Dans une review, on m'a demandé de mettre un résumé en début de chapitre. Je pose donc la question, cela vous semble-t-il nécessaire ?

Ceci est la version 2 du chapitre. Bon y'a que tout petit changement qui m'a été soufflé par Goyakcooko. Je dirais ce que c'était à la fin.


Harry Potter Prince des Neiges

Arc de l'Enfance

Chapitre 12 : la fin de l'enfance

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Le Premier Ministre avait fermé la porte de son bureau du 10 Downing Street un peu plus tôt dans la matinée et y étais depuis déjà quelques heures. Ses collaborateurs et ses employés avaient déjà plusieurs fois toqué à la porte et tenté d'écouter à travers le panneau mais rien ne semblait bouger à l'intérieur. Cependant, personne ne s'inquiétait car la chose s'était déjà produite par le passé.

Des rumeurs couraient sur les mystérieux rendez-vous du Premier Ministre. Certains avaient parlé d'une maîtresse secrète voir même d'un amant secret. Cependant, les plus anciens parmi le personnel se souvenait que tout les ministres qu'ils avaient servi ici avaient eut ce genres de rendez-vous. Le plus ancien avait connu tous les Premiers Ministre depuis Winston Churchill, jusqu'à nos jours en passant bien sûr par la redoutable Margaret Thatcher qui n'avaient quitté cette maison que huit mois auparavant. Il se souvenait des consignes qu'on lui avait donné des le début : « Si le Ministre s'enferme dans son bureau, inutile de s'attarder »

Comme on n'entendait aucun bruit, beaucoup avaient spéculés la présence d'un passage secret qui aurait permis au Ministre de sortir du numéro 10 sans se faire voir. Les plus conspirationnistes d'entre eux parlaient d'un passage menant à une salle de réunion de quelque groupe occulte voulant régner sur l'Angleterre sans partage et dont tout les Premiers Ministre auraient fait parti.

Les réactions des Premiers Ministres successifs face à ses rumeurs avaient été très hétéroclites. Certains en avaient ri, d'autres en avaient été froissés quand à d'autres encore, ils avaient traités ces rumeurs avec la plus grande indifférence. C'était ce que faisait John Major, Premier Ministre depuis le 28 novembre 1990.

La vérité était de toute façon bien plus rocambolesque que cela. Si personne n'entendait rien ni ne pouvait ouvrir la porte c'est que la magie était à l'œuvre. En effet c'était l'une des premières choses que faisait les Ministres de la Magie quand ils entraient dans le bureau du Premier Ministre, jeter des sorts de silence et de verrouillage.

Les croyances sur la réalité de John Major avaient été ébranlés quand, huit mois plus tôt, Margaret Thatcher, son prédécesseur, les avaient enfermés dans le bureau. Selon elle, il y avait un dernier petit débriefing à faire avant qu'il ne puisse prendre ses fonctions.

Major n'avait pas eut le temps de demander quoique ce soit que le foyer de l'antique cheminée s'était allumé d'un feu vert et qu'une femme en était sorti.

C'est ainsi que John Major appris l'existence du monde magique.

Depuis il rencontrait au minimum une fois par mois le Ministre de la Magie pour qu'ils discutent de leur politique conjointe avec charge pour lui d'en faire état à la Reine dont le trône était aussi magique que non magique bien qu'aucun membre en vie de la famille royale ne dispose de pouvoirs.

Ces entrevus étaient le plus souvent des formalités. Chacun des deux Royaume Unis avaient sa propre législation tout de même lié par la Magna Carta qui garantissait les mêmes droits fondamentaux aux citoyens magiques et non magiques.

S'il arrivait à Cornelius Fudge de venir hors de leurs rendez-vous mensuels, c'était pour annoncer un quelconque accident magique qui fallait dissimuler. Ce n'était pas tout d'effacer la mémoire de pauvres gens, il fallait aussi la remplacer par quelque chose de plus « tangible ».

Justement ce jour là était l'un de ces rendez-vous impromptus entre les ministres. L'anneau du Premier Ministre avait vibré signe que le Ministre de la Magie avait besoin de lui parler. Le Ministre Major avait alors fait sortir son secrétaire particulier et fermé la porte. Puis il avait retourné l'anneau à son doigt, signe pour le Ministre Fudge qu'il était seul.

Quelques secondes plus tard, le petit homme en complet veston à rayures sortit du feu. Il était accompagné d'une femme que Major n'avait encore jamais vu.

Il arrivait à Fudge de venir accompagné de quelqu'un, surtout dans les moments de crise, quelqu'un de plus compétant que lui sur un sujet précis, Mais il n'avait encore jamais vu cette femme.

Elle était grande, assez jeune, pas plus de trente ans, les cheveux auburn. Elle avait un air assez sévère sur le visage en particulier quand elle posait les yeux sur le Ministre Fudge qui était décidément bien agité.

« Ah mon très cher ami, comme je suis content de vous voir ! » dit ce dernier en serrant la main de John Major.

Celui-ci se retint de soupirer d'exaspération. Fudge utilisait comme d'habitude ce ton condescendant qui le faisait passer par un imbécile. La grande majorité des sorciers qu'il avait rencontré semblaient lui parler comme à un demeuré alors qu'ils sursautaient à la moindre sonnerie de téléphone.

« Laissez-moi vous présenter Amelia Bones, Dame de la Famille Bones et notre Directrice du Département de Justice Magique et bien sûr membre de notre Magenmagot. »

En huit mois, John Major avait quand même appris quelques petites choses sur le monde magique. Il savait ce qu'était le Magenmagot même si son principe était assez inepte et plus proche d'un système oligarchique que démocratique. Il connaissait aussi l'influence des maisons nobles sur la politique. Il savait aussi ce qu'était le Département de Justice Magique, une sorte de mélange des ministères de l'intérieur, de la défense et de la justice qu'on pouvait trouver en Angleterre.

Major avait rencontré le prédécesseur de Mme Bones, un aristocrate pompeux et sans le moindre talent. Selon les dire de Margaret avec qui il lui arrivait encore de discuter à ce sujet, il avait succéder à Bartemius Croupton, une sorte « d'énervé de la gâchette » qui aimer traiter le mal par le mal. Il avait démissionné après avoir baissé dans l'opinion publique pour avoir condamné son propre fils à la prison à vie et avoir laissé sa femme mourir de chagrin. L'aristocrate pompeux avait fait partie de son cabinet mais on voyait bien qu'il avait acheté ce poste.

Major ne savait pas si c'était aussi le cas pour cette Mme Bones mais étrangement il avait une très bonne première impression.

« Monsieur le Ministre » dit Amelia Bones en lui tendant la main.

« Madame Bones » Dit John Major en la lui serrant.

C'était une poignée de mains ferme, la poigne d'une personne très décidé. John Major se dit qu'il aimait cette femme.

De pas trop mauvaise humeur pour le moment, il demanda alors à Cornelius Fudge le pourquoi de sa visite. La réponse l'atterra. Fudge ne voulait rien de moins que de trouver un moyen légal pour mettre un enfant sous la tutelle du ministère. Et pas n'importe quel enfant, un prince adopté très légalement par la Reine Elsa d'Arendelle.

« Non mais vous n'êtes pas bien ! » ne put s'empêcher de s'exclamer Major. « Je veux dire…si tout est en ordre je ne vois pas ce qui peut être fait. De plus, s'il n'y a aucun signe de mauvais traitements, pour quel raison voudriez-vous devenir son tuteur ? »

« Vous ne comprenez pas mon cher John. Harry Potter est l'enfant chéri des sorciers. En défaisant Vous-savez-qui, il est devenu notre héros. Mes électeurs…enfin, notre peuple, ne comprendrait pas que je ne fasse pas tout pour qu'il soit au mieux. »

« Et bien si vous n'avez pas confiance à la vie qu'il mène faites appel aux services sociaux »

« Je vous demande pardon, les quoi ? »

Pensant être en plein cauchemar, John Major allait répondre quand il fut interrompu par la directrice Bones.

« Il s'agit de l'ensemble des institutions qui assurent la protection des personnes vulnérables ou fragiles de par leur situation économique, médical ou bien sur de leur âge. Sollicités, ils peuvent faire une inspection dans un foyer pour vérifier si un enfant est traité selon des standards établie et si le foyer est considéré comme apte à élever un enfant. C'est particulièrement vrai dans les cas d'enfants adoptés. Franchement Cornelius ! Il s'agit d'un Prince, sa mère à plus que les moyens de subvenir à ses besoins. »

« Mais c'est une mère célibataire » tenta le Ministre de la Magie avant de se rétracter sous le regard incendiaire de sa subordonnées. « Ce que je veux dire c'est que nous n'avons aucune preuve qu'il soit traité correctement étant donné que nous ne pouvons avoir l'avis que d'un seul parent. »

Amelia Bones soupira.

« Et bien faites comme vous voulez. Mais quand vous vous serez ridiculisé auprès du royaume d'Arendelle, il ne faudra vous en prendre qu'à vous-même. »

« Ah mais non ! Moi je m'y oppose ! » s'exclama Major « on ne va pas risquer des retombés diplomatiques pour vos lubies »

« Mes lubies ? Je pense avant tout à la sécurité et au bonheur d'Harry Potter ! »

« Bien sûr… » répondit Major qui n'était pas le moins du monde dupe.

Il n'était pas difficile de connaître la façon de penser de Cornelius Fudge : La seule chose qu'il avait en tête était tout simplement lui-même. Cette lubie de récupérer l'enfant était bien sûr une manœuvre politique destiné à lui assurer de garder le pouvoir.

« De toute façon, Harry Potter est aussi citoyen britannique, il est donc possible de faire intervenir des services faciaux ou quelque soit la façon dont vous les appelez sans risquer de problèmes diplomatiques... Je vous remercie mon très cher Ministre de votre temps, malheureusement il me faut à présent partir » dit Fudge.

Il avait semblé à Major que l'œil de l'autre ministre avait légèrement flamboyé, signe d'une idée. Chez ce genre d'homme, ce n'était jamais bon signe.

L'expression qu'il vit sur le visage d'Amelia Bones quand son ministre partit dans la cheminée lui indiqua qu'elle pensait la même chose.

« Sombre imbécile » marmonna-t-elle.

« Comment a-t-il pu être élu ? » lui demanda Major.

« Vox Populi… » soupira la femme sans finir le célèbre adage « Cornelius sait se faire aimer de beaucoup de gens. Il est très…flexible. Il est un fantoche très pratique pour certaines…franges de notre système politique qui préfère rester dans l'ombre. Heureusement, Albus Dumbledore tempère un peu cet exalté…bien que je me demande s'il n'est pas celui qui tire les ficelles le plus. »

Le Premier Ministre Major avait entendu parler d'Albus Dumbledore par Margaret. Elle l'avait côtoyé au début de son mandat puisqu'il travaillait énormément avec le Ministère de la Magie pour traiter des affaires de leur fameuse guerre. Major avait été effaré d'apprendre que sur leur propre territoire c'était tenu une guerre secrète dont il n'avait et aucune idée. Un secret bien gardé grave aux efforts d'Albus Dumbledore et du gouvernement Thatcher ainsi que de celui qui l'avait précédé.

Cependant Margaret ne l'aimait pas beaucoup. Pour elle, il avait trop vécu sur le pied de guerre et ça se ressentait dans la manière dont il ne pouvait s'empêcher d'essayer de contrôler les gens.

John Major se rappela qu'il était aussi le directeur de l'école de magie, l'endroit où se rendrait le prince prochainement. Pauvre enfant qui allait devoir affronter deux adversaires redoutables avant même sa majorité.

« Vous ferez quelque chose, n'est ce pas ? Pour l'enfant ? » demanda-t-il à Mme Bones. « Vous n'allez quand même pas laisser Fudge en faire sa marionnette ? »

« Bien sûr que non ! » s'exclama Amelia d'un ait outré. « Je ferais tout mon possible pour que le Ministre Fudge ne pousse pas trop loin. Quand à l'arrêter totalement… »

Elle soupira.

« J'ai une nièce vous savez. Ses parents sont morts pendant la guerre. Je suis donc sa tutrice. Elle a le même âge que le prince et va rentrer en même temps que lui a Poudlard. Quand j'imagine Fudge ou même Dumbledore mettre la main sur ce jeune garçon, mon esprit met Susan à sa place et je frémis d'horreur. »

Le Premier Ministre John Major acquiesça et soupira. Son altesse Erik Potter Elsasson allait avoir des jours sombres devant lui.

0OoO0

Albus Dumbledore était assis derrière son bureau dans la tour qu'il occupait à l'école Poudlard. Il réfléchissait. Il était tellement plongé dans ses pensées qu'il n'entendit pas la porte s'ouvrir et sa directrice adjointe entrer dans la pièce.

« Albus » dit Minerva McGonagall d'une voix forte qui sortit le vieil homme de ses pensées. « Il me semble que vous étiez déjà dans cette position quand je vous ai laissé hier. »

« C'est que j'avais énormément à réfléchir ma chère. Ne vous inquiétez pas, j'ai tout de même dormi quelques heures. »

« Vous repense encore au jeune Potter…enfin à son altesse Potter-Elsasson »

« Je n'arrive pas à comprendre comment une telle chose à put arriver. Et je n'arrive pas à comprendre ce qu'est cette femme. »

« Je suppose que vous parlez de la Reine ? » dit la vielle dame en s'asseyant dans l'un des moelleux fauteuils qui se trouvaient devant le bureau du directeur. « Comme vous me l'avez demandé je me suis renseigné auprès des seuls personnes qui semblaient la connaître. Augusta à été dithyrambique. Elle a beaucoup parlé de combien elle appréciait la jeune reine mais à été surprise de constater qu'elle était une sorcière »

« Oui, malgré son ascendance, la lignée royale d'Arendelle ne devrait pas avoir de pouvoir magique et encore moins aussi puissant. La conjuration de la glace, la métamorphose de sa robe et le portail sont des exercices complexe, surtout réalisés sans baguette » dit Dumbledore, toujours pensif.

« D'après le gobelin Rangor, qui a bien voulu me recevoir, ce n'est pas une sorcière. »

« Mais alors comment expliquez-vous… »

« Il semblerait qu'elle possède des pouvoirs élémentaires de glace »

« Sans être aussi sorcière ? Ça n'a aucun sens… »

Dumbledore soupira.

« J'espère qu'Harry va bien… »

« Albus ! Tout d'abord je pense qu'il serait fâché que vous ne l'appeliez pas par son nouveau prénom et ensuite je trouve cela un peu risible » dit-elle d'un ton acide.

« Vous ne m'avez toujours pas pardonné ? »

« J'ai passé une journée entière à observer cette famille. J'ai presque été soulagée qu'Harry, enfin, Erik, ait été enlevé. Il n'aurait l'as eut ainsi à vivre dans cette horrible maison. »

« Je vous avait déjà expliqué mes raisons. »

« Oui, oui, mais si vous vouliez vraiment le protéger des Mangemorts et de sa célébrité, le mieux aurait été de le faire sortir du pays. Remus aurait très bien pu s'en occuper »

« Même si j'avais eu pleinement confiance en Remus pour cela, il n'aurait pas pu l'élever seul, les pleines lunes le laissent bien trop épuisé pour cela »

« Certes…et tant qu'on parle de cela qu'allez-vous faire à propos de Sirius »

Le regard du sorcier se voilà de tristesse.

« Je suis désolé » dit Minerva.

« Non, c'est moi qui suis désolé. Je n'ai même pas cherché à défendre le garçon. Dire que s'il avait été capture il aurait fini ses jours à Azkaban alors qu'il était innocent… »

« Je n'ose même pas y penser »

On toqua à la porte. Sans attendre la réponse, comme il le faisait à son habitude, Severus Rogue entra dans la pièce.

« Qu'a donné votre enquête auprès de Lucius Malefoy ? »

« Comme vous le soupçonniez, le ministre Fudge à contacté Lucius pour avoir des conseils afin de récupérer Potter. Lucius l'a persuadé que c'était la meilleure chose à faire pour le monde magique. Comme Arendelle est une nation moldus, il est allé consulter le Premier Ministre avec Amelia. Je ne sais pas ce qui s'est dit mais Lucius m'a rapporté que Fudge s'était enfermé dans son bureau et qu'il paraissait…excité » acheva-t-il avec une grimace.

« C'est bien ce que je craignais. Cornelius veut s'assurer que l'enfant soit en son pouvoir et lui serve de soutien politique. »

« Vous ne pourriez pas lui parler ? » demanda Minerva. « Il me semble qu'il vous écoute. »

« Il ne m'écoute que quand il vient me demander un conseil, le reste du temps…non, Lucius Malefoy est bien plus habile que moi quand il s'agit de souffler à l'oreille de notre ministre. »

Il posa ses deux mains à plat sur le bureau et se leva, faisant face à ses interlocuteurs.

« Il nous faudra faire tout notre possible pour protéger Har…Erik. Le Ministre ne doit pas pouvoir l'utiliser à des fins personnelles. Merlin sait ce qui pourrait se passer. »

« Albus, croyez vous qu'il vous soit nécessaire d'intervenir ? D'après ce que j'ai vu, le prince semble s'en sortir assez bien. »

Severus renifla.

« Lancer des serments inviolables en pleine rue ne peux pas vraiment être considérer comme « s'en sortir assez bien ». C'était plutôt stupide. » dit-il, acide tout en grommelant sur les enfants qui ressemblaient à leur père.

« Je pense que vous avez tord mon chère Severus. » dit Minerva. « Les serments que le jeune prince a prêté était très pertinemment formulés »

« Et moi je vous dit que cet enfant sera une plaie. Non mais vous imaginez ? C'est un Prince…il sera encore plus insupportable ment arrogant que son père et traversera le château comme s'il lui appartenait en se fichait des règles. »

« Et bien en fait, c'est vrai que le château lui appartient…enfin en partie. Poudlard appartient en réalité aux fondateurs et à leurs descendants. A sa majorité, comme il sera le seul Seigneur à porter le titre d'un fondateur, le château sera à lui… »

« De mieux en mieux » grogna Severus.

« Allons Severus, vous n'allez quand même pas me dire que vous allez pousser le vice jusqu'à essayer de vous venger du père au travers de son fils ? »

« Le vice ? Le vice ! » s'exclama le jeune professeur « Vous le décevez Minerva »

Il ouvrit la porte à la volée et la claqua derrière lui.

« Je pense ma chère que vous avez touchée un point sensible » dit Albus, les yeux pétillants.

0OoO0

L'effervescence était à son comble en Arendelle. Autant en ville qu'au château, tout le monde s'affairait pour préparer la fête. On était le 31 juillet et ce soir le royaume fêterait les onze ans de leur prince.

Et bien sûr, rien n'était encore prêt…enfin c'est ce que n'arrêtait pas de gémir Ida, la chef du protocole, entre deux ordres. Il faut dire qu'elle était surchargée de travail. Il fallait superviser la préparation du repas, l'installation des tables dans la cours en nombre suffisant pour que tous puissent manger, le couvert, la décoration du palais et de la ville aux couleurs de la famille royale, les différents artistes qui se produiront ainsi que tout un tas de détails logistiques qui auraient paru insignifiant à quiconque excepté à la pointilleuse jeune femme.

Loin de toute cette agitation, la reine et son fils se reposait aux jardins qui se trouvaient à l'arrière du palais. On avait servi le thé sous un kiosque pourvu d'un banc de pierre sur le pourtour et d'une une table scellé en son centre.

Les serviteurs qui leur avaient apporté le thé et les pâtisseries s'étaient retirés pour les laisser savourer ce moment particulier entre mère et fils. Seul Hedwige et Archimède étaient restés près d'eux, perchés sur une branche d'arbre basse.

Erik et Elsa avaient beaucoup parlé des événements récents et rit de ce que le monde des sorciers était étrange.

Ils avaient finis le thé et les gâteaux depuis longtemps mais profitaient encore de la présence l'un de l'autre.

Erik s'était allongé de tout son long sur le banc de pierre et avait posé sa tête sur les genoux de sa mère. Celle-ci caressait ses cheveux tout en chantonnant.

« Dites mère… » demanda Erik après un moment et d'une petite voix.

« Oui Erik ? »

« Nous resterons toujours ensemble n'est ce pas ? »

« Bien sûr, pourquoi en serait-il autrement ? »

« Cet homme… »

« Tu veux parler du ministre Fudge ? »

Le prince hocha la tête.

« Il ne s'arrêtera pas là, il fera tout pour me récupérer et obtenir plus de pouvoir politique… »

« Ne t'inquiète pas mon cœur, je me suis préparé à cette éventualité. Il ne prendra pas le risque de nous attaquer ouvertement. Ce serait une faute diplomatique grave et je suppose que lui-même n'est pas assez stupide pour cela. »

« Le seul moyen de me protéger définitivement de lui ce serait d'abandonner ma nationalité anglaise mais je perdrais du même coup mes droits sur mes titres. Autant je serais prêt à en abandonner certain autant je ne peux pas le résoudre à abandonner les Seigneuries Potter et Fleamont…elles font partie de mon histoire proche, de mon sang. Ce sont les dernières choses qu'il le reste de mes parents. »

« Je comprends Erik. Mais ne t'inquiète pas, nous déjouerons tout ses pièges et s'il le faut, nous utiliserons notre poids politique pour cela.

Le temps était agréable. Si loin au Nord, même au plus fort de l'été, la température ne dépassait pas les vingt degrés. Un petit vent frais parcourait je jardin et faisait bouger les branches des arbres. Le doux murmure des feuilles était comme une berceuse. Erik se dit qu'il pouvait bien fermer les yeux quelques minutes et il s'endormit.

Un doux sourire sur les lèvres, Elsa continua à lui caresser les cheveux en le regardant dormir. Elle n'avait jamais crut qu'elle pourrait autant aimer cet enfant. Au départ, elle avait bien sûr été séduite par le chérubin mais l'adopter était avant tout un moyen de le protéger.

En vérité, à cette époque là, elle avait du mal à s'imaginer mère. Aujourd'hui, elle avait du mal à s'imaginer autrement. Elle n'avait pas mis au monde cet enfant mais il était indéniable qu'il était son fils et elle ne laisserait personne dire le contraire.

Elsa aimait c'est moment de calme où elle était seul avec lui. Le plus souvent, ces moments arrivaient le soir, après le repas, dans leur salon privé.

Quand Erik était plus jeune, Elsa s'asseyait dans un fauteuil pour faire la lecture à Erik assis sur le tapis aux côtés d'Anna et Olaf alors que Kristoff égrenait quelques notes sur son luth, Sven, qui avait une dispense spécial pour circuler dans le château, somnolant à ses pieds et que Sirius Et Remus l'écoutaient, assis sur un canapé, main dans la main.

Puis Erik avait grandit mais ils avaient gardé ce rituel de se rassembler le soir autour du feu. Il arrivait à Elsa de lire un livre pour elle-même, comme le faisaient Erik, Anna, Sirius et Remus, ou bien de travailler sur des rapports importants mais jamais au grand jamais quelqu'un d'autre d'extérieur à la famille n'était venu troubler ces instants.

Et puis il y avait eut les autres, les amis d'Erik. Il arrivait quelques soirs par ans que leurs parents les autorisent à dormir au palais avec Erik. Ces soirs-là, les enfants se réunissaient dans leur chambre pour s'amuser ou lire ensemble.

Elsa ne pouvait pas lui en vouloir de passer du temps avec ses amis mais quand cela se produisait, elle s'ennuyait. Elle n'arrêtait pas de lever les yeux de son livre ou de ses dossiers pour regarder le tapis vide devant elle puis la porte. Et ça avait encore été pire depuis le départ d'Anna.

Elle se demandait encore comment elle allait occuper les longues soirées au château quand elle serait seule. Rien qu'à penser à cela, elle soupira.

Un toussotement la tira de ses pensées. Ivar, son fidèle Majordome, se tenait à ses côtés. Son costume vert et noir était impeccable comme toujours et ses favoris roux peignés avec soin.

Des qu'elle le vit, Elsa posa son doigt sur ses lèvres. Le Majordome hocha la tête et s'approcha de la reine pour lui chuchoter à l'oreille.

« Les préparatifs sont en bonne marche. Les portraits de leurs Majestés et de Lord et Lady Potter sont installés pour ce soir. Mademoiselle Ida m'envoi vous dire qu'il ne reste plus à sa Majesté et à son Altesse qu'à ajouter leur touche final pour achever la décoration. »

« Très bien, dites lui que nous venons nous en charger dans un moment. »

Kai s'inclina et partit.

Elsa baissa alors son visage vers son fils et se mit à murmurer :

« Engel, réveille-toi »

Erik gémit dans son sommeil. Elsa sourit et lui caressa le front.

« Si tu dort trop tu ne pourra plus dormir cette nuit. »

Erik se releva et papillonna des yeux. Il avait le regard et l'esprit embrumé. Son visage hagard fit rire la reine qui l'embrassa sur la joue.

« Ivar est venu nous dire qu'il fallait finir de décorer la cour pour ce soir »

L'enfant, qui se réveillait un peu plus, fit un petit sourire.

« Je pourrais mettre ce que je veux »

« Attention petit brigand ! Je connais cet air là ! Ne vas pas faire de bêtises » dit la reine en riant.

« Moi ? Jamais ! » répondit l'enfant avec un sourire tout sauf innocent.

« Bien sûr, bien sûr, tu vas voir si je t'attrape chenapan ! »

Erik sauta sur ses pieds en riant et s'enfuit en direction du château, poursuivi par sa mère.

Elsa se dit alors qu'effectivement son fils allait vraiment lui manquer pendant qu'il serait au loin.

0OoO0

La fête battrait encore son plein pendant quelques heures encore. Mais pour les enfants, il était largement l'heure de se coucher.

Une demi-heure avant minuit, la Reine prit la parole pour annoncer que le Prince allait se coucher. Erik remercia alors tout le monde d'être venu pour lui. Il était normal que l'hôte principal de la fête prenne la parole même si celui-ci était un enfant et qu'il doive aller dormir. Sa mère lui avait donné à lui et à ses amis, qui dormiraient au château ce soir, la permission de minuit mais il fallait encore qu'ils se préparent pour se coucher.

Ça avait été une formidable soirée. Tous les invités, nobles ou roturiers, s'étaient installés sur les tables de la cour du château pour partager un grand repas. Faisant fi du protocole pour une fois, le fêté s'était installé à une table entouré de ses amis et de tout les autres enfants de la ville. La reine, elle, avait été installée à une table à part, entouré de Sirius et Remus ainsi que des parents des amis de son fils. Le reste s'était installé un peu au hasard autour des tables en un joyeux mélange.

Un orchestre avait joué toute la soirée excepté à un moment où l'évêque avait amené tout les enfants sur la scène pour que ceux-ci chantent un joyeux anniversaire à leur Prince.

Erik fut touché par tant d'attention, il fut également touché par le nombre important de cadeau qu'il avait reçu.

Certes, ses anniversaires avaient toujours été l'occasion d'un grand bal mais c'était la première fois qu'il avait rassemblé autant de monde.

Généralement, les cadeaux qu'il recevait étaient plus des tribus offerts au Prince en signe de considération des familles noble. Erik y attachait de l'importance pour la forme mais les cadeaux, forts coûteux, n'avaient été que dans de rares cas utilisés et stockés dans les caves à titre de propriété royale.

Mais cette année, Erik estima qu'il avait beaucoup été gâté car tout le monde lui offrit quelque chose. Les nobles lui avaient donné leurs habituels et coûteux présents qui comprenaient des bijoux, des vêtements raffinés, des tableaux et des livres enluminés. Pour les autres, il avait reçu des tas de cadeaux en fonction de leur métier.

De Johan, le grand père d'Hotun, il avait reçu du papier à lettre et de l'encre de qualités ainsi que des plumes de différentes tailles. Il avait reçu un magnifique service à thé du propriétaire du magasin de porcelaine, des tubéreuses de plantes exotiques du fleuriste, une magnifique horloge de bureau de l'horloger, de nouvelles tenues du tailleur, etc.

Il avait également reçu nombre de paniers garnis contenant des nourritures de toutes sortes : charcuteries, fromages, poissons séchés, pots de miel et de confitures, fruits, gâteaux, tartes, sucreries,… plus de chose qu'il ne pourrait en manger avant que ça ne se gâte. Mais il savait que ses amis l'aideraient sûrement à honorer ces présents.

Il avait même reçus des cadeaux d'Hermione et Neville, arrivés par hiboux le matin même. C'était Hedwige qui avait transporté le cadeau d'Hermione après que celle-ci lui ait amené un chargement de livres qu'elle avait demandé (principalement sur le monde sorcier). La jeune fille lui avait offert un magnifique journal à l'air ancien pourvu d'un fermoir. Dans sa lettre, elle lui avait dit qu'il s'agissait d'un achat qu'elle avait fait en retournant sur le Chemin de Traverse. Le fermoir ne pourrait s'ouvrir que pour la personne qui l'a ouvert en premier. Il avait par ailleurs un nombre infini de page. Erik trouva cela très pratique et se dit même qu'en utilisant les sortilèges que le manuel du grimoire à fair soi même donnait, il pourrait aussi y mettre des photos.

Les parents de la jeune fille lui avaient également envoyé un dentifrice et une brosse spéciaux ainsi que du fil dentaire pour qu'il garde, selon eux, son joli sourire. Le cadeau fit bien rire le jeune garçon qui promit de l'utiliser.

Le cadeau de Neville l'avait enchanté pareillement. Celui-ci lui avait envoyé, à l'aide d'un hibou possédé par sa famille, un lot de plantes et de racines magiques utiles en potion avec également des graines afin d'en faire pousser d'autre.

Dans sa lettre, il avait dit à Erik qu'il devrait trouver, parmi ses nombreux achats du Chemin de Traverse, un livre qui explique comment faire. Il l'avait par la même occasion remercié pour le cadeau qu'il lui avait envoyé et qu'il n'avait pas encore ouvert. Erik avait souris en se rappelant ce qu'il avait envoyé, une gourmette en argent gravée d'un côté du nom de Neville et de l'autre une citation qu'il aimait beaucoup : « Soit ce que tu veux et dit ce que tu pense. Ceux que ça dérange c'est qu'ils ne comptent pas et ceux qui comptent, ça ne les dérangent pas ».

Erik avait aussi souri quand il avait vu que Draco Malefoy lui avait aussi envoyé un cadeau. C'était un livre présomptueux sur les « Vingt-Huit Sacrés », c'est dire les vingt huit familles totalement Sang Pur d'Angleterre. Cela fit bien rire Erik, surtout la perte qui expliquait pourquoi certaines familles avaient été rayées de la liste. Il apprit ainsi que la famille Potter avait été exclu de la liste parce que le nom de « Potter » était trop commun chez les non magiques.

Sirius et Remus avaient offert à Erik trois livres vides. Devant le regard circonspect de leur filleul, ils avaient expliqués qu'il s'agissait des travaux des maraudeurs. Pour pouvoir consulter chacun d'eux, il fallait pointer sa baguette dessus et dire la phrase « Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises ». La reine avait levé un sourcil en entendant la phrase mais n'avait rien dit. Parmi les trois livre, l'un d'eux était un carnet dans lequel ils avaient répertoriés toutes leurs blagues ainsi que comment les réaliser et des idées pour des blagues qui n'avaient jamais été faites. Le second livre était un album photo montrant les résultats des blagues une fois effectués. Erik remarqua que la victime était souvent Severus Rogue et jeta un regard sévère à ses parrains qui rirent d'un rire gêné.

Enfin, le dernier était la méthode qu'ils à avaient utilisés pour devenir des animagus. Il était rempli de théories, de réflexions et de témoignage des quatre amis pendant toutes leurs recherches et pendant le processus de métamorphose.

Après que Sirius et Remus eurent de nouveau rendu les livres vierges à l'aide du mot de passe « méfait accompli », ils avaient informés Erik de l'existence au château, probablement dans le bureau d'Argus Rusard, le concierge, d'une carte magique créé par eux et qui montraient tout le château et ceux qui s'y trouvaient en temps réel ainsi que leurs déplacements. Erik s'était alors donné pour mission de récupérer le précieux artefact sous les regards désespérés de ses amis qui se dirent qu'ils allaient devoir le mettre sous haute surveillance une fois au château. Il était si heureux qu'il ne remarqua pas l'air un peu triste et soucieux de ses parrains.

Mais le cadeau qui lui avait fait le plus plaisir c'était celui de sa mère. Elle avait fait amené dans la cour un magnifique jeune cheval d'un peu plus de 3 ans à la robe d'un blanc pur. Il provenait des haras que l'on pouvait trouver en Østland, les meilleurs d'Arendelle.

Il avait l'air fougueux, fort et joyeux. Comme hypnotisé, Erik s'était approché de l'étalon et avait caressé les naseaux veloutés de l'animal. Le cheval l'avait immédiatement accepté et lui avait léché la main. En riant, Erik s'était mit à caresser son école aussi douce que de la soie. N'ayant pas de nom, Erik du lui en donner un. Après quelques instants de réflexion, il choisit de l'appeler Snøhvit, ce qui voulait dire « neige blanche » dans leur langue.

Ivar et Gudrun, les parents d'Ingrid, tout deux forgerons, s'étaient entendus avec le tanneur et le sellier pour lui fabriquer un tapis de selle aux couleurs des Potter et d'Arendelle ainsi qu'une selle de cuir décoré des blasons des deux familles ainsi que de rênes dont les côtés du mors étaient décorés de pièces de métal rond décorés d'étoile de neiges.

Erik l'avait immédiatement scellé et enfourché. L'étalon, qui semblait n'attendra que cela, était partout au galop à travers les invités et était sorti du château. Les deux, le cheval et son cavalier, avaient foncés à bride abattue sur le pont puis sur la rue principale du village jusqu'à la grande place ou ils avaient fait demi tour. Erik voulait encore chevaucher mais il savait qu'il devait rentrer.

La séparation d'avec le cheval avait été une déchirure. Il l'avait lui-même conduit à l'écurie, avait enlevé rênes, selle et tapis de selle, brossé l'animal et l'avait installé pour la nuit. Ivar, le majordome, avait dû aller les chercher parce qu'il ne parvenait pas à se séparer de l'animal. En retournant à la fête, il n'avait cesse de regarder en arrière pour voir Snøhvit le regarder aussi, la tête passé par-dessus la porte de son box.

Il avait réussi à faire bonne figure le reste de la soirée. Il aurait bien aimé allé lui dire bonne nuit avant d'aller se coucher mais sa mère refusa en lui disant qu'il pourrait en profiter tout l'été. Cela avait ajouté à la morosité du jeune garçon qui se rappela qu'il allait devoir être séparé de son compagnon pendant de longs mois, jusqu'aux vacances de Noël.

Alors qu'Ivar accompagnait ses amis vers la chambre que tout les cinq occupaient lorsqu'ils dormaient au palais, Erik alla dans sa propre chambre pour se changer. A l'intérieur, Archimède l'attendait. Tous les jouets étaient rassemblés autour du coffre, sans parler.

Erik ne remarqua pas leur comportement inhabituel et commença à se changer en leur racontant la fête.

Les jouets écoutaient avec attention, une attention tout particulière. Archimède aurait voulu parler mais il ne voulait pas interrompre leur jeune maître qui semblait si heureux.

Finalement prêt, Erik prit le hibou de bois dans ses mains et se mit à lui parle de Snøhvit, à quel point il était beau, à quel point il était fort, à quel point il allait vite. L'enfant ne se rendit pas compte que pas mal de temps s'était écoulé.

Le clocher de l'horloge de la ville sonna alors ses douze coups.

« Ça y est » dit l'enfant avec un grand sourire « j'ai onze ans »

« Oui petit maître, vous avez onze ans, vous n'êtes plus un enfant » dit le hibou d'une voix douce.

« On dirait que ce genre de nouvelle te ramollit Archimède. D'habitude tu aurais dit que c'était ridicule de souligner une évidence »

« Ça aurait sans doute été un peu dur comme mots d'adieux. »

« Des mots d'adieux ? Qu'est ce que tu veux… »

Erik s'interrompit et regarda l'oiseau puis les autres jouets.

« Non… » murmura-t-il.

« Nous sommes des jouets d'enfant et vous n'êtes plus un enfant. Nous ne vous sommes désormais plus nécessaires. »

« C'est faux ! » s'exclama Erik qui sentait les larmes lui monter aux yeux « J'ai encore besoin de vous ! Je vous en prie ! »

« La magie nous quitte déjà, nous ne seront bientôt plus que des objets inanimés »

« Non, non, non ! » gémit Erik.

Il se mit à genou et prit Archibald dans sa main libre.

« Je t'en pris Archibald, il n'y a pas d'autres solutions, tu n'aurais pas entre tes pages le moyen pour que vous restiez ? »

« Non, Petit Maître, et même s'il y avait une histoire comme celle-là, je ne vous la raconterais pas. Notre mission s'achève, nous allons…nous…endormir »

Les yeux sur la couverture se fermèrent et Archibald se mit alors à ressembler à n'importe quel livre.

« Non ! Archibald ! »

Autour d'Erik, tout les autres jouets, le mobile, le chevalier et son seigneur, le dragon et le pégase, se figer et lentement et tombèrent au sol.

Le jeune garçon prit alors le hibou dans ses bras et le serra fort. Il pleurait à présent.

« Ne pleurez pas trop, jeune maître, nous partons avec la joie de savoir que nous avons réussit à vous inculquer toutes les valeurs les plus importantes qui soient : gentillesse, tempérance, honnêteté, curiosité, fidélité et bravoure. Ça a été une joie d'être à vos côtés. »

« N'épuise pas ton énergie Archimède, garde là jusqu'à ce que je trouve un moyen de t'en donner à nouveau » dit Erik dont les larmes trempait ses joues.

« Non, petit maître, il ne fait pas. Pour devenir adulte, tu dois laisser certaines choses derrière toi. Nous faisons partit de ses choses. »

« Alors je ne veux pas devenir adulte ! »

« Alors comment connaîtras-tu toutes les joies qui t'attendent. Tu apprendras de nouveaux jeux, tu feras de nouvelles choses. Toi qui aime l'aventure, grandir sera probablement l'une des plus grandes de toutes. »

« Mais j'ai peur ! Et si je n'y arrive pas ? »

« Ai confiance…en…toi » dit finalement Archimède avant de se figer.

« Archimède ? Archimède ! Non ! » cria Erik en pleurant.

Il était tellement aux prises avec son chagrin qu'il n'entendit pas la porte s'ouvrir ni Sirius et Remus entrer dans sa chambre. Il ne se rendit compte de leur présence que lorsque Sirius posa la main sur son épaule.

Erik sursauta et se retourna, le visage trempé de larmes et les yeux rouges. Ses parrains étaient accroupis au sol, de chaque côté de lui.

« Vous saviez ce qui allait arriver ! » dit Erik sur un ton de reproche.

« Oui » répondit Sirius « c'est ce qui arrive tout les jeunes sorciers quand ils atteignent onze ans. »

« Pourquoi ? Pourquoi ? »

« C'est nécessaire pour grandir. Mais nous ne voulions pas que ça gâche ta fête d'anniversaire, alors nous n'avons rien dit » expliqua Remus.

« Je vous déteste ! » cria Erik en se jeta sur Sirius pour lui donner des coups de poings sur le torse.

L'homme le laissa faire quelques instants et puis l'enserra dans ses bras. Erik se de battit un peu puis s'enfonça dans la poitrine de son parrain et se mit à pleurer. Remus s'approcha et les serra tout les deux dans ses bras.

Tout les deux laissèrent Erik pleurer tout son soûl la fin de son enfance.

À suivre…


Et voilà ! Une fin de chapitre un peu tristounette mais ça passera vous verrez.

En tout cas, j'espère que ce chapitre vous à plut…bon, c'est vrai que ça fait un peu chapitre de transition après tout ces chapitres sur le chemin de Traverse mais bon.

J'espère que vous aurez remarqué mon soin du détail en nommant le Premier Ministre. Bien sûr, toutes les infos sur lui et sur les autres ministres sont véridiques et vérifiables (Enfin presque, c'est du wiki quand même)

Pour ceux qui demanderaient…et vous l'avez fait en review, je tiens à préciser que Dumbledore ne sera pas méchant (contrairement à celui de ma fic Check Mate DxD) mais il sera pas non plus un sauveur…il sera plutôt neutre et même s'il ne sera pas marginal, son rôle sera moins déterminant que dans les bouquins.

Remarque de la V2 : vous qui avez lu la première mouture, vous avez vu le changement ? Il s'agit de l'âge de Snøhvit. En effet, Goyakcooko m'a fait remarquer qu'un cheval ne peut être monté avant trois ans au sinon il risque des mal formations et des problèmes de santé donc ben…je l'ai vieillit…c'est mieux de le crever de vieillesse plutôt qu'il ait un handicapé non ? 😂

Voilà, j'espère que ça vous a plus et à la semaine prochaine !