Vu que je n'ai pas le temps de répondre à vos rewiews, je ferai des édits sur tous les chapitres concernés pendant le week-end ! En tous cas, merci de rewiewer même si je ne réponds pas directement !


11 Décembre 1889 : Caché !

Sebastian entra dans la chambre de son jeune maître ? Alors ? Un loup ? Un chat ? Un oiseau ? Un animal exotique ? Il se précipita dans le lit de son jeune maître et…

« Jeune maître ? Jeune maître ? » Appela le majordome en remuant les draps, à la recherche de son contractant. Paniqué, le démon vérifia les fenêtres : aucune trace d'effraction. De plus, il n'avait rien entendu, rien senti cette nuit. Alors où s'était caché son maître ?

Anxieux, Sebastian sortit rapidement et alerta les domestiques. Après tout, ce n'était peut-être pas si grave. Ciel 'était sûrement levé tôt et s'était mis en tête de se dégourdir les pattes. Ainsi, le majordome ordonna au personnel de travailler normalement, mais de jeter un coup d'œil aux pièces qu'ils visiteraient. Les trois compères acquiescèrent et partirent accomplirent leurs tâches quotidiennes, tout de même inquiets.

Monsieur Tanaka s'avança alors vers Sebastian, l'air grave.

« Monsieur Sebastian… » Commença le vieil intendant, hésitant.

L'interpellé fit face au vieil homme, étonné. « Monsieur Tanaka ? »

« … Le jeune maître… et vous… Je vous avoue que je me pose des questions… » Déclara-t-il, décidé.

« … À quel sujet ? » Sebastian se rembrunit, toisant l'imprudent d'un regard mauvais.

« … Vous utilisez le fait qu'il se métamorphose chaque jour afin de tenter de le séduire, n'est-ce pas ? »

Sebastian sourit. D'un rictus carnassier. Une aura noire se dégagea lentement de lui, s'étendant sur le mur tout proche. Tanaka frissonna, sans trop savoir pourquoi.

« Mais je me fait peut-être des idées. Après tout, si le jeune maître ne voit aucun inconvénient à être si proche de vous… » L'intendant amorça alors une tactique de recul, souhaitant ne pas aller plus loin sur ce terrain. Mais il avertit tout de même son ''adversaire'' : « Toutefois, sachez que je garde un œil sur vous. À vous de choisir s'il sera bienveillant ou non. » N'attendant pas de réponse de la part du majordome, le vieil homme sortit de la cuisine.

L'incident passé, Sebastian se mit en quête de son jeune maître. Il commença d'ailleurs à sérieusement se poser des questions : et s'il avait voulu lui faire une mauvaise farce ? S'il s'était réveillé en kangourou et avait fuit le manoir à grandes enjambées ? Et s'il s'était retrouvé transformé en oiseau, se serait-il envoler ? Aurait-il alors perdu le contrôle de sa trajectoire, s'écrasant brutalement au sol et ne pouvant donner signe de vie ? Mais le démon en était certain : son contractant était encore en vie, le sceau de leur pacte le prouvait.

Mais alors, où ? Où pouvait bien se cacher ce petit être si fragile ? Sebastian chercha. Toute la journée. Partout. Dans le manoir, visitant plusieurs fois chaque pièce, dans les cuisines, retournant une à une toutes les casseroles, dans le jardin, écartant chaque feuille, chaque branche… Tous les domestiques s'y étaient mis, scrutant chaque coin et recoin de l'immense propriété.

Mais le soir venu, Ciel était toujours introuvable. Pas de demande de rançon pour autant. L'équipe perdait lentement espoir. De plus, si le comte n'était pas embrassé par son majordome, il ne reprendrait pas forme humaine. Pas pour toujours, certes, mais attendre le lendemain n'aurait même pas l'intérêt de simplifier les recherches.

Ce fut donc épuisé que Sebastian gagna la chambre de son jeune maître. Il s'allongea sur le lit, humant le parfum si délicat du petit être avec qui il avait pactisé, prenant dans ses bras un des oreillers moelleux.

Soudain, il sentit quelque chose de… rugueux et froid sous l'oreiller en question ? Il souleva alors l'amalgame de plumes et découvrit, cachée en dessous, une petite carapace verte et lisse. Une petite tête en était sortie, ainsi que quatre pattes et un bout de queue.

« Jeune maître… » Murmura Sebastian. La petite bête semblait affamée et effrayée. Le majordome la prit doucement dans ses mains et l'embrassa sur le crâne.

« Pouf ! »

« … Sebastiaaaaaaaan ! J'ai cru que tu ne me trouverais jamais ! » Se lamenta Ciel, se laissant aller dans les bras réconfortant de son démon. Celui-ci, étonné et heureux, lui caressa les cheveux, murmurant des paroles aussi douces que le miel…

Oui, Sebastian Michaelis avait eu peur. Très peur.


C'est tout pour aujourd'hui ! :D