Voilà, voilà... juste histoire de dire que je n'ai pas encore enterré cette fic... Merci à mes courageux lecteurs qui n'hésitent pas à attendre le prochain chapitre...même si la date de parution n'est jamais sûre;)
Bobby et Miss Parker s'étaient retrouvés au stand de tir du complexe souterrain. Sans surprise pour la jeune femme, ils s'étaient découverts une passion commune pour le maniement des armes. Ce n'était pas tant le pouvoir de destruction des objets qu'ils maniaient qui les intéressait que la précision et la rigueur nécessaires à un tir réussi. Cela faisait maintenant deux semaines qu'ils se retrouvaient ainsi une heure par jour, le plus souvent seuls, les voyants prenant soin de leur assurer un maximum d'intimité. Jarod les accompagnait parfois, mais ce jour-là, ils n'étaient que tous les deux.
_ Angela, j'ai besoin de tes conseils.
La déclaration surprit tellement la jeune femme qu'elle détourna les yeux de la cible alors même qu'elle appuyait sur la détente. La trajectoire de la balle en fut déviée. Pour la première fois, sa cible ne reçu pas une blessure mortelle son adversaire aurait même pu répliquer avant qu'elle se mette à couvert, songea-t-elle distraitement en dévisageant son jumeau. Celui-ci avait recommencé à se raser deux semaines plus tôt et ressemblait davantage à l'homme qu'elle avait connu. Durant les cinq semaines précédentes, il avait peu à peu perdu ses manières enfantines, devenant un presque-adulte étonnamment mature bien que montrant quelques fois le manque de confiance en soi typique des adolescents.
_ C'est bien à ça que servent les grandes sœurs, soupira-t-elle en récupérant sa cible.
_ Voilà … il y a une fille qui me plaît. Mais je ne sais pas comment le lui dire.
La femme brune prit le temps de rengainer son arme sachant que l'autre l'imiterait immédiatement avant de se diriger vers les banquettes qui bordaient le mur. Elle avait espéré échapper à ce genre de discussion, comptant sur Sydney ou l'omniprésente Sorc'ha pour discuter des choses de la vie avec Bobby. Mais apparemment, le jeune homme l'avait choisie pour aborder le sujet.
_ Rassures-moi, ce n'est pas Dai Lan, commença-t-elle tandis que son jumeau buvait directement au goulot de l'une des bouteilles d'eau de pluie que leur avait fournies la cantine du village. La jeune femme ne se souvenait que trop bien du goût de l'ancien Lyle pour les asiatiques vulnérables. Surpris, Bobby s'étrangla et finit par recracher l'eau qui menaçait de l'étouffer.
_ Non, grands dieux, non ! Je sais qu'elle a un faible pour moi, mais j'ai été très clair avec elle : je la vois seulement comme une petite sœur. Je l'ai vu grandir, après tout, ajouta-t-il après un instant de réflexion. Le problème, c'est que cette fille, elle aussi, elle m'a vu grandir. Alors, il y a des chances que je lui fasse autant d'effet que Dai Lan m'en fait.
Miss Parker résista difficilement à la tentation de se boucher les oreilles. Elle avait fini par comprendre quelle jeune fille était le sujet d'affection de son jumeau. Angela ne parvenait pas à déterminer quelle réaction aurait Sorc'ha à cette nouvelle. Elle la savait trop préoccupée pour avoir remarqué le manège de Bobby et se souvenait du stress que la voyante avait fait de son mieux pour dissimuler en présence de son patient lors des premiers jours du traitement. Miss Parker caressa quelques secondes l'idée de refiler le bébé à Jarod ou Sydney, mais à la place, elle dit :
_ Tu sais, les relations amoureuses, je n'ai jamais été très douée pour ça.
_ Pourtant, vous avez l'air Jarod et toi d'être en parfaite communion.
_ C'est parce qu'il fait une bonne part du boulot, dit Angela avec un sourire. Et aussi parce que nous nous connaissons depuis toujours. Je le connais mieux qu'il ne se connaît lui-même et vis versa.
_ Alors, si je comprends bien, cela pourrait finalement être un avantage. Qu'elle sache tout de moi et que je sache tout d'elle.
_ Que sais-tu d'elle, demanda Angela, surprise. Elle voyait mal son amie discutait du Centre avec son protégé.
_ Dai Lan se souvient de l'endroit où sa sœur et elle ont été enfermées lorsqu'elles étaient petites. Elle m'a dit ce qu'on lui avait fait et comment Sorc'ha a essayé de les aider. Aucun des autres n'acceptent d'en parler, mais je suppose que c'est le même endroit où les gens vous ont fait du mal à Jarod, Sydney, Philippe, Ethan et toi. Et à Maman, ajouta-t-il encore.
_ Elle serait fière de celui que tu es devenu aujourd'hui, assura Angela avec sincérité. La jeune femme espérait juste que Bobby survivrait au réveil de Lyle.
_ Elle aurait aimé la famille que nous formons tous ensembles. Elle aurait aimé Sorc'ha. Bobby attendit que sa sœur acquiesce d'un signe de tête avant de continuer :
Angela, je l'aime vraiment. Je l'aime quand elle sourit, quand elle pique une colère, quand elle rit au lieu de pleurer. Je suis furieux à chaque fois que je pense à ceux qui lui on fait du mal, à chaque qu'elle se réveille au milieu de la nuit à cause d'un cauchemar et qu'elle va jusqu'au hamac de Merrique pour vérifier qu'elle est bien en sécurité. J'aimerai la prendre dans mes bras et lui dire que je serais toujours là pour elles et que je ne laisserai rien de mal leur arriver. Mais je n'ose pas parce que je ne suis qu'un gosse face à elle. Elle veille sur tout le monde, elle sait toujours quoi dire ou quoi faire, elle est diaboliquement intelligente et intuitive et en plus, c'est une super maman. Il n'y a pas vraiment de place pour moi dans sa vie.
_ Ne crois pas ça, dit rapidement Angela. Bien mieux que son jumeau, elle voyait les failles qui dessinaient les ombres du portrait extrêmement flatteur qu'il venait de faire de la jeune fille. Sorc'ha ne s'autorise aucune faiblesse, aucun ressentiment durable. Elle attend toujours le meilleur des gens. Et ça marche la plupart du temps, continua la femme brune en empêchant son jumeau de l'interrompre. Mais elle a besoin que quelqu'un lui dise quand s'arrêter et couvre ses arrières pour le cas ou cela tournerait mal. Tu peux te montrer très persuasif, reprit-elle après un silence. Et tu es un très bon tireur. Tu pourrais la rendre heureuse et la protéger d'elle-même et des autres. Mais il faudrait faire preuve...
_ de patience et de constance. Je sais, et je suis prêt. Mais je ne sais toujours pas comment le lui dire. Comment aimerais-tu que l'on te le dise, continua Bobby.
_ C'est pour cela que tu en as parlé à moi, plutôt qu'à Jarod, devina Miss Parker avec un sourire.
_ Et puis, parce que je trouve moins grave de me ridiculiser devant toi, plutôt que devant lui. Après tout, tu es ma sœur, expliqua-t-il comme elle lui lançait un regard interrogateur.
Une chaleur inconnue envahit la poitrine de la jeune femme et des larmes perlèrent au coin de ses yeux :
_ j'aurai tellement voulu que Maman te voit tel que tu es aujourd'hui !
_ Ne pleures pas, fit l'homme en la serrant dans tes bras. Elle continue à vivre en toi, en moi et en Ethan. Elle ne nous a jamais quitté. Lorsque tu me regardes, c'est comme si elle me regardait. Maman est toujours auprès de nous. Elle ne nous abandonnera jamais.
Une fois de plus, des voix indistinctes envahirent l'esprit de Miss Parker, approuvant les paroles du frère qui tentait de la réconforter.
_ Tu ne sais pas à quel point tu as raison, petit frère. Le mieux que tu ais à faire c'est d'y aller franchement . Au pire, elle te dira qu'elle te voit comme son petit frère, ajouta Angela, taquine, rappelant à Bobby la manière dont il avait éconduit Dai Lan.
_ Je pourrais y survivre, assura son jumeau en détachant le holster qui lui ceinturait la taille. Je nettoie mon arme et ensuite, j'irais ensuite me jeter à l'eau.
_ Vas-y maintenant avant que ton courage disparaisse, lui conseilla sa sœur en tendant la main vers le harnais de cuir. Je m'occuperais de ça pour toi.
Bobby avait toujours ressenti une connexion forte avec Sorc'ha. Mais au fur et à mesure qu'il avait passé davantage de temps auprès d'elle et que son apprentissage avec Jarod et Sydney progressait, il était devenu capable de prévoir sa localisation, son état d'esprit ce dont la jeune fille pourrait avoir besoin. Il avait constaté depuis longtemps que cette connexion était à double sens et même s'il en ignorer l'origine, il supposait avec raison que la voyante ressentait un intérêt certain à son égard. Mais le jeune homme savait que sa compagne accordait une attention semblable à toutes sortes de personnes et de choses dont un projet qui occupait la plupart du temps qu'elle ne consacrait pas à son suivi ou à Merrique. Il s'était rendu compte qu'elle allait même jusqu'à exploiter les insomnies qui suivaient ses cauchemars les plus violents. En tout et pour tout, la jeune fille ne devait pas dormir plus de quatre heures par nuit depuis près de cinq semaines. Elle compensait plus ou moins par des siestes durant les heures les plus chaudes de la journée, plongeant dans une inconscience libératrice. Ce fut dans cette position qu'il la trouva, recroquevillée en chien de fusil au creux de son hamac, vulnérable. L'homme s'arrêta, étonné. Jamais une telle pensée envers la jeune fille ne lui était venue à l'esprit. Sorc'ha, plus qu'aucun autre habitant du village suspendu, lui avait apporté la stabilité dont il avait besoin. Il avait toujours vu en elle la pierre angulaire de cette communauté disparate, le roc auquel tous s'accrochaient. Bobby peinait à intégrer cette fragilité qu'il venait de détecter à l'image de force tranquille qu'elle lui avait toujours offerte. Sorc'ha dut sentir sa présence car elle ouvrit des yeux encore embrumés de sommeil. Une lueur de frayeur y passa avant la jeune fille reprenne le contrôle de ses émotions. Bobby réalisa avec un temps de retard que l'ombre de sa haute silhouette avait du réveiller de pénibles souvenirs chez sa compagne. A nouveau, une flambée de colère et d'indignation monta en lui tandis qu'il s'accroupissait pour se mettre à la hauteur de Sorc'ha. Mais il ne pouvait rien y faire tout avait été réglé bien des années plus tôt, lorsque les voyants s'étaient échappés de l'endroit où ils étaient retenus prisonniers. C'était à ce moment-là qu'ils avaient exécuté leurs bourreaux...qui étaient donc maintenant hors de sa portée. Jamais il ne pourrait leur rendre la monnaie de leur pièce, venger celle qu'il aimait. A cette idée, sa fureur augmenta encore bien qu'il fit de son mieux pour la dissimuler à la jeune fille il savait que celle-ci n'apprécierait guère les pensées qui agitaient son esprit. Sorc'ha, pour sa part, se méfiait du visage impassible de son vis à vis bien qu'elle ne ressente aucune menace dans l'attitude de l'homme à ses cotés, cette expression ne lui rappelait que trop son ancien tortionnaire.
_ Je suis désolé je ne voulais pas te réveiller. Ni te faire peur, ajouta Bobby malgré lui.
_ Ce n'est pas ta faute. Je dors mal en ce moment...
La suite de l'explication ne parvint jamais jusqu'à la conscience de l'homme. Parce que la phrase précédente avait sonné faux. Le souvenir de ces mêmes yeux effrayés dans un visage encore marqué par les rondeurs de l'enfance l'envahit sans qu'il parvienne à en déterminer l'origine. Bobby envisagea quelques fractions de secondes que l'empathie qui les liait l'un à l'autre aurait pu lui suggérer la vision mais rejeta tout aussi vite cette possibilité : la vision avait l'intensité du vécu, même si elle ne correspondait à rien de ce dont il pouvait se rappeler. Lorsqu'il fouilla sa mémoire, il se heurta à nouveau à la muraille psychique qui fracturait son esprit en deux parts distinctes. Ce n'était pas la première fois, mais il n'avait jamais été tenté jusqu'à présent d'aller au-delà. La rage face à son impuissance revint en force, le poussant dans ses derniers retranchements. Seulement, lorsque le mur vola en éclats, il n'y eut rien d'autre qu'un monstre. Un monstre qu'on avait nourri de souffrance, de peur et de haine avant de le lâcher sur le monde. Un monstre qui était mort plusieurs fois et qui avait toujours fini par revenir à la vie. Un monstre qui avait son visage.
Sorc'ha comprit se qui se produisait au même instant. La jeune fille s'était préparée à ressentir à nouveau la terreur qu'elle avait appris à museler durant son emprisonnement au Centre, mais tout ce qu'elle ressentit fut une peine immense, à la hauteur de l'affection qu'elle avait fini par développer pour l'alter ego de Lyle.
_ Oh, Bobby, soupira la jeune fille.
_ Ne m'appelles pas comme ça !
_ Crois-tu que le fait que si je t'appelle Lyle, les choses deviendront plus claires dans ton esprit ? Je t'interdis de rejeter tout ce que nous avons construit ensembles ces dernières semaines.
_ Tu vas le dire aux autres, demanda Lyle, sans bouger.
_ Tu crois que dans l'état où tu es, tu pourrais faire illusion ne serait-ce qu'une seconde, se moqua gentiment Sorc'ha. La jeune voyante s'extraya d'un mouvement vif du hamac, sans laisser le temps à son vis à vis de reculer. Elle prit le visage de l'homme entre ses mains, le forçant à soutenir son regard : Je t'interdis de renoncer à ce que tu pourrais être, à la place que tu occupes parmi les nôtres. Tu n'as pas le droit de nous laisser tomber.
_ Maman ? Bobby ?
_ Tout va bien, Merrique, assura Sorc'ha, sans quitter son compagnon des yeux.
Les autres membres de la tribu accueillirent le réveil de Bobby Lyle de manière très variable. Les Yuri et Angelo ne changèrent rien à leur comportement par rapport à l'ancien prisonnier. Jarod et Sydney décidèrent d'un commun accord de laisser une chance à leur élève. Angela prit un peu de distance, Broots qui n'avait jamais vraiment baissé sa garde, redevint plus fuyant que jamais. Les voyants, pour leur part,adoptèrent des attitudes allant d'une extrémité à l'autre du spectre, en passant par une indifférence de principe. Mais même ceux qui récriminaient le plus fort, finirent par calquer leur comportement sur celui de Sorc'ha... et la jeune fille demeurait d'un calme olympien. Jarod chercha à déterminer les sentiments réels de son amie alors que celle-ci l'encourageait à profiter de cette période de calme relatif pour effectuer un voyage qui lui tenait particulièrement à cœur :
_ Jarod, tu ne dois pas te faire de soucis pour nous, finit par asséner Sorc'ha.
_ Mais Lyle... ça n'a pas marché, n'est-ce pas ?
_ Lyle était un sadique cannibale, Jarod. Il était prévisible que nous ne le changerions pas en mouton avec quelques beaux souvenirs. Je vais profiter de votre absence pour faire le suivi poste-opératoire, expliqua la jeune fille, malicieuse.
_ Tu es vraiment sûre, insista le Caméléon.
_ Oui. Tu as du attendre trop longtemps, et je t'avais promis de tout faire pour que tu la retrouves. Ce n'est pas pour t'empêcher maintenant d'aller rejoindre ta mère. Emmène l'autre rejeton de la famille Parker avec toi et laisse-moi m'occuper de celui-ci. C'est moi qui ai voulu lui donner sa chance à moi de faire en sorte qu'il la saisisse. La jeune voyante était très sérieuse à présent.
Jarod l'embrassa sur les deux joues, avant de se précipiter vers la terrasse supérieure où se trouvait Miss Parker. La voyante sourit devant le bonheur évident de son ami avant de se mettre en quête de Merrique la fillette avait décidé ce soir-là de faire de la résistance et avait échappé à l'œil maternel peu avant que celle-ci tombe sur Jarod. Sorc'ha s'apprêtait donc à passer le village au peigne fin afin de remettre la main sur sa progéniture, quand elle aperçut la haute silhouette d'un homme sortir de l'ombre, la fillette aux longues boucles cuivrées blottie contre sa poitrine. Son cœur fit un bond dans sa poitrine lorsqu'elle le reconnut :
_ Elle s'est endormie le temps que je la ramène, expliqua Lyle, en plongeant ses yeux dans les siens.
Devant le trouble qu'elle lisait dans son regard, Sorc'ha résista à la tentation de lui arracher leur enfant. Il ne lui avait fait aucun mal la petite était parfaitement en sécurité dans les bras de son père.
_ Alors, chut, fit-elle en posant un doigt sur ses lèvres. Elle s'appuya légèrement sur son épaule pour embrasser la fillette aux yeux clos et à la respiration paisible. Viens, allons la coucher. Tu pourras rester si tu le veux.
_ Il n'y a que moi qui trouve bizarre de voir ces trois-là partir ensembles, demanda Miss Parker, prenant la petite assemblée à témoins.
_ C'est sa fille. Et Sorc'ha a fait beaucoup pour l'aider, n'est-ce pas, remarqua Maria avec une naïveté désarmante.
_ Effectivement, lâcha Sydney, rompant le silence consterné qui régnait. Michelle, nous devrions les imiter.
_ Oui, il y aura encore beaucoup à faire demain, fit Nicolas en entraînant Maria.
_ Je sais que tout le monde trouve que ce …. enfin, cet homme a fait beaucoup de progrès, mais il gèlera en enfer avant que je le laisse approcher Debbie, annonça Broots avant de s'éloigner à son tour.
_ Les voix sont heureuses de le voir avec Sorc'ha. Surtout celle de Maman, précisa Ethan comme ses demi-frère et sœur se tournaient vers lui. Elles disent qu'il trouvera l'équilibre auprès de la voyante. Elle sera pour lui ce que vous êtes l'un pour l'autre.
_ Un perpétuel sujet d'inquiétude et une source d'ulcère perforant, ironisa Miss Parker.
_ Tu n'en penses pas un mot, affirma tendrement Jarod en l'étreignant. Il faut que nous préparions de quoi faire un petit voyage dans l'hémisphère nord.
_ Pour retrouver ta maman, demanda Ethan, davantage comme confirmation que comme question.
_ Oui, nous la retrouverons, assura Jarod, un grand sourire illuminant son visage. Là où tout a commencé.
Miss Parker se tendit instinctivement, comme si elle devinait une menace invisible :
_ Oh mon Dieu ! Ne me dis pas que …
_ Elle est revenue à Carthis, confirma Jarod, l'étreignant encore plus fort, ce simple contact faisant s'évanouir les mauvais souvenirs et les cauchemars qui l'avaient tourmentée jusqu'à ce que la voyante vienne la chercher. Et nous serons enfin tous réunis.
