Bonjour chers Cobayes,
Voici le chapitre douze. Bon, il faut croire que je suis destinée à avoir des rythmes d'écriture divers et variés, vous m'en voyez désolée xD Enfin, au moins vous n'êtes pas déçus comme ce serait le cas si je vous donnais des dates précises et que je ne m'y tenais pas !
La fille qui se rattrape comme elle peut…
Bonne lecture !


Chapitre douze : Tout est bien…


Tony s'éveilla en sursaut, le souffle court comme un homme qui débouche à l'air libre après dix minutes d'apnée.
En pleine panique, il se redressa brutalement dans son lit, les pupilles dilatées. Steve l'attrapa aussitôt par le bras et l'enjoignit au calme.
- Tout va bien, mon pote, on est là. Reprend toi.
Un vertige prit l'ingénieur de court et il retomba, à moitié inconscient, sur les draps.
Une voix s'éleva non loin, impérieuse.
- Donnez-lui de l'eau. Et du sucre.
- C'est bon, il n'a dormi que deux heures et demie…
Libre de ses mouvements, Loki se redressa et vint se planter en face de Steve, le toisant de toute sa hauteur. Dans ses vêtements princiers et libre de ses mouvements, le sorcier était bien plus inquiétant que cloîtré au fond d'une cellule conçue par Stark.
- De l'eau. Maintenant.
Steve et Thor échangèrent un regard. Sur un signe de l'héritier au trône, un garde s'approcha avec des vivres.
Sans plus attendre, Loki se saisit de la flasque d'argent et versa quelques gouttes sur les lèvres craquelées de l'ingénieur. Il lui emplit la bouche du précieux liquide et massa sa gorge pour l'obliger à déglutir.
Tony s'étouffa à moitié, se réveillant juste assez pour ingurgiter un demi-litre d'eau, avant de replonger dans une sorte de délire semi-comateux.
- Mon frère, vas-tu nous expliquer ?
Thor faisait montre d'une patience que le Capitaine Rogers ne lui connaissait pas.
De nouveau, Tony fit irruption dans le monde des vivants. Sa voix rauque blessait sa gorge, mais il parvint à articuler :
- Réussi ?
Loki répondit d'un signe de tête affirmatif. Le soulagement s'inscrivit sur les traits de l'ingénieur et il se redressa sur le lit, se massant le crâne.
Loki semblait quant-à-lui préoccupé.
Les fantômes ne pourraient pas venir facilement, ici à Asgard. Il lui fallait sortir au plus vite, afin de leur remettre l'information. Avec un peu de chance, l'effondrement de la bibliothèque avait pris les pirates au piège. Mais Thanos ne tarderait pas à lui envoyer une autre escouade.
- Quelqu'un aurait-il la bonté de m'expliquer ? s'emporta le capitaine des Vengeurs, dépassé par les évènements.
Les deux complices échangèrent un regard, tout deux gardant à l'esprit que le moindre faux pas leur vaudrait la mort.
Tony choisit une semi-vérité. Croquant un raisin avec délice, il demanda :
- Tu as confiance en moi ?
- Bien sûr que non, tu es l'homme le plus irresponsable que je connaisse, Stark.
Tony soupira.
- Je vais te dire ce que je peux, libre à toi de me croire ou non. Mais sache que si Loki ou moi t'en disons plus, nous mourrons tous les deux. Il y a quelque chose que l'on doit faire, et si on échoue… même menace.
Steve s'installa sur le bord du lit, observant les raisins disparaître un par un dans la bouche du milliardaire qui reprenait des couleurs.
- Tu confirmes ce que nous craignons : tu voyages avec Loki de ton plein gré.
Tony s'étouffa avec un pépin sous le regard moqueur du dieu malicieux.
- Si pour toi « menacé de mort » et « de son plein gré » signifient la même chose, alors oui.
Steve reconnut la justesse du propos.
- Loki est un criminel de guerre.
- Je sais, et dès que cette histoire est terminée, je lui botterais le cul. Mais pour le moment, ma survie dépend de sa liberté d'agir.
- C'est donc toi qui l'as libéré de sa prison ?
Tony grimaça, ses doigts effleurant distraitement la mince cicatrice blanche qui barrait son cou, souvenir encore cuisant de cet instant de disgrâce.
- Pas exactement.
- Si je t'écoute, tu suggères que je vous laisse repartir vaquer à vos occupations ?
Un instant de silence plana, pendant lequel Tony chercha du soutien dans le regard de son acolyte. Il y trouva bien plus que ça.
Il s'étira et quitta son lit pour venir se poster à côté de l'Asgardien, sous le regard inquiet de Thor.
- Si tu nous retiens, tu signes notre arrêt de mort. Vit avec ça.
Steve embrassa l'ensemble du problème. Dans tous les cas, s'il prenait la mauvaise décision, les retombées seraient énormes. Si Tony disait la verité et qu'il le tuait, ni la terre ni lui-même ne pourrait le lui pardonner. Si Tony mentait en revanche, et qu'il le libérait, rien ne l'empêchait de lancer une escadrille à sa poursuite et de remettre la main dessus un peu plus tard.
Thor rejoignit l'humain et ils s'éloignèrent de quelques mètres, discutant à voix basse.
Après une minute, Steve se tourna vers les deux prisonniers.
- Vous êtes libres. Partez.
Sans attendre une seconde de plus, le duo fit demi-tour, prêt à quitter au plus vite le palais. La voix du soldat les retint un instant :
- Si Tu m'as menti, Tony Stark, il n'y aura aucun endroit des neuf dimensions ou tu pourras m'échapper.
Un sourire ombra les lèvres de l'intéressé.
- J'espère bien. A plus, Capsicle, Thor.
Ils disparurent dans les couloirs.


Thor et Steve échangèrent un regard.
- Comment nommes-tu cette sorcellerie, déjà ?
- Un traceur GPS, confié par Nick Fury. Je l'ai intégré à extremis, que Tony va s'empresser de récupérer. Dès qu'il mettra les pieds à portée d'un satellite terrestre, nous serons en mesure de le repérer et d'intervenir si besoin.
Le soldat s'avança près d'une large baie vitrée. En contrebas, l'étrange binôme prenait la direction de la porte principale, courant entre les colonnes. Tony avait la mallette qui contenait extremis bien calée sous son coude.
- Tu crois que ton frère manipule Stark ?
- C'est fort possible. Je crois qu'il nous manipule tous.


A peine en dehors du champ de force qui protégeait le palais d'Odin des téléportations intempestives, Loki attrapa la manche de son allié et ils disparurent.
Tony retrouva avec beaucoup plus de soulagement qu'il ne l'aurait imaginé leur chambre de l'hôtel des quatre vents, restée parfaitement inchangée en leur absence.
A peine arrivés, un fantôme se matérialisait, confortablement installé sur le canapé.
Loki prit les devants :
- J'ai votre réponse.
Se tournant vers Tony, il ajouta :
- Va dormir.
- Va chier.
Le prince Jotun analysa cette réponse, et déduisit que le mortel se braquait car le ton employé était trop impérieux. Il reprit avec calme.
- Ton corps et ton âme ont besoin de repos. Laisse-moi gérer ça et va rejoindre Morphée.
A moitié satisfait par cette réponse, Tony resta bien droit, les bras croisé sous le regard amusé du fantôme. Loki soupira avant d'ajouter :
- S'il te plaît, Tony.
Décidant que c'était bien assez pour aujourd'hui, et que tenter sa chance plus loin pourrait dangereusement réduire son espérance de vie, Tony se rendit. Il gagna rapidement la chambre et se glissa sous les draps, épuisé.
De l'autre côté des murs, il entendait la voix lointaine de Loki qui parlementait avec leur hôte, sans parvenir à distinguer les mots. Une certaine lassitude nerveuse le terrassait, mais il ne parvenait pas à s'endormir, l'esprit trop agité.
Au fond de son crâne tournait un millier d'idée diverses et variées. La bibliothèque, Loki, les fantômes, Loki, Thanos, la téléportation, extremis, Loki, l'essence grise, Loki…

On ne s'est même pas pris la tête pendant trois jours.

Plusieurs heures passèrent sans qu'il ne parvienne à tranquilliser son cerveau troublé. Finalement, un grincement lui apprit que Loki entrait dans la pièce. Un mince rai de lumière filtra par la porte mais le dieu laissa la chambre plongée dans l'obscurité.
- Tu ne dors pas.
Ce n'était pas une question, plutôt une constatation.
- J'arrive pas. C'est bon ?
- Oui. Je te raconterais quand tu iras mieux. Les contrecoups de ce type de voyage peuvent-être très violents. Il te faut du repos.
- J'arrive pas je te dis, grogna l'intéressé.
Ses paupières résolument closes, c'est au son qu'il devina que l'Asgardien s'approchait
- Je vais rentrer dans ta tête et te forcer à dormir, mortel.
- Pas envie que tu rentres dans ma tête.
- Des choses à cacher ?
Le ton, amusé, remémora certains souvenirs à Tony.

Evidement que j'ai des choses à cacher abruti. J'ai pas envie que tu vois que j'ai rêvé de toi quand tu m'as drogué. Et surtout que ça m'a bien plu. Et aussi, pendant qu'on y est, que tu vois à quel point ton putain d'être égocentrique et narcissique prend de la place dans mes pensées. Et…

- Rassures toi, je ne vais pas dans ta mémoire, mais dans ton inconscient. Et je promets de ne pas regarder ce qui y est enfoui.
- Menteur. En même temps, ça vaudrait mieux pour toi, tu en ferais des cauchemars.
Tony eut vaguement conscience que des doigts gelés saisissaient les siens pour le serrer avec vigueur. Presqu'immédiatement, une sensation de bien-être l'envahit et le berça. Une à une, les pensées qui le harcelaient s'effacèrent. Étrangement reconnaissant, il se laisse happer dans un sommeil sans rêves et réparateur.


Voilà pour vous. Bon, deux chapitres de suite qui se finissent par Tony hors du monde, promis le prochain ce sera loin d'être le cas !
Je voulais juste souligner qu'apparemment, affronter des pirates tout en étant suspendu à une échelle dans une bibliothèque qui n'existe pas, ça créée des liens… Retenez-le, si un jour ça vous tente d'essayer avec quelqu'un! ( et vous me direz au passage ce que vous avez trouvé comme bouquins dans le rayon " foie gras " )
Merci pour tout vos petits mots, ça m'avait manqué !
Je vous embrasse,
Laukaz- The Lab.