hermione. Il passa outre leur désir de cacher leur relation et la pris dans ses bras. Elle eut un petit sursaut quand Harry se leva brusquement à la vue de ce rapprochement soudain.

- Tu oses me reprocher de chercher du réconfort ailleurs qu'auprès de ma femme dépressive, et toi tu couches avec LUI ? s'emporta Harry.

Draco n'eut pas le temps de réagir car Hermione avait été plus rapide. Elle avait jeté un sort du bouclier entre eux deux et Harry. Elle était soudainement très calme.

- Écoute-moi bien Harry, commença-t-elle. Tu vas me dire tout de suite qui est cette femme, je vais aller vérifier que tu étais avec elle cette nuit. Laisse-moi finir ! hurla-t-elle quand Harry ouvrit la bouche pour protester. Ensuite, je vais aller chercher Ginny et l'amener en cellule d'interrogatoire. Si elle refuse de me parler, je lui ferais boire du veritaserum.

Draco se retourna vers Hermione. L'usage du veritaserum était interdit pas la convention de justice magique. Et si on apprenait que la Ministre de la Magie avait utilisé du veritaserum lors d'un interrogatoire, non seulement Hermione perdrait sa place, mais elle risquait la prison.

- Non Hermione ! dit-il en la regardant dans les yeux. Tu ne peux pas faire ça.

- J'aurais dû le faire dès le début ! répliqua Hermione. Comme ça, cette histoire sera terminée. Je te préviens Harry, je vais lever ce sort de bouclier, mais tu n'as pas intérêt à me barrer la route. Tu auras à faire à moi.

Le visage d'Harry avait perdu la moindre nuance de couleur. Il hocha cependant la tête et répondit :

- Je veux aussi savoir la vérité… même si cela implique la femme que j'aime.

Draco sentit un malaise dans sa voix. Il demanda alors :

- Alors ? qui est l'heureuse élue ?

Harry et Hermione le regardèrent d'un œil noir. Ce n'était peut-être pas le moment d'être ironique…

- Cho Chang, répondit Harry.

L'entrevue avec Cho Chang avait été difficile pour Hermione. Elle ne s'était pas éternisée car un malaise s'était installé entre les deux femmes. Cho avait confirmé qu'Harry avait passé la nuit chez elle et qu'il ne s'était pas absenté. Elle était ensuite retournée au ministère et avait convoqué Ginny. Draco avait été d'un grand soutient dans l'écriture de la lettre pour Ginny, et Hermione se disait qu'elle n'aurait pas réussi à l'écrire s'il n'avait pas été là. Pendant ce temps, Harry était resté dans son bureau, et avait travaillé sur l'interrogatoire de Georges. Suite à la dispute qui avait éclaté entre lui et Hermione, il s'était étrangement calmé et avait repris le dossier d'une manière objective et froide. Lui Hermione et Draco avaient convenu que Hermione interrogerait Ginny tandis que Georges serait interrogé par Harry et Draco.

Deux aurors encadraient le couloir qui permettait de passer de la zone de transplanage au hall du ministère. Lorsque Ginny arriva, ils allèrent à sa rencontre et lui demandèrent de les suivre. Ils la menèrent directement aux cellules d'interrogatoire. Ils la firent entrer dans une pièce où l'attendait déjà Hermione.

- Peux-tu m'expliquer ce que je fiche ici ? demanda Ginny, indignée par ce traitement.

- Assied toi s'il te plait, répondit Hermione calmement.

- Non ! Je ne ferais rien tant que tu ne m'auras pas dit ce qu'il se passe !

- Très bien ! s'emporta Hermione. Puisque tu y tiens ! Où étais tu cette nuit ? Ne me répond pas avec Harry, je sais qu'il n'a pas dormi au terrier. Alors ?

Ginny la regarda avec des yeux ronds. Visiblement, elle ne comprenait pas du tout de quoi parlait Hermione.

- J'étais au terrier cette nuit, et je sais que Harry n'a pas dormi au terrier, il a dormi au ministère.

- Ne me ment pas Ginny ! continua Hermione de plus belle. Tu sais très bien qu'Harry ne dort pas au ministère.

Ginny eu un mouvement de recul, mais la porte avait été refermée après son entrée dans la pièce.

- Qu'est-ce que tu racontes ? demanda Ginny, de plus en plus perdue.

Hermione compris que cet interrogatoire ne mènerait à rien. Elle décida alors de passer au plan B, quitte à mettre sa propre vie en jeu. Tant pis pour la carrière de Ministre, tant pis pour la vie avec Draco. Elle voulait savoir. Elle fit un mouvement avec sa baguette et deux verres apparurent sur la table.

- Très bien, je vais tout t'expliquer… dit-elle doucement. Assied toi et bois un peu.

Ginny, qui, malgré toute la rage qu'elle ressentait envers son amie, lui faisait toujours confiance, se laissa tomber sur la chaise et bu une gorgée. Hermione la regarda quelques instant, et repris.

- Où étais tu cette nuit Ginny ?

Le veritaserum fit immédiatement effet, et Ginny enfoui sa tête dans ses mains.

- Je ne sais pas… je suis incapable de m'en souvenir. Je me suis réveillée ce matin, j'étais toute habillée dans mon lit et ne comprenais pas pourquoi.

- Que sais-tu sur l'enquête ? Qu'as-tu découvert ? enchaîna Hermione ?

- Quand tu es venu manger chez moi l'autre soir, tu as oublié ton carnet sur la table du salon. Je l'ai récupéré et ais déchiffré les messages. J'ai mis plus de temps pour la signature mais j'ai fini par comprendre que c'est Georges qui avait tué tous ces mangemorts. J'ai voulu lui parler mais il était partit pour le ministère. Je ne l'ai pas revu depuis.

- Georges est dans une cellule comme celle-ci, en train d'être interrogé par Harry et Draco.

A l'évocation de Draco, le visage de Ginny se figea d'effroit.

- Qu'y a-t-il Ginny ? Qu'est ce que tu sais ? demanda précipitament Hermione

- Draco…

- Quoi Draco ?

- C'est lui le prochain…

A suivre…