Disclamer : Hanna et Amodélie m'appartiennent. Pas les autres.

Golden Sun 17 : Rince toi bien l'œil alors si tu avais voulu être à la place d'Ambre…(en plus je me suis rendue compte il y a peu de temps que c'était un mec en fait ôO mais on va garder que c'est une fille…). Oui oui, il va voir son pôpa malade, et non il va pas voir Amodélie le padre. na ! J'adore rendre Yami comme ça. Mais va pas le bouffer tout cru, sinon j'aurais quelques problèmes.
Yami : Touche à mon frangin et ça va mal aller.
Yugi : Zyva Yami ! Ouééé !
Yami : Niehehe…
Leen : retournez à vos places ! On va tourner !
Bon, j'arrête de déconner ! Bisous !

Bakura77 : C'est fini la saison des crêpes T.T Même pas une petite dernière. Allez bisous !

bulma44 : Prochain chapitre enfin là ! Bisous

Thealie Moi ? Sadique ? Mais nooooon. Là c'est rien niark ! Suite ici ! Kiss

Etoile du Soir : Et en plus elle prend plaisir à me casser. c'est beau l'amitié…Et euh…c'est assez rapide ça ? °°°

Sarya13 : Merci pour le compliment, la suite risque de pas arriver très rapidement…disons que j'ai beaucoup de mal pour m'attacher à quelque chose ! °

Erra : Tu vas voir ce qui va leur arriver. Jusqu'à présent, je n'ai fait qu'effleurer le véritable problème. C'est ça ma motivation ! Arriver aux scènes qui m'ont donné envie de faire la fic ! Bisous !


Chapitre 12 : Nouvelles

La pièce était silencieuse. Quand il entra, rien ne bougeait. Pas un souffle de vent ne vint faire bouger les rideaux. Pas un seul bruit venant de l'extérieur ne vint troubler ce silence. Une étrange impression de calme et de sérénité régnait. La mort n'était pas encore là. Son froid ne se faisait pas encore sentir. Yami avança dans l'immense chambre recouverte de fresques. Le grand lit de soie et de lin était vide, ne semblait pas avoir été ouvert.

-Père ? appela-t-il prudemment.

Une voix lui répondit doucement.

-Là…

Yami sortir de la chambre, sur la seconde terrasse. La chambre présentait la particularité de se trouver à l'étage, permettant de dominer en quelques sortes, comme le reste du palais. Mais elle était aménagée d'un escalier de marbre et de bois solide, permettant d'atteindre le jardin, ou tout du moins une partie aménagée au bon plaisir du Pharaon. La vue était incroyable. Des plantes exotiques étaient plantées là. Un cours d'eau traversait tranquillement le jardin, et un passage en bois et en pierre le recouvrait à un endroit, permettant d'atteindre un petit pavillon ou Pharaon gardait ses animaux préférés. Le faucon et le chat sauvage. Des nénuphars flottaient tranquillement sur le cours d'eau, et rien ne venait gâcher cette sérénité, si ce n'est les truites sauvages venant percer la surface aqueuse à la recherche de nourriture. Yami arriva auprès de son père, assis dans une chaise d'osier, face au jardin. Le pharaon ne le regarda pas.

-Ce calme représente l'Egypte.

Le Prince laissa son père parler.

-Ce jardin reste paisible, à l'instant, ne se préoccupant pas de ce qui se passe hors de ses limites Il ne se doute pas qu'à un moment ou à un autre le temps détruira ce pavillon, faute d'entretient, que la pierre de ce pont s'effritera pour disparaître…

-Tout comme il ne se doute pas qu'un jour la foudre tombera sur lui…

-…ou que des gens y pénètreront pour y voler quelconque objet…

Le Pharaon soupira. Yami se demanda un instant si cela était du au désespoir ou à la fatigue.

-Pourquoi ne sortez vous plus père ?

-Et toi, pourquoi ne vis tu plus ?

-…

-Tu n'as plus toi non plus cette envie de vivre. Ton regard est désespoir et tu te renfermes en attendant que tout vienne à toi. Sinon tu serais venu bien plus tôt.

-Je vous demande pardon Pharaon.

-C'est bon…tu t'es enfin réveillé et j'ose espérer que cela durera.

-Je l'espère aussi…

Le pharaon lui fit signe de s'asseoir sur une chaise en osier proche à la sienne. Yami la prit et se mit lui aussi face au jardin.

-Donne moi de vos nouvelles.

Yami fut surpris. Pas une seule fois en près de d'un an, son père n'avait émis le désir de savoir ce qui advenait de ses fils, que ce fut sur leurs actes, leur éducation ou bien même leur vie. Le jeune égyptien s'exécuta. Sans cacher aucun détail. Il parla de la dent perdue de Yugi, tout comme de sa propre concentration dans les études. Des progrès de son frère dans l'écriture jusqu'à sa seconde vie sur les ports. C'était le Pharaon même qui avait suggéré cela. « S'occuper du peuple, savoir ce que veut le peuple, savoir comment va le peuple. Voilà la véritable préoccupation d'un Pharaon » lui avait-il dit. Depuis ce jour, Yami sortait su palais pour prendre place parmi la population. Jamais Pharaon n'avait soulevé la moindre objection, jamais il n'avait cherché à savoir ce que faisait son fils pendant ce temps libre.

Le Prince hésita un instant à parler de sa relation avec la servante. Il évoqua néanmoins une certaine attirance pour une jeune fille rencontrée dans les rues. Ce à quoi son père répliqua immédiatement.

-Tu ne peux cela Yami.

-Mais pourquoi ? Les dieux ne dirigent-ils pas nos sentiments ?

-Ils les dirigent, certes, mais ils nous investissent aussi d'obligations envers le royaume et un amour donné à tort et à travers peut être néfaste.

-Ce n'est pas n'importe quel amour ! C'est le mien !

Des flamants jusqu'à présent restés sur les rives du ruisseau s'envolèrent. Yami s'était levé, prêt à défendre par tous les moyens celle qu'il aimait. Pharaon était à quand à lui resté assis, calme comme ce jardin.

-Un amour qui fera plus souffrir qu'autre chose. Tu le sais Yami. Tu ne peux pas te permettre de faire espérer à cette personne une vie qu'elle n'aura sans doute jamais.

-Mais pourquoi cela ? lâcha Yami d'une voix baissée.

-Parce que tes obligations sont liées à ta classe. Et de par ta position de Prince, tu ne peux te lier à une fille de ville.

Le silence se réinstalla. Yami ne pouvait nier ce que son père lui disait. Il savait tout cela ! Mais il ne voulait simplement pas l'admettre…Ne pas perdre espoir. Il se rassit doucement. Il devait trouver un moyen ! Son père quant à lui était resté calme, assis face à cette sérénité, à ce paradis. Ils restèrent ainsi quelques instants, n'osant briser l'accord tacite entre eux : celui de ne plus parler de cette mystérieuse, dans tout les sens du terme, jeune fille.

-Au fait Yami ?

-Oui père ?

-La jeune Havre viendra en visite, accompagnée par les hauts membres de son clan.

Yami se raidit. Lui qui avait espéré que Pharaon oublie ça…il s'était trompé. Bien au contraire, durant sa convalescence, il avait cherché à régler les détails importants. Le choix d'une future reine, sur base diplomatique et économique avait été une de ses priorités. De plus, on lui avait rapporté que le Commandant Havre gardait sa décision d'offrir Malta à l'Egypte malgré ses propres problèmes, ce qui se révélait un gage de bonne fois des Chalcidiens.

-Bien père.

Le ton froid ne passa pas inaperçu.

-Je t'ai déjà expliqué les enjeux de ces fiançailles Yami.

-Oui père.

Yami se mordit la lèvre. Pharaon sentait son fils peu enclin à la discussion, mais il n'en tint pas compte. Il savait son fils intelligent et juste, comprenait les enjeux que cachait ce simple mariage. Il espérait juste que Yami apprenne à aimer la jeune Malta Havre comme lui avait du apprendre à aimer sa défunte femme. Alors seulement le mariage aurait été une réussite totale. Mais maintenant se posait le problème de cette fameuse jeune servante. Devait-il la faire disparaître ? Devait-il se faire haïr par son fils pour le bien de l'Egypte entière ? Trop de question, trop peu de réponses. Il se sentait si fatigué…

-Tu peux disposer Yami.

D'un geste fatigué de la main, il fit signe à son fils qu'il pouvait partir. Yami s'inclina brièvement vers lui, partagé entre la frustration, la colère, mais aussi la peine et la tristesse. Il sortit de la chambre.

Regardant le jardin paisible, le Pharaon prit une calme respiration. Il avait préparé la suite. Il avait prévenu, réglé, responsabilisé. La peine de tout laisser ainsi était présente, mais il avait fait tout ce qui était en son pouvoir, il ne pouvait rien de plus…Alors il fit comme d'autres avant lui, il leur dit adieu, et ferma les yeux.

xxxx

Il se dirigea vers les jardins, où Ambre devait l'attendre. Cette entrevue avec son père l'avait rendu songeur, d'une part sur son avenir, mais d'autre part sur la santé déclinante du souverain. Maintenant qu'il l'avait vu de ses propres yeux, il trouvait normale et justifiée l'inquiétude des prêtres. Il devait le revoir plus souvent, mais pour le moment, il s'était assigné une mission. De la plus haute importance à ses yeux : s'excuser.

Il arriva sur le chemin marbré qui traversait les hauts rangs d'arbres, et les parquets de fleurs exotiques, recherchant de vue la jeune égyptienne. Il arriva un peu plus à l'intérieur de ce petit parc, et ce ne fut que quand il n'y eu plus personne en vue, qu'il était à l'abris dans ce refuge de végétation qu'il sentit une main sur son épaule.

Il se retourna.

-Hé bien mon Prince, je vous attendais.

Il fit face à le jeune égyptienne, qui enleva sa main de son épaule, la reposant sur sa hanche.

-Je voudrais vraiment m'excuser, dit-il, comme pour se justifier.

-Je sais…ça s'entend dans votre voix, et vos yeux le reflètent.

Il osa enfin la regarder dans les yeux. Il avait cherché à fuir ces yeux noirs, scrutant tout autour d'eux, sans que l'on sache où se dirigeait le regard. Mais maintenant qu'il les avait accroché, il lui semblait impossible de cacher quoique ce soit de son âme. Ambre scruta ses yeux, cherchant la vérité. Vérité qu'elle avait déjà trouvée. Et qu'elle tenterait de faire trouver à Amodélie.

-Comment on va faire…

-Nuance Mon Prince. Comment TU vas faire.

Yami parut surpris. Sa bien aimée refusait de le laisser approcher, comment pourrait-il alors s'excuser ?

-Elle refuse de me voir. Ou tout du moins je n'arrive jamais à la voir…

-Laisse moi m'occuper de ça. Retourne juste à ta chambre, et attend.

-Hein ? Mais attendre quoi ?

La jeune fille le poussa sur le chemin, pour l'inciter à partir. Aucun des deux n'avait fait attention au soudain tutoiement entre eux, mais à vrai, dire, peu leur importait. Mais il s'était établit entre eux une sorte de lien. Ce lien étant l'affection qu'ils portaient tout deux à Amodélie.

Yami s'en retourna, songeur. Il ignorait ce que la jeune fille allait faire, mais il ne pouvait s'en remettre qu'à elle. Il ne savait pas où était Amodélie, ni ce qu'elle faisait, mais l'égyptienne viendrait sans doute lui donner des détails un peu plus tard.

xxxx

Elle avait déjà tout prévu. Un plan infaillible. Dès le moment où elle avait parlé au Prince, elle savait ce qu'il lui faudrait faire. Et tout marcherait…enfin, au moins la partie « envoyer Amodélie lui parler ». Quant au reste, ça ne dépendrait plus que de leurs sentiments respectifs et de leur capacité à pardonner…

De plus, il restait une inconnue dans l'équation : le secret d'Amodélie. Or, elle ne pouvait le dire facilement, et si c'était au même degré que le mensonge sur l'identité du Prince, il en résultais bien plus de problèmes.

Amodélie était dans la penderie commune à replier les tuniques qui lui avaient été confiées. Plusieurs fois, Roann…Yami avait voulu la voir, elle le savait. Mais à chaque reprise, elle se débrouillait pour commencer une autre tache, éviter d'être attribuée au service du Prince. Pourtant, malgré ses appréhensions et son sentiment de trahison, elle voulait le revoir…Mais la colère et sa culpabilité vis-à-vis de ses secrets la bloquaient. Elle ne pouvait faire le premier pas, ni le laisser venir vers elle. Elle ralentissait son rythme, perdue dans ses songes, quand elle entendit quelqu'un l'interpeller.

-Amdé !

Reposant la tunique orangée sur le rebord d'une table basse, elle regarda son amie arriver précipitamment dans la pièce.

-Ambre ? Qu'est-ce qui t'arrive ? Pourquoi t'as l'air aussi pressé ?

-J'ai croisé le prêtre Kaiba y'a un instant…

Amodélie se releva, soudain inquiète.

-Et ?...

-Et il veut que tu ailles enlever les signes purificateurs du dos du Prince.

Le cœur de la jeune fille manqua un battement. Elle devait avoir mal compris. Mais pourtant, l'air grave d'Ambre ne laissait aucun doute sur la véracité de ses dires.

-Mais…pourquoi…moi ?

-Parce que tu es la seconde à avoir participé à la cérémonie, que les dieux ont épargnés, et que parce que j'ai tracé ces signes, je ne peux y toucher une seconde fois, lui répondit-elle avec tout le sérieux au monde.

Un silence ensuivit la déclaration d'Ambre. Amodélie réfléchissait à toute vitesse. Elle ne pouvait refuser un tel ordre supérieur…Elle n'avait pas d'autre initiative. Respirant un grand coup, elle calma sa panique, doucement.

-Très bien…j'y vais.

Elle sortit de la pièce d'un pas qui se voulait ferme, et ne put voir le sourire fleurissant sur les lèvres de sa compagne.

xxxx

Déjà quinze minutes qu'il attendait, accoudé au rebord de sa fenêtre. Et quinze minutes qu'il se torturait l'esprit pour tenter d'imaginer ce qui allait se passer. Un coup frappé à sa porte le ramena à la réalité. Ambre devait sans doute lui apporter des nouvelles. Il ne se retourna pas, regardant toujours l'immense ville.

-Entrez.

Amodélie se crispa en entendant sa voix, ce ton de lassitude…Et de peine ? Elle ouvrit la porte, et le vit plus loin devant elle, à la fenêtre. Il ne la regardait pas. Son cœur s'accéléra, toujours pris par les sentiments qu'elle éprouvait. Elle ne savait plus comment agir, alors, avec une pointe d'amertume, elle dit :

-Je viens selon la volonté du Grand Prêtre effacer les sigles protecteurs, mon Prince.

Il crut rêver. Cette voix qu'il avait rêvée d'entendre à nouveau…elle était derrière lui. Il se retourna, et ce fut face, non pas à un regard noir, mais à des yeux verts détournés qu'il se retrouva. Elle se tenait devant lui, à même pas cinq mètres, mais jamais elle ne lui avait paru si lointaine. Amodélie ne le regardait pas, tenant un broc d'eau dans un bras, et une panière dans l'autre. Ambre n'avait pas amené la solution à eux, elle avait amené la confrontation et peut être sa résolution. Il n'osait croire qu'il pouvait s'excuser, et cela quelque soit le résultat. La jeune fille quand à elle préférait fuir ce regard qui avait su la rendre amoureuse et qui à présent semblait la mettre à nu.

-Je…heu…d'accord.

Il avança jusqu'à la petite pièce qui faisait office de salle de bains, suivi par Amodélie. Les mots se bousculaient dans sa tête pour sortir les premiers, mais sa bouche et sa langue refusaient de les faire sortir. Le blocage total. Derrière lui, Amodélie l'observait. Son air tendu, sa démarche incertaine…Elle ne pouvait nier qu'elle espérait que ce fusse à cause d'elle. Elle secoua la tête pour chasser ces pensées. Yami s'assit sur un tabouret haut face à une coiffeuse où étaient posés onguents, apparats princiers…Il sentait près de lui, dans son dos la présence de la jeune fille. Et il ne parvenait pas à retrouver son calme.

Elle passa à côté de lui sans un regard, poser ses ustensiles. Elle remplit une petite bassine déjà présente avec l'eau, puis sortit les racines de saponaires traitées (NA : voir en fin de chapitre) pour cet emploi précis, afin de les écraser pour nettoyer les encres, graisses utilisées pour tracer les tatouages sur le dos du Prince. Pendant le temps où elle préparait la mousse, Yami l'observa. Elle n'avait plus cette longue natte qu'il avait pu apercevoir la première fois où ils s'étaient embrassés…mais de fins cheveux noirs qui ne lui correspondaient pas vraiment. Yami devina qu'il ne s'agissait autre qu'une perruque. Puisque il devait presque à présent pourquoi elle le faisait. Amodélie préparait habillement ses racines avec des gestes simples et précis. Hanna lui avait appris l'art des plantes et des mélanges, ce qui lui donnait cet avantage dans le rôle de servante. Mais aujourd'hui, elle avait du mal à ne pas trembler. De peur ? De colère ?

Elle termina de préparer les saponaires et annonça d'une voix qui se voulait calme et claire.

-Veuillez vous retourner Majesté. Je vais enlever les signes si vous le désirez…

-Faites…

Les formules usuelles paraissaient sonner faux dans la bouche des deux jeunes gens. L'une ayant du mal à parler clairement, l'autre ne prononçant ses mots pas plus fort qu'un souffle. Il se retourna sur le tabouret, espérant accrocher ses yeux au passage, mais elle lui tournait toujours le dos. Il retint un soupir, et ce n'est qu'au moment ou il ne pouvait la voir qu'elle décida à se retourner.

Elle frémit. Elle ne l'oubliait pas, et il était si proche…mais si lointain…Prenant son courage à deux mains et de la mousse dans le creux de sa paume, elle commença à l'appliquer sur les tatouages.

Il frémit. Sa paume contre son dos, sa main sur son corps, son contact doux…Il respira un grand coup.

-Amodélie.

Le contact froid de la main cessa de bouger pendant quelques instants avant de continuer.

-Je ne connais aucune Amodélie mon seigneur. Mon humble nom est Amdé.

-Amodélie…écoute moi.

La main passa sur toutes les traces noires, n'en négligeant aucune. L'absence de réaction laissa Yami douter sur le fait qu'elle l'écoute ou pas. Alors il continua.

-Les dieux m'en sont témoins, à cet instant je te fais mes plus plates excuses.

Le contact froid se retira. Réagissait-elle ? Qu'allait-elle dire ? Rien. Elle gardait le silence, alors il attendit. L'impression d'un linge mouillé se fit sentir sur son dos. Elle continuait à enlever les tatouages noirs du dos du Prince, mais ce contact semblait se faire plus doux, plus lent. Peut être que finalement elle l'écoutait ? Alors il continua.

-Je n'ai pas voulu te blesser. Tout ce que je voulais c'était que tu ne l'apprennes pas. Comment aurais-tu réagi si tu avais su ma place sociale ? Ca n'aurait pas été la même chose. Et moi je ne voulais pas te perdre.

Elle l'écoutait. Mais elle ne savait pas comment régir…Pourtant il paraissait tellement sincère.

-…

-Je sais…que j'aurais du te le dire plus tôt. Mais…le jour ou tu as disparu…

Mouvement qui cesse quelques instants.

-...je voulais t'en parler. Parce que…j'estime que j'avais et que j'ai toujours assez confiance en toi, en nous deux pour passer par-dessus cette barrière sociale.

Les encres noires et le savon étaient partis. Il ne restait plus qu'à essuyer, ce qu'elle commença à faire, tentant de garder ses larmes pour elle. Lui ne la voyait toujours pas.

-Je comprend que tu m'en veuille…mais pardonne moi.

Le linge s'enleva de son dos, comme si rien n'avait été tracé sur le dos du Prince.

-J'aimerais…que tu me pardonnes…j'aimerais…te retrouver Amodélie…j'ai pas cessé de t'aimer, termina-t-il, la voix brisée.

Elle craqua à son tour, se laissant tomber contre son dos et passant ses bras autour de son cou. Elle se mit à sangloter contre lui.

-Pardon…pardon Roann…Yami…

Il se retourna sur son tabouret, le cœur serré, pour la prendre dans ses bras. Elle se laissa aller contre lui, sans enlever sa tête de son cou, ni cesser de pleurer. Il la serra contre lui, heureux de la retrouver enfin.

-Chht…ça va…pardon Amdé…j'aurais du tout te dire…

-Non…je…moi aussi…je…il faut…que je te dise sur moi…

-Chht…

Il s'écarta un peu, pour la regarder droit dans les yeux. Les larmes coulaient sur ses joues, et il les essuya doucement avec le pouce.

-C'est pas la peine…moi j'ai fait ça pour que tu ne e repousse pas…et toi pour avoir la paix. Je ne sais pas qui, ni pourquoi…mais c'est pour ta sécurité. Alors ne dis rien…

Elle le fixa, une lueur de gratitude dans le regard. Elle ne put que chuchoter.

-Merci…merci…

Il la resserra contre lui puis posa sa main sur le visage pour la rapprocher de lui. Sans se faire prier, elle l'embrassa, comme si ça faisait des années que deux âmes perdues, s'aimant l'une l'autre ne s'étaient vues. Il lui répondit tendrement, l'étreignant plus fort, de peur qu'elle ne disparaisse à nouveau.

Mais la joie de leurs retrouvailles se fit courte. Yami dut la lâcher à contre cœur quand quelqu'un frappa à la porte. Posant une dernière fois ses lèvres sur celles du jeune homme, Amodélie se recula, à distance respectable comme lui obligeait sa position de servante.

-Entrez.

Seto Kaiba s'avança, l'air grave. Puis il vint se mettre devant Yami, qui venait de se relever.

-Que se passe-t-il ?

Seto ne dit mot, puis s'inclina, faisant signe à Amdé de faire de même. Elle obtempéra. Puis Seto reprit la parole.

-Bienvenue à vous nouveau guide divin. Les dieux ont décidé que c'était à votre tour…acceptez le nom que notre ancien Pharaon a décidé de vous léguer avec votre titre…Atem, Pharaon d'Egypte.

Yami pâlit. Cela ne signifiait qu'une chose.

-Non…


Vala ! A plus pour un prochain chapitre!


Saponaire : Plante vivace des terrains humides et frais de 0,30 à 1 mètre dont on utilise les tiges les feuilles et le rhizome. Ecrasées dans l'eau les feuilles et les racines de saponaire produisent une mousse savonneuse efficace sur les taches de gras. On a longtemps utilisé la saponaire comme substitut du savon pour laver le linge.
La saponaire est utile pour les maladies de la peau (les romains en mettaient dans leur bain pour guérir les démangeaisons), les rhumatismes et les insuffisances hépatiques.
Egalement : asthme, goutte. Et en usage externe : eczéma, urticaire, acné, psoriasis, herpès, dartres, soins de la peau. En décoction 5 g par litre d'eau, 2 tasses par jour ou en compresse pour les soins de la peau (eczéma, urticaire, acné, herpès, dartres). Mélangé à une infusion de romarin, la saponaire donne un shampooing parfumé ne piquant pas les yeux.

Satisfaits les curieux ? Mais je crois que maintenant avec la pollution, ça craint…