Bonjour à tous!
Le chapitre précédent a eu du succès, le lemon vous a plu j'espère! Je me remets à ce style au chapitre 14.
On arrive enfin au Capitole, les personnages vont arriver avec un rythme plus soutenu, une surprise arrive à la fin de ce chapitre ;)
La parade, qui m'a beaucoup tenu à coeur car ma specialité de cours m'a aidé à concevoir la robe de Sakura, sera dans le prochain chapitre!
Et je commence bientôt à écrire l'arène, je vous promets un éblouissement du tonnerre. Je fais énormément de recherche sur les armes,!
Encore merci à Miss De Lune en tant que bêta lectrice et tous ces précieux conseils sur mon histoire :) Ma première fan!
Et surtout laissez vos impressions, je vous en serais très reconnaissante et je milite pour les reviews! Je prends le temps de reviewer tout ce que je lis et j'espère faire passer cette envie aux autres!
Alors, si vous avez quelques minutes, laissez votre commentaire, même sous le terme Anonyme, je m'en fiche ;)
Encore merci pour les visites qui ont encore augmentées ! Allez je vous laisse à la lecture!
* Si vous voulez parler, autre qu'en PM, vous pouvez me rajouter sur msn, je ne l'utilise plus que pour , douce_volupte arobase hotmail point fr*
Arrivée au Capitole
La nuit passa à une vitesse folle. Il avait dû être dans les minuit quand il m'avait ramenée à mon compartiment. J'avais laissé tomber ma robe sur le tapis moelleux devant la penderie, balancé mes chaussures avant de passer une nuisette de couleur sombre, je ne la distinguais pas dans la pénombre. Je m'étais alors glissée dans mes draps, me laissant bercer par les mouvements du train. Je me réveillai lorsque des rayons de soleil, très diffus, vinrent chatouiller mon visage. Je lançai un coup d'œil aux fenêtres bordant mon lit, et vis tout un paysage inondé. Des oiseaux blancs criaient dans le ciel. Une large étendue d'eau bleu ciel s'allongeait devant moi. Mes yeux endormis s'allumèrent devant ce spectacle: je revoyais enfin la mer. Cela faisait si longtemps.
Je reposai ma tête sur l'oreiller. Je fixai le plafond en repensant à hier. Je me tortillai dans mon lit au souvenir de la scène dans le salon hier soir. Avec l'éclairage au clair de lune, la scène qui me revenait en mémoire semblait presque irréelle, comme dans un rêve. Je le connaissais depuis à peine deux semaines… C'était une pure folie. Enfin, ce qui était une pure folie, c'était de s'attacher à quelqu'un dans un futur où on m'avait catapultée sans autre forme de procès. J'étais en colère contre ceux qui m'avait fait ça. J'étais dégoûtée qu'on ne m'ait pas donné la chance d'éviter ce futur apocalyptique. Si seulement j'avais été à la hauteur, si les cartes ne m'avaient pas rejetée et donc, par protection, ne nous avaient pas tous envoyés dans un futur différent.
Le Jugement Dernier avait été évité. Deux fois. C'est ce que me disaient Kérobéros et Yué. Sauf que le mécanisme de protection des cartes – qui consistaient à effacer les sentiments de toutes les personnes qui ont été en contact avec elles si leur maître n'était pas à la hauteur – avait légèrement changé. Au lieu de ça, on pouvait se reconnaître et se rappeler de notre passé, mais il y avait une chance sur je ne sais foutrement combien que l'on se recroise dans les couloirs enchevêtrés du temps. Haymitch n'avait que 12 ans lorsque nous combattions ensemble. Et maintenant le voilà à l'âge d'être mon père. Tiffany, Lionel, Stéphanie et tant d'autre magiciens dont je ne connaîtrais peut-être jamais le sort. J'espérais juste qu'ils avaient ou auraient une vie heureuse, quelque part.
Et dire que certains avaient profité de ces catastrophes climatiques pour nous blâmer. Nous aurions dû tous vivre en paix. Mais non. Il fallait bien trouver un coupable. Et une affreuse guerre commença. Je fus basée à Londres avec Anthony qui coordonnait toutes nos troupes fixées en Europe. Si seulement j'avais eu le choix. J'aurais préféré mourir que de voir ces quelques années de guerre atroce. Et surtout de voir comment mes plus proches alliés avaient évolué.
Finalement, que ce soit il y a 75 ans ou maintenant, l'âme humaine n'a pas changé. Tous des tortionnaires avides de sang… Mais cette fois je ne compte pas laisser tomber. Cette fois, je compte sauver les gens auxquels je tiens…
Mourir. Un souhait que j'avais fait soixante-quinze ans plus tôt quand la lumière aveuglante fit disparaître mes deux gardiens et le livre magique. Un souhait irréalisable car, même dans l'état dans lequel j'étais arrivée dans la boulangerie de Peeta, j'avais survécu. Mais maintenant les Jeux avaient changé. J'étais revenue pour une seule raison. Faire le bien et cette fois-ci à ma façon. Je ne me laisserais plus dicter ma loi par des despotes qui se croient tout permis. J'allais donner ma vie pour ce garçon qui m'avait sauvée, pour me racheter auprès d'Haymitch, pour que Katniss et son adorable sœur Prim ne manquent plus de rien. Je rachèterai enfin ces atroces souvenirs de tueries et de trahisons.
Je soupirai et en passant la main sur mon visage endormi, je sentis des larmes. Je ne m'étais pas rendu compte de mes pleurs. Ils venaient naturellement lorsque que je pensais à cette guerre. J'avais perdu mon innocence mais jamais on n'aurait pu enfermer ma volonté de faire le bien. Jamais je ne flancherai devant mes ennemis. Mais le poids de tout ça, sur une jeune fille de dix-sept ans, me sembla tout à coup trop lourd à porter. Mais il le fallait.
La pendule indiquait maintenant les neuf heures passées et je décidai d'aller manger. Prendre des forces et se battre comme une lionne. Voilà ma nouvelle devise.
Je passai rapidement un pantalon slim noir et un haut vaporeux en mousseline verte. J'enfilai des ballerines à ma taille. Je retrouvai mes bottes à côté de mon armoire, je ne les avais pas vues hier soir. Une bonne avait dû les ramener. Je sortai promptement de ma chambre, mon ventre commença à gronder. J'avais faim mais une sensation de malaise s'investit en moi en pensant à l'attitude à adopter avec Peeta.
Et merde, pourquoi je n'ai pas pensé à ça…
Avec cette pensée de génie, je passai la porte de la salle à manger. Il n'y avait que Peeta et Haymitch, attablés l'un en face de l'autre. Je m'affalai lourdement à côté de Peeta, baissant ostensiblement la tête.
« Alors la marmotte ? On profite de sa grasse matinée ? Notre arrivée au Capitole est prévue dans deux heures. Effie a mangé plus tôt et a expliqué le topo à Peeta. Elle ne voulait pas te réveiller. » dit Haymitch d'une voix narquoise.
« Quelle attention a-do-ra-ble. » dis-je, imitant la voix pincée et haut perchée d'Effie. Peeta laissa échapper un rire cristallin. Il ne semblait pas hypocrite et je tournai légèrement la tête vers lui avec un sourire.
« Enfin, est-ce une façon de se tenir ainsi, Mr Mellark ? » repris-je, me tapotant frénétiquement les coins de la bouche avec ma serviette. « Vous êtes de vrais sans gêne. »
Nous partîmes tous les deux dans un fou rire qui nous fit le plus grand bien. Je me sentais libérée. Mes yeux pétillaient de joie et, quand nous nous regardions avec Peeta, nous n'arrivions plus à détacher nos yeux l'un de l'autre. Haymitch et son tact légendaire revinrent à la charge.
« Bon, les amoureux, on va se calmer. Mais j'avoue que ton imitation, Sakura, était assez proche de la réalité. Évite de nous faire ça tout à l'heure. Enfin pour le peu que tu m'écoutes, tu es un désastre en ce qui concerne l'obéissance… » Dit-il d'un ton navré.
Il prit l'arête de son nez entre deux doigts de sa main droite.
« Eh bien, cher oncle, vous avez qu'à me donner la fessée si je suis une si vilaine fille, hein ? » dis-je sur un ton de défi.
Il ne releva même pas la tête en me répondant. « Ne me donne pas des idées. Tu as gardé ton ton impertinent. Tu étais beaucoup plus douce avant. »
Je m'énervai un peu. « On grandit tous. Vous, le premier, devriez comprendre ça. Je n'ai pas à me faire dicter des ordres, j'en ai assez subis pendant la guerre. Alors, sincèrement, vous pouvez aller vous faire foutre. Vous et tout ce pays de dégénérés mentaux. »
Je pris un petit pain et le coupai rageusement avec un couteau en argent. J'étais hors de moi. Mes pensées sombres du matin remontaient en moi et je sentais mes yeux s'humidifier. Il ne fallait surtout pas que je pleure. Je grognai à la place.
« Calme-toi ma grande. On est tous dans ce cas-là. Le problème, c'est que si tu dis ça tout haut, c'est ton arrêt de mort. Alors si tu veux rester assez longtemps en vie pour faire ce que tu as à faire, écoute-moi. » Reprit Haymitch d'un ton calme.
Je hochai la tête et ne démordis pas. Je sentis la main de Peeta me serrer le genou, sorte de réconfort.
« Bon, alors comme je disais tout à l'heure avant que miss 'je-me-lève-du-mauvais-pied' ne prenne la mouche, nous arrivons au Capitole dans deux heures. Vous serez remis chacun à votre styliste. Souvent, les deux stylistes d'un district se mettent d'accord sur les tenues de parade des deux tributs. Mais vous ne vous reverrez qu'en fin de journée pour celle-ci. Pour l'instant, vous faîtes bonne impression, on s'intéresse à vous. Vous êtes la nouveauté alors soyez dociles aujourd'hui, ne discutez aucun ordre. Et soyez fabuleux comme dirait Effie ! »
Je fronçai les sourcils. Je n'avais jamais vu ces parades mais j'étais sûre qu'ils allaient nous déguiser bizarrement et je n'appréciais pas ça. Au moins, Peeta et moi ne serions pas froids et distants comme les autres tributs, prêts à s'égorger. Je soupirai.
« Ok Haymitch. Je les laisserais faire de moi leur petite poupée de chiffon. »
Il hocha la tête, visiblement satisfait. « Bien. Ne t'inquiète pas, les entraînements te permettront de te défouler. Nous parlons de ça ce soir. Allez vous reposer, Effie vous fera apporter vos tenues pour sortir du train et vous rendre aux locaux des stylistes. Même pour dix minutes, vous devez être éblouissants. » Dit-il avec un sourire goguenard.
Toutes ces manières commençaient à m'exaspérer…Mais je comprenais le sous-entendu dans sa phrase. Il fallait être obéissant et mettre toutes les chances de notre côté pour ces Jeux. J'allais devoir briller par mon hypocrisie et ma beauté qui seraient mes deux principaux atouts lors de cette recherche de la poule aux œufs d'or. Une poule aux œufs d'or qui pourrait nous envoyer des médicaments, de l'eau ou de la nourriture.
« Je pense que vous devriez aller vous laver et vous préparer. On se retrouve ici à 10h30 pour vous briefer avant l'arrivée à onze heures tapantes au Capitole. »
Peeta enleva sa main de mon genou et commença à se mettre debout. Je le suivai, laissant Haymitch seul à la table. Il prit ma main et m'entraîna dans le petit salon, où il prit soin de bien refermer la porte.
« Alors, tu es stressée? » me demanda-t-il
Je haussai les épaules. « Un peu. J'attends de voir ce qu'ils vont nous faire et surtout comment ils vont nous affubler. Ce qui est dommage, c'est que nous serons séparés. »
Il s'approcha un peu plus près de moi, un sourire aux lèvres. « Je vais déjà te manquer ? Je sais que je suis irremplaçable mais quand même. »
Je plissai les yeux en signe de mécontentement et lui donnai un coup à l'épaule. « T'es con. Bon, il faut aller mettre nos plus beaux apparats, tu as entendu monsieur l'entraîneur. J'espère qu'ils ne m'ont pas mise dans un accoutrement trop serré ou je ne sais quoi. Ils ont vraiment un sens bizarre de la mode. »
Peeta rit doucement. « C'est vrai que parfois on dirait des clowns. Ah pas le bon genre de clown comme nous avons dans le petit théâtre du district Douze, ceux qui font rire les enfants. Plutôt le genre à vous hérisser l'échine. »
Je ne pouvais pas être plus d'accord. Je commençai à me diriger vers la porte du fond quand il reprit la parole.
« Si tu veux, on peut se rejoindre après notre douche, avant de retrouver Effie et Haymitch. Avant qu'elle nous fasse son discours hystérique, enfin, tu vois le genre. » dit-il un peu gêné.
Je lui retournai son sourire. « Oui je pense qu'on a plein de chose à se dire. Mais peu de temps. Après il ne faudra pas oublier que nous serons filmés sans cesse. Vingt-quatre heures sur vingt-quatre. »
Je lui pris la main et l'entraînai derrière moi. « Alors pas de temps à perdre. » rajoutai-je.
Je le laissai devant la porte de son compartiment et quand je voulus me diriger vers le mien, il me retint par le bras. Il me tira vers lui, et se pencha pour m'embrasser. Il était doux et tendre. Cela m'informait au moins de son comportement envers moi. Il se rappelait d'hier, et pour lui, ça comptait. J'avais eu la pensée fugace qu'il se serait montré froid et peu aimable le lendemain, repensant peut être au contexte, tué ou être tué. Mais il n'était pas comme les autres garçons que j'avais connus. Je répondis à son baiser, bougeant mes lèvres contre les siennes, tellement douces. Je m'écartai au bout de quelques instants.
« Je file, sinon on n'aura pas la chance de pouvoir se parler avant la réunion. » Je le laissai planté là, essayant de rassembler mes esprits et de penser clairement. Il faudrait vraiment que je comprenne ce qu'il attendait de moi, de nous. Surtout pour l'attitude à adopter au Capitole. Un idylle serait-elle mieux qu'une alliance ? Mais la fin n'en serait que plus tragique.
Je rentrai d'un pas assez bourru dans ma chambre, me déshabillai rapidement et remis mes vêtements dans ma penderie. Ils étaient propres de toute façon. Je rentrai dans la salle de bain et m'installai sous la douche. Les multiples fonctions des douches du Capitole permettaient de se laver sans bouger le moindre petit doigt. J'appuyai sur quelques boutons et un produit qui sentait la fleur de cerisier m'aspergea. Il y avait une pointe d'odeur de rose peut être, mais le parfum faisait tout de même penser à la fleur de cerisier. J'adorais littéralement cette odeur. Les multiples jets m'entouraient et je me laissais masser par l'eau chaude. Je restais là un petit moment avant de me décider à sortir. L'heure tournait. Je m'enroulai dans une serviette moelleuse et chaude. Je retournai dans la chambre et remarquai la housse noire posée sur mon lit, déjà refait. Les domestiques étaient rapides et surtout très discrets. Je m'assis sur mon lit et entrepris de dézipper la housse. La tenue consistait en une robe noire, à manches longues et qui arrivait mi-cuisses, complètement stretch et près du corps. Une paire de collants accompagnait le tout et Effie avait ajouté une note comme quoi je pouvais porter les bottes que j'avais achetées dans le district Douze. Quel geste magnanime de sa part.
Je retournai me sécher et utilisai une machine dans laquelle j'insérai la tête, à l'horizontale, et en moins d'une minute, mes cheveux étaient secs et soyeux. Je m'hydratai le visage avant de me mettre dos au miroir et de relever les cheveux. Le sceau sacré apparut alors, scintillant, au bas de mon cou. e plissai alors les yeux, me concentrant pour le faire disparaître et je vis la lueur s'amenuiser avant de reprendre une couleur chair. Je ne voulais pas qu'on puisse me reconnaître.
J'enfilai alors les vêtements, me recoiffai en chignon, et mis un rouge à lèvre rouge sang et me noircis les yeux. J'avais l'air mystérieuse même dangereuse. Je voulais que les gens me redoutent, les tributs de Carrière se méfieraient de nous et ça permettrait à Peeta d'accroître ses chances.
Je finis de me préparer, il n'y avait pas de veste dans la housse, le climat du Capitole devait être doux en ce moment. Je sortis rapidement pour rejoindre le compartiment de Peeta. Il avait enfilé un pantalon noir, assez serré dans un style assez baroudeur. De multiples poches, assez militaire en fait. Peeta était torse nu, il venait visiblement de se sécher les cheveux à la machine car ils étaient tout ébouriffés sur son crâne.
« Tu connais les peignes ? On dirait un petit chiot tout fou. » dis-je, en riant.
Il me regarda l'air abattu, croisant son reflet dans le miroir.
« Mes cheveux sont indomptables, je crois qu'il n'y a plus d'espoir. Arrête de rire, tu es vraiment- » Il s'arrêta en posant les yeux sur moi.
Je continuais de rire, et fis un tour sur moi même, prenant soin que ma robe ne remonte pas le long des collants. « Alors, que pensez-vous de ma tenue, mon cher ? Sourira-t-elle à nos très chers amis du Capitole ? »
« Je pense effectivement que vous allez faire chavirer quelques cœurs. Quand ils vous verront manier le sabre, ils prendront leurs jambes à leur cou. Et ce sera aussi bien, pour moi en tout cas. »dit-il d'un air aguicheur, me prenant dans ses bras. Je me collai à son torse et des pensées peu catholiques m'envahirent. Je regardai discrètement la pendule. 10H 15. Pas le temps malheureusement. Il suivit mon regard et rit.
« Il fallait être plus rapide sous la douche pour ça. » Je lui tirai la langue et m'assis sur son lit pendant qu'il enfilait son T-shirt noir. Il le moulait et il portait des bottines noires en cuir, assez imposante. Nous avions l'air de mercenaires presque. Effie avait bien pensé pour notre première apparition. Il restait à voir si les stylistes allaient suivre cette direction.
Il était l'heure et je me levai. Peeta me prit la main et nous partîmes vers la salle à manger. Juste avant que nous passions la porte, je lui glissai à l'oreille, d'un ton conspirateur.
« On est ensemble ? »
Il se tourna vers moi, planta son regard dans le mien et hocha la tête. Je compris alors que nous jouerions non plus l'idylle, mais qu'elle serait réelle. Et ça, putain, ça n'allait pas faciliter les choses.
Nous arrivions alors main dans la main. Effie le remarqua et elle partit dans un discours enflammé sur les joies que notre couple allaient susciter. Des acolytes, des tributs aussi proches, une belle histoire croustillante pour les gens du Capitole. Je savais bien qu'elle allait tourner ça en show médiatisé.
Peeta serra ma main plus fort tandis que Haymitch nous racontait qu'il ne fallait pas que nous parlions. Nous devions rester impassibles, froids, mystérieux. Nous devions paraître forts et semer le doute. Et Effie rajouta qu'il fallait que nous nous tenions la main. Haymitch était d'accord pour une fois, tiens.
On passa alors dans un tunnel et quand nous ressortîmes au grand jour, je vis la plus belle des villes jamais vues de mon existence. Tout était blanc, plein de verdures luxuriantes, de fontaines et de statues dorées un peu partout et de ballons dirigeables dans le ciel. En y regardant bien, il y avait dessus le sceau du Capitole et il y avait de la pub pour les Hunger Games. Nous arrivions alors à la gare où les quais étaient bondés de gens qui nous acclamaient, avec plein de journalistes avec des caméras et des appareils photos.
« Nous sommes les derniers arrivés alors faîtes comme nous vous l'avons dit et surtout, soyez dociles avec vos stylistes. Ça va être fantastique. »
Nous nous regardions dans les yeux avec Peeta et quand le train s'arrêta, nous nous plaçâmes derrière Effie, main dans la main. Je relevai le menton, d'un air fier, et Peeta rit doucement. Je lui donnai un coup de coude et la portière s'ouvrit alors.
Des cris, des flashs, des acclamations. Mes oreilles auraient pu saigner avec ce vacarme assourdissant. Haymitch descendit en premier et tendit la main à Effie, pour qu'elle descende. Quelle comédie, avec ces deux-là qui ne pouvaient se voir en peinture. Peeta fit alors de même, sans lâcher ma main et je sautai carrément sur le quai. Les questions fusèrent et nous restions côte à côte, sans prêter aucune attention au monde qui nous entourait. Nous étions entourés de Pacificateurs et nous les suivîmes jusqu'à la sortie de la gare. Deux limousines nous attendaient, devant chacune d'elle se tenaient respectivement un homme et une femme.
« Voilà vos stylistes, qui sont venus tout spécialement vous accueillir avant que vous ne passiez dans les mains de vos préparateurs. Ils vont vous adorer. » cria Effie, sa voix haut perchée arrivant tout de même à couvrir le bruit ambiant.
Effie se posta devant l'homme, qui se présenta comme Cinna, mon styliste. Il semblait doux et gentil. Il ne parla pas trop, comprenant que le moment était mal choisi, dans cette gare bondée. Je tournai alors la tête vers Peeta et Haymitch, qui parlaient à la styliste. Et mon cœur s'arrêta net. La jeune femme, qui devait avoir 25 ans, pas plus, avait des cheveux noirs de jais et un teint à faire pâlir une poupée de porcelaine. Elle adressa quelques mots à Peeta et je la vis sourire. Un sourire que je reconnaîtrais même en Enfer. Elle se tourna alors vers moi et nos regards se croisèrent l'espace d'un instant, avant qu'un Pacificateur ne nous pousse dans notre limousine. Je n'avais pas rêvé. Je l'avais bien vue. Je venais bien de reconnaître Tiffany comme styliste pour les Hunger Games.
Alors vos avis ? Etonnés? Merci pour les reviews !
