Bonjour à tous chers lecteurs et chers « revieweurs », je dois dire que j'ai été très surprise de recevoir un si grand nombre de reviews pour le chapitre précédent et je suis vraiment contente qu'il vous aie tant plu et j'espère que j'aurais encore beaucoup de vos reviews pour ce chapitre douze, ça m'encourage beaucoup et ça fait tellement plaisir… Je dois dire que je suis assez fière de ce chapitre et j'espère qu'il vous plaira toujours autant… Les choses avancent un peu mais Olympe et Remus ne sont pas encore près de former un « vrai couple »…

Place à la suite et merci à tous pour vos encouragements ! Bonne rentrée à ceux qui rentrent cette semaine et bonne fin de vacances à ceux qui comme moi prolongent jusqu'à la mis septembre.

Chapitre 12

Nous étions mercredi et nous n'avions pas encore mis en application nos résolutions… La fin des vacances de Noël approchait et il fallait vraiment que je me décide à quitter ce studio qui devenait moins que salubre, hormis le problème d'eau chaude et de chauffage, des taches d'humidité étaient apparues sur les murs et au plafond, et avec la pluie incessante, l'eau s'infiltrait à certain endroit alentour de la fenêtre. Il fallait vraiment que je quitte ce taudis mais je n'avais même pas ouvert la gazette pour lire les petites annonces et d'après ce que j'avais compris Olympe non plus, d'ailleurs.

J'avais été faire un remplacement au super marché où je travaillais d'habitude le week-end, et comme tous les mercredi après midi, malgré le fait que nous vivions ensemble, je devais retrouver Olympe dans un café sur le Chemin de Traverse. Je poussais la porte du pub et balayais la salle du regard. Je trouvais rapidement Olympe, elle était assise dans le fond de la salle, un journal qu'elle ne lisait pas ouvert devant elle, mâchonnant un stylo l'air rêveur. Je marchais jusqu'à sa table et m'asseyais face à elle.

- Hello… Dis-je.

- Coucou ! Dit-elle. Heureusement que t'arrives, le garçon derrière le bar n'arrête pas de me lancer des petits clins d'oeils et il est déjà venu voir trois fois si je ne me sentais pas trop seule… Je n'arrivais pas à m'en débarrasser…

- Je pensais que tu voulais te trouver un mec sympa et vivable et t'installer chez lui… Il a peut-être un super appart !

- Déjà c'est le plan B au cas où je ne trouve pas d'appart et puis, lui, il est déjà recalé… Il est trop pot de colle ! Soupira-t-elle.

Je ris et jetais un œil à la page de journal qui était ouverte, les annonces immobilières, elle avait entouré plusieurs articles. J'eus un petit pincement au cœur sans trop savoir pourquoi. Le garçon revint prendre les commandes avec un petit air déçu sur le visage.

- Un chocolat chaud avec beaucoup de chantilly. Annonçais-je.

- Et moi une boule vanille, deux boules moka avec de la sauce caramel et de la nougatine… Et de la chantilly aussi… Plein… C'est tout !

- T'as un appétit féroce. Comment tu peux t'enfiler des glaces comme ça… On est en janvier, il fait caillant dehors…

- Ben j'sais pas moi, j'aime ça c'est tout ! Tu t'enfiles bien des carrés de chocolat à longueur de temps… Je ne t'enquiquine pas pour autant !

Le serveur revint avec la glace d'Olympe dans une grande coupe qu'il déposa devant elle, la glace était énorme. Il déposa mon chocolat devant moi. La tasse était remplie seulement au trois quart, la boisson était à moitié tiède et il ne m'avait pas mis de chantilly. Je levais la tête pour protester mais il avait déjà disparu derrière le bar où il essuyait énergiquement des tasses. Encore un qui ne supportait pas d'avoir un rival, si on pouvait dire que j'étais un rival… La situation faisait beaucoup rire Olympe, en tout cas.

- Tu l'as dragué comme une folle pour qu'il réagisse comme ça ?! Dis-je en lui piquant de la crème chantilly.

- Même pas ! Mais bon, que veux-tu, des filles belles, intelligentes, drôles et hyper glamour comme moi y'en a pas beaucoup ! Affirma-t-elle sur un ton pompeux.

- Ce n'est pas la modestie qui t'étouffe, apparemment…

Elle rit et remit ses cheveux derrière ses oreilles, elle était tellement belle quand elle faisait ce simple geste.

- Tu as mieux tenu tes résolutions que moi, comme je vois… Dis-je en désignant le journal.

- Oui et non, je viens juste de commencer à regarder, j'ai vu deux ou trois trucs qui pourraient convenir et qui sont dans mes prix.

-Ah c'est chouette… Quand vas-tu visiter ?

- Hé bien il y'en a un qui n'est pas très loin d'ici, les visites commencent dans une demi-heure. Je me disais qu'on pouvait peut-être passer si tu n'as rien d'autre à faire ! Elle bu dans mon chocolat et une fine marque de la boisson s'inscrivit sur sa lèvre supérieure.

- T'as raison il est froid ! Ce n'est pas professionnel du tout ça. Ajouta-t-elle.

Moi, je ne l'écoutais plus je n'avais qu'une seule envie, l'embrasser et voir quel goût auraient ses lèvres avec du chocolat.

- Rem, tu ne m'écoutes pas là… Allo la Lune, ici la Terre... Pas de connexion ! Remus Zacharie Lupin, veuillez répondre, nous avons détecté un problème technique sur votre appareil ! Houston, on a un problème… Fiooooooou ! Scraaatch ! BOUUM !

- Excuse-moi ! Dis-je en sortant de mes rêves. J'étais ailleurs…

- Je n'avais pas remarqué, tiens…

- T'as du chocolat sur la bouche… Que disais tu ?

- Je te demandais, si ça te dérangeait qu'on passe voir le studio. Dit-elle en s'essuyant la bouche.

- Non, bien sûr que non…

- Super ainsi, j'aurai un deuxième avis !

Elle termina son énorme glace et nous sommes sorti dans la rue, on a regardé les vitrines tout en se dirigeant vers l'adresse indiquée, il avait commencé à neiger et des flocons blancs venaient s'agripper dans les cheveux d'Olympe. Je la trouvais mignonne comme ça. On est arrivé sur le pas de la porte d'une maison apparemment divisée en plusieurs studios. La visite avait été rapide, une dame qui avait l'air d'être la concierge nous a fait faire le tour du minuscule studio, qui niveau salubrité et confort valait le mien. On n'est ressorti pas très convaincu. Olympe s'est appuyée contre le mur de la bâtisse et a soupiré. Je me suis approché d'elle pour remettre une mèche de ses cheveux blonds derrière son oreille en lui souriant pour la réconforter car elle avait l'air d'être un peu déçue.

- Ce n'est que le premier Olympe… Ne sois pas triste ! Il faut parfois en visiter des dizaines pour trouver quelque chose de correct.

Elle passa ses bras alentours de ma taille et blottit son visage dans mon cou. Son nez était froid contre ma peau.

- Je sais mais…

- Mais… L'encourageais-je.

- Mais je ne sais pas, je me rends compte que ça ne va pas être facile et que j'aurais dû m'y mettre plus tôt.

- Tu es si pressée que ça de me quitter, ma belle ?

- Nan, pas du tout, mais bon, j'empiète sur ton espace vital et ça doit pas être facile pour toi de ne pas avoir d'intimité…

Je caressais ses cheveux et entortillais une mèche alentour de mon doigt, de l'autre main je relevais son menton pour voir son visage. Elle était belle même avec ses lèvres bleuies et ses pommettes rougies par le froid. J'ai caressé son visage, elle se laissait faire, soupirant d'aise contre moi et sans savoir pourquoi j'ai posé mes lèvres sur les siennes, tendrement et beaucoup plus sagement que la dernière fois, à peine trois ou quatre secondes. Je rompis le baiser et elle remit son visage dans le creux de mon cou, soupirant encore. Je la serrais contre moi. Elle semblait réconfortée, c'est tout ce que je voulais. Je souris, la situation nous semblait si naturelle et en même temps elle ne l'était pas. Je n'attendais rien d'elle et elle n'attendait rien de moi, j'adorais ça, tout simplement.

- Reste tant que tu voudras, O'. Même si la situation actuelle est un peu difficile à vivre parfois, je ne suis pas pressé de te quitter.

- Merci… J'ai envie de rentrer à la maison, Rem…

Je la lâchais et on s'est remis à marcher pour rejoindre le Chemin de Traverse, je voulais juste acheter un livre que j'avais vu dans une vitrine avant de rentrer. Olympe marchait à côté de moi, regardant les façades des maisons.

- Regarde Rem, il y'a un appartement à louer là. Dit-elle soudain.

Je regardais la façade qu'elle m'indiquait, c'était une veille maison comme toutes les maisons du Londres Sorcier.

- Appartement meublé à louer, visite sur demande, sonner et entrer. Lis-je. Il n'y a pas d'indication de prix mais on peut toujours aller voir.

- Je ne perds rien à y aller, juste un peu de temps.

Olympe sonna et on est entré dans un petit hall où se trouvait simplement un escalier en bois très étroit. Une dame apparut et nous sourit gentiment.

- Bonjour. Que puis-je faire pour vous ?

- Bonjour, nous voudrions visiter l'appartement. Dis-je poliment.

- Hé bien, c'est à l'étage. Je vais chercher la clé.

Elle disparut et revint quelques instant plus tard. Nous montâmes l'escalier à sa suite. On est arrivé sur un petit palier où ne se trouvait rien d'autre qu'une porte en bois. Elle nous a ouvert et nous sommes rentrés dans un salon/salle à manger. La pièce n'était pas très grande mais lumineuse, les murs étaient simplement peints en blanc et dans le prolongement de la piéce se trouvait une petite cuisine, dans le salon il y avait un escalier en colimaçon qui devait monter au deuxième étage de la maison.

- Ce n'est pas vraiment un appartement comme vous pouvez le remarquer, mais depuis que je suis devenue veuve la maison est beaucoup trop grande pour moi, alors je n'habite que le réez de chaussée et je loue les deux étages. C'est une mini maison en quelque sorte. Je vais vous montrer l'étage.

Elle s'élança dans l'escalier et nous l'avons suivie. A l'étage se trouvait simplement un couloir avec une chambre sur notre gauche et une salle-de-bain sur notre droite.

- Il y a encore une petite pièce après la chambre, elle peut servir de bureau ou de chambre d'ami mais elle n'est pas meublée. Expliqua t'elle.

Je regardais Olympe qui avait l'air emballée mais me fit un petit sourire triste, la maison était réellement agréable quoi que petite mais elle avait un certain charme. Hélas Olympe n'aurait jamais su joindre les deux bouts en louant un appart comme celui-ci avec son salaire d'étudiante.

- Et au niveau du loyer… Vous demander quoi ? Dit Olympe s'attendant à une somme rondelette.

- Cent cinquante Galions. Dit la veille dame.

- D'accord et bien je vais réfléchir… Dit Olympe. Merci beaucoup.

On est redescendu, on a salué la dame et nous sommes sorti dans la rue. Elle n'a pas pipé mot jusqu'au moment ou nous sommes rentré chez nous. Elle s'est allongée sur le lit l'air pensif. Finalement je me suis décidé à prendre la parole.

- Tu l'as trouvé comment l'appartement ? Demandais-je.

Elle fit un petit sourire triste.

- Très bien, vraiment chouette. C'est le genre d'endroit dans lequel je pourrais vivre mais bon… Cent cinquante galions… Ce n'est pas vraiment cher pour ce que c'est mais c'est un peu trop cher pour moi…

- Je sais, mais bon arrêtes d'y penser, ne te fais pas mal cœur… Tu trouveras autre chose… Et moi aussi, j'espère ! Une étincelle passa dans ces yeux mais elle ne dit rien. Ca te dit d'aller au cinéma ce soir ? Je t'en dois toujours un pour ton anniversaire.

- Ca dépend ce que tu me proposes et si j'ai droit à une glace à l'entracte…

J'ouvris la page cinéma du Daily Miror, et cherchait le cinéma londonien le plus proche.

- Je te jure toi et tes glaces… Soupirais-je.

- Et toi et ton chocolat… Répliqua-t-elle. Pire qu'une nana déprimée ! Je vais vraiment commencer à croire que tu aimes les hommes !

- Quand je te le dis… Alors, trêve de badineries, ce soir à l'Odéon, il y'a Midnight Express…

- Ca parle de quoi ? Demanda-t-elle.

- Un type qui veut faire sortir du haschich de Turquie, il se fait coincer et se fait condamner à perpette pour l'exemple.

- Ouais, c'est ça et puis il veut essayer de s'enfuir et je parie qu'à la fin il se fait tuer… Laisses tomber, ça me donne déjà envie de pleurer…

- C'est moi la nana déprimée mais je te consolerai après si tu veux !

- Aucun doute là-dessus, je te fais confiance… Quoi d'autre sinon ?

- Les aventures de Bernard et Bianca !

- Ah, oui les deux petites souris… Elle commença à entonner la chanson phare du film :

« SOS société,

Nous sommes là pour vous aider,

Quelques soient vos problèmes,

Nous les réglons nous même »

- Merci pour ce petit intermède musical ! Tu l'as déjà vu on dirait et apparemment ça t'a marqué ! Dis-je en riant. Sinon il y'a Grease avec John Travolta… Je savais exactement à quelle réaction j'allais avoir droit.

- Oh oui, oh oui, oh oui… Rem' s'il te plait, s'il te plait… Supplia-t-elle.

- Généralement c'est en faisant autre chose que je fais autant d'effet aux filles… Mais bon…

- T'en rate pas une aujourd'hui toi, tu fréquente trop Sirius ! Protesta-t-elle en me mettant une petite claque sur la tête. Allez, s'il te plait j'ai trop envie de le voir…

- Tu sais que j'ai une sainte horreur des comédies musicales ?

- S'iiil te plaaaiiiit…

- C'est bien parce que c'est pour ton annif, j'espère que tu es consciente de l'ampleur du sacrifice… Dis-je l'air vraiment sérieux.

- Tout à fait consciente, monsieur…

Elle éclata de rire, d'un rire qui me fit fondre. Elle mit ses chaussures et enfila sa veste en un temps record. Les filles pouvaient finalement être prête très rapidement, il fallait un « beau mec » sur grand écran à la clé. Elle attacha ses cheveux en une queue haute et m'annonça qu'elle était prête. Je la pris par la taille avant de transplanner dans une petite ruelle pas très loin du cinéma. On a acheté deux billets et s'en est suivi une heure trente de pure torture pour mes oreilles supers sensibles, Olympe est restée scotchée à l'écran et n'a même pas réclamé de glace à l'entracte, pour vous dire l'effet que le film lui a fait. Elle est ressortie de la salle toute guillerette et je n'ai pas eût le cœur de lui dire que j'avais vraiment trouvé le film nul. On s'est mis à marcher vers la ruelle où on était apparu.

- T'en as pensé quoi ?

- Euh ben euh… C'est un film de midinette quoi !

- Un film de midinette ?! N'importe quoi ! Je te parie que dans trente ans on en parle encore de ce film, il va devenir culte !

- J'irais pas jusque là, mais bon, je suis content que ça t'ai plu. Dis-je en baillant, je m'étais vraiment ennuyé.

Olympe ne pu s'empêcher de me faire un petit remake de la scène finale en esquivant quelques pas de danses.

"You're the one that I want.
You, o,o, oo, honey.
The one that I want.
You, o,o,oo, honey »

Des passants se retournèrent sur nous dans la rue.

- Euh désolé, elle a pas l'habitude de sortir, que voulez-vous… Dis-je sur un ton d'excuses mais en riant quand même. Olympe… Tu n'es pas croyable ! Soupirais-je.

- Oh, je ne fais que rire ! Dit-elle en arrêtant de faire le pitre.

- Moi qui pensais que les serdaigles étaient sages et sérieux.

- Rumeur infondée, vraiment, on n'a jamais trouvé qui était à l'origine de cette ineptie.

Elle s'arrêta en plein milieu de la rue et passa ses bras alentour de mon cou.

- Remus, tu veux vivre avec moi ? Dit-elle de but en blanc.

- C'est ce que je fais déjà…

- Non, je veux dire dans un vrai appartement. On continue, comme maintenant, mais pas dans un taudis, dans un truc plus grand, plus confortable, plus intime mais toujours ensemble.

Je réalisais soudain ce qu'elle me proposait et j'en étais abasourdi. C'était tentant, vivre dans quelque chose de plus grand et de plus confortable, avec un loyer divisé en deux… et surtout avec elle. Mais il y'avait aussi des inconvénients, comment allais-je lui expliquer pourquoi je disparaissais deux jours chaque mois, et puis vivre avec elle s'était carrément prendre le risque de tomber raide dingue d'elle, encore plus…

Elle me fit ses yeux de cockers auxquels je ne pouvais pas résister.

- Ne fais pas ça O'…

- Je ne fais rien… Dit-elle sur un ton innocent.

- Si, tu me fais les yeux doux… Tu sais très bien que je ne sais pas dire non quand tu fais ça et je dois réfléchir un peu…

Elle n'arrêta pas pour autant. Je repensais un instant à ce que Sirius m'avait dit le jour du nouvel an… « Laisses toi vivre ».

- Oui ! Dis-je tout d'un coup après une minute de réflexion.

- Oui ? Dit-elle un sourire aux lèvres.

- Oui… Mais avec chacun sa chambre…

- Oui ! Oui ! Oui ! Hourra ! Cria-t-elle dans la rue avec un geste de victoire. Je posais ma main sur sa bouche pour qu'elle se calme.

Une voiture s'engagea dans la rue et se mit à klaxonner car nous étions au centre de la chaussée, attirant encore plus les regards sur nous. J'éclatais d'un grand rire suivi par Olympe.

Pourquoi refuser, la vie était tellement douce avec elle…

Fin chapitre 12

Voilà j'espère que Grease n'était pas un choix de film trop cliché (il est vraiment sorti en 1978) et que certain passage ne vous ont pas paru trop lourds ! N'hésiter pas à me donner votre opinion, merci et à bientôt !