Mot de l'auteur : Bonjour à tous ! Voici un nouveau chapitre de 'Achèves-moi', désolée pour son retard -.-"! Mais je me rattrapes ce weekend : promis craché il y aura la suite samedi ! Je l'ai déjà écrite XD. Je prends de plus en plus de plaisir à écrire ces chapitres, je ne sais pas pourquoi - peut-être grâce à vos gentils reviews ;). Enfin je crois que ça veut dire que la fiction n'est pas prête d'être finie ;) !

Merci à Ang'y pour sa correction, et merci aux revieweurs anonymes !

Je voulais juste prévenir aussi que dans ce chapitre, il va se passer (un début de) quelque chose (amour, amitié ?) entre 3 personnages, je ne dis rien pour ne pas faire de spoiler. Je pense que la personne qui m'a fait la suggestion (ou posé la question je ne sais plus) comprendra de quoi je parle pendant sa lecture ;p ! Bref, j'y reviendrai dans ma note de fin. En attendant, bonne lecture !

Les écritures en italique sont les pensées des personnages.

PS : Ce chapitre non plus n'est pas très joyeux, désolée !... mais... (Grand sourire)...

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Chapitre 11 - Et des ailes apparurent dans son dos

Voldemort était en colère. Une colère noire, profonde. Car il n'était entouré que d'imbéciles. Des imbéciles qui avaient laissés entrer dans son château des espions de l'Ordre ! Il siffla de rage alors que la voix de Lucius Malfoy lui revenait en tête : "Mais maître nous allons les retrouver ! Ils ne sont que deux, je vais envoyer mes meilleurs mangemorts sur ce coup... !".

"TES meilleurs Mangemorts ? Voudrais-tu prendre ma place, Lucius ?" avait-il répondu sur le qui-vive.

"Non, maître! Ce n'est pas ce que je voulais dire. Je...".

"LA FERME ! Tu as plutôt intérêt à retrouver ces intrus et vite, Lucius, sinon je jure de te tuer de ma propre baguette." Il l'aurait bien fait aussitôt. Dommage que le blond lui soit encore utile. Enfin ça, il ne le savait pas.

Voldemort entra dans sa chambre et referma la porte derrière son serpent, Nagini.

-Tu es bien le seul à qui je puisse me confié ! Lui siffla-t-il en fourchelang.

Le serpent sembla sourire pour toute réponse. Puis il ondula jusqu'au lit et s'enroula autour de ses barreaux.

-Bien que Severus me soit d'une aide précieuse, continua le sorcier pour lui-même avec un sourire en coin.

Il ôta sa cape, posa sa baguette sur la coiffeuse, et s'assit à son tour sur le lit, la tête entre les mains.

Derrière la porte de la salle de bain, Fred et Georges, main dans la main, retenaient à grand peine leur souffle. Leurs coeurs battaient à cent à l'heure. Fred n'arrêtait pas de se répéter des jurons, mentalement. Mais où les avait-il entraîné, merde ? Si il avait bien compris, c'était Voldemort, en personne, qui était assis sur le lit dans la pièce d'à côté ! Il l'avait entendu, lui et son affreux serpent, parler le fourchelang.

-Qu'est-ce qu'on fait ? Lui murmura tout bas son frère jumeau.

Fred posa un doigt sur ses lèvres pour lui faire signe de se taire et reporta son attention sur l'entrebâillement de la porte.

Voldemort ne resta pas bien longtemps seul. Rogue pénétra sans cri égard dans les lieux, deux minutes plus tard.

-Greyback demande à te voir, Maître. Et il semble que ce soit important. Pardonnes-moi d'être entrer ainsi, ajouta le mangemort aux cheveux noirs en s'abaissant devant son maître alors que celui-ci se relevait.

-Ca ne fait rien. Où est-il ?

-Dans le bureau directoral.

Voldemort fit signe à Nagini de le suivre. Il récupéra sa baguette et s'arrêta net. De là où il se trouvait Fred crut le voir sourire furtivement. Puis il reprit sa marche et sortit de la pièce, Rogue sur les talons.

Georges poussa un profond soupir.

-Putain, j'ai jamais eu aussi peur de toute ma vie ! Souffla-t-il.

Prudemment, ils sortirent de leur cachette. Ils entendirent une porte claquée plus loin et ils se détendirent.

-Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Demanda à nouveau Georges, sa main toujours agrippée à celle de son frère.

-On se casse loin d'ici, répondit Fred.

Son coeur battait toujours follement dans sa poitrine. Il ne savait pas pourquoi mais il avait un très mauvais pressentiment. Sentant l'hésitation de son frère, il le fixa droit dans les yeux et lui ordonna :

-On s'en va, Georges ! Tu ne comptes tout de même pas jouer les Kamikaze et tuer Tu-sais-qui comme ça ?

Il avait touché juste dans ses pensés. Georges voulut ouvrir la bouche pour répliquer mais Fred fut plus rapide :

-Nous savons très bien, toi et moi, qu'il n'y a que Harry qui peut y arriver, papa nous l'a assez répété. Que veux-tu que nous fassions, nous ? Ce n'est pas avec nos gadgets qu'on arrivera à quoique ce soit.

-Arrêtes ton sermon, on dirait Maman, répliqua son frère sur le même ton. Bien sûr que je sais tout ça. Sauf que si nous pouvions juste...

-Juste quoi ? On ne peut RIEN faire pour l'instant. Si Voldemort est ici, alors c'est que notre plan a foiré. Viens, on s'en va.

Résigné et - il ne lui avouera jamais - rassuré, Georges consentit à suivre son frère. Ils sortirent de la chambre à pas feutrés, puis parvinrent dans la pièce adjacente, vide.

-Je passe devant. Je jette un coup d'oeil et tu sors vite fait, okay ? dit Fred.

Lentement, il fit ce qu'il avait dit. Ses yeux ne virent que des couloirs sombres et vides. Il ouvrit la porte en plus grand et poussa son frère au-dehors.

-On y va.

Il allait le suivre lorsque quelque chose l'attira en arrière et le retint de force. Sans faire attention à son frère, Georges sortit et la porte se referma derrière lui. Fred voulut lui crier de revenir, de l'attendre, mais une main se plaqua sur sa bouche et avec horreur, il comprit que c'était un piège.

-Surtout tais-toi ! Lui chuchota une voix ferme à l'oreille.

Cette voix, Fred la connaissait. Cela faisait longtemps qu'il ne l'avait pas entendu. Il cherchait encore à qui elle appartenait lorsqu'un cri déchira le silence régnant dans le château. Georges ! Ils l'avaient attrapés ! Fred se débattit violemment contre l'homme qui l'enlaçait, il fallait qu'il aille l'aider ! Il fallait qu'il aide son frère ! Ou alors... .A bout de patience, il voulut sortir sa baguette. Malheureusement, l'homme fut plus rapide et lui immobilisa le poignet. Les cris de son frère se firent de plus en plus fort et de plus en plus 'étranglés'. Il souffrait, cela ne faisait aucun doute. Des larmes jaillirent des yeux du jeune homme et il lutta une dernière fois pour se dégager de l'étreinte emprisonnante.

-Calmes-toi, ce n'est pas en te jetant dans la gueule du loup que tu pourras sauver ton frère ! Fit la voix à bout de souffle derrière lui.

Au bout d'un certain temps, les cris cessèrent. Mais l'homme attendit plus longtemps avant de se détacher de Fred.

Le jeune homme tremblait. Il L'avait laissé s'emparer de son frère. Il L'avait laissé gagner. Il se dégoûtait. Et il haïssait encore plus l'homme qui l'avait retenu. En se retournant, ses yeux noirs lancèrent des éclairs de fureur dans ceux de son agresseur. Cependant, cette fureur laissa place à l'étonnement.

-Professeur Rogue !

Severus Rogue resta impassible.

-Venez, nous parlerons une fois être arrivés dans un endroit à l'abri d'oreilles indiscrètes.

Hermione, avant de tomber dans le coma, avait trouvé un moyen très habile et surtout très sûr de renvoyer chez eux chaque membres de l'AD. Elle avait, ainsi, trafiqué une des inventions des jumeaux Weasley pour qu'elle soit capable de rendre invisible et invincible n'importe qui la porterait. Les effets ne duraient cependant qu'une seule heure. Aussi, les anciens élèves de Poudlard l'enlevaient dès qu'ils passaient la porte du pub.

Cette invention se présentait sous la forme d'une boucle d'oreille. Pour qu'elle marche, il suffisait de la porter. Grâce à une potion spéciale, la jeune femme avait le pouvoir de les recharger quand elles ne marchaient plus.

-Le problème c'est qu'elle seule connaissait cette potion. Nous avons essayé mais nous sommes incapable de la reproduire, expliqua Ron.

-Attention Harry ça va faire mal, dit Ginny, une aiguille à la main.

Harry, qui devait accompagner la rouquine au QG de l'Ordre le jour même, avait fini par accepter de se faire percer l'oreille droite.

Il avait sa cape d'invisibilité, bien sûr, mais Ron lui avait assuré que les boucles d'oreilles étaient beaucoup plus pratiques et surtout moins encombrantes. Lui aussi en avait une. Elle était petite, en or, et représentait une étoile. C'était Hermione qui la lui avait offerte. Harry se demandait comment il avait fait pour ne pas s'en rendre compte, plus tôt.

Au moment où l'objet pointu s'enfonça dans son lobe, Harry retint un petit cri. C'était glacé et pourtant il avait l'impression d'avoir l'oreille en feu !

-Ca va ? S'inquiéta Ginny.

Elle enfila néanmoins la perle métallique rouge sans attendre sa réponse. Et jeta aussitôt un sort de cicatrisation sur son lobe.

-Oui, merci Ginny. Il vous reste assez de potion pour les jours à venir ? Demanda Harry en se relevant.

La tête lui tourna un peu et il tituba. Draco posa une main sur son bras, au cas où il tomberait. Le geste n'échappa pas à Ron.

-Pour trois, quatre jours, oui, dit ce dernier d'une voix sèche. Mais pas plus. Et pour un nombre limité de personne. Je pense que bientôt il faudra dissoudre l'AD, cela deviendrait trop risqué de continuer nos allées et retours.

-Oui mais ce serai dommage. Je pensais demander à Draco si il voulait bien essayer de préparer cette potion ?

Tout en parlant, Harry s'était retourné vers le serpentard. Silencieusement, Draco acquiesça.

-Oui ça pourrait nous aider, approuva Ginny. Malfoy ? Tu veux une boucle d'oreille, toi aussi ?

-Quoi ! Tu veux faire un trou dans ma peau, Weasley ! S'offusqua le blond.

Alors que lui et Ginny commençaient à se disputer gentiment, Ron entraîna son meilleur ami à l'écart.

-"Draco" ? C'est quoi ça ? Tu l'appelles par son prénom maintenant ? Chuchota-t-il avec frénésie.

Harry haussa ses sourcils.

-Il n'y pas de quoi être choqué.

-"Il n'y pas de quoi être choqué" ? Bon sang Harry, c'est Malfoy ! La petite fouine de service qui nous a cassé les pieds pendant six années de notre vie ! Tu entends ce que tu dis ?

Harry ne répondit pas cette fois-ci. Il ne voulait pas s'expliquer. Sa relation avec le serpentard était déjà bien assez compliquée pour lui. Il voulut faire demi-tour mais Ron le retint.

-Tu lui fais confiance ?

-...

-Harry, tu fais confiance à Malfoy ? Insista Ron.

-Alors, tu me fais confiance Potter ou pas?

Harry sursauta. Sans bruit, Malfoy c'était rapprocher d'eux. A son grand étonnement, il avait laissé la rouquine le percer. Maintenant, il possédait un anneau argenté à l'oreille gauche et celui-ci lui allait plutôt bien.

Harry sentit ses joues se teindrent et il bafouilla.

-On ferrait mieux d'y aller, Ginny.

-Je te suis !

Ron et Draco restèrent, côte à côte, comme deux imbéciles, regardant le Survivant sortir vite fait du pub, Ginny au bras. Ils les suivirent des yeux sous la pluie jusqu'à ce qu'ils disparaissent. L'effet des boucles d'oreilles commençait.

Se doutant qu'il aurait le droit à une leçon de moral, Draco quitta avec empressement le rouquin colérique pour aller retrouver sa cheminée et ses parchemins.

-Oh non Malfoy, tu restes là ! On doit parler tous les deux.

Draco grimaça. Merde, il n'avait pas été assez rapide. Avec un profond soupir qui en disait long sur ses pensées, il se retourna et demanda :

-De quoi veux-tu parler, Weasel ?

Ron sortit sa baguette, agacé par le comportement trop arrogant du serpentard.

-De Harry, que lui as-tu fait ?

-Rien.

-Je ne suis pas dupe, Malfoy ! Je vous ai vu la nuit dernière.

Draco haussa un sourcil et sourit narquoisement.

-Tu es jaloux ? Tu es jaloux parce que ton "meilleur ami" s'est rapproché du vilain serpentard que je suis et qu'il ne se confie plus à toi ?

Sa réplique déclencha, en Ron, un excès de colère et il pointa sa baguette sous le menton du blond.

-LA FERME ! Je ne sais pas ce que tu lui as fait Malfoy, mais je te jure qui si tu oses lui faire du mal tu auras à faire à moi !

-Je ne...

-C'est quoi ce bordel ?

Les deux jeunes hommes stoppèrent net leur conversation et tournèrent leurs têtes ensemble pour apercevoir Dean, debout près du bar, et appuyé sur l'épaule de Seamus pour rester stable.

Ron s'apaisa à la vue de son ex-camarade de chambre.

-Hey, Dean ! Tu es debout !

-Ouais. Mais je ne suis pas tout à fait réveillé et vos chamailleries me cassent les tympans, sourit le noir. Alors allez-y doucement !

Ron marmonna quelque chose et rangea sa baguette. Draco fit comme si rien ne c'était passé et retourna à son bureau près de la cheminée.

Il avait commencé à rédiger une lettre lorsque Dean se joint à lui.

-Je ne te dérange pas, Malfoy ?

Draco leva la tête. Seamus et Ron, en grande conversation, redescendaient au sous-sol.

-Tu viens pour espionner ce que je fais ? Dit-il d'un voix lasse.

-Non. Pas du tout. On m'a dit qu'Harry te faisais confiance, alors je te fais confiance, c'est tout. Que fais-tu ?

Draco toisa le gryffondor du regard. Cette soudaine gentillesse lui faisait froid dans le dos. Peut-être parce qu'il n'y était pas habitué, surtout venant de la part d'un Gryffondor.

-J'écris une lettre, finit-il par répondre.

-Attends-moi là, Harry.

Harry n'avait pas besoin que Ginny le lui dise pour rester immobile. Là où avant se trouvait la maison des Weasley, s'étendait un vaste champs de blé. Aucun signe distinct ne permettait d'affirmer ou d'infirmer la présence d'une habitation quelconque. Malgré cela, Ginny tendit sa main devant elle comme pour ouvrir une porte invisible et disparut. Elle, elle pouvait voir sa maison. Et pour qu'Harry puisse la voir à son tour, elle devait lui rapporter un mot signé du Gardien du Secret de ces lieux. Ou le Gardien lui-même, bien entendu. Sachant cela, Harry referma sa bouche bée et attendit patiemment. Deux minutes plus tard, Ginny réapparut devant lui, souriante. Elle tenait dans sa main un bout de parchemin.

-Tu as de la chance, le Gardien était à la maison ! Lis.

Harry s'exécuta et, quelques instant plus tard, il pu pénétrer dans la bâtisse. Là, il fut accueillis par Mrs Weasley, Mac Gonagall, et Remus Lupin. Le Gardien du Secret doit être l'un d'entre eux, pensa-t-il automatiquement.

-Potter ! S'écria son ex-professeur de métamorphose.

-Harry ! Dirent ensemble Remus et Molly Weasley.

-Nous ne nous attendions pas à te revoir, continua Remus. Comment... comment vas-tu ?

Harry lui sourit doucement. Il devinait aisément que le loup-garou se retenait de ne pas faire ce qu'était justement en train de faire Mrs Weasley, soit le serrer fort dans ses bras.

-Bien, je vous remercie.

-NE ME REFAIS JAMAIS CA ! Lui dit Mrs Weasley en détachant chacun de ses mots.

-Je suis désolé mais comme je vous l'avais expliqué, j'ai mes raisons. Je ne resterais pas longtemps ici.

-Où vas-tu aller ? Et où étais-tu ces derniers jours ? Nous étions morts d'inquiétude !

Mrs Weasley pressa son bras affectueusement et l'entraîna à la table de la cuisine pour lui servir quelque chose de chaud.

-Je ne vous le dirais pas. Ce que je vais vous révéler ici maintenant, par contre, dois être absolument tenu au secret.

Il fixa en particulier Mc Gonagall et Remus. Ses ex-professeurs hochèrent de la tête et s'assirent en face de lui.

-Avant de mourir... le professeur Dumbledore avait découvert le secret de l'immortalité de Voldemort.

Un silence tendu s'insinua dans la pièce. Mrs Weasley arrêta son mouvement, la tasse qu'elle était en train de remplir déborda sur la nappe. Ginny le regardait comme si il venait de lui annoncer la fin du monde ou quelque chose du même genre, et Mac Gonagall et Lupin le fixaient intensément, ébahis. Harry comprit qu'il avait toute leur attention. Il poursuivit donc :

-Il utilise des Horcruxes.

-Des quoi ? Demanda Mrs Weasley.

Harry lui expliqua brièvement, à elle et aux autres, ce qu'était les Horcruxes. Ginny, elle, connaissait déjà la réponse, et elle laissa Harry parler.

-J'en possède deux. Il me reste à trouver le dernier. Puis je tuerais Voldemort.

-Comment comptes-tu les détruire ? Lui demanda judicieusement le loup-garou. Je présume que la blessure qu'avait à la main Dumbledore était justement dû à l'horcruxe qu'il portait, non ? Sais-tu comment les détruire ?

-Oui. Je sais comment faire.

Les sourcils froncés, Ginny ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais Harry la fit taire d'un regard appuyé. Il ne voulait pas qu'elle parle de Dra... Malfoy.

-Tout ce que je vous demande c'est de me laisser faire, et de me renseigner périodiquement sur ce que vous pourrez apprendre de Voldemort et ses actes. Une fois que j'aurais trouvé le dernier horcruxe tout sera finit.

A la fin de sa phrase, Mrs Weasley fondit en larme. Des larmes de tristesse, d'angoisse mais aussi d'espoir d'un bonheur proche.

Elle serra sa théière entre ses mains tremblantes et offrit à Harry un regard doux, emplit de compassion.

Deux bonnes minutes s'écoulèrent avant que Mac Gonagall lui réponde :

-C'est d'accord, Harry. Si vous êtes sûr de vous, alors nous vous ferons confiance. Que voulez-vous savoir ?

Harry se sentit soulagé, libéré d'un poids sans qu'il sache pourquoi.

Les questions qu'il posa les emmenèrent jusqu'à la tombée de la nuit.

Fred se dégagea farouchement de Rogue et s'éloigna de lui le plus vite possible.

N'y prenant pas garde, l'ex-professeur de potion referma la porte de ses anciens appartements privés à double tour. Il jeta ensuite un sort de silence sur les lieux et se dirigea vers l'établi.

-Pourquoi m'avez-vous empêché de rejoindre mon frère ? Ce n'était pas le but de se piège que de nous capturer tout les deux ? Regardez-moi quand je vous cause ! Hurla le jeune homme.

Rogue se retourna vers lui et le regarda.

-Pourquoi m'avez-vous empêché de le rejoindre ? Ah je sais! Vous vouliez nous séparés et nous faire souffrir c'est cela ? Où est-il ? Où est Georges ?

Fred était dans une rage noire. Il ne se contrôlait plus. Il n'avait jamais réellement eut de respect pour Rogue, ou pour aucun autre de ses professeurs d'ailleurs, et toute la haine qu'il avait pu emmagasiner contre lui pour tels ou tels raisons ressortait en masse.

Impassible (synonyme) Rogue observa son visage rouge et attendit qu'il ait finit de crier pour s'expliquer :

-Je voulais vous prévenir tous les deux mais vous avez été plus rapide. Et si au moins l'un d'entre vous deux n'étiez pas sortit, il se serait posé des questions et là je n'aurais rien pu faire pour vous sauver.

-Nous sauver ? Répéta incrédule Fred.

-Oui.

-Pourquoi voudriez-vous nous sauver ? Vous n'êtes pas dans son camp ! Vous avez tué Dumbledore, non ?

Les yeux de Rogue se voilèrent. Etait-on toujours obligé de le lui répéter ?

-Je sais. J'ai... j'avais une raison. Mais vous ne comprendriez pas. Tout ce qui est important c'est que je ne suis pas dans le camp du Seigneur des Ténèbres.

Fred se calma. Il essayait de comprendre. Et de savoir : devait-il lui faire confiance ou pas ?

-Je sais que vous avez du mal à me croire. Seulement vous n'avez pas le choix. C'est moi ou Lui. Et moi je suis capable de vous sauvez, vous et votre frère.

-Pourquoi feriez-vous cela ? Fit Fred, méfiant.

-Parce que vous Lui avez volé quelque chose d'important. Et parce qu'il faut que cette chose vous l'apportiez à Potter pour gagner la guerre.

Il était près de vingt-et-une heure lorsque Harry et Ginny revinrent à l'auberge. Sur une table, un repas froid les attendait. Ils croisèrent Dean, à qui Harry donna une étreinte amicale. Il les informa que Ron et Viktor dormaient. Seamus, lui, avait rejoint en urgence sa mère.

-Le problème c'est qu'il a encore utilisé une potion-boucle d'oreille; l'avant dernière. Bientôt nous serons à court. Il faudrait que Draco se dépêche.

Harry remarqua que Dean aussi possédait un diamant à l'oreille.

-Où est-il ?

-Dans l'arrière-cours.

-Monsieur Harry Potter veut-il que je lui réchauffe son repas, Monsieur ? S'exclama Dobby qui venait d'apparaître.

Harry le considéra un instant. A la pensée de 'nourriture' son estomac se serra pour former un noeud.

-Non, je n'ai pas faim. Pas après ce que j'ai appris. Fais-le pour Ginny plutôt, elle, elle a besoin de quelque chose de chaud pour oublier, lui répondit le brun avant de se diriger vers la porte de derrière.

De l'autre côté de celle-ci, il trouva Draco, torse nu, faisant sa toilette. Et, tout en se maudissant, il rougit. Il rouvrit la porte pour sortir pudiquement. Sauf que le blond le stoppa :

-Ce n'est pas bien.

-Pardon ?

-Tu devrais manger plus, Potter, je te l'ai déjà dit.

Tout en parlant, il s'était retourné vers lui, et Harry se sentit encore plus mal à l'aise en voyant son torse pâle et imberbe. Ses précédentes pensées obscures s'évanouirent.

-Je... je sais.

Sentant sa gêne, Draco enfila un t-shirt propre et sourit discrètement.

-As-tu appris quelque chose de l'Ordre ?

-Pas... pas vraiment. Je leur ai parlé des horcruxes. Ils me rappelleront si... si quoique ce soit se passe, mentit en bégayant Harry.

Il était troublé. Pourquoi Malfoy était-il si beau ? Son t-shirt blanc contrastait parfaitement avec sa peau pâle et ses fins cheveux blonds platine. Il ressemblait presque à un ange. Il aurait pu avoir des ailes dans le dos, Harry n'en aurait pas été choqué.

Alors que lui... lui il n'était qu'un objet, une arme contre Voldemort.

Ses yeux s'abaissèrent au sol.

-Comment... comment avance la potion ? Demanda-t-il.

-Bien.

Draco avait plusieurs choses à dire au gryffondor, aussi importantes les unes que les autres. Mais voilà, le voir rougir et baisser ainsi la tête devant lui, lui donnait des frissons. C'était comme si des papillons virevoltaient en lui, dans son bas ventre (1). Et il aimait cette sensation.

Comme Harry ne parlait pas, Draco s'avança vers lui. Il posa deux doigts sous son menton, le força à relever la tête et, doucement, il rapprocha sa bouche de la sienne. Ses lèvres effleurèrent celles rosées d'Harry et tendrement, mut d'une envie soudainement irrésistible, il l'embrassa.

Harry, qui sous l'effet de la surprise n'avait pas fermé les yeux, rompit le baiser en se dégageant brusquement du serpentard.

-Je... je ferais mieux d'aller me coucher ! Bafouilla-t-il.

Et il sortit.

Recroquevillé sur lui-même dans son lit qui lui paraissait trop grand et trop froid, Harry songeait. Il avait beau chercher, il ne comprenait pas ce qui était arrivé. Parce qu'au moment où Draco l'avait embrassé, il s'était sentit pousser des ailes. Le poids du monde l'avait quitté pendant ces quelques secondes et il s'était sentit incroyablement léger. Inconsciemment, Harry serra sa couverture pour retrouver cette sensation d'apesanteur. Sans succès.

Derrière lui un poids fit alors plié le lit. Il se tendit. Quelqu'un pénétra sous les couvertures et aussitôt sa chaleur l'atteignit. Puis un bras l'enveloppa et il frissonna.

Ses ailes étaient revenues.

Lentement Harry se retourna et ses émeraudes rencontrèrent deux orbes argentées. Sans un mot, Harry se rapprocha de Draco. Il ferma les yeux et enfouit son nez dans le cou du serpentard. Son odeur parfumé lui fit tourné la tête et, progressivement, il fit remonter ses lèvres jusqu'à celles de sa némésis. Il l'embrassa, et cette sensation lui donna envie de pleurer. C'était si bon... il en voulait plus. Il lui en fallait plus.

Il entoura le visage pâle de ses deux mains et pressa un peu plus sa bouche contre la sienne.

Il explora son nez, ses joues, son front, ses yeux, et revint à ses lèvres.

Elles le rendaient fou.

Il lui en fallait plus.

Draco le comprit et, enlaçant Harry plus près de lui, il ouvrit la bouche. La langue du brun le pénétra amoureusement pour un baiser plus profond.

Harry savait que leurs corps étaient enlacés, il savait qu'il embrassait son ancien ennemi, il savait qu'il embrassait Draco Malfoy et qu'il se sentait dangereusement fiévreux à cette pensée. Mais il ne pouvait plus s'arrêter. Car son coeur lui disait qu'il avait besoin de ses lèvres contre les siennes, de son corps près du sien, de son souffle mêlé au sien.

Un besoin vital, inéluctable.

Alors il l'embrassa encore, et encore.

Et il oublia ce que Mac Gonagall et Lupin lui avait dit. Il oublia la mort de Charlie, il oublia la mission suicide des jumeaux à Poudlard, il oublia le fait que plus personne ne croyait en l'Ordre et que bientôt ce dernier serait disloqué.

Il oublia que Voldemort gagnait du terrain et que lui, Harry, n'était rien à ses côtés.

A suivre...

(1) En anglais : I have butterflies in the stomach, signifie : J'ai le traque. L'expression anglaise ici ne convient pas du tout mais j'ai trouvé l'image des papillons tellement belle que je n'ai pas pu m'empêcher de la mettre (;p) !

Mot de l'auteur : Roooh surtout ne me dites pas que je vous ai laissé sur votre faim, ni que je suis sadique là ! J'ai été super gentille, non ? C'était beau, non ? Vous me laisserez une review, non ?

Moi en tout cas, j'ai aimé écrire la fin de ce chapitre (j'entends des "enfin" !). Oui, enfin Harry et Draco 'avancent'. Mais ils n'ont pas finit, ce n'est que le début... il reste encore du chemin à faire et plusieurs chapitres à lire ;) (Écrire pour moi) ! J'espère que vous serez là !

Merci à tous en tout cas de suivre cette fiction :) !

Bisous et bonne journée !

Ps : Par rapport à mon mot au début du chapitre je pense que vous avez compris mon allusion à la future relation Rogue-Fred-Georges. Je ne vous dirais pas plus ce qu'il en est parce que moi-même j'en ai aucune idée ! Les personnages ne sont pas contrôlables, ils agissent selon leur propre volonté (si, si je vous jure !), prenez l'exemple d'Harry et Drake là, c'était pas DU TOUT prévue qu'ils s'embrassent au début ! J'ai été aussi surprise que vous ! ... Enfin bon j'avoue j'étais en train d'écouter une musique mélancolique et je les ai trouvé si mimi que je leur ai préparé le terrain... mais le reste vient d'eux ! XD

Donc, pour en revenir à Rogue et aux jumeaux, on verra bien ce qui arrivera par la suite ;p !