Auteur: Haruka
Titre: Envy & Shudder
Base: The GazettE
Pairings: Surprise
Genre: Yaoi - Lemon
Chapitre: 12/31
Déclaration de l'auteur: J'me marre beaucoup en écrivant les POV Yune, des fois j'écris des trucs tellement tordus que j'me pose des questions sur mon état mental xD
Chapter Twelve: Reste dans mes bras petite poupée... -POV Yune-
Tu vois, je le savais. Je savais que j'allais t'obtenir, de quelque façon que ce soit. Et c'est d'autant plus plaisant que tu te jettes toi-même dans mon piège.
L'étau se resserre, bientôt tu ne pourras plus en bouger.
Ton baiser hésitant me fait sourire de par son innocence, mais tu sais, bientôt il n'y aura plus d'innocence entre nous...
Tu te blottis dans mes bras, on se croirait presque dans l'une de ces séries télévisées où les couples sont d'une niaiserie à faire pleurer de rire. Et toi, tu continue de croire à ça... De toute façon, tu n'es pas mon petit ami, Taka-chan, tu es ma propriété.
Et bien sûr il faut que ces autres cons viennent nous déranger. Ces autres cons que nous appelons nos amis... Ca me donne des haut-le coeur d'employer ce mot pour les définir... Mais bon, il faut bien que je suive la troupe, que veux-tu.
En cours, je n'arrête pas de rêvasser, me délectant de ma victoire qui fut si facile, et décidant de tout ce que je vais faire de toi, pendant que cet abruti de Suguru n'a de cesse de mater Atsuaki. Comme c'est affligeant et tellement puéril...
Tu me regardes et me sourit, et je réponds à ce sourire, essayant de paraître le plus sincère et doux possible. Mon Taka-chan, si tu savais... Si tu savais que bientôt tu deviendras objet entre mes doigts.
Je me mords la lèvre rien qu'à t'imaginer et train de crier, de gémir, de supplier. Tu n'en seras que plus beau encore...
Je constate avec un sourire victorieux qu'en cours de maths, tu ne fais pas tellement attention à Ryo, tu sembles plutôt ailleurs. Et pourtant lui, il te regarde, il te fixe même. Si je peux te posséder et le détruire encore plus en même temps, ça ferait d'une pierre deux coups, je souris rien que d'y penser. Ryo veut jouer au malin, mais je détiens toujours le pouvoir de faire s'effondrer sa vie tel un château de cartes d'un claquement de doigts. Chacune de mes poupées qui se croit sauvée reste toujours un minimum sous mon contrôle...
A la fin des cours, nous nous retrouvons enfin rien que tous les deux. Je te prends par la main, et je t'emmène dans une impasse souvent déserte, prétextant vouloir t'embrasser sans que personne ne nous lance de regards méchants et dégoûtés. On va beaucoup s'amuser, tu verras...
Je t'embrasse avec plus de passion que tout à l'heure, et tu sursaute mais ça n'a pas l'air de te déplaire.
Alors que mes mains s'aventurent déjà sur ta taille, tu as l'air de ne pas savoir quoi faire des tiennes, et tu finis par les poser sur ma nuque. Trop innocentes caresses à mon goût... Je prend ta main et la mène sur mon torse, alors que les miennes sont sur tes hanches, et que le baiser n'a de cesse de s'intensifier.
Un sanglot étouffé presque inaudible me parvient. Je sais qu'il est là, comme souvent. Je sais qu'il nous regarde, caché quelque part, et c'est un réel plaisir de le savoir souffrir.
Désireux d'en rajouter à sa souffrance, ma main s'égare sur tes fesses, et tes mains se font plus présentes sur mon torse alors que tu pousse un très léger gémissement. Je m'apprête à déboutonner ta chemise, quand une sonnerie nous interrompt.
«Pardon Yune, désolé, ça doit être ma mère qui s'inquiête, il faut que je décroche...»
J'aquiesce en souriant, masquant mon envie de détruire son portable.
«Allô? Oui... Oui pardon... promis... Non... A tout de suite...»
Il raccroche et me lance un regard déçu et coupable.
«Désolé, je dois rentrer, sinon elle va faire un scandale...»
«Pas grave Taka-chan... On remettra ça à plus tard...»
Je n'ai pas pu empêcher un sourire carnassier de prendre place sur mon visage. Je me rattrape donc rapidement, reprenant un sourire «amoureux» et l'embrasse une dernière fois.
«Je t'aime... A demain Taka-kun.»
Il me sourit et part d'un pas rapide. Quant à moi, je reste là, dans cette impasse presque déserte, marchant lentement. J'aperçois une ombre dans un coin et je souris.
Comme tu es pathétique, mon pauvre Ryo...
