tytyetromi : tout d'abord, merci pour ta review. Tu fais quand même partie des rare à m'en avoir écrit une. Merci pour ton compliment, j'avoue, j'ai sourit. J'ai pas mal d'idée pour la suite donc tu peux être sûre que le syndrome de la page blanche ne m'atteindra pas une fois Poudlard terminé. Sous tes conseils j'ai été corriger plusieurs fautes dans les chapitres précédents et comme tu le remarquera ce chapitre est deux fois plus long que d'habitude. Je pense maintenant garder cette grandeur pour mes chapitres. Encore une fois merci beaucoup, et BONNE LECTURE !
Chapitre 6: nightmare
Lorsque Harry renta chez lui cet été-là, tout espoir de s'en sortir l'avait déserté.
En rencontrant Remus, un ami de son père, Harry avait été surpris, puis il s'était mis à apprécier cette idée. Ensuite, il avait appris que Sirius Black qui était en fait son parrain, ne voulait que son bonheur, une vrai bouée d'air frais. Il avait tout oublié, tout son cauchemar était devenu ce qu'il était, un cauchemar. Et une fois réveillé, il n'y pensait plus. Avec Sirius ça avait été tellement simple.
Mais, il s'était lourdement trompé et il en avait tellement honte. Personne ne s'intéressait à lui. Son oncle le lui avait pourtant dit lorsqu'il était petit, personne ne voulait de lui. Sauf qu'il avait pensé que c'était parce qu'il était en prison que son parrain n'avait pas pu veiller sur lui.
Mais il semblerait qu'il se soit mépris. Son oncle était le seul a ne pas jouer de faux semblant. Harry avait peur, peur de ne plus croire personne d'autre que son oncle. Son esprit était déjà complètement pété, mais il était terrifié par l'idée de son oncle comme seul repère. Remarque quand il y pensait, cet homme avait toujours été sa seule constante, son seul repère, le centre de son monde. Un jour son oncle le rendrait fou. Ce n'était pas une peur, juste un fait, un jour son cerveau claquerait entre les mains de son oncle et ce n'était plus qu'une question de temps.
Ce serait tellement simple de se laisser aller. Son oncle le lui a déjà dit des millions de fois, il suffirait qu'il lâche prise. Juste, qu'il lâche prise. Cela faciliterait tant les choses, et il arrêterait d'imaginer cette foutue lumière au bout du tunnel qu'était sa vie. Si c'était pour se prendre une claque encore plus grosse à chaque fois, à quoi ça sert d'espérer, de lutter. Il était fatigué de vivre en apnée dans cette eau glaciale, d'avancer dans le noir qui s'étendait toujours plus vaste devant lui en cherchant désespérément une porte de sortie. Il n'en existait aucune, et il le savait à présent. Mais il savait aussi que le jour où il cesserait de se battre serait le jour qui marquerait sa perte. Ou peut être serait-ce sa libération. Après tout ne dit-on pas que c'est lorsque l'on ouvre la bouche et que l'eau entre que la douleur disparaît? Et s'il se laissait aller, juste pour cette fois?
Le monde ne cesserait pas de tourné juste pour un été, après tout. Oui, il ne cesserait pas de tourner pour lui. D'accord, juste lâcher prise, ça sera tellement facile.
Harry en était là de ses réflexions, alors que sont oncle avait quitté la chambre depuis une bonne heure déjà.
Il s'endormit.
Il ne lui fallut que quelques heures pour qu'il se réveille en sursaut. Tout son dos dégoulinait de sueur, et des mèches de cheveux lui collait au front. Des bribes de son rêves encore devant les yeux, il essayait de respirer calmement. Mais il avait beaucoup de mal, car ce n'était pas juste un rêve, non, c'était des souvenirs.
Son esprit tordu avait cru bon de rappeler à sa mémoire cet épouvantard de malheur qui s'était transformé en détraqueur face à lui. Au début, il avait eu peur de passé devant tout le monde parce qu'à chaque fois qu'il imaginait ce qui lui faisait le plus peur, une image de son oncle apparaissait devant ses yeux. Mais personne ne devait savoir, alors il avait penser à se défiler. Puis la vision du détraqueur s'était imposé à son esprit.
Et lorsque son tour fut venu, il lui fut facile de repenser à ce moment dans le train où il avait croisé ce détraqueur qui avait fait remonter à sa mémoire toutes les putains de fois où il s'était fait baisé comme une chienne par ce connard.
Mais cette fois il n'y avait aucun filtre. Rien pour l'empêcher de tout revivre. Toutes ces fois où son esprit s'était fait la malle, pour rien. Il avait tout revécu et au première loge en plus.
Il se pencha par dessus le lit pour vider son estomac, de toute façon tout serait nickel avant le matin. Il se rallongea sur le dos sans se soucier de l'odeur nauséabonde et laissa son esprit dériver vers d'autres souvenirs.
Cette année, Ron l'avait tanné sur les filles qu'il trouvait ''super belles''. Lui ne leur trouvait aucun attrait, elles étaient gentilles tout au plus. Les garçons représentaient quand à eux une source de peur toujours plus grande. Pas qu'il n'avait pas confiance en ce monde qui lui offrait cette sécurité précaire, mais plus les garçons du dortoir commençaient à lui parler sexe et plus il avait peur que cette protection ne vole en éclat.
Ici, il n'avait aucune question à se poser. Il savait à quoi s'attendre de tous et n'était jamais vraiment surpris de rien. Enfin sauf peut-être de son oncle, qui adoptait un comportement de plus en plus étrange. Ce soir, il lui avait répandu de l'huile dorée sur le corps en lui disant qu'ainsi, il semblait couvert d'or. Il l'avait fait prendre des poses toujours plus langoureuses et ne l'avait pas pénétré une seule fois. Harry se posait des questions sur ce qui pouvait pousser cet homme à ne plus lui faire mal. Déjà l'été dernier il avait été perdu. De possessif maladif et violent il était passé à gentil tonton qui faisait des cadeaux à son neveu préféré avant de repasser à psychopathe tordu.
Il se demandait ce que son oncle lui réserverait cet été. Bref, le temps n'était plus à la réflexion, il fallait qu'il aille prendre sa douche s'il ne voulait pas prendre du retard ce matin. Il n'avait pas vu le temps passé et il serait bientôt l'heure de se réveiller pour tante Pétunia. Il fit un rapide tour sous la douche avant de descendre prendre de quoi nettoyer la tâche de vomi qui maculait le sol de sa chambre.
Heureusement son oncle se rappelait à chaque fois, de laisser les verrous de sa chambre ouverts dès qu'il partait.
Une fois le sol nettoyé, il redescendit à la cuisine pour ranger les produits d'entretien. Et voyant la pendule afficher 6h55, il se dit qu'il était temps de préparer le déjeuner puisque sa tante et son oncle n'allait pas tardé à se lever.
Tante Pétunia entra dans la cuisine une demi-heure plus tard, surprise de le trouver là. Elle avait dut oublier qu'il était de retour. Elle en profita donc pour s'asseoir tranquillement à la table de la cuisine et le regarder calmement s'activer autour des fourneaux.
Au moment où elle ouvrit la bouche, Vernon entra dans la cuisine, vêtu de son pyjama à rayures noir et blanc. Harry lui tendit son café et se retourna vers les différentes poêles pour les sortir du feu.
