Disclamer : les personnages de NCIS ne m'appartiennent pas.
Merci à : cali, JSC-HR, MISSTV,Dauphie
Je commençais à écrire les premiers mots du chapitre 21 de SUR UN TAS DE CENDRES lorsque j'ai découvert vos reviews. Pour moi c'est un plaisir d'accueillirde nouveaux lecteurs, surtout motivés. Je remercie MSSTV, Dauphie également, qui sont les moteurs de cette première partie du chapitre 12. Ils ont été les premiers à réagir à mon désir de faire une pause.
CHAPITRE 12 PREMIERE PARTIE
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Randall regarda sa montre pour la millième fois, il était 20h47, Gibbs était sorti depuis presque une heure.
En partant il avait précisé à Sandy qu'ils dîneraient à 20h00. Lui qui était d'une ponctualité suisse, était en retard.
Randall avait essayé de le joindre à plusieurs reprises, mais la sonnerie du portable déclenchait la messagerie vocale, même, depuis peu, plus rien. Tous les agents de sécurité répondaient sauf un.
Le temps passant, il devenait une certitude qu'à ce moment ils ne devaient plus chercher un agent en retard, mais des indices permettant de savoir ce qui s'était passé, non le terme ne convenait pas : trouver où Kaddour aurait pu emmener Gibbs.. Dans l'esprit de Randall aucun doute ne subsistait, ce qui l'inquiétait davantage : savoir de quelle façon leur ennemi avait réussit à déjouer la sécurité, comment à cet instant précis il savait que Gibbs sortirait, eux-mêmes l'ignoraient.
Un jour, cela ne faisait que 24 heures qu'ils étaient rentrés du Michigan. Kaddour n'avait pas perdu de temps, à croire qu'il possédait des yeux et des oreilles partout.
Les agents de sécurité n'étaient plus utiles à présent, l'irakien avait atteint son but : GIBBS ; même Tony ne représentait plus aucun danger ; si toutefois il en avait été un.
Randall observa le jeune agent qui lisait calmement sur le canapé, inconscient de ce qui se passait autour de lui. C'était à lui de s'en occuper maintenant.
Gibbs n'étant plus là pour les freiner, ils pourraient progresser rapidement, mais surtout ils devaient faire vite. Si Tony avait pu échapper à la mort de justesse, il devenait évident que Gibbs n'aurait pas cette chance.
Dans quel état le trouveraient-ils ? Dans combien de temps ? Où ? Quand ? Et surtout comment ?
Randall venait de téléphoner à Kate, McGee et Fornell, ils seraient là dans une dizaine de minutes, avec des renforts.
Au dehors les recherches commençaient à s'organiser.
Randall rejoignit Sandy à la cuisine.
« Ce n'est plus la peine d'attendre. »
« Vous croyez que ? »
« Sans aucun doute.»
« Que puis-je faire ? »
« Occupez-vous de Tony, il aurait du déjà manger. Il pourrait avoir besoin de vous. Il faut vous préparer à déménager. Vous ne pouvez pas restez seuls tous les deux.»
Randall se dirigeait vers la sortie lorsque…
« DiNozzo ! Où allez-vous ? »
Tony stoppa net, sans comprendre, puis se retourna, espérant trouver derrière lui la présence apaisante de SON patron, mais il ne trouva que le vide.
« Je… » Il était perdu, comme un jeune poulain que l'on tente de sevrer. « J'ai oublié ! » Tel un château de cartes, tout s'écroulait autour de lui, plus de claques, plus de critiques, plus de reproches, plus rien. Il avait perdu son ou plutôt ses repères, abandonné dans un monde qu'il commençait à peine à maîtriser. Ses yeux se posèrent sur l' « intrus. »
Randall connaissait ce regard, il l'avait déjà vu à maintes reprises : c'était celui de son épouse.
Le nouveau patron du NCIS se devait de relever le défi. Pour DInozzo, Gibbs, Kristie, ou lui-même.
Tony avait baissé les yeux, vaincu, confus, humilié encore une fois, il en avait l'habitude désormais.
« Tony ! J'ai besoin de vous. »
Pourquoi ? Faire du café, et s'entendre dire : commence par faire du vrai café, ensuite on avisera et enfin être rejeté. Un challenge qu'il préférait oublier…
Il sentit une pression sur son épaule gauche.
« Tony ! Regardez-moi. »
Il leva les yeux.
« J'ai une mission pour vous. »
Quoi ?
L'homme qui lui faisait face, lui tendait une arme.
« Veillez sur Sandy. Que personne n'entre dans cette maison. A part moi… »
« … »
« Vous me reconnaîtrez ? »
« .. »
« Tony ! Faites un effort… C'est pour lui… »
Pour « lui » ; cet homme… Anthony DiNozzo serait prêt à faire n'importe quoi.
Mais jusqu'à présent il n'avait jamais prononcé son nom ou prénom… Sa mémoire peinait à délivrer le nom de celui qui était responsable de tout. Des noms, des endroits, des sons, tout se mélangeait… ami ou ennemi, qui pourrait faire la différence, certainement pas lui.
« … »
« Tony ! C'est pour Gibbs ! Je compte sur vous.»
Un déclic, un slaps… une lueur, une rémission. Tony prit l'arme, vérifia qu'elle soit chargée. Oui il pourrait le faire, pour celui qu'il avait appelé patron.
Randall sorti de la maison, immédiatement derrière lui, il entendit le bruit caractéristique d'un verrou que l'on tourne à double tour.
Le nouveau patron du NCIS avait une manière bien à lui de traiter le cas de Tony, alors que Gibbs le surprotégeait, Randall au contraire voulait le faire s'impliquer dans l'enquête dès à présent, même si l'agent convalescent peinerait au début, et que son équipe doive faire preuve de patiente.
Les agents du NCIS et le FBI interrogeaient les voisins, passaient le quartier et ses environs au peigne fin, sans relâche, la nuit serait longue, ils ne quitteraient pas les lieux sans avoir au moins un indice.
Randall venait de faire une erreur qui pourrait risquer de lui coûter cher ; Kaddour n'avait pas renoncé.
La maison n'était plus surveillée que par deux agents.
L'attaque fut brève et efficace, les hommes maîtrisés simultanément.
Tony qui observait au-dehors, aperçu à la faveur d'un réverbères, trois silhouettes noires et cagoulées se faufiler entre les arbustes et contourner la maison. Il n'avait aucun téléphone sur lui, il ne pouvait pas demander de l'aide. Que pouvait-il faire avec son 9 mm contre trois hommes fortement armés et entraînés ? Même à 100 de ses capacités il ne faisait pas le poids.
Tony se précipita à la cuisine et prit Sandy par le bras.
« Venez il faut se cacher. »
« Que se passe-t-il ? »
« Des hommes s'approchent de la maison. »
« Où m'emmenez-vous ? »
Tony réfléchit un instant. Ils entendirent alors un bruit de vitre brisée.
«Ils entrent, descendons, ils ne nous trouverons pas. »
Malheureusement, l'un des hommes équipé d'une oreillette, indiqua une direction, ils avancèrent, PM à la main, jusqu'à la porte qui menait au sous-sol.
Cachés sous l'établi, invisibles aux yeux des tueurs, Sandy et Tony attendaient. Deux des hommes descendirent sans allumer la lumière, seulement éclairés par la veilleuse du couloir.
« On sait que vous êtes-là sortez on ne vous fera pas de mal. »
Sandy pressa le bras de Tony, elle tremblait de peur, ce dernier faisait des exercices respiratoires, il ne fallait pas qu'il craque, IL comptait sur lui.
Tony tâtonna le sol, enfin il trouva ce qu'il cherchait, un morceau de bois, un manche d'outils. Il était à peine conscient de ce qu'il faisait.
Après quelques minutes les deux hommes arrêtèrent de fouiller le sous-sol.
« Ils ne sont pas là, ils ont sans doute découvert les micros et tentent de nous échapper. Remontons.»
Tony attendit patiemment qu'ils reprennent la direction des escaliers, il avança de quelques centimètres, il lança alors l'objet à l'opposé de la pièce. La réaction ne se fit pas attendre. Le fracas de la mitraillade raisonna à travers la maison. Tony profita du bruit pour surgir de sa cachette, fit un roulé-boulé, et vida son chargeur sur les deux hommes, alors que ceux-ci tiraient toujours. Les rafales atteignirent des bocaux, divers bouteilles et objets sur des étagères.
« Davis, Mac, tout va bien ? »
Le troisième tireur apparut sur le seuil, il ne voyait pas grand-chose, à part trois corps allongés face contre terre. Il arma son PM, descendit doucement les escaliers.
Du pied il retourna le premier corps, cherche un pouls : Davis était mort
Le second idem : Mac également
Le troisième : une dernière salve retentit, quelques coups rapides pour achever quelqu'un.
Sandy était terrorisée et n'osait pas faire un mouvement, Tony n'était pas le dernier tireur. Il n'avait que son pistolet.
Elle entendit quelqu'un monter les escaliers. Elle ne bougea pas, le tueur était encore dans la maison, on viendrait bien la chercher…
Tony était mort en la protégeant, l'espace de quelques minutes il était redevenu l'agent du NCIS qu'il était depuis presque 6 ans, son instinct avait reprit le dessus.
Gibbs pourrait être fier de lui.
Sandy se recroquevilla sur elle-même et se mit à pleurer en silence.
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La suite est déjà bien avancée, ma pause aussi.
Juste quelques encouragements même critiques, juste pour savoir : vos souhaits.
1 VOIRE 2 mois de pause ce ne serait pas possible.
