Bonjour tout le monde,
Voici un nouveau chapitre bien sadique et un peu dure psychologiquement pour certaine âme sensible, mais j'espère qu'il vous plaira autant (voire même plus) que le précédent.
Je remercie tous ceux qui suivent ma fanfiction, ceux qui laissent des Reviews et les nouveaux qui on lut les 11 chapitre. Voici la 12ème!
J'ai rencontré un écrivain qui m'a dit qu'il ne fallait pas ce forcer à écrire, mais écrire quand on est inspiré. Il appelle ça " la libido d'écrire". Donc j'écris quand je suis inspiré, et plus forcément dans l'ordre comme je vous ai habitué à une certaine période. La fanfiction Serpentarde me captive et est plus facile à écrire, donc elle devrait aller plus vite, et pas de panique pour Changement de Direction, je ne l'ai pas abandonnée. Ceci dit Les Ténèbres sont les plus fortes avec 1 chapitre, je vais peut-être l'abandonner, on verra si je suis inspiré.
En attendant bonne lecture pour ce 12ème chapitre.
Chapitre 12
Anéantissement
_ Alors Potter, on essaye de se protéger de moi, dit une voix aiguë et froide facilement reconnaissable.
Harry ouvrit les yeux et remarqua qu'il était dans un grand manoir aux murs froids et à la pierre dure. Il se demandait comment il avait atterrit ici, alors qu'il avait but la potion et qu'il était dans son lit.
_ Nous sommes dans ton esprit Potter, expliqua froidement le Seigneur des Ténèbres, c'est une projection. La potion que tu as ingurgité est d'un très haut niveau de magie noire, à tel point que j'ai faillit échouer. Je te crois fort Potter, mais pas assez pour réaliser un tel exploit.
_ Que voulez-vous, cracha Harry qui s'était relevé d'un air fière.
Voldemort plissa ses yeux rouges jusqu'à devenir deux fentes dangereuses, puis il sourit d'un air amusé.
_ Je m'étonne qu'une telle personne soit contre moi avec cette magie, répondit-il d'une froide. Qui était-ce?
Harry était fou de rage. Comment Voldemort osait lui demandait une information capitale? Il regarda autours de lui s'il n'avait pas une sortie, mais c'était peine perdu. Savoir qu'il était dans son esprit était, surprenant. Il remarqua qu'il avait sa baguette, il s'en saisit d'un geste vif et la pointa droit sur le Seigneur des Ténèbres.
_ Stupéfix! cria Harry en sa direction.
Voldemort sourit et ne prit même pas la peine de sortir sa baguette magique. A la grande stupeur d'Harry, il arrêta le rayon de lumière rouge avec la paume de sa main. Le sortilège se brisa contre une sorte de bouclier invisible. Cela découragea Harry, le Seigneur des Ténèbres était capable de faire de la magie sans baguette encore plus puissante que celle de Dumbledore.
_ C'est tout ce que tu sais faire Potter, interrogea-t-il en ricanant. Ce n'est pas avec ce genre de sort basique que tu m'auras, et tu le sais très bien.
Harry baissa les yeux, oui il le savait. De toute évidence, il lui faudrait d'autres connaissances que celle de Poudlard pour avoir une chance de vaincre Voldemort.
_ Ne joues pas à ce jeu avec moi Potter, continua-t-il sèchement, dis-moi qui est un maître en magie noire.
_ Vous croyez vraiment que je vais le dire? s'écria Harry énervé.
_ Vois-tu Potter je suis déjà dans ton esprit, fit-il remarquer d'un rictus froid, donc si je le veux, je peux chercher l'information moi-même ou te la faire dire.
Le sous-entendu était très claire, fit frissonner Harry et rire le Seigneur des Ténèbres. Mais, Harry ne pouvait pas céder, ce n'était pas possible.
_ Vous n'avez qu'à lire mon esprit, balança Harry avec mauvaise humeur.
_ Avec plaisir, dit Voldemort d'un sourire sadique, je vais même faire mieux que ça et tu ne résisteras pas longtemps.
Sans qu'Harry n'ai put faire quoique se soit, il sentit une pression dans son esprit oppressante qui lui faisait mal.
_ Tu me dis qui est ce mystérieux sorcier, et j'arrête Potter, résonna la voix gutturale de Voldemort.
_ Je ne vous direz rien, dit-il se crispant à cause la douleur.
_ J'en doute, répondit une voix aiguë et froide.
Le Seigneur des Ténèbres augmenta sa pression sur l'esprit d'Harry. Celui-ci retint un cri. La douleur était insupportable et pourtant Harry n'arrivait pas à détacher ses yeux de ceux de son ennemi. Il avait l'impression d'avoir la tête lourde et il avait de plus en plus mal. Bientôt la nausée le prit, et ses jambes se dérobèrent. Il se retrouva donc, à genoux, aux pieds de son ennemi, ses deux mains tenant sa tête.
_ Arrêtes Tom, gémit Harry.
_ Uniquement lorsque tu m'auras dit qui est ce sorcier, et ne m'appelles pas Tom.
La douleur redoubla encore plus et Harry n'en pouvait plus. Il s'effondra au sol, même plus capable de se tenir sur ses genoux. Une brume envahit son esprit, une étrange fatigue et une envie que tout se termine, que cette atroce douleur disparaisse.
_ S'il te plait, supplia Harry se maudissant pour sa faiblesse.
Les yeux de Voldemort brillèrent d'un étrange éclat, mais il ne semblait pas décidé à fléchir.
_ Je veux mon information, dit le Seigneur des Ténèbres passablement énervé.
_ Je…, craqua Harry en bégayant avec hésitation car la douleur ne lui permettait plus de penser correctement. Abelfoth, Abelfoth Dumbledore.
La douleur avait diminué de façon considérable, mais n'avait pas totalement disparut. Voldemort eut un sourire satisfait, et fronça les sourcils.
_ Le petit frère d'Albus Dumbledore? demanda-t-il contrarié.
_ O-oui, répondit-il la voix hésitante.
_ Fait-il partit de l'Ordre du Phénix? interrogea le Seigneur des Ténèbres d'une voix dénué de tous sentiments.
_ J-je ne sais pas, finit par répondre Harry.
_ Ne me mens pas Potter, hurla Voldemort fou de rage. Je sais toujours lorsqu'on me ment.
La douleur qui s'était un peu calmé, redoubla en martelant le crâne d'Harry. Il se contracta, c'était insupportable, il n'en pouvait plus.
_ Maintenant j'espère que tu vas me dire la vérité, menaça-t-il d'une voix glaciale en sortant sa baguette. Endolo…
_ Attends, cria Harry faiblement, Abelforth est le nouveau directeur de l'Ordre.
_ Intéressant, dit Voldemort en baissant sa baguette. Ce n'était pas si difficile de répondre, n'est-ce pas?
La douleur cessa enfin. Harry haleta, et s'assit douloureusement. Il avait cédé devant le Seigneur des Ténèbres. Qu'allait-il dire à Abelforth? Qu'il l'avait dénoncé à Voldemort? Il respira un grand coup. La meilleure façon était de ne pas l'avertir, en tout cas de passer sous silence le moment où il l'avait trahit. Harry arriva tout de même à se relever et était en colère contre le Seigneur des Ténèbres, mais aussi sur lui-même. Encore une fois, il s'était montré particulièrement faible et n'avait pas put se défendre et pire encore, il a cédé sous la torture. Tout ça parce qu'il n'était pas assez fort. Des envies de vengeance le prirent soudain. Il avait envie de voir Voldemort souffrir et de lui faire payer tous ses crimes, à commencer par celui de ses parents. Il avait les yeux remplis de haine et de fureur, ce qui les faisaient briller dans la semis obscurité.
Le Seigneur des Ténèbres ne disait rien et suivait le cours de ses pensées. Ce qu'il y voyait le plaisait beaucoup. Il avait tout fait pour attiser sa haine et Potter, comme toujours, tombait la tête la première dedans.
_ Tu es quelqu'un de trop faible Potter, finit par dire Voldemort, il n'y a qu'une seule magie qui te donnerait plus de pouvoir.
_ Jamais je ne ferais de magie noire, lâcha Harry avec rancune.
Le Seigneur des Ténèbres le scruta de ses yeux froid et beaucoup trop rouge. Il eut un sourire narquois et malveillant.
_ C'est trop tard, dit-il en détachant toutes les lettres, tu as déjà essayé les Impardonnables et le sort du Sectumsempra. Il n'y a pas de bien ou de mal, mais seulement la puissance qui compte. Il y a ceux qui sont trop faible pour l'avoir, et ceux qui ont le cran de la rechercher pour obtenir le pouvoir.
Harry écoutait la voix presque hypnotique de Voldemort, et trouva qu'il n'avait pas tout à fait tort. Les deux camps utilisaient les mêmes armes avec des magies différentes, mais au fond c'était pareille. Ce n'était pas avec ses connaissances de Poudlard qu'il allait pouvoir battre le Seigneur des Ténèbres. D'ailleurs il ne voulait pas s'engager dans ça au départ, mais la vengeance était une motivation suffisante.
_ Ce n'est certainement pas avec la magie noire que j'y arriverais, dit dédaigneusement Harry en essayant de s'en convaincre.
_ Vraiment Potter? dit Voldemort d'une voix menaçante. Tu n'en es pas convaincu toi-même. Je le vois dans ton esprit. Tu es intelligent tu pourrais obtenir bien plus, avec la magie noire, comme la puissance, le pouvoir…
_ Ca suffit, coupa Harry jugeant les arguments du Seigneur des Ténèbres trop dérangeant, je ne ferais plus de magie noire et maintenant laissez-moi.
_ J'ai vraiment crut, prononça Voldemort d'une moqueuse, l'espace d'un instant, que tu aurais le courage d'obtenir un moyen pour me tuer. J'ai été idiot de le penser, mais je vais te convaincre.
_ Qu'allez-vous faire, interrogea Harry s'attendant au pire.
_ Tu ne seras plus jamais le même après ça, Potter.
Sur ce, Voldemort brandit sa baguette sur lui. Harry se sentit mal, sa vu s'obstruait et devenait noir, puis il vit des souvenirs. Sa première rencontre avec le Seigneur des ténèbres lors de sa première année où il s'était sentit impuissant fasse aux yeux rouges…sa fascination pour Jédusort la deuxième année…l'affrontement contre Voldemort dans le cimetière où il avait eut l'impression d'être faible…La salle des prophéties, sa peine pour la mort de Sirius, sa joie énorme lorsqu'il s'était venger de Bellatrix avec le Doloris et sa paralysie fasse au mage noire…la mort de Dumbledore…Ginny qui se faisait torturer sous ses yeux sans qu'il ne puisse rien faire…Trelawney qui se faisait tuer, la vue de son sang ruisselant sur le carrelage et du serpent qui commençait à la manger…Non, cria Harry dans son sommeil. Sa volonté expulsa le Seigneur des Ténèbres de son esprit et put continuer à dormir paisiblement. C'était le réveille qui n'allait pas être facile.
Pendant ce temps, Abelforth était au chevet de Ginny. Celle-ci, grâce aux soins de Madisson et ceux de magie noire d'Abelforth, était sur le point de se réveiller. Seulement, le petit frère d'Albus ne voulait pas qu'elle distraie Potter. Ce n'était véritablement pas le moment pour Abelfoth, Potter devait être seul. Comme d'habitude, il avait tout prévu. D'après un livre, il avait concocté un gaz extrêmement nocif certes, mais terriblement efficace. Assis dans un fauteuil un grimoire à la main, il attendait son réveil en lui jetant régulièrement des regards.
Quelques minutes plus tard, elle ouvra les yeux. Abelforth le remarqua et ferma son livre d'un bruit sec, ce qui la fit légèrement sursauter.
_ Vous êtes enfin réveillé, dit-il simplement.
_ Combien de temps? demanda-t-elle.
_ Un certains temps, répondit-il.
Devant cette remarque énigmatique et son regard bleu perçant, elle ne put s'éviter de se rappeler de son directeur.
_ Vous n'êtes pas de la famille d'Albus? demanda-t-elle en fronçant les sourcils.
_ Effectivement, répondit-il étonné par la perspicacité de la fille, je suis son petit frère Abelforth Dumbledore et c'est moi qui l'ai remplacé en tant que directeur de l'Ordre du Phénix.
_ Dans ce cas, vous pouvez me dire comment va Harry, suggéra-t-elle.
_ Il va très bien, mentit-il d'une voix mielleuse. Mademoiselle Weasley, il faut que vous sachiez, que c'est un véritable miracle si vous vous en êtes sortit.
_ Je sais, dit-elle tristement les larmes aux yeux.
_ Il faudra que vous restiez encore quelques jours au lit et que vous preniez un traitement, argumenta-t-il d'un air très convainquant.
_ Très bien, dit-elle d'un air las.
_ Comment vous sentez-vous? demanda-t-il.
_ Ca va, répondit-elle, je crois que je pourrais me lever.
_ Pas si vite, dit-il en se rapprochant pour être derrière elle. Je vais voir si vous n'avez rien.
Il lança juste quelque sorts de diagnostique et constata qu'elle était en parfaite santé. Ceci dit son système immunitaire était encore très endommagé. C'était exactement ce qu'il lui fallait que le gaz, l'intoxique et fasse son effet. Mais avant il allait s'amuser avec elle, après tout ce n'était qu'une femme. Abelforth posa impérialement sa grande main sur son épaule. Ginny le prit pour un geste amical et ne releva pas. Profitant du fait, qu'elle n'ai rien dit, il fit courir ses doigts le long de son coup. Ginny n'aimait pas ça, mais elle ne voulait pas vexer Abelfoth, elle ne dit rien. Ne voyant aucune résistance de sa part il caressa sa joue. Elle ne détestait pas ce contacte doux et tiède sur sa joue. Etait-il en train d'abuser d'elle ou était-ce seulement affectueux? Elle était horriblement gênée par la situation et ne savait pas comment réagir.
_ Vous pouvez arrêtez? demanda-t-elle enfin avec un sourire crispé.
_ Non, répondit-il simplement en laissant courir une main sur ses formes.
Ce qu'elle ne voulait pas croire arrivait. Elle essaya de se décaler, mais Abelforth l'en empêcha. Il avait un bras autours de sa taille, ce qui ne lui permettait pas de bouger. Désespérée, elle commença à hurler, et, très vite Abelforth lui mit la paume de sa main sur la bouche, ce qui étouffa les cris. Il glissa doucement son autre main sous sa chemise de nuit et caressa sa poitrine. Celle-ci pleura et commença à se débattre pour lui échapper. Mais Abelforth retira sa main, resserra sa prise sur elle et ouvrit une fiole à la fumée verte clair, l'obligeant à la respirer.
Une excellente et douce odeur de pomme, envahit alors ses narines et donna tout d'un coup à Ginny l'envie de dormir. Elle se débattait de moins en moins et tombait dans un doux sommeil. Elle papillonna des yeux quelques secondes, essayant de résister au sommeil qui l'envahissait, mais ses paupières étaient de plus en plus lourdes et elle ne put résister plus longtemps. L'odeur était si assommante qu'elle se laissa aller à une semi-conscience. Puis, se reprenant, elle ouvrit les yeux et se débâtit avec force d'abord, puis sentit son corps s'engourdir et son esprit devenir cotonneux, réduisant ainsi sa résistance.
Abelforth s'étonnait de la volonté de Ginny. Un sorcier classique aurait sombré dans l'inconscience en quelques secondes. Or, elle n'avait pas perdu connaissance tout de suite, ce qui lui avait permit de prendre le contrôle sur le gaz. Elle avait un fort potentiel magique, sans aucun doute, mais dans l'immédiat elle lui était gênante. Il fallait qu'elle retombe dans le coma. Il était donc obligé de lui mettre les émanations de gaz directement dans ses narines. Elle en respirerait trois fois plus et risquait une intoxication, mais au moins se serait efficace.
Abelforth, sans aucune pitié, rapprocha le flacon de gaz sous son nez. Elle réussit à tourner la tête pour échapper aux émanations, mais il lui mit de force, la tête au-dessus de la fiole. Cette douce odeur sucrée était plus forte et elle eut l'impression qu'elle ne pouvait plus lutter. Son cœur s'emballa, sa vue se brouilla, et sa volonté faiblissait encore. Le produit était en train de complètement l'anesthésier et elle n'avait plus la force pour se débattre. Soudain, elle eut une brûlure au niveau des poumons et se mit à convulser, ce qui l'affaiblissait considérablement. Ne pouvant plus résister longtemps à l'anesthésiant, elle tomba dans un sommeil léger.
Abelforth l'allongea, la tête sur son oreiller et la regarda avec un sourire satisfait d'abord et d'un air inquiet ensuite. Elle était dans une sorte de sommeil très léger, alors que normalement, elle aurait dut sombrer dans l'inconscience. Elle s'agitait beaucoup trop pour que sa soit le cas. Il lui ouvrit la bouche, lui boucha le nez, et fit rentrer du gaz à l'intérieur. Elle eut de nouveau des convulsions, puis perdit connaissance pratiquement instantanément.
Abelforth sourit sadiquement tout en refermant le flacon. Ca y était, il avait réussit. Il regarda avec délectation le corps inanimé de la jeune-fille. Cette fois-ci, elle était réellement dans le coma. Elle avait fait preuve d'une très grande résistance, ce qui était rare. Il repensa à la façon dont-il avait joué avec elle. Ginny était tombée dans le panneau, comme si lui, allait s'abaisser à violer une fille de seize-ans. Ce n'était pas comme si il ne l'avait jamais fait… Il avait pensé que ça l'anéantirait et qu'elle se laisserait faire, mais ça avait été tout le contraire, sauf au début. S'il y avait une prochaine fois, il donnerait une potion pour qu'elle soit plus malléable. Elle lui avait beaucoup trop résisté, ne serais-je qu'avec la potion. Il était certain que sans sa détermination, elle n'aurait pas tenu une minute. Il sortit un nouveau le flacon, qu'il transforma avec sa baguette, en gaz incolore et à l'aspect inoffensif. Réfléchissant à toute vitesse, il transféra l'anesthésique dans la perfusion en lévitation qui alimentait Ginny en potion de Régénération Sanguine.
Avec cette dose, elle ne pourrait pas se réveiller avant ce soir et à ce moment là il en remettrait. Ce gaz, qu'il avait trouvé dans un très vieux livre de magie noire, agissait comme un puissant anesthésiant venant de venin de serpent, et c'était parfait qu'il passe dans le sang: le produit agirait plus vite. Les yeux d'Abelfoth brillèrent étrangement. De cette façon, l'effet du gaz durerait plus longtemps et il se rependrait dans tout son corps. Cependant, ce gaz était trop toxique pour qu'il puisse continuer à lui en administrer. Il fallait qu'il trouve un autre moyen et il avait déjà une petite idée.
Avant tout, il fallait qu'il couvre ses traces pour que cette petite fouineuse de Guérisseuse ne se doute de rien. A ce moment là, Ginny eut de violentes convulsions dans son coma. Abelforth mit en place un sortilège de présence, qui lui révélerait si quelqu'un venait. Il se tourna ensuite vers Ginny, prit de façon impérieuse son bras et murmura un sort qui lui fit une légère entaille d'où perlait le sang. Il versa de la potion calmante dans la plaie avant de la refermer magiquement. Cela ralentirait son cœur qui battait trop vite, à un rythme presque normal et empêcherait les convulsions ou les spasmes. Il pointa donc sa baguette sur la tête de Ginny.
_ Oubliette! chuchota-t-il.
Un éclair de lumière jaune envahit la pièce et Ginny ne savait plus rien de ce qui s'était passé. Elle ne se rappellerait pas de s'être réveillé ce jour là, ni de ce qu'il lui avait fait subir. Comme ça, l'incident ne serait pas divulgué et c'était parfait pour Abelforth. Avec de la magie noir indétectable, il truqua le diagnostique en enlevant l'intoxication et les traces magiques de gaz.
Satisfait de son travail, il se rassit dans le fauteuil reprenant la lecture de son grimoire. Quelques minutes plus tard Madisson, la Guérisseuse, arrivait et ne se doutait de rien.
Harry se réveilla quelques heures plus tard. Il avait la tête lourde et elle lui faisait horriblement mal. L'esprit cotonneux et très brouiller, il mit ses pieds par terre dans ses chaussons. Une fois debout, il vacilla mais arriva malgré tout à rester ses pieds.
La conversation de Voldemort dans son esprit pendant qu'il dormait lui revint brusquement. Il se souvient avoir cédé sous la torture et lui révéler des éléments important sur Abelforth. Il avait eut tellement mal à la tête, il se demanda si c'était aussi pire que le Doloris. C'était peut-être même pire. Une douleur atroce qui avait résonné dans tout son esprit. Jamais il ne s'était sentit aussi faible, et insignifiant. Le Seigneur des Ténèbres avait put faire ce qu'il voulait de lui et encore pire, il avait arrêté un Stupéfix de la main. Harry n'avait jamais entendu parler d'un tel pouvoir. Dumbledore pouvait récupérer sa baguette avec sa magie, mais pas arrêter un sortilège d'une main. Il était détruit, anéantit.
Pire encore, il se rappela de la voix envoûtante de Voldemort qui l'incitait à faire de la magie noire, et de ses arguments avec lesquels il était d'accord. Comment pouvait-il être d'accord avec ce tueur? C'était juste un rêve, pensa-t-il. Mais, il savait que c'était plus que ça, et il se demanda s'il aurait réagit différemment face à lui.
Puis, comme si ce n'était pas suffisant, il se rappela de ses souvenirs qui avaient été soigneusement sélectionné par le Seigneur des Ténèbres. Des souvenirs trop traumatisants, des évènements qu'Harry avait tenté d'oublier et qui refaisaient surface. Il n'avait qu'une seule et unique envie: la vengeance. Ca lui prendrait le temps qu'il faudrait, mais au bout du compte il aurait ce qu'il voulait. Voldemort avait réussit, il l'avait annihilé moralement et psychologiquement. Les yeux empreint de tristesse, il fit un sourire froid et se leva d'un bon. Il prit sa baguette, posé sur la table basse d'un geste vif, et sortit de la pièce.
Naturellement, il se dirigea vers le bureau d'Abelforth, mais il ne voulait pas lui avouer qu'il avait cédé, ni qu'il l'avait trahit. Il tapa à la porte de bois, puis sans attendre l'aval d'Abelforth, il entra. Il le trouva, un livre en lévitation, en train de faire une potion. Il leva les yeux et fut surpris de voir Harry.
_ Bonjour monsieur Potter, dit Abelforth en le regardant droit dans les yeux, que me vaut l'honneur de cette visite?
Harry fronça les sourcils en s'apercevant que l'odeur de la potion le rendait un peu somnolant, si bien qu'il dut s'assoir.
_ C'est une potion de sommeil, demanda Harry en se demandant ce que faisait le petit frère d'Albus Dumbledore.
_ Elle est si efficace que ça, remarqua Abelforth avec un petit sourire, c'est une potion très complexe qui endort la personne au bout d'un quart d'heure. Il faut la boire pour qu'elle agisse réellement, mais je vais quelque chose.
Il brandit sa baguette et fit un mouvement complexe, aussitôt la fatigue et le malaise d'Harry disparurent.
_ Merci, dit Harry reconnaissant, comment va Ginny?
_ Elle va mieux, c'est indéniable, répondit Abelforth avec une mine triste, mais elle encore dans le coma.
Harry baissa la tête tristement. Ginny sortirait-elle un jour du coma? Et en plus, c'était en partie sa faute.
_ Que vouliez-vous dire? interrogea-t-il. Tu veux de la potion calmante, c'est dangereux de…
_ Votre potion n'a pas marché, coupa Harry furieux, vous me devez des explications.
Le masque d'Abelforth vola en éclat pour la première fois. Il était fou de rage. Il ne supportait pas l'échec.
_ Comment le Seigneur des Ténèbres a put contourner la potion? demanda-t-il furieusement avec les yeux brillant.
_ Je…je ne sais pas, répondit Harry avec la peur au ventre.
La simple vu d'Abelforth en colère faisait peur à Harry et lui rappelait Voldemort. Mais, celui-ci se reprit et se reconstitua rapidement son visage froid et impassible.
_ Bien, dit-il simplement, restons calme. Donc, malgré cette potion dangereuse que je t'ai donné, le Seigneur des Ténèbres a réussit à pénétrer ton esprit, encore. Tu as encore vu des mangemorts se faire torturer, ou ce genre de chose?
_ Pas vraiment, répondit Harry sombrement, il m'a parlé et m'a dit que c'était une projection.
_ Il a utilisé un pouvoir bien plus grand que ta connexion, je ne pouvais pas m'y attendre. Qu'a-t-il dit?
Harry était bien décidé à ne pas lui révéler toute la vérité. Ce n'est pas du mensonge, se persuada-t-il, c'est de l'omission.
_ Il m'a torturé, a essayé de me pousser à bout, et m'a venté les mérites de la magie noire. Si non, il a aussi fait réapparaitre des pires souvenirs.
_ Pour vous brisez psychologiquement, je suppose, conclu Abelforth la voix grave. Vous allez bien, monsieur Potter? Ne vous laissez pas abattre.
_ Ne vous inquiétez pas, monsieur, je vais très bien, mentit-il de façon très convaincante.
_ Pourquoi ais-je l'impression que vous oubliez volontairement de me dire quelque chose? Vous n'avez jamais été un très bon Occlumens, Potter, dit-il d'une voix froide en le fixant de ses yeux d'un bleu profond.
Cette dernière phrase lui rappela trop Albus Dumbledore, il y avait tout juste deux mois. Il revu les images de son directeur se faire tuer par Rogue de nouveau fraiche dans son esprit, et la tristesse le submergea. Il se reprit très vite, il ne pouvait pas éprouver de la tristesse, il avait une vengeance à exécuter. De toute façon, il l'avait trahit en le manipulant pour qu'il aille se faire tuer, donc il n'avait aucune pitié à avoir. C'était toujours douloureux de voir quelqu'un se faire tuer, mais au moins il était débarrassé de son emprise. Son petit frère était assez sadique, mais un expert en magie noire et Harry avait confiance en lui. Et pourtant…pour que la douleur s'arrête il l'avait dénoncé en donnant son nom et son statut au sein de l'Ordre.
_ Ne pensez pas trop Potter, retentit soudain la voix stridente d'Abelforth qui le passait au rayon X. Vous avez raison, mon frère ne mérite pas qu'on regrette sa mort, et ça me touche que vous ayez confiance en moi, mais qu'avez-vous fait déjà?
Harry trembla. Il avait lut dans ses pensées, il aurait dut s'y attendre. Comment allait-il réagir? Il décida, en prenant un air sûr, de nier.
_ Rien, répondit Harry, je vous assure.
_ Je sais très bien lorsqu'on me ment, répondit-il avec un regard menaçant.
_ Mais…
_ Vous croyez pouvoir me trompez Potter? coupa-t-il d'un ton ironique.
_ Je…
_ Je déteste lorsqu'on ne me dit pas la vérité, dit Abelforth d'un ton mièvre qui ne lui allait pas.
_ Très bien, céda Harry, j'ai dit à Vol…Vous-Savez-Qui que vous étiez directeur de l'Ordre du Phénix.
Abelforth Dumbledore le regarda d'un air indéchiffrable, avant d'avoir un sourire en coin.
_ De toute façon, il aurait finit par le découvrir, finit-il par dire sur le ton de la conversation.
_ Vous ne m'en voulez pas, dit Harry avec étonnement s'attendant à une colère noire de la part du sorcier.
_ C'est trop tard Potter, lança-t-il avec ironie, ceci dit j'aurais apprécié que vous m'en parliez de suite.
_ Comment empêcher de nouveau ce genre de situation? demanda Harry confus.
_ L'Occlumancie c'est la seule solution, répondit Abelfoth avec un air désolé.
_ Vous pouvez me donner un cours ? demanda Harry.
_ Votre esprit est encore trop faible Potter, répondit Abelforth.
_ Je vais y aller. Au revoir.
Sur ce, Abelforth lui fit un signe de tête, Harry se leva et franchit la porte.
Ce matin-là, il était très tôt et Harry douta que ses amis soient déjà debout, pourtant il décida d'aller au salon avec la tapisserie des Black. A sa grande surprise, il trouva Luna Lovegood en train de lire un livre. Il ne voulait pas la déranger, mais c'était trop tard, elle l'avait vu. Elle posa d'un geste sec son grimoire sur la table basse. Harry, repéré, décida de s'assoir à côté d'elle.
_ Tu es déjà levé Harry, constata-elle de sa voix rêveuse en le regardant droit dans les yeux.
_ Effectivement, soupira Harry, c'est encore Tu-sais-Qui qui s'est introduit dans mon esprit.
Harry ne s'était même pas aperçut de ne pas avoir prononcé le nom du mage noire. Luna soupira tristement.
_ Mon père est harcelé par le nouveau Département de la presse magique, qui trouve qu'il met des choses diffamatoire dans le Chicaneur, lâcha-t-elle avec amertume.
_ Luna, dit Harry avec un air désespéré, je suis désolé.
Harry et Luna étaient à ce moment là aussi anéantit l'un que l'autre. Cherchant à attirer son attention, elle lui prit la main. Harry n'était nullement déranger par la main chaude de Luna qui se trouvait dans la sienne.
_ Nous vivons des moments difficiles Harry, dit-elle soudain, Ginny qui est toujours dans le coma, mon père, c'est un cauchemar…
Les larmes commencèrent à tomber sur le visage pâle de Luna et elle prit Harry dans ses bras, en pleurant contre lui. Harry ne se dégagea pas, il voulait réconforter Luna et il passa une main derrière son dos. Il était aussi désespéré que lui, ça ne faisait aucun doute. Il n'avait jamais vu son amie dans cet état. Il avait tellement besoin d'amour à ce moment précis, et Ginny était dans le coma alors que Luna était là. Ceci dit, il lui fallait sa vengeance. Avec une douceur extrême, il se dégagea de Luna, le visage ruisselant de larme, les yeux brillant.
_ Luna, dit-il froidement en s'étant composé un masque impassible, nous irons au Chemin de Traverse cet après-midi. J'ai des chose à faire.
Il se leva, mais elle en fit de même et le regarda avec des yeux sévères.
_ Harry, dit-elle d'une voix rêveuse et faible, fais-attention à toi.
_ Ne t'inquiète pas, répondit-il sèchement.
_ Je ne plaisante pas, répondit-elle avec une voix dure qu'Harry ne lui connaissait pas.
Il fut troublé par son attention et par sa dureté qu'il n'avait jamais vu chez elle. Sans un mot de plus, il quitta la pièce. Il se dirigea ensuite, vers la bibliothèque, sans croiser personne, dans la pénombre et le calme d'un matin. Une fois arrivé devant, il hésita, comme l'autre fois. Abelforth lui avait dit que ce fantôme était très dangereux, mais il avait envie de lui reparler. Il connaissait tellement de choses sur sa famille que lui-même ignorait. Il avait l'impression, sans savoir pourquoi, qu'il y avait quelque chose de familier chez lui. Et puis, une telle disposition de savoir, ne demandait qu'à être exploré. Il entra finalement dans la bibliothèque et entra en refermant la porte derrière lui. Le fantôme arriva à une vitesse spectaculaire et s'arrêta net devant lui.
_ J'étais sûr que vous reviendriez monsieur Potter, dit Alpharus avec un rictus victorieux si c'était possible pour un fantôme. Vous vous sentez trop faible, n'est-ce pas. N'essayez pas de le nier, continua-t-il avant même que Harry est put dire quoique se soit, je vois clairement dans votre esprit. Le désir de puissance et de venger sont plus fort que l'amour…
Oui, je sais c'est une fin un peu sadique, mais je suis intransigeante, vous aurez la suite dans le chapitre 13.
Ceci dit, si vous voulez poser des questions j'y répondrais avec bonheur.
Votre avis compte beaucoup pour moi et s'il vous plait dites-moi ce qui est bien et ce je dois changer. Une Review qui me dit que ma fanfiction est bien, me flatte, mais ne me permet pas de progresser. Je prends la critique comme une chance de progresser en tant qu'écrivain, dans mes fanfictions mais aussi dans mes écrits personnels.
Bisous, au prochain chapitre.
