Disclaimer : JE SUIS TITE KUBOOO !

Pairing : Byakuya Kuchiki x Kenpachi Zaraki

Total : 809 mots

Setting : whatever

Prompt : Clean

Lectrice-test : Arienlys

Byakuya leva un élégant sourcil en contemplant le bureau de Kenpachi. Le capitaine installé derrière lui jeta un regard assassin lui conseillant de ne rien dire, et d'un majeur osseux, remonta ses lunettes, en profitant pour envoyer un message clair à son collègue : va te faire voir, Kuchiki-hime. Ladite princesse se contenta d'une expression dédaigneuse (Kuchiki-taichô ne faisait pas la "moue") devant cette grossièreté, ce qui arracha à Kenpachi un :

- Qu'est-c'qui te dérange, princesse ?

Byakuya lança un regard éloquent à ce qui l'entourait : papiers en piles inégales et désordonnées sur le bureau et autour, poubelle débordante, cadavres de bouteilles de saké, jouets de Yachiru éparpillés un peu partout, et des vêtements qui avaient depuis longtemps dépassé leur date de péremption pour compléter le tableau. Ca se passait de commentaire, et pourtant, il n'hésita pas à préciser :

- Votre bureau est une vraie porcherie, Zaraki-taichô.

Kenpachi haussa les épaules.

- Vis avec, princesse.

- Je vous ai déjà fait la remarque, il me semble.

- Et j't'ai déjà donné la réponse. J'vais pas m'crever à ranger juste parce que t'as peur de salir ta jolie robe.

Byakuya croisa les bras, agacé, et répondit :

- Pour la dernière fois, Zaraki-taichô, cessez avec vos plaisanteries idiotes. Je ne suis pas une princesse, et je ne porte pas une "jolie robe".

- Si tu préfères... princesse.

- Zaraki-taichô !

Kenpachi daigna lever les yeux du document qu'il était en train de remplir, et lui vota son sourire carnassier habituel. Chez tout autre, cela aurait valu à son auteur une punition exemplaire, mais Byakuya se contenta d'inspirer lentement pour se calmer. L'autre capitaine le regarda un instant, puis assenna en guise de conclusion :

- Si tu veux vraiment jouer à nettoyer une division, tu peux toujours aller t'occuper de la tienne.

- Ma division est exemplaire, Zaraki-taichô.

L'agacement dans sa voix fit s'agrandir le sourire. Son collègue capitaine réussissait toujours à le faire sortir de ses gonds, et il le savait parfaitement. Et en plus, il éprouvait un certain plaisir à le faire patienter ainsi comme le premier venu. Byakuya tombait à chaque fois dans le panneau. C'était agaçant de voir comment une brute du Rukongai sans éducation pouvait faire ressortir l'adolescent emporté qu'il avait mis des années à mettre sous contrôle. Et c'était encore plus agaçant de ne pas réussir à le lui cacher tout à fait.

Kenpachi prit tout son temps pour relire son document, puis le posa sur une des piles, et enfin, leva un regard satisfait sur Byakuya. Depuis le temps, il savait voir à travers le contrôle apparemment sans faille de son collègue capitaine, et il était parfaitement conscient que celui-ci tentait de se retenir de l'insulter, parce que les princesses n'insultaient pas les gens. Exactement ce qu'il voulait. Il n'aimait pas quand Byakuya se drapait dans sa noblesse comme dans une armure, ça mettait une distance entre eux qui l'énervait, et lui donnait envie de le secouer comme un prunier, jusqu'à ébourriffer les cheveux noirs sans défaut, froisser les vêtements aux plis parfaits, envoyer balader kenseikan et attitude hautaine, jusqu'à ce que Byakuya soit à nouveau humain.

Au lieu de ça, Kenpachi se leva et fit le tour du bureau. L'autre capitaine le regarda approcher d'un oeil impassible, mais il savait qu'à l'intérieur, il brûlait d'envie de lui sauter à la gorge. Avant qu'il puisse décider de mettre la menace à exécution, Kenpachi passa les bras autour de sa taille, le tira vers lui pour qu'il perde l'équilibre et vienne prendre appui contre lui. Les mains étalées sur la poitrine du grand capitaine pour garder la distance, Byakuya le fusilla du regard, mais son agressivité avait un peu fondu, même s'il n'appréciait pas de se voir manipulé comme une poupée. Il voulut exprimer son indignation, mais un baiser étonnamment gentil vint le couper, et il se dit que finalement, ça n'avait peut-être pas autant d'importance qu'il le pensait. Ce n'était pas si grave si le bureau de Kenpachi était en désordre, s'il était énervé parce que sa noblesse s'estimait mal traitée, si celui-ci jouait avec ses nerfs, puisqu'il savait s'arrêter avant le point critique, et qu'il savait se faire pardonner. Même en étant un Kuchiki, il pouvait supporter quelques entailles à son orgueil dans ses tentatives de le rendre plus "humain", si ça voulait dire que, comme il le faisait maintenant, Kenpachi le serrait contre lui, le soulevait pour l'asseoir sur le bureau et l'embrassait aussi passionnément. Après tout, même les princesses ont parfois besoin d'une pause, et pour ça, les gueux du Rukongai pouvaient faire des merveilles.


Pauvre Byakuya, être tombé amoureux d'un bordélique ! Ca fait mal à son muscle de la propreté ! Parce que lui, sa division, c'est la division exemplaire de Soul Society. Heureusement, Kenpachi sait comment calmer sa princesse quand son éducation de noble prend le dessus. Comme ça, Byakuya il peut se comporter comme les autres humains, sans être coincé et empaillé !

Ah oui, dans ma tête, Ken-chan porte des lunettes pour faire de la paperasse. Parce qu'une brute musclée comme lui avec des lunettes, ça peut être sexy !

Clean : propre, mais également sans reproche :p (et encore, j'hésitais avec "clean cut").

Review ? :3