Chapitre 11
Dennis se réveilla dans un confortable cocon. L'esprit embué, il se blottit contre la source de chaleur devant lui, soupirant d'aise. Un doigt vint glisser dans son dos puis dans sa nuque, une main fourragea dans ses cheveux.
- Debout, Dennis Crivey. Louper le Poudlard Express serait une très mauvaise idée si tu veux mon avis. Ton arrivée à Poudlard ne se ferait que d'avantage remarquer.
Le plus jeune se tendit à ces mots et se redressa d'un coup.
- Mince non, non, gémit-il.
- Hum… Attends deux minutes. Je vais te rassurer…
Draco plaqua le plus jeune contre le matelas et s'empara de ses lèvres avec douceur, tout en affirmant sa domination. Ses mains vinrent courir le long du corps frissonnant. Il ne l'avait pas touché depuis le jour du lien et le besoin se faisait sérieusement ressentir, des deux côtés, bien que l'un ait plus de mal à l'assumer. Après l'avoir langoureusement préparé, Draco fit entrée le bout du son pénis dans l'intimité du plus jeune qui gémit de douleur.
- Détends-toi, chuchota le blond.
Lentement, avec beaucoup plus de délicatesse que la première fois, il pénétra le jeune homme jusqu'à ce que ses testicules rentrent en contacte avec le mignon derrière du Griffondor. Du bout des lèvres, il sécha les larmes de plus petit, puis commença un lent mouvement de va et viens, attentif au plaisir de Dennis, qui gardait les yeux plongés dans les siens. Puis il tapa ce point si sensible qui lui fit voir des étoiles, et les mouvements s'accélérèrent. Ils jouirent l'un après l'autre, Dennis dans un faible gémissement et Draco d'un cri rauque. Le vampire se laissa alors totalement retomber sur le petit corps, qui éprouva soudainement plus de difficultés à respirer. Il leva la tête et plongea ses crocs dans la gorge blanche du jeune homme qui couina avant de se détendre. Quand il fut reput, il ouvrit son poignet d'un coup de dents, et le posa contre les lèvres du châtain, qui avala goulument.
- Ça suffit, finit par dire Draco. Je pense que tu pourras te contenter de manger ce soir maintenant. Il faut que l'on passe en éclair sur le chemin de Traverse. Direction la douche !
Harry avait affreusement mal aux fesses, et une boule dans l'estomac. Doucement, il se souleva sur ses avants bras, avant de se mettre à genoux, tout en prenant soin que ses fesses ne rencontrent pas un quelconque objet. Grimaçant, il se leva et se dirigea vers la salle de bain. Personne. Soulagé, il prit une rapide douche, remarquant au passage que d'énormes bleus parcouraient son dos, bien que les coupures étaient toutes refermées.
- Connard, siffla-t-il entre ses dents.
Il alla dans le dressing et pris une belle robe du Lord. Noire. Elle lui allait parfaitement aux épaules mais trainait par terre, lui donnant l'air d'un Empereur. Il ressortit avec un soupir sarcastique. Un petit déjeuner encore chaud l'attendait sur table de la salle à manger. Il attrapa un pan cake qu'il tartina de sirop d'érable et avala d'une manière fort peu gracieuse. Puis d'un pas conquérant, il se dirige vers la salle du trône, ou Voldemort devait être en train de déblatérer il ne sait quel plan à ses Mangemorts. Un grand silence régna quand il pénétra dans la salle. Son visage fermé et son aura plutôt dangereuse fit reculer plusieurs personnes présentes.
- Je suis navré de stopper votre petite sauterie mais j'ai une conversation de la plus haute importance à mener avec votre leader adoré.
Ses paroles débordaient de sarcasmes. Lentement, Lord Voldemort de leva de son trône et s'approcha de l'imprudent.
- C'était donc vrai… murmura-t-il.
- Quoi donc encore ? Je pense que la seule chose qui est vrai est que, peu importe la quantité d'âme qu'il y a dans le corps que tu occupe, tu es totalement fou. Encore plus que Dumbledore si c'est possible.
- Je ne suis pas fou, Harry Potter. Je suis prudent. C'est une guerre que je mène, pour la liberté des vrais sorciers. Dumbledore était effectivement fou. Mais c'était parce qu'il voulait garder notre existence dans le secret. Toi, par contre, tu n'es effectivement qu'une pauvre petite marionnette dans cette guerre. Et cette fois, c'est moi qui tire les ficelles. Ta vie dépend de moi. Rien ne m'empêche de te tuer dans la seconde qui suit.
- Mais tu ne le fais pas. Tu es juste fou. Tu me garde en tant que trophée sans savoir ce que je pourrai de faire. Je te hais Tom Riddle. Je me débrouillerai pour gagner cette guerre, et ce sera moi qui tirerai les ficelles.
Un fin sourire prit place sur le visage du Lord.
- Harry, tu es aussi révolté que moi. Plutôt que de monter des plans tordus pour me faire tomber par derrière, allie-toi à moi.
- C'est ce que j'ai fais ces derniers jours, ordure ! C'est toi qui as craché sur ce simulacre de paix !
- Bien sûr. Mais c'est toi qui avais prévu un plan d'évasion, dans lequel figurait ma mort ainsi que celle de tous mes bras droits.
- Pardon ?
Une des fenêtres magique explosa, puis une autre et encore une autre. Un étrange vent tournait dans la pièce. Harry Potter avait fait exploser des fenêtres magiques.
- Calme ta colère stupide Griffondors. Tu nous montre que tu es énervé, mais pourquoi ? Parce que ton plan était voué à l'échec ?
- Parce que je n'avais pas de plan ! Appart peut-être celui de t'instaurer les bonnes mœurs. De quoi tu m'accuses ? De ne pas être un bon chien ? Etrange, pourtant, j'ai été élevé dans cet état d'esprit.
- Je t'accuse de continuer à faire la guerre, alors que tu l'as perdue !
Harry était très, très énervé. Il sentait de mauvaises ondes tourner autour de lui. Quelque chose n'allait pas.
- Je n'ai pas élaboré de plan pour te faire tomber, siffla-t-il.
- Vraiment ? Pourtant, depuis tout à l'heure, tu fais tout pour me prouver le contraire.
- Tom, tes petits jeux peuvent être amusants, mais je ne veux pas en parler devant tes Mangemorts. Non. Par contre, ce que tu as fais, c'est une preuve de pure folie. Tu cherche une victime pour tes affreuses poussées de sadisme ? Et bien je ne suis pas la bonne victime. Désolé de ne pas être consentant. Garde donc tes petits phantasmes pour toi.
Lord Voldemort plissa les yeux et fixa Harry d'une étrange manière.
- Fais tomber toutes tes barrières Potter. Toutes.
- Pardon ?
- Une partie de ta tête ne m'est pas accessible.
- Je… ? Mais je ne fais rien. Demande à Severus Snape. Tu vois très bien que je suis une bille en occlumencie.
- Alors comment se fait-il que je ne puisse pas accéder à cette partie de ta tête ?
- C'est toi l'occlument.
- Insolent.
- Tu l'as cherché. Il ne faut pas essayer de casser ses jouets. Surtout les poupées, elles ont la tête dure, ça peut être dangereux. Ne pas ingérer les petits morceaux.
- Oui, je les aie encore en travers de la gorge. Bon, alors, prouves-moi que tu n'as rien organisé contre moi.
- Qui t'as dis une chose pareille ?
- Peter Pettigros.
Le petit brun se retourna, cherchant le rat du regard. Celui-ci se tenait dans un angle de la pièce, tremblant, sans la moindre once de dignité.
- Approche !
L'homme s'avança, courbé, presque rampant.
- Qu'est ce qui t'as fait dire qu'Harry Potter prévoyais un plan démoniaque incluant les moldus et toute leur artillerie ?
- An…Andrew MacLee, my Lord.
- Faut! S'exclama un Mangemort aux longs cheveux bruns. Je ne t'ai jamais de dire ça imbécile !
Il avait un teint blanc cireux, semblable à celui de Severus Snape, avec des yeux et des cheveux noirs comme l'ébène. Ceux-ci étaient plaqués sur sa tête, tirés en arrière, mettant la finesse de ses traits en évidence. Il s'avança d'une démarche sûre et s'agenouilla aux pieds d'Harry et de Lord Voldemort.
- Maître, je n'ai jamais dis une chose pareil mais il serait préférable que je vous parle de ça en privé.
- Vraiment ? Et qu'à tu dis à Peter ?
- Je préfère vraiment en parler en privé.
- Est-ce si important ? Je suis en train de me demander si je dois tuer, ou non, cet insolent, et toi tu arrives comme ça, en me déblatérant qu'une information venant de toi, déformée par Peter, m'est parvenue.
- Je vous jure, monseigneur, que je n'ai pas voulu vous faire passer l'information par cet incapable.
- Et pourquoi cela a-t-il été le cas ?
- Je n'ai fais que lui parler d'une quelconque possibilité. Je n'ai pas jugé utile de vous en informer tant que je n'étais pas sur de la véracité de mes propos.
Les yeux du Lord prirent une inquiétante couleur rouge.
- Endoloris !
Les deux hommes se tordirent de douleur. Le plus petit se roula par terre en poussant des petits hurlements porcins, alors que l'autre resta statique, tendu, serrant les dents pour ne pas hurler sous l'insoutenable douleur. Harry ne bougea pas d'un iota pour faire arrêter son amant.
- Tu ne dis rien chaton, devant ce spectacle pourtant terrible pour un Griffondor ?
- C'est de leur faute si j'ai subit ta folie. Etre un Griffondors ne veut pas dire ne pas être rancunier.
- C'est tout de même très Serpentard chaton. Et ce n'est pas de la folie.
Le sort s'arrêta enfin.
- Andrew, nous parlerons de tout cela plus tard. Quant à toi…
Il fixa Peter Pettigros pendant quelque secondes, puis lança le sort de mort, sans regarder sa victime d'avantage.
- Nagini, à table, siffla-t-il.
Un affreux serpent, pourtant extrêmement captivant, sortit de derrière le trône de pierre et s'approcha du cadavre.
- Je ne veux pas voir ça, murmura Harry qui avait soudainement viré au vert pâle.
- Et bien sors. Je te fais confiance pour ne pas faire pencher la balance du mauvais côté.
- Fiche moi la paix. Et pense à te fournir un autre objet sexuel, l'ancien se met en grève.
Harry sortit d'un pas majestueux et claqua les deux grandes portes.
- Je suis sûr qu'il ferait un parfait prince des Ténèbres, murmura Voldemort. Bien, Lucius, tu disais donc ?
Harry, tendu comme un arc, s'éloigna de la salle, sans baguette. Les couloirs étaient spacieux, sombres et lugubres.
- Harry, souffla une petite voix féminine.
Une silhouette encapuchonnée se tenait non loin de lui. Lentement, elle enleva sa capuche, pour dévoiler le visage blafard d'Hermione.
- Hermione ! Mince… Tu vas bien ?
- Harry, tu vas bien ?
Le jeune homme s'approcha et lui prit les mains. Elle paraissait au bord des larmes.
- Emmènes-moi dans un endroit confortable où l'on peut parler tranquillement.
Elle l'entraina alors dans un dédale de couloirs et d'escaliers. Enfin, ils franchirent une petite porte en bois gardée par une sorcière grincheuse. Celle-ci révéla une salle assez spacieuse, avec d'un côté, un grand lit deux places, et de l'autre, un table basse, un canapé, une petite table à manger et une petite bibliothèque qui, apparemment, ne suffisait pas, étant donné les piles de livres autour de la table basse.
- Ce sont mes appartements. Le Lord à eût la très bonne idée de jeter un sort de silence sur chaque appartement.
Nonchalamment, elle se débarrassa de sa cape et de sa robe de sorcier, pour révéler une jolie robe noir, s'arrêtant au dessus du genou, un peu froufroutante.
- Oh ! Tu es splendide là-dedans. Tu mets ça tous les jours ?
- Oui, je m'en fiche je suis perpétuellement cachée derrière mes capes. Assis-toi.
- Merci.
Harry se laissa tomber sans grâce et grimaça en se souvenant de ses bleus.
- Expliques-moi cette histoire, Hermy. Depuis combien de temps espionnais-tu pour lui ?
- Six mois.
- Six mois…. C'est… long.
- Un peu.
Elle grimaça et s'assit à son tour.
- Je suis vraiment désolée Harry. Je… Je voulais vraiment que tu arrêtes de te battre. Le combat était perdu d'avance. Je… Je m'en serais tellement voulu si tu étais mort. Alors quand je l'ai rejoins, je lui ais montré comment tu étais. Il a un accès illimité à mes pensées, mais il ne l'utilise presque jamais. Il… a donc vu… ce que tu nous avais raconté sur tes moldus. Et il a comprit qu'il pouvait s'allier à toi, plutôt que te tuer. De cette manière, les foules seraient plus faciles à apaiser. Sans vouloir t'offenser, si tu avais gagné, tu aurais changé des choses dans ce monde. Peut-être pas autant que lui, mais tu ne te serais pas contenté d'être une star pour avoir bêtement tué un homme qui est censé être ton ennemi. Tu es ambitieux Harry, je le sais. Ron ne voulait pas y croire. Même si au fond, il s'en doute. Mais il a préférer croire en quelque chose de vain. Je sais que j'aurai dût t'en parler mais tu ne m'aurais pas écouté.
- Tu as bien fais.
- Pardon ?
La jeune fille paraissait totalement ahurie par ce que disait son ami.
- Je vais bien. Enfin ma tête va bien. Mais tu as bien fais. Je vais en quelque sorte m'allier à lui. Même si savoir que tu avais déjà tout anticipé est révoltant, je trouve ça intéressant. Et puis je n'ai pas grand chose à faire avec lui. La seule chose un peu dur sera de freiner ses ardeurs en ce qui s'agit de massacrer des moldus. Mais j'espère que tu me soutiendras, hum ?
Hermione fut secouée d'un sanglot.
- Bien sûr, idiot. Par Merlin. J'aurais tellement dut insister pour Ron. Il doit me détester maintenant.
- Tu l'aimes ?
- Non ! Non… Je… En fait, ce qui m'a vraiment persuadé de changer de camps, c'est quand je l'ai revu…
- Hein ? De qui ? Ron ?
- Non… C'est… Théodore Nott.
Le petit brun se figea dans une expression de pure incrédulité.
- Mais… Il est comme Malfoy non ? Ce n'est pas un crétin arrogant qui déteste plus que tout les Moldus ?
- Le seigneur des Ténèbres n'aime pas particulièrement les moldus non plus je te rappelle.
- Oui. Mais c'est un sang-mêlé, qui couche avec un sang-mêlé, et dont un des bras droit est un sang mêlé.
- Quel exemple, ricana-t-elle.
-Et sinon, tu es au courant de ce qui est arrivé à ceux qui sont venus dans l'espoir de me sauver ? Je sais que Snape a prit Sirius, et Draco Malfoy Dennis.
- Hum oui. Alors déjà, il faut que tu saches qu'ils sont des vampires et que du coup… s'ils les transforment en calices, ils n'ont plus grand-chose à craindre. Enfin… ça c'est lorsqu'il y a un réel attachement. Ce matin, Draco a accompagné Dennis, chercher ses fournitures. C'est la rentrée à Poudlard. Il avait l'air en parfaite santé. Enfin, mis à part qu'il était totalement tétanisé et que Draco était assez renfrogné…
- Et Sirius ?
-Je ne sais pas. Je croie qu'ils ont fait le lien eux aussi. Mais… dans une relation vampire calice, si le premier ne fait que boire le sang de l'autre… Et qu'il le maltraite à côté, et bien on ne peut rien faire. Donc en gros, Snape à tout pouvoir sur Sirius et je doute qu'ils se soient réconciliés. Mais il faut aussi savoir qu'après le lien, le calice ressent le besoin de satisfaire son maître.
Harry poussa un long soupire.
- Fuck. Mais bon… Severus Snape est une personne intelligente. Je ne pense pas qu'il torture mon parrain à jamais. Il va se lasser.
- Sûrement. Il ne m'a pas adressé la parole depuis qu'il a apprit mon allégeance.
- Et que fais-tu maintenant ?
- Oh et bien… Draco m'a demandé de l'aider à faire tomber les puissances militaires de la France, l'Allemagne, l'Espagne, l'Angleterre, les Pays-Bas et la Belgique.
- Rien que ça ?
- Quand viendra le bon moment, chaque personne de notre groupe partira avec une équipe désarmer le pays désigné. Et au même moment, le Seigneur des Ténèbres lancera ses troupes.
- Et qui composent ce groupe ?
- Hum… Draco, Blaise, Théo, Pansy, moi et… toi.
- Moi ?
- Oui. Apparemment, Draco a demandé à ce que tu sois inclus.
- Je vois. Et bien au moins je ne m'ennuierai pas. Mais je vais devoir aller sur le t terrain…
- Tu es devenu fainéant en une semaine et demie à peine.
- Tant que ça ? Enfin je veux dire, le temps…
- Hum… Oui. Et Théodore s'est à peine rendu compte de mon existence.
- Ça viendra. Et sinon, des nouvelles de Remus, Colin, et Ron ?
- Toujours dans les cachots je croie…. Mais ils finiront par sortir. Le Lord veut montrer à la population que les révolutionnaires sont écrasés. Donc plus tôt ils seront exposés en tant qu'esclave, plus vite Il pourra asseoir son pouvoir.
- C'est déjà le cas. Tu croies que je peux aller les voir ?
- Non. Hors de question.
- Pourquoi ?
- Harry. Les prisonniers sont les vides-couilles des Mangemorts, désolée mais c'est vrai. Alors je ne veux pas que tu sombres à leur vue. Moi-même je n'ai pas osé descendre.
- Le poids de la culpabilité.
- Et si on allait se balader dans le Londre moldu avant que ce ne soit plus possible ?
- Allons-y. J'ai besoin d'air.
- Tu a le droit ?
- Je suis libre. Oh et puis au pire… tu me surveilles hein ?
Hermione roula des yeux et poussa un soupir faussement ennuyé.
- Allons-y.
Dennis sorti, les yeux rivés sur le sol. Ils avaient fait toutes ses fournitures dans un temps record. Les commerçants s'étaient empressés de servir Lord Malfoy, tout en restant le plus polie possible malgré les commentaires forts désagréables.
- Bon, je te donne un portoloin, étant donné que tu ne sais pas transplaner. Tu arriveras juste devant le passage. Dépêches-toi.
Il lui mit sa valise dans une main et une clef de l'autre.
-Ne la perds pas, je viendrai la rechercher.
Puis après un dernier effleurement de lèvres, il eût la désagréable impression qu'un crochet l'attrapait au niveau du nombril. Il s'effondra dans la foule en arrivant. Se redressant un peu maladroitement, il lança des regards alentour, vérifiant que personne ne l'avait vu. Puis prenant une grande inspiration, il pénétra sur le quai 9 ¾. La, divers personnes de sa connaissance disaient au revoir à leur proches. Aucun né moldu ni demi-sang. Baissant la tête en se cachant derrière ses cheveux, il monta dans le train et chercha un compartiment vide. Il hissa sa valise avec plus de facilité que prévu et s'assit près de la fenêtre, tout ne dissimulant son visage.
L'ouverture brutale de la porte le fit sursauter.
- Dennis ! Qu'est ce que tu fais là ?
- Brian. Ravi de te revoir.
- Moi aussi mec ! Putain, mais qu'est ce que tu fais là ?
- Je vais à Poudlard.
- Mais tu vas te faire tuer ! Je te jure, il n'y a que des sang-purs. Et pas que des tendres.
- Si tu arrêtes de crier, peut-être que j'aurai la paix un peu plus longtemps.
- Ouai mince t'as raison. Hey les mecs ! Héla-t-il dans le couloir. Il y a de la place par ici.
Dennis se cacha derrière sa main. Il était foutu.
- Dennis !
- Dennis !
- Hey mec !
L'interpellé leur lança un regard à mi chemin entre l'angoisse et l'ennuie. Les garçons s'empressèrent de refermer la porte et de s'installer.
- Je ne vous dirai pas pourquoi je suis là mais honnêtement, je ne risque rien. Enfin, pas de la part des professeurs.
- Ah ouai ? C'est toujours ça. T'inquiètes pas, on te défendra de ceux qui voudront t'attaquer.
- Vous aurez des problèmes. Pour défense d'un sang-de-bourbe.
- Mais non. Je suis pour que les moldus sachent notre existence et je suis un sang-pur. Ils ne me diront rien. Et puis je suis ami avec qui je veux !
Les cinq autres garçons renchérirent, faisant naître un sourire un peu bête sur le visage un peu trop blanc du jeune homme.
- Merci beaucoup.
- Tout le plaisir est pour nous.
Remus était dans un sale état. Son nez ne percevait déjà plus rien depuis qu'il était dans ces immondes cachots puants la mort. Mais des dizaines de Mangemorts étaient passés dans sa cellule à la chaine, et il se sentait comme mort. Sauf que son cœur battait. Fort, beaucoup trop fort à ses tempes. Il ne percevait plus rien. Des pas peut-être. Il grimaça malgré son visage tuméfié. Le premier Mangemort n'était certainement pas revenu. Non. Le premier avait été relativement tendre par rapport aux autres. Quelle horreur. Pourquoi était-il là, à souffrir ?
La porte de la cellule s'ouvrit, mais il garda les yeux fermés. Il tomba alors dans un profond sommeil.
Sirius s'extasia encore une fois devant le luxe des appartements que Poudlard avait donné à Severus Snape.
- Mais c'est énorme ! Rien que pour ça je voudrais bien être ton calice. C'est tellement confortable qu'on pourrait se croire dans la salle commune de Griffondors. Sauf qu'il n'y a pas de rouge. Mais c'est vraiment très joli.
- Mon dieu, apprends à la fermer Black ! Eclata l'autre homme.
- Tu sais, je pense qu'au fond tu aimes bien m'entendre parler. La preuve. Tu me dis toujours de me taire et je ne le fais jamais. Et tu ne m'as encore jamais lancé de sort de silence.
- Tu es un personnage fort fatiguant tu le savais ? Soupira Severus.
- Moi aussi je t'aime, susurra Sirius.
- Dans ce cas, prouve le. Excites-moi.
- C'est un défit ?
- Je dirais plutôt un ordre. J'ai peu de temps devant moi, alors j'aimerais qu'on fasse ça vite.
-C'est nul, tu ne me consacres pas assez de temps.
-Tu es mon calice, ma réserve de sang. Pourquoi devrais-je passer plus de temps avec toi ? D'autant plus que tu parle tout le temps. Allez ! Par terre.
Remus ouvrit difficilement un œil. Mais tous ces efforts ne servirent à rien, quand il se rendit compte qu'il était dans le noir. Il soupira et s'étira. Quelques courbatures le firent grogner, mais aucune douleur ne vint le tirailler. A cette pensée, il se stoppa dans ses gestes et essaya d'humer l'air. Une douce main glissant sur son torse le stoppant dans son élan. Une main qui passait à des endroits très… réceptifs. Un petit ricanement résonna près de son oreille, puis une bouche s'empara de la sienne. Un corps musclé se plaça sur le sien, l'enfonçant dans la surface molle sur laquelle il était allongé. Un lit. Ou un matelas.
Il répondit alors avidement au baiser, enroulant ses bras autour des épaules de l'homme le surplombant, et gémissant au contact des mains habiles. Enfin, la bouche le quitta, lui tirant un grognement.
- Plutôt réceptif pour un homme violé dans les cachots du Seigneur Noir. Qui sait, si je ne t'ai pas culbuté dans ton propre sang ?
- Tu l'as fais, Lucius.
- Oh ! Tu m'as démasqué. Ais tu n'étais pas en sang quand je suis venu. Et je t'ai promis de revenir te sauver.
- Tu as surtout promis de revenir m'enculer dans cette cellule crasseuse. Et sinon, je reconnaitrais ton corps et ton odeur même privé du touché et de l'odorat.
- C'est un peu narcissique tout de même.
Remus retrouva la vue et put, à son aise, contempler le beau visage de Lucius Malfoy, encadré de ses magnifiques longs cheveux blonds.
- Alors tu me prends en stage ? La froideur des cachots ne t'allait pas ? Je ne m'en plaindrai pas. Ce seront toujours quelques minutes au chaud.
- Non, non. Je te garde ici. Pour moi tout seul.
- Pourquoi tout d'un coup ? Tu as Narcissa Malfoy. Tu sais, cette magnifique femme qui « saura toujours mieux honorer ton corps » que moi.
- Oublie ça. Je devais me marier. Je le devais. Alors il fallait que tu me détestes.
- Tu aurais dût utiliser une autre technique.
- Sirius Black t'a consolé.
- Peut-être.
- Remus. Je t'aime.
- Tu tourne dans l'absurde là. A moins que ce ne soit une mise en scène ? Je te préviens je suis très mauvais acteur.
- Arrête de faire l'enfant.
- Alors fiche moi la paix.
- Non. Je ne te laisserai plus jamais. Je t'aime trop pour ça.
Et tendrement, il l'embrassa de nouveau, montrant avec son corps toute la véracité de ses propos.
- J'ai mal aux fesses ! Gémit Remus. Lâches-moi !
- Mais non, laisses-toi faire. Je vais te faire mal aux fesses avec amour, tu verras. Je vais te faire l'amour comme je ne l'ai jamais fais avec Narcissa.
- Bien-sûr. Commences par ne pas me parler d'elle.
- Entendu.
Et Joyeux Noël ! Et Bonne Année !
Soyez heureux, vivez de bons moments, faites bien la fête, soulez vous le gueule, restez sobres, soyez sages, vomissez dans les chiottes c'est mieux pour ceux qui nettoient ! Ecoutez tous les chants de Noël possibles, riez au maximum. (Je vous conseil Help, des Beatles, c'est joyeux).
J'espère qu'entre ces deux chapitres tout le monde est content.
JE N'ACCCEPTE PAS LES CRITIQUE EN PERIODE DE FETES ! Merci
Bisous je vous aime, mettez moi des reviews s'il vous plait !
