-Louie est fâché contre moi?
-Bien sûr que non! Pourquoi il devrait l'être?
-Parce que c'est lui qui m'emmène à l'école d'habitude.
-Ca te dérange que ça soit moi?
-Nooon!!
S'en suivit un rire joyeux, son rire de cristal qui sans problème illuminait toute une journée. Elle me prit la main avec force au moment de traverser la route.
-Pourquoi Louie et papa se sont disputés hier?
-Parce que Louie ne fait pas toujours ce que Papa veut. Et que Louie a tendance à le faire exprès.
-JE comprends pas.
-C'est normal. Tu es trop petite. Tu comprendras tout ça quand tu seras plus grande.
-Waouw... j'imagine déjà tout ce que je vais savoir quand je serais grande. J'en suis sûre, je serais très intelligente.
-Je crois aussi. Surtout si tu ne te calme pas au niveau de ta curiosité.
-Papa dit toujours que c'est le plus utile de tous les défauts.
-Ca lui ressemble bien.
Angélina s'arrêta net et pointa du doigts la masse de gens qui s'étaient attroupés un peu plus loin.
-Regarde Danny! Qu'est-ce qu'il se passe?
-Je sais pas... il y a peut-être eu un accident!
-On va voir?
-et quoi encore... Mademoiselle Messer, vous allez être en retard à l'école, et par la même moi aussi. Je te signale que j'ai le chemin inverse à faire pour aller au collège.
-S'il te plait!
-Rien du tout! De toute façon, d'ici demain, tout le quartier sera au courant de ce qui se passe. Et si j'apprends quelque chose, tu seras la première à qui je le répèterai.
-Tu promets!
-Je te le promets.
Nous arrivions enfin devant l'école d'Angie. JE lui lâcha la main et lui donna son sac à dos. Elle enroula ses bras autour de mon coup et serra bien fort, en guise d'au revoir.
-J'aime quand tu m'emmènes! Avoua-t-elle. Tu me cherches cette après midi?
-Non! Ce sera maman. Normalement elle sort plus tôt du travail aujourd'hui.
Elle vit une de ses copines plus loin et couru la rejoindre en vitesse. Sur le chemin elle se retourna et voyant que je n'avais pas bougé, elle me fit un petit signe de la main puis y déposa un baisé qu'elle fit s'envoler d'un souffle.
Je souris, et avec un mouvement négatif de la tête, je fis demi tour pour à mon tour rejoindre mon collège.
Dans la journée, j'appris par le grand frère d'un ami, qu'une petite fille avait été retrouvée sauvagement assassinée à l'endroit où le matin Angélina avait vu le groupement de curieux. Lorsque le soir je suis rentré à la maison, elle y était déjà. Je n'avais même pas eu le temps de déposé mon sac dans ma chambre qu'Angie y était déjà. Elle se lança sur le lit de Louie, et s'installa. Son regard était triste, et son silence inquiétant. Alors, je me suis assis à côté d'elle:
-Qu'est-ce qu'il t'arrive?
-La police est venue à l'école cet après-midi. Elle a posé de questions à nos maitresses.
-Ah bon?
-Il y a une fille de mon école qui est morte.
-Oh!