Nanou01 : alors la voici !

Tsuda : je crois que tes nerfs vont être mis à rude épreuve alors dans ce chapitre...

Adenoide : ne t'inquiète pas, je sais déjà comment je vais faire pour le mettre définitivement ko le petit voldy !

The Dream Spectral : alors j'espère que celui te plaira tout autant !

Zaika : merci !

Nakajima : ça part pas comme ça, c'est pire que du chien dent cette espèce de mage noir...

Afgard : et ce n'est pas près d'arriver comme tu vas pouvoir le lire...

Eileen Ana : cool pour moi aussi !

Onarluca : merci beaucoup !

Stormtrooper : bon, ce chapitre est un peu à l'opposé de ce que tu souhaites mais un jour ça arrivera... oui, oui, ça arrivera...

Angelus Loveless Malfoy-Potter : pour ce qui est de Voldemort, c'est parce que bientôt (je sais pas exactement dans combien de chapitre), il va faire évoluer la relation Harry/Drago dans un certain sens... alors il faut bien qu'on le voit un peu avant...

Vif d'or : malheureusement, aucun d'entre eux ne tient compte de leurs propres erreurs...

Arutha : merci !

Serenity444 : contente de te revoir ! Sinon, pour ce qui est de Sirius, et bien moi je l'aime bien et je vais le faire tourner version bien maraudeur... c'est vrai qu'il embête un peu Sévérus, mais bon, peut-être qu'il y a un petit quelque chose là-dessous ou peut-être pas... mais je ferai en sorte que Sirius n'embête plus trop Sévérus... Pour ce qui concerne les veelas, ce sont des vélanes mâles et je refais un topo justement là-dessus dans ce chapitre en espérant que ça t'éclaire !

Bonne lecture à tous et à toutes !

12 – Quand ça vire à l'orage…

Encore trois jours à rester cloîtré dans le Manoir, encore trois jours, puis il serait enfin à Poudlard. En effet, depuis la sortie de la Gazette, il avait tenté une sortie pour faire quelques achats qu'il n'avait pas eu le temps de faire avant. La sortie avait été un cauchemar pour Harry. Tout d'abord, Drago l'avait traîné dans des boutiques « fashion » comme il disait, et il avait dû essayer plus d'une vingtaine de tenues dont certaines avaient émoustillées le veela et qui forcément avaient été sélectionnées par Drago. Ensuite, les journalistes étaient arrivés alors qu'ils avaient décidé de manger dans un petit restaurant tranquille. Et Drago s'était pavané sans remarquer que Harry était de moins en moins à l'aise. Enfin, pour finir, la nuit, il avait refait un cauchemar et Môsieur Drago avait tenté le tout pour le tout pour savoir tout sur sa cicatrice : de la répétition de questions alors que le Survivant était fatigué, jusqu'à lui demander pendant qu'il atteignait l'extase. Mais Harry avait su résister. La tension était palpable au Manoir : Drago en voulait à Harry et était blessé dans son amour propre, Harry en avait marre des journalistes et de la détermination de son compagnon, Lucius essayait de découvrir ce que son Seigneur avait prévu de faire à son fils et pour ce qui concerne Narcissa, elle était heureuse pour Harry et avait même parlé à Molly pour préparer une cérémonie, sans en parler aux protagonistes d'ailleurs.

Et ce matin, Albus Dumbledore passait au Manoir, vu que Harry ne pouvait pas en sortir à cause de Rita Skeeter.

- Bonjour Harry, dit gentiment Albus en entrant dans le petit salon.

- Bonjour professeur, répondit le Survivant qui ne savait pas trop quoi lui dire.

- Comment vas-tu ?

- Bien, répondit-il en espérant qu'ils continueraient dans les banalités.

- J'espère que tu as compris que je ne voulais que ton bien en te cachant au début des vacances de Mr Malefoy.

- Mmm…

- Harry… je sais que ma question ne va pas te faire plaisir mais… as-tu dit à Mr Malefoy que tu étais Celui qui devrait Le combattre ?

- Non, répondit Harry, je ne lui ai dit rien et personne ne lui dira rien ! rajouta Harry en regardant les yeux du directeur avec détermination.

- Je ne le lui dirais pas… soupira Albus de soulagement, je vois bien qu'ici tu te plais, mais… tu sais que tu dois garder certains secrets. Le père de ton compagnon n'est pas quelqu'un de recommandable. Je ne t'apprends rien.

- En effet.

- Et pour tes rêves… tu en fais toujours ?

Harry ne put qu'hocher la tête, après tout, rien ne servait de mentir sur ce sujet.

- Peut-être qu'en parler te ferait du bien, ne le crois-tu pas ? demanda doucement le directeur.

- Certainement pas. Et surtout pas à Drago, il s'inquiète suffisamment à mon sujet et je n'ai pas besoin de plus de protection. Merci. Bien, si vous n'avez plus rien à me demander, je dois aller envoyer un message à mes amis, mentit Harry.

- Bien sûr, bien sûr, dit joyeusement Albus, … une dernière chose, la prochaine fois, j'espère que tu me tiendras au courant de tes changements d'adresse… Les membres de l'Ordre chargés de ta surveillance et de ta protection ont passé un sale quart d'heure de vérisatérum et ils ont apparemment subi un sort d'oubliette puissant puisqu'ils ne se rappelaient même plus qu'ils devaient te surveiller…

- Je n'y suis pour rien, répliqua Harry en mimant l'air froid de Drago dans toute sa splendeur, et je suis certain que personne ici y soit pour quelque chose.

- Un problème ? demanda une voix qui passa par là.

- Aucun Mr Malefoy, répondit Albus, j'espère juste Harry qu'un jour on pourra de nouveau se faire entièrement confiance.

- Les choses changent, murmura Harry.

- Oui, vous grandissez toujours trop vite… c'est peut-être une bonne chose… la méfiance et la prudence à petite dose te gardera en vie mais comme le dit si bien un bon ami, vigilance constante.

- Harry n'a pas besoin d'être en vigilance constante, professeur, ajouta Drago, plus personne ne lui fera du mal.

- En êtes-vous sûr ? … En tout cas, pour ma part, j'aurais cru que la noble famille des Malefoy aurait pu empêcher les journalistes de s'agglutiner contre les grilles et permettre à Harry d'être… heureux, murmura le directeur à l'oreille de Drago qui pâlit légèrement.

Le directeur partit aussi vite et Harry se jeta dans le fauteuil le plus proche de lui. Il savait qu'il ne pourrait plus faire totalement confiance à Albus Dumbledore, il lui cachait trop de choses, et il savait aussi que Lucius Malefoy n'était pas quelqu'un de très fiable.

- Harry, se rapprocha Drago, tu n'aimes vraiment pas les journalistes ?

C'était bien un Malefoy tout craché de poser des questions totalement surprenantes et toujours après un temps considérable. Harry ne put s'empêcher de rire nerveusement. Il aimerait tellement pouvoir compter sur quelqu'un…

- C'est rien Drago, reprit Harry qui voyait que Drago attendait toujours.

- Toutes ces années, j'ai toujours cru que tu faisais tout pour être dans les journaux… Alors, j'ai pensé…

- Et comme toujours, tu penses toujours mal, ne put s'empêcher de lancer Harry.

- Je… je ne… je ne voulais pas te blesser…

- Drago… se rapprocha Harry en voyant le blond totalement perdu.

- C'est rien, se reprit Drago, en ce moment, je ne sais plus quoi penser ni comment agir avec toi… Je suppose que ça vient des journalistes… et de ta cicatrice…

- Je ne veux plus en parler, dit Harry cassant, et si tu peux faire quelque chose pour que les journalistes arrêtent de me, nous bombarder, alors je te remercierai.

Au moment où Harry se décida à quitter le petit salon, Drago avait reprit du poil de la bête et le stoppa en lui empoignant le bras.

- Je Veux en parler ! Sinon je ne ferai rien pour les journalistes, ajouta Drago qui voulait obtenir des résultats.

- Tu Me fais du chantage ! se mit aussi à crier Harry, comment peux-tu Me faire du chantage ?

- Et pourquoi je ne le pourrais pas ?

- Parce… parce que tu es censé m'aimer, répondit légèrement une voix brisée.

- Toi aussi.

- Alors peut-être que nous n'aurions pas dû nous unir aussi tôt… déclara Harry, ou même jamais, murmura-t-il en sortant du salon sous le regard plus que surpris du veela.

Harry se dépêcha de s'enfermer dans sa chambre, enfin, peut-être bien que maintenant c'était de nouveau une chambre d'amis pour les gens de passage… comme lui… Drago lui était toujours debout dans le salon, toujours abasourdi. Cinq minutes plus tard, il décida qu'il était temps que Harry comprenne qu'il était peut-être un veela très amoureux et parfois stupidement amoureux de lui mais qu'il restait quelqu'un de droit et fier, une personne qu'on ne pouvait pas rejeter. Surtout pas lui. En marchant vers la chambre de Harry, Drago repensant à la conversation et celle-ci lui donna un vertige. En arrivant devant la porte, il frappa et après un « non » catégorique, tambourina à la porte.

- Harry ! Ouvres !

- Non.

- Harry ! Harry ! … Potter ! hurla de nouveau Drago qui avait essayé entre deux les sortilèges sur la porte et même sur le mur d'à côté pour le faire exploser ce qui rata à cause des sorts lancés sur le manoir.

Pendant ce temps, Albus Dumbledore était de nouveau à son école, dans son bureau, et avait eu la surprise de voir son professeur de potion l'attendant.

- Un bonbon au citron, Sévérus ? demanda le directeur en s'asseyant à son bureau.

- Non, soupira Sévérus, je suis venu vous parler…

- … de Mr Malefoy, je présume, dit Albus qui avait perdu sa petite étincelle dans les yeux, signe qu'il ne s'amusait pas du tout.

- En effet, répondit Sévérus, agacé de ne rien pouvoir cacher au directeur.

- Voyons, Sévérus, cela allait de soi puisque Drago est votre filleul, et vous ne me ferez pas croire que vous n'étiez pas au courant que Harry s'était uni à Drago bien avant que la Gazette ne le sache. Le sujet principal est pourquoi ne m'avoir rien dit ? reprocha le directeur.

- Pour la simple raison que je ne me mêle pas de la vie privé des gens.

- Alors que faites-vous ici ?

- Je ne me mêle pas de la vie privé des gens à moins que leur vie ait une incidence sur les gens qui comptent pour moi. Que me cachez-vous à propos de Potter ? demanda franco Sévérus qui voulait jouer carte sur table avec le directeur.

- Cela ne concerne que Drago et Harry.

- Je n'ai pas dû bien me faire comprendre, s'impatienta Sévérus, Potter fait des rêves, sa cicatrice saigne, et Drago est de plus en plus sur les nerfs ce qui me rend sur les nerfs… Et pour finir, le Lord Noir tient tellement à tuer d'abord Potter avant de prendre le contrôle du monde que Potter ne doit pas être simplement le gamin qui a réduit un certain temps le Lord. Il doit y avoir autre chose. Et je suis sûr que tout est lié. Alors ? demanda Sévérus en posant ses mains sur le bureau et en lançant son regard le plus intimidant.

- Vous me faîtes confiance ? demanda Albus très sérieusement.

- … Quelle question ! lança Sévérus un peu pris au dépourvu.

- Répondez.

- … Je suppose que oui, répondit Sévérus, oui, et je me demande pourquoi vous avez encore besoin de me poser la question puisque je mets déjà ma vie entre vos mains.

Le directeur se cala un peu plus dans son fauteuil et commença à caresser Fumseck.

- Mr le directeur…

- Ce terme-ci ne va pas du tout dans votre bouche Sévérus, coupa Albus un peu plus souriant, pour ce qui est de Harry, je peux simplement dire que ses cauchemars sont dûs à ce que fait Tom mais vous ne devez rien dire à Drago. C'est à Harry, et à Harry seul de lui avouer… Sinon, Drago perdra Harry par manque de confiance.

- Vous croyez que me donner une miette de vérité m'arrêtera ? demanda Sévérus.

- Pour un certain temps, oui… ajouta Albus.

La conversation était terminée. Il ne restait plus qu'à Sévérus de retourner dans ses appartements et continuer de chercher ce qui liait le Seigneur des Ténèbres et le foutu compagnon de son filleul.

Au Manoir, Narcissa s'était déplacée pour voir tout ce boucan et avait même demandé à Colxi de faire sortir Harry en usant de persuasion, mais cela n'avait même pas marché. Pire même, Harry avait demandé à faire passer un message à Drago :

- Je ne veux pas lui parler, si pour lui, aimer signifie blesser une personne et le menacer alors lui et moi, on n'a pas la même conception du verbe « aimer » et alors on n'a plus rien à se dire.

Cette phrase rapportée fit encore plus mal à Drago que s'il lui avait dit lui-même. Il tambourina de nouveau et Narcissa avait prié Harry de la laisser entrer, seule. Une minute plus tard, un faible oui se fit entendre.

- Restes ici Drago, je vais voir ce que je peux faire, dit calmement Narcissa alors qu'elle entrait dans la chambre devenue sombre par la fermeture des rideaux.

- Harry, s'inquiéta Narcissa en se dirigeant vers la forme allongée sur le lit.

- Mme Malefoy…

- … Narcissa.

- Je… plus pour longtemps, je le crains, répondit Harry en se retournant pour s'asseoir face à Mme Malefoy.

- Vous le craignez, dit Narcissa qui avait un peu tiqué en entendant cette phrase, alors vous ne voulais pas vraiment nous quitter… quitter Drago.

- Il… je… je ne sais plus, après tout ce temps, il reste le Malefoy de Poudlard. Il impose ses idées, ce que l'on fait et me fait du chantage…

- Il reste aussi près de vous pour vous calmer après vos cauchemars, vous couve du regard et de protection et surtout vous aime, ajouta Narcissa.

- On peut voir ça aussi comme ça, ajouta Harry un sourire désabusé sur les lèvres.

- Harry ! cria de nouveau Drago de l'autre côté de la porte.

- Non ! reprit de plus belle Harry, retire les journalistes et on verra après !

- C'est aussi du chantage !

- Je n'ai jamais dit que j'étais un très gentil gryffondor, répliqua Harry.

- Je t'aime, murmura Drago, je t'aime, et toi ?

Harry ne répondit rien, il avait mal, mais il voulait que Drago comprenne qu'il n'était pas une simple peluche à câliner.

- Et toi ? redemanda Drago.

- Pourquoi ne répondez-vous pas ? demanda Narcissa qui avait du mal à garder son calme.

- Parce que je ne sais plus ce que je veux.

En dehors de la chambre, Drago se plia en deux en se tenant la poitrine et partit ou plutôt, se mit à courir dans le couloir, puis les escaliers et… tomba. Un grand bruit se fit entendre et Harry et Narcissa sortirent en trombe pour voir ce qu'il se passait. Harry plus rapide que Mme Malefoy vit très vite que Drago était en bas, inconscient et il fut le premier à le rejoindre.

- Drago ! Drago ! secoua Harry le corps inanimé, réponds-moi…

Harry lança alors un sort pour soigner les blessures corporelles de Drago et celles-ci se refermèrent sans que Drago ne revienne vers lui.

- Drago… je ne comprends pas, il n'est plus blessé, il respire mais ne rouvre pas ses yeux ! lança Harry désemparé tenant dans ses bras le veela.

- Montre-moi ! ordonna Narcissa.

Elle regarda le torse de Drago et ce qu'elle craignait était bien réel.

- Mme Malefoy… je vous en prie.

- Je croyais que vous ne l'aimiez plus, dit d'une voix dure Narcissa alors que Colxi emmenait le corps de Drago dans sa chambre.

- Je… ça n'a rien à voir.

- Si, bien sûr que si… s'il ne se réveille pas, c'est de votre faute, accusa-t-elle.

- Je ne comprends pas, ajouta Harry en prenant une main de Drago, endormi dans son lit.

- Harry… Vous méritez bien d'être à Gryffondor… Vous avez oublié ce qu'est un veela. Toujours la même chose avec les gens agissant avant de réfléchir !

- Dites-moi, dit d'une voix ferme Harry qui avait l'impression que le teint de Drago pâlissait si c'était encore possible.

- Un veela est un être magique. Dans le sang de Drago coule cette magie. Une magie pure et basée sur l'amour. Oui, j'ai bien dit pure, même les sorts de magie noire peuvent être considérés purs, c'est la façon de les utiliser qui n'est pas forcément bonne. Bon reprenons, ajouta Narcissa en prenant un ton professoral se rapprochant diaboliquement de celui du professeur de potion, Drago est un demi-veela puisque qu'il est aussi un sorcier. Un veela ne peut pas vivre sans son compagnon, à la majorité sexuelle, le veela trouve son compagnon. Un veela, un pur, doit s'unir et rester avec son compagnon jusqu'à la mort sinon il meurt. Un demi-veela ne meurt pas forcément s'il ne s'unit pas à son compagnon, mais s'il s'unit, comme c'est le cas avec toi et Drago, alors si son compagnon le quitte, il mourra lui aussi.

- Je ne comprends pas… je ne l'ai pas quitté, je lui ai juste dit…

- … rien du tout, vous n'avez rien dit du tout, Drago est intelligent, il a tiré les bonnes conclusions tout seul.

- Les bonnes ?

- Ce ne sont pas les bonnes conclusions ? demanda Narcissa en prenant un air très neutre.

- Mais pourquoi est-il toujours inconscient ? reprit Harry qui ne voulait pas que Drago meure par sa faute.

- Drago a compris qu'il vous avez blessé et qu'à cause de lui, il vous avait perdu… à jamais… C'est vrai, que de ce point de vue là, sur ce sujet, Drago est très expéditif et permanent, mais c'est dans sa nature. Un veela sera toujours dans le doute : doute de savoir s'il rend son compagnon heureux, si son compagnon l'aime, s'il va le quitter, s'il voit quelqu'un d'autre. Lucius est toujours lui aussi dans le doute, c'est pourquoi nous devons toujours les rassurer : en les laissant nous prendre dans leurs bras, ce qui est loin de me déplaire, en leur rappelant qu'on les aime, des petites choses comme ça. Bref, en pensant vous blesser et en vous perdant, il s'est infligé de lui-même ce coma : il va mourir très lentement.

- Non ! Certainement pas ! Je ne le laisserai pas faire ! s'exclama Harry en resserrant sa poigne sur la main de Drago, et comment pouvez-vous rester ainsi ?

- Je ne peux rien faire, dit Narcissa en se levant, et toi non plus, ajouta-t-elle tout bas en sortant de la pièce.

Harry ne pouvait pas le croire. Il ne voulait pas perdre Drago, ça il en était sûr… Pour le reste, c'est vrai que Drago avait des défauts et des qualités, mais ça il l'avait toujours su. Alors pourquoi avait-il explosé à ce point ?

Dans une autre pièce, Narcissa essayait de se calmer. Son fils allait peut-être mourir… Seul son compagnon pouvait encore le sauver et elle espérait que ses paroles fassent réagir Harry, qu'il sache enfin ce qu'il ressente pour son fils, de façon claire, et qu'il lui dise… en n'attendant pas trop. Elle ne pouvait pas perdre Drago, pas après l'avoir vu aussi heureux. Il ne restait plus qu'à parler à Lucius et à l'empêchait de réduire Harry en bouillie… Il devait laisser le compagnon du veela s'exprimer, pour le bien-être de sa famille. En tout cas, elle allait dégager tous ses journalistes sur le champ et les menacer de chômage s'ils s'approchaient encore d'eux ! Cette Skeeter était la goutte de potion qui avait fait déborder le chaudron !

- Drago, murmura le Survivant, je m'excuse, je ne voulais pas… enfin, je déteste juste quand tu fais ton Malefoy, ton serpentard quoi ! Bon, ça va pas Harry, ça, ça ne va sûrement pas le ramener vers moi… Est-ce que je t'aime ? Oui. Indéniablement, inutile de le cacher. Est-ce que je vais pouvoir te supporter ? C'est ça le problème… Enfin, en ce moment, c'est plutôt moi le problème, j'étais juste sur les nerfs : l'autre s'amuse avec mon sommeil, toi qui voulait absolument tout savoir, moi qui aimerait bien te le dire mais je sais comment tu réagiras alors non, et les journalistes qui s'y mettaient… j'ai pas pu, je ne veux pas te cacher des choses je te fais confiance mais…

Drago avait bougé légèrement avant que sa respiration ne se fasse erratique.

- Non, Drago ! Je t'aime…

Drago reprit une respiration plus normale. Harry comprit alors quoi faire.

- Je t'aime et je te fais confiance, mais je ne te dirais rien pour mes cauchemars… parce que j'aurais… non, parce que j'ai trop peur de te perdre, alors s'il te plaît, reviens-moi, et ne parlons plus de ça. Ne me pose plus de questions. Bientôt, je n'aurais plus rien, c'est promis… mais en attendant, comment pourrais-je bien dormir sans toi pour me prendre dans tes bras ? Tu y as pensé ? demanda doucement Harry, allez rouvre tes yeux ? Tes yeux si cristallins, si rassurants… si remplis de désirs en me regardant, ces yeux pour qui je donnerai ma vie… allez mon petit veela, tu ne vas pas me laisser ici tout seul, n'est-ce pas ? ajouta-t-il en se penchant vers le visage de Drago.

- Et toi ? demanda faiblement Drago.

Harry était heureux : son Drago était revenu, mais c'était quoi cette question ? … Ah, c'était peut-être en rapport avec la porte.

- Moi aussi.

- Moi aussi quoi Potter ? reprit Drago qui recouvrait peu à peu ses couleurs.

- Moi aussi je t'aime Malefoy… Drago, ajouta Harry en voyant un air de chien de battu dans les yeux de Drago en entendant son nom de famille.

- Je le savais ! se reprit Drago.

- Bien sûr ! ricana Harry.

- Hey ! Tu parles à quelqu'un de convalescent.

Harry se jeta sur son veela qui ne demanda que ça. Harry lui remurmura les mots magiques et Drago reprit toutes ses couleurs. Et toute sa force. Il changea les positions avec son compagnon et entreprit de le déshabiller très vite. Comme toujours, Drago avait le souffle coupé en découvrant à chaque fois le corps de Harry : pas un défaut, une peau si douce et sucrée que Drago ne pouvait s'empêcher de lécher, surtout qu'en plus Harry gémissait sous sa langue et ses lèvres expertes. Néanmoins, Drago n'avait pas oublié que Harry n'avait pas été très gentil aujourd'hui, alors il irait très très lentement, ce que Harry détestait. Harry avait déshabillé Drago par un sortilège informulé que Harry avait bien appris depuis la semaine dernière.

- Toujours impatient… se mit à sourire Drago.

- Toujours, articula Harry qui faiblissait de plus en plus sous les attaques de douceur de Drago surtout lorsque celui descendit jusqu'à cette partie plus que sensible et tendue.

Avant de le prendre et de ressentir à nouveau Harry à lui, Drago régla le problème en lui murmurant les quelques mots qui libérèrent Harry totalement.

- Je ne t'embêterai plus… et mes bras seront toujours là pour toi… toujours…

Drago entra en lui, et commença de longs va et viens, tantôt lents, tantôt rapides, puis, plus rapides, toujours plus rapides alors que Harry accompagnait ses mouvements. Encore un dernier coup de rein et ils atteignirent tous les deux l'orgasme tout en se disant « je t'aime ». Drago se retira et enveloppa Harry de ses bras alors que celui-ci commençait à s'endormir. Drago embrassa la cicatrice et Harry rassura de nouveau Drago sur son amour.

- J'aurais dû me douter que de tomber amoureux d'un gryffondor s'avérerait incompréhensible et dangereux, se dit Drago en repensant à toute cette foutue journée, heureusement pour moi, Harry avait décidé de ne pas traîner dans ses explications… J'espère que mère n'en parlera pas à père. Il ne pardonnera pas forcément à Harry… Peu importe, je le protègerai… et je le protégerai même de ce dont je ne sais rien… Dors bien, mon petit gryffon… mon gryffon qui m'aime.