IMPORTANT: ma fic "une grenouille à sauver" est comme vous le savez peut-être traduite en anglais par la géniale Milk40 sous le titre "save the frog" (disponible sur son profil FF). Elle a eu l'extrème gentillesse de proposer cette fic (en anglais) au avantgarde awards dans la catégorie "best Jasper"! J'ai mit le lien sur mon profil FF, vous pourrez y voter pour votre/vos fics préférées dès le 22 mai.

A propos deMilk40 :en plus d'être une très bonne amie et une traductrice hors pair,elle est une auteur géniale, elle a écrit, entre autre , "indomptable esclave et "la partie de chasse" que je vous encourage à aller lire si ce n'est pas déjà fait.

Elle publie actuellement la suite de "la partie chasse" sous le titre de "bonjour Paris". Elle se pose des questions parce qu'elle écrit cette suite pour les lectrices qui lui avaient demandé une sequel. Hors elle a très peu de reviews...C'est vraiment dommage parce que cette suite est plus qu'à la hauteur de "la partie de chasse".

N'hésitez pas à aller voir et donnez lui vos avis, c'est important pour elle!

Merci d'avance!

Bella PDV

Je n'étais pas tranquille.

Je connaissais bien Alice, mieux, sur certains points, que ses frères, parce qu'on se disait, elle et moi, des secrets de fille.

J'avais bien peur qu'elle ne laisse pas une seconde de répit à ce pauvre Jasper, qui avait un regard de bête traquée, à présent.

Je ne voyais pas bien comment aller vérifier si Alice était bien dans son lit sans expliquer à Edward pourquoi je quittais la chambre à 1h00 du matin.

Il était en pleine forme, en plus, et on a fait l'amour pendant près d'une heure.

J'ai attendu qu'il s'endorme, ce qu'il a fait mais en me tenant dans ses bras et j'ai mit du temps à me glisser hors de son étreinte sans le réveiller.

J'ai enfilé son tee shirt et je me suis enfin faufilée dans le couloir.

J'ai ouvert la porte de la chambre d'Alice sans frapper et comme je m'en doutais un peu, son lit était défait, mais vide.

Le cœur battant, je me suis approchée de la porte de Jasper.

J'ai collé mon oreille contre la porte et je n'ai rien entendu.

J'ai ouvert tout doucement, le cœur battant, espérant ne pas me faire surprendre par quiconque : je ne voyais pas bien comment j'aurais pu justifier le fait de m'introduire dans la chambre de Jasper Hale sans même avoir frappé au milieu de la nuit…

J'ai passé ma tête par la porte dès que je l'ai eu suffisamment ouverte et évidement, Alice était là….

Elle dormait à poings fermés dans le lit de Jasper.

Mes eux s'accoutumant à l'obscurité, j'ai distingué alors une forme sur le sol, au pied du lit.

M'approchant de deux pas, j'ai vu Jasper, roulé en boule sur la couette, endormi par terre.

J'ai sourit, retenant mon rire.

Pauvre Jasper…

En refermant la porte j'ai entendu des pas dans le couloir et j'ai sursauté, mais j'ai vite vu Rose arriver, un sourire sur les lèvres.

Elle ne portait qu'une nuisette et elle m'a adressé un clin d'œil complice.

Elle a regardé dans la chambre et nous avons échangé un sourire.

Je me suis ensuite dirigée à pas de loup vers la chambre d'Edward mais elle m'a retenue par le bras :

« On va boire un verre d'eau ? »

J'ai acquiescer de la tête et nous nous sommes retrouvées dans la cuisine, elle devant un verre d'eau et moi de lait.

On a chuchoté :

« Je voulais aller vérifier plus tôt mais je me suis endormie en même temps qu'Emmett ! Heureusement j'ai eu envie de faire pipi ! »

On a rit, comme deux gamines.

« Moi j'ai du attendre qu'Edward s'endorme ! »

« Alice ne se rend pas compte je pense ! »

« Non, c'est sur. Elle ne comprend pas ce que peut être le désir d'un homme ! »

« Jasper est très amoureux, j'en suis sure ! »

« Tu devrais lui en parler, tu es sa sœur ? »

« Ouais…Tu te charges d'Alice ? »

La lumière du couloir s'est alors allumée et nous avons sursauté.

Esmée s'est encadrée dans la porte :

« Les filles ! Il m'avait bien semblé entendre des murmures ! Vous n'arrivez pas à dormir ? »

« On s'est retrouvée par hasard ! »

A dit Rosalie, un peu honteuse.

Mais Esmée lui a adressé un grand sourire :

« Tu ne bois que de l'eau Rose ? Prends donc du jus de fraise, il est excellent ! »

Elle l'a servie et Rosalie s'est un peu détendue.

A présent, Rose était naturelle avec Edward, Alice et moi (et bien entendu Emmett) mais elle paraissait encore sur la réserve en présence d'Esmée et surtout de Carlisle.

C'était compréhensible.

Moi-même, au début de ma relation avec Edward j'avais beau adorer venir passer du temps à la villa Cullen, j'étais intimidée en présence de ses parents.

J'avais mit plusieurs semaines avant de ne plus me sentir intruse alors j'imaginais que pour Rose, ça devait être encore pire.

Esmée s'est installée avec nous à table, tout sourire :

« Je peux vous tenir compagnie, les filles ? »

Nous avons bien entendu approuvé.

« Alors, de quoi parliez vous ? »

« De Erika ! »

Me suis-je exclamée, mais en même temps Rose a répondu :

« Du Lycée ! »

Esmée a ouvert de grands yeux et Rosalie et moi avons piqué un fard.

« En fait…On parlait de Jasper… »

A reconnu Rosalie, ne mentant que par omission

Esmée a prit une grande inspiration :

« Justement…Je crois que Alice et lui sont très amoureux…. »

Nous avons approuvé de la tête.

« Alice n'a que 14 ans, et elle est capable de mettre Jasper mal à l'aise je pense… »

Nous n'avons rien répondu, mais je savais que Rose pensait comme moi à Jasper, couché par terre pour n'avoir pas été capable de mettre Alice à la porte de sa propre chambre.

Esmée a continué :

« Je n'ai rien contre le fait qu'ils soient amoureux mais je ne suis pas sure du tout que leurs façon de voir une éventuelle relation soient en adéquation.. »

Rosalie a soupiré :

« Jasper ne lui fera jamais de mal, mais je crois qu'il va devenir fou, le pauvre. Il se torture parce qu'il se croit inférieur à elle. Il se reproche son passé, il pense ne pas la mériter »

Esmée a prit un air désolé :

« Ca me chagrine beaucoup. Jasper a commis des erreurs mais il a aussi fait des choses admirables ! Il a su être responsable, et la façon dont il s'occupe de Erika m'émeut particulièrement ! »

Nous avons continué de bavarder un moment.

Esmée était lucide et nous savions toutes les trois qu'il fallait simplement attendre : Alice allait grandir, mûrir, et Jasper allait se reconstruire.

Mais ça n'allait pas forcément être facile de faire comprendre ça aux deux principaux intéressés.

Nous sommes allée nous recoucher vers 3h30 et à peine je m'étais glissée aux cotés d'Edward qu'il m'enlaçait et me pressait contre lui dans son sommeil.

Nous nous sommes levés vers 9h00 comme tous les jours. J'étais un peu au radar…

Emmett et Rosalie étaient en train de déjeuner sur la terrasse avec Esmée et Carlisle.

Jasper et Alice nous ont rejoint un peu après.

Alice fronçait les sourcils, visiblement assez mécontente et Jasper n'en menait pas très large.

Il s'étirait souvent et paraissait courbaturé.

A tel point qu' Emmett a finit par lui dire :

« Ca va Jasper ? Tu as l'air fatigué et courbaturé ! On dirait que tu as dormit par terre ! »

Jasper a rougit, Alice a froncé les sourcils de plus belle et Rosalie et moi avant manqué nous étouffer avec nos crêpes en tentant de ne pas rire.

Jasper a grogné :

« Ouais, mal dormit…Parait que c'est normal… »

Carlisle est intervenu :

« En effet, le sevrage au cannabis peut entraîner des insomnies ! »

Jasper et Rosalie se sont ensuite préparés pour leurs cours de la matinée et Emmett est parti promener Erika.

J'ai fait les yeux doux à Edward :

« Mon amour…Ca ne t'embête pas si je passe un peu de temps avec Alice ? On a besoin d'une conversation de filles ! »

Edward, comme la plupart des hommes je pense, était persuadé que avoir une conversation de filles impliquait de parler cheveux, crème de soin et maquillage.

En fait, on parlait de sexe, bien sur.

Mais ce que les gars ne savent pas ne peut pas leur faire de mal…

« Ouais je comprends ! Je vais lire un peu dans la chambre ! Ne sois pas trop longue quand même mon cœur…Je t'aime ! »

« Moi aussi je t'aime Edward ! »

On s'est embrassés et je suis allée voir Alice dans sa chambre.

Elle était assise sur son lit, d'une humeur de dogue.

« Coucou Lice ! Ca va ? »

« Mhhh »

« On peut parler ? »

« Mhhh »

« Alice…Je sais tout ! »

« Mhhhh »

« Tu es allé dormir dans la chambre de Jasper cette nuit ! »

Elle a brutalement relevé la tête :

« Comment tu sais ça ? »

« Je suis venu voir parce que j'avais un doute ! »

« Il…Il a dormit par terre ! Tu le crois ça ! Il a attendu que je sois endormie et il a quitté le lit ! »

« Alice, tu est dingue ou quoi ? C'est pour toi qu'il a fait ça ! »

« N'importe quoi ! »

« Bon, je vais t'expliquer : il t'aime et il te désire ! Mais tu es trop jeune pour coucher avec lui et il le sait ! Toi tu le tortures en allant dans son lit ! »

Elle a ouvert de grands yeux :

« Ah bon ? Tu crois qu'il a du mal à se retenir ? »

« ALICE BON SANG C'EST UN HOMME ! EVIDEMMENT IL A DU MAL À SE RETENIR ! »

« Ah bon…Moi aussi quand on s'embrasse ça me fait chaud dans le ventre mais je ne veux rien d'autre que l'embrasser et euh, peut-être un peu se caresser ! »

Elle avait l'air de-enfin- réaliser…Elle paraissait un peu effrayée.

« Oui il veut la même chose, c'est clair, sauf qu'il a envie de plus ! Son corps est en conflit avec son esprit ! »

Elle a digéré l'information et je suis allée retrouver Edward.

Rosalie PDV

On était chez les Cullen depuis presque 2 semaines, et j'avais l'impression d'un coté d'être arrivée la veille et de l'autre d'y avoir toujours vécu.

Je ne savais pas que vivre en famille ça pouvait être ça. Que ça pouvait être bien, tranquille.

Emmett était sympa, il avait mûrit, c'était évident, même s'il restait un grand gamin.

Erika avait fait d'énormes progrès.

Elle était un bébé bien dodu à présent, elle avait 2 mois tout juste et elle souriait tout le temps, et répétait des « areuh » à l'infini.

Elle se plaisait, elle aussi.

Je m'entendais bien avec Bella.

J'avais le sentiment de changer.

Comme si les angoisses qui m'avaient accompagnée pendant si longtemps tombaient les unes après les autres. Je n'avais plus peur de l'avenir.

Mon quotidien était assuré, on avait à manger sans restriction et personne ne pouvait venir dans ma chambre et s'énerver sur moi, me frapper ou essayer de me toucher.

C'était très nouveau et c'était bien.

Je racontais notre nouvelle vie à Mme Shoval, par mail, et elle en était heureuse.

Elle m'a demandé si elle pouvait appeler Esmée, un jour. J'étais certaine que celle-ci en serait ravie, et je lui ai donné le numéro de téléphone.

Esmée a été la première personne que j'ai reconnu aimer, Emmett mis à part bien sur.

J'appréciais Bella, Alice et Edward et même Carlisle, mais Esmée c'était spécial.

J'avais envie de lui plaire.

Je voulais qu'elle soit fière de moi et j'essayais toujours de bien faire, et qu'elle s'en rende compte.

Je pense que Mme Shoval a du le comprendre, parce qu'elle m'a plusieurs fois dit qu'elle était sure qu'Esmée était fière de moi.

Petit à petit, j'ai comprit aussi que Carlisle allait avoir beaucoup d'importance.

Au début il m'impressionnait et me faisait peur. Pour moi, un homme adulte était avant tout un danger potentiel.

C'était ce que la vie m'avait apprit. Mais ce n'était pas le cas de Carlisle.

C'était un homme honnête. Comme quoi ça n'existait pas que dans les films…

Carlisle était très respectueux envers moi, et envers tout le monde.

J'ai remarqué comment il regardait sa femme.

C'était discret mais j'ai vu à quel point il était fier d'elle, et combien il en était amoureux.

Je voulais devenir comme eux. Je voulais être une Cullen.

Longtemps, mon but dans la vie avait été de m'en sortir.

Et c'était fait.

Je pouvais passer à autre chose.

Alors, un soir, j'ai prit une feuille et un crayon, gris et je me suis remise à dessiner.

Je ne l'avais pas fait depuis que Royce était entré dans nos vies. Il avait gâché le peu de normalité que nous avions.

Mais là, j'avais vraiment envie de voir la vie naître sous mes doigts.

Bien sur, j'ai commencé par dessiner la petite bouille de ma fille. Puis, juste à coté, j'ai dessiné le visage de Jasper. Naturellement, celui d'Emmett est venu s'y ajouter.

Puis Esmée, Carlisle, Alice, tout à coté de Jazz, et Edward et Bella.

Pour finir, j'ai dessiné mon propre portrait au milieu d'eux.

Une fois que j'ai eu fini j'ai longuement regardé mon dessin, puis, presque sans l'avoir décidé j'ai écrit au bas de la feuille :

« Ma famille ».

J'ai sourit et je suis allé donner le dessin à Jasper.

Mon frère vivait des moments difficiles.

Alice se tenait un peu plus à distance et je ne savais pas bien nommer leur relation.

Ils s'embrassaient en cachette des parents d'Alice, mais aussi d'Emmett et Edward, mais en fait, le souci numéro un de Jasper à ce moment là, c'était le sevrage.

Il avait du mal, vraiment.

Il essayait de le cacher mais il dormait très peu et souffrait plus qu'on ne l'aurait pensé.

Il avait réussi à descendre un joint par jour mais il lui était impossible de tomber en dessous.

Carlisle l'encourageait beaucoup et Esmée testait des tas de recettes parce qu'il n'arrivait plus à manger non plus.

J'étais inquiète pour mon frère.

Mais Jasper n'était pas dans sa chambre.

J'ai déposé mon dessin sur son bureau et j'ai fait son lit, parce que je ne supportais plus le désordre depuis qu'on était chez les Cullen.

Sous l'oreiller de mon frère, j'ai trouvé un tee shirt d'Alice.

J'ai sourit en imaginant Jasper presser ce tee shirt contre son visage durant ses nuits d'insomnie.

Jasper n'en était pas au même niveau que moi.

Il avait trop de démons intérieurs et il ne pensait pas que les Cullen puisse réellement l'intégrer un jour.

On s'est retrouvés 20 mns plus tard dans le bureau de Carlisle pour les cours de soutien.

J'adorais les cours, alors que Jasper les appréhendait : il se mettait une pression énorme et s'en rendait malade, alors qu'il n'avait pas besoin de ça.

Jasper était déjà assis, nerveux.

Je me suis installée à ses cotés et en attendant le prof, nous avons un peu parlé.

« Ca va Jazz ? »

« Ca t'intéresse ? »

Aie. Il était mal, aujourd'hui…J'ai grogné :

« Tu sais bien que oui ! »

« On dirait pas : j'te vois plus ! T'es tout l'temps fourrée avec Em' ! »

« Ohé ! C'est pas parce que moi je peux coucher avec mon copain et que toi tu dois faire ceinture parce que t'es tombé amoureux d'une ptite gamine que tu dois m'prendre la tête ! »

Il a relevé la tête et m'a fixée :

« Tu me manques Rose ! »

Je me suis sentie mal.

J'ai prit sa main sous la table parce que le prof est entré à ce moment là et il me l'a serrée très fort.

Les deux heures m'ont parues très longues.

Jasper a du sortir plusieurs fois.

Je me doutais qu'il allait avoir besoin d'aide, ce jour là.

Et puis, quand on a terminé les cours, à midi, Bella était tout sourire :

« Hé ! On est invités à faire la fête ce soir sur la plage avec le wolfpack ! »

Alice sautillait sur place et je suis restée dubitative.

Mais Esmée m'a prit par les épaules :

« Je garde Erika, ne t'en fais pas ! »

« Merci Esmée ! »

J'ai regardé Jasper, pour voir ce qu'il en pensait, mais il avait les yeux fixés sur Alice qui, dressée sur la pointe des pieds, frottait avec un mouchoir le visage d'Emmett, couvert de la salive de notre bébé.

Jasper souriait et l'expression de son visage m'a remuée aux tripes.

Je me suis jurée de passer plus de temps avec lui. Je me rendais compte qu'on s'était en effet un peu éloignés, lui et moi, et je ne le souhaitais vraiment pas.

Jacob PDV

Bella m'avait appelé 5 fois dans l'après-midi et je lui avais JURE que oui, on allait bien se tenir pour aider Jasper.

J'aimais bien Jazz, pour de vrai.

C'était un mec sympa, mais on voyait qu'il n'avait pas prit que du bon temps, dans sa vie.

Charlie m'avait expliqué pour sa consommation de hasch, et son sevrage.

Alors j'ai répété à Bella que non, on n'allait pas fumer devant lui !

C'était juste un barbecue sur la plage, avec feu de camp et rigolades et c'est tout.

Les gars seraient là, tout le wolfpack.

Sam et Emiliy, et puis moi et Leah. Les célibataires, Seth, disaient ouvertement leur joie de voir la belle Rosalie de plus près, et les gars en couple (dont moi !) pensaient la même chose silencieusement.

Ils sont arrivés à 19h00.

Ils amenaient des boissons et de la nourriture.

On avait déjà commencé le feu et après avoir un peu brisé la glace, on a commencé à faire cuire les saucisses et les steaks pour les hamburgers.

Leah, sur mes genoux, était en grande conversation avec Rosalie, elle-même assise sur les genoux d'Emmett, à nos côtés.

Ce dernier était visiblement très fier de sa petite amie et il pouvait l'être.

J'étais très amoureux de Leah, mais il faut bien avouer que la beauté de Rosalie sortait de l'ordinaire.

Seth et Paul avaient amené des bières et tout le monde en a bu, à part bien sur Alice, vraiment trop jeune et Rosalie qui a refusé, à cause de son bébé qu'elle nourrissait au sein.

Personne ne l'a embêtée, mais Seth, en riant, et pour taquiner Edward et Emmett, très protecteurs envers leur petite sœur, a un peu insisté auprès d'Alice pour qu'elle boive.

Mais Jasper a fini par s'interposer :

« C'est une gamine, laisse tomber, OK ? »

Son ton était menaçant et c'est Edward lui-même qui a rassuré Jasper :

« Cool frangin, Seth est un déconneur, il laisserait pas Alice picoler, en vrai ! »

Jasper a alors tendu la main à Seth qui la lui a serrée, et Jasper s'est un peu détendu.

On a mangé et bien rigolé.

Au fur et à mesure que la soirée avançait, tout le monde se marrait.

Même Rose, qui, regardait souvent son téléphone, pour être sure que la mère d'Emmett n'appelle pas parce que le bébé avait un problème.

Jasper a sifflé autant de bouteilles qu'Edward et moi, mais moins qu'Emmett.

Nous les gars on a même joué au ballon, et on s'est un peu poussé dans l'eau, tandis que les fille se moquaient de nous.

Quand on a commencé à être fatigués, on s'est tous installés autour du feu, et on a parlé plus calmement, chaque couple enlacé, et Edward a joué de la guitare.

Alice et Jasper étaient assis très prés l'un de l'autre, se touchant les mains aussi discrètement que possible.

Mais finalement, Alice s'est faufilée sur les genoux de Jasper, qui osait à peine respirer.

Emmett et Edward ont un peu grimacé mais n'ont rien dit.

J'étais en train de demander à Rosalie si elle ne regrettait pas trop la chaleur du Texas quand j'ai vu Leah sourire. J'ai suivi son regard et j'ai vu Alice et Jasper s'embrasser à pleine bouche, Jasper avait passé sa main dans les cheveux d'Alice, dans un geste dont même moi je mesurais la tendresse.

Leah a eu les larmes aux yeux et Seth et Paul ont commencé à applaudir, et tout le monde le a suivi.

Emmett et Edward ont vu eux aussi, bien sur, et ont ouvert la bouche, visiblement pour protester, mais Bella a filé un coup de coude dans les cotes d'Edward tandis que Rosalie assenait une claque sur le crâne d'Emmett, et les deux frères Cullen se sont tus, surveillant quand même avec inquiétude les agissements du couple.

Ils n'ont rompu leur baiser qu'un long moment plus tard et quand j'ai à nouveau croisé le regard de Jasper, j'ai été surpris par l'intensité incroyable qui s'en dégageait.

Alice s'est levée pour prendre un cornet au chocolat dans la glacière qu'ils avaient amenée et j'ai vu Jasper tendre les bras vers elle, dans un geste protecteur, parce qu'elle titubait un peu, sans doute pour être restée longtemps assise dans la même position.

Elle s'est ensuite calée à nouveau sur lui et ils ont partagé la glace.

Ils se sont embrassés encore et encore, et j'ai entendu Leah et Emily dire qu'elles n'avaient jamais vu un garçon aussi amoureux, ce qui leur a valu les sifflements indignés de tous les gars présents, Jasper mis à part bien entendu…

NDLA: J'espère que ce chapitre vous a plu. Dans le porchain nous retrouverons la vraie Erika!

Sinon, pour info, j'écris en ce moment une nouvelle fic, j'en ai déjà écrit 4 chapitres, elle sera publiée quand elle sera entièrement terminée. Elle s'appelle "sans un regard" et elle vous surprendra, je pense.