Dislcaimer complet dans le chapitre 1
Note de la traductrice : Les chapitres sont assez courts en ce moment, donc c'est plutôt rapide à traduire. Je me demande vraiment quels sont vos pronostiques pour la suite de l'histoire, je sais que j'ai moi-même été assez surprise quand je l'ai lue (non, non, je n'essaie pas de vous rendre impatients !). Je n'arrive pas à croire que j'en suis déjà au chapitre 12 sur 21, je n'ai pas envie que cette traduction se termine, elle est vraiment agréable ! Enfin bref, trêve de jacasseries monologueuses et bonne lecture ! ^^
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« Promets moi de m'écrire souvent, » dit Severus en la serrant contre lui tandis que des élèves les contournaient pour entrer dans le train.
« Promis, » dit-elle en lui souriant.
« Je sais que ce n'est que pour trois semaine et... » commença-t-il.
La respiration d'Hermione s'accéléra. Selon toute apparence, c'était la dernière fois qu'ils se voyaient en 1977 et elle le savait. Le professeur Snape voulait essayer divers antidotes sur elle pendant les vacances et elle ne doutait pas que le maître des potions trouverait une solution à son problème.
« Quoi ? » demanda-t-il en remarquant sa pâleur.
« Je t'aime, Severus, » dit-elle en prenant son visage entre ses mains. « Souviens toi que... quoi qu'il arrive... »
« Quoi ? » Il lui lança un regard confus. « Pourquoi 'quoi qu'il arrive' ? »
« Eh bien... comme on va être loin l'un de l'autre et avec cette histoire avec Proudfoote et... » balbutia-t-elle pour se rattraper.
« Je ne vais pas épouser cette femme, » dit-il fermement. « Alors sors toi ça de la tête, Hermione. »
« Je veux juste que tu ne fasses rien d'inconsidéré, d'accord ? » demanda-t-elle en essayant de bien se faire comprendre. « Je t'aime et je ne voudrais vraiment pas que tu... tu... »
« S'il te plaît, arrête ça, tu m'inquiètes, » dit-il tendrement en lui touchant la joue. « Je vais m'occuper de Lena et toi tu vas profiter de ces moments avec tes parents. Je t'écrirai souvent et j'espère que tu en feras autant. »
« D'accord, » dit-elle, sachant qu'elle ne pouvait rien dire de plus sans lui révéler le futur.
Il l'embrassa doucement et elle se laissa aller à la sensation de ses lèvres contre les siennes et de ses bras qui entouraient son corps.
Le contrôleur siffla et lança le dernier appel pour monter dans le train.
Il s'écarta d'elle et monta en courant par la porte la plus proche, puis se retourna pour lui faire au revoir depuis le train.
« Trois semaines ! » cria-t-il avec un sourire par la fenêtre.
« Je t'aime, Severus ! » cria-t-elle en retour, ignorant parfaitement les élèves qui la regardaient avec des yeux ébahis depuis le train.
Il lui fit un sourire chaleureux et un clin d'oeil. Il n'était pas du genre à crier en public.
« Pour toujours, » dit-elle assez fort pour qu'il l'entende.
Un air confus passa brièvement sur son visage avant que le train ne démarre. Hermione sourit et lui fit un signe de la main, les larmes aux yeux. Il la fixa intensément à la fenêtre, l'observant jusqu'au bout. Il semblait légèrement inquiet. Quand le train fut loin et qu'il ne pouvait plus la voir, elle éclata en sanglots et enfouit son visage dans ses mains. Le professeur McGonagall posa une main compatissante sur son épaule et soupira.
« Ah, l'amour, » dit-elle pleine de sagesse avant de raccompagner Hermione hors du quai jusqu'à Poudlard.
Quand elle arriva, elle fut immédiatement appelée au bureau de Dumbledore avec ses valises.
« Vous êtes prête, Mlle Granger ? » demanda gentiment Dumbledore.
« Oui, professeur, » acquiesça-t-elle et il lui tendit son bras. Elle sentit son ventre se tordre et eut le tournis lorsqu'ils transplanèrent pour arriver sur un terrain enneigé, juste devant une petite maison.
« Bienvenue en Irlande, Mlle Granger, » dit Dumbledore en faisant un grand geste.
Le petit chalet devant elle était rustique. Son toit était couvert de neige et des pots de fleurs endormies étaient posés au bord des fenêtres. Il était entouré par un petit jardin clôturé, et, quand Hermione regarda autour d'elle, elle aperçut un petit village non loin, au milieu des collines recouvertes de neige.
« C'est magnifique, » dit pensivement Hermione.
« En effet, » dit doucement Dumbledore, comme s'il se souvenait du temps qu'il avait passé ici. « Venez, entrons. »
Hermione passa le petit portail aux côtés de son directeur, descendit le chemin de pierres et arriva à la porte d'entrée du chalet.
« Le mot de passe est Piment Poivré, » lui dit Dumbledore, et la porte s'ouvrit. « Les placards ont été bien remplis, et je vous ai créé un compte dans le magasin du village, au cas où vous auriez besoin d'une chose à laquelle je n'ai pas pensé. »
« Merci, monsieur, » dit-elle en entrant dans le salon qui contenait une large cheminée, un canapé moelleux, un rocking-chair en bois, un bureau et une bibliothèque remplie de livres sorciers et moldus.
« Par là, c'est votre chambre, et derrière, c'est la salle de bain, » dit-il en montrant un petit couloir, « Au tournant, il y a la cuisine, et une cave en bas des escaliers, où nous avons récemment éradiqué des épouvantards, alors vous pouvez aussi y aller. »
« Merci, monsieur, j'apprécie vraiment tout le mal qu- »
« Aucun problème, Mlle Granger, c'est le moins que je puisse faire pour vous, » dit-il en l'observant. « Je dois m'excuser pour le sort d'espionnage que j'ai placé sur vous, c'était une intrusion dans votre intimité et j'en suis vraiment désolé. »
« Merci, monsieur, » dit-elle sans être sûre de pouvoir réellement lui pardonner.
« J'espère que tout se passe bien à votre époque, et que, même si nous vous avons accueillie ici avec plaisir, vous pourrez rester de manière permanente en 1997, » lui dit-il en souriant.
« Oui, monsieur, » acquiesça-t-elle.
« Je vais vous laisser, » dit-il en s'éloignant. « Je viendrais vous voir en cheminette de temps en temps mais je pense que vous apprécierez d'être seule. »
« Monsieur, quelle sera l'excuse ? » demande-t-elle, anxieuse. « Quand je... quand je disparaîtrai? »
« Je pense que nous allons dire que l'état de votre père s'est empiré et que votre famille cherche un remède alternatif en Asie, où vous devrez vivre loin de la communauté sorcière. »
« Oh, » dit-elle doucement.
« Qu'est-ce qui vous inquiète, mon enfant ? » demanda-t-il.
« Eh bien, monsieur, » elle s'arrêta pour réfléchir à la manière dont elle allait le formuler. « Est-ce que je peux écrire des lettres à mes amis, et vous demander de les leur donner quand je serai partie ? »
« Est-ce que ces lettres révéleront des événements du futur, Mlle Granger ? » demanda-t-il en l'observant attentivement.
« Non, c'est juste pour leur dire au revoir correctement, » dit Hermione.
Il réfléchit un moment à sa requête. « Je peux faire ça pour vous. »
« Oh, merci, monsieur, » son visage s'illumina.
« Passez de bonnes vacances, Mlle Granger, » dit-il en s'approchant de la porte. « J'ai hâte de vous revoir en 1997. »
A ces mots, Dumbledore disparut, et Hermione se retrouva seule de nouveau.
