Coucou !
Un grand merci pour vos reviews et bienvenue aux nouveaux lecteurs ! Merci à pop12 pour son message de menace si je ne publiais pas le prochain chapitre ! C'était flippant mais gratifiant !
Et maintenant, chers lecteurs c'est la partie qui demande une extrême concentration. Je déclare donc officiellement ouverte la super alerte guimauve ! Qu'est ce que c'est ? Et bien c'est fort simple en vérité. En tant que lecteur, vous avez le droit de déclencher le super buzzer guimauve ! Un moment trop cliché ? ON BUZZE ! Une niaiserie ? ON BUZZE !
Bon, c'est tout de même sensé être un chapitre empreint à une grande réflexion existentielle donc, on enlève ce petit sourire aux lèvres, on sort le mouchoir et on met une musique de dépressif pour bien être dans le thème !
Bonne lecture !
L'affre du loup-garou
Ce n'était pas possible... Juste un cauchemar... Un horrible cauchemar auquel elle ne parvenait à réchapper... Se souvenir de toutes ces fois où Remus l'avait touché. Se souvenir ce toutes ces fois où il lui avait sourit. Finir par se demander qui il était. S'il mentait. Se jouant de ce monde qui l'entourait, tel un loup se complaisant parmi un champ de brebis. Et puis sentir les larmes revenir. Les sentir lui brûler la peau. Se demander pourquoi elle n'arrivait à étouffer cette douleur qui lui broyait les entrailles.
Traversant les couloirs en de grandes enjambées, Eilya marchait vers la bibliothèque. Là-bas elle aurait sa réponse. La bibliothèque de Poudlard avait une section contenant des archives du ministère.
Eilya avait passé une nuit effroyable, ses pensées se bousculant, sa conscience reniant l'évidence même.
Alors, un bouquin étroitement enlacé contre sa poitrine, les yeux rivés sur le sol, Eilya fendait la foule, osant remonter le courant d'élèves qui allait dans la grande salle. Et perdue dans ses pensées, elle restait indifférente aux babillages de la cohue. Inébranlable face aux coups de coudes et d'épaules égarés parmi les élèves.
On était dimanche. Pas de cours à écouter. Pas de notes à prendre. De discussions à suivre. Rien. Juste elle et ses peurs.
Une main se posa alors doucement sur son épaule, la faisant sursauter.
C'était lui. Il se tenait là, devant elle. Le flot humain les contournant tandis qu'ils se regardaient, immobiles. Comment Remus pouvait il seulement la fixer avec cet air si doux ? Cette douceur su regard qu'elle aimait tant ? Mais elle ne savait plus..., haleta t-elle en reculant doucement.
- Eilya, s'enquit il dans un petit froncement de sourcils. Tu vas bien ?
Tournant les talons, elle allait partir lorsque Remus la retint par le bras. Prise d'une violente peur, elle se dégagea brutalement, la respiration saccadée, baguette en main.
Remus restait là, la dévisageant d'inquiétude. Pourquoi avait elle peur ? Comme si le fait qu'il la touche la brûlait... Comme si il la dégoûtait... Et pris d'une subite terreur, il laissa échapper un gémissement plaintif, une douleur naissante l'étouffant. Savait elle ? Les battements de son coeur semblant résonner dans tout son être tel le glas annonçant la fin, il sentait sa respiration se faire de plus en plus saccadée à mesure que les pensées s'entrechoquaient dans son esprit. Il... Il avait été vigilent ! Aucune parole ! Rien !
Ses mâchoires se crispaient. Les jointures de ses mains blanchissaient. Il ne parvenait à maîtrises de petits tremblements. Il fallait qu'il la touche. Qu'Eilya lui dise que tout irait bien.
Alors, avançant lentement, son regard solidement ancré, il marchait en rythme avec l'écho des battements de son coeur. Et alors qu'il commençait à tendre la main vers elle, elle se dégagea de nouveau dans un tremblement.
Eilya ne pouvait pas lui parler. Ne voulait pas lui parler. Malgré les incessantes paroles réconfortantes de sa raison, sa peur venait inlassablement l'évincer. Elle s'enfuit alors vers la bibliothèque, laissant Remus se faire engloutir par le flot humain.
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Eilya tentait tant bien que mal de réprimer un sanglot.
Elle avait parfaitement conscience d'avoir blesser Remus. Son regard d'habitude si doux, s'était voilé d'une tristesse contenue. Il s'était inquiété pour elle.. Mais la seule chose intelligente qu'elle avait réussi à faire était de l'avoir repousser. Le repousser comme si elle allait se faire bouffer.
Merlin... Elle était décidément d'une stupidité affligeante, se maudit elle en essuyant rageusement une larme égarée. Alors qu'elle rejoignait les étagères contenant des archives du Ministère de la magie, les mots de McGonagall ne cessaient résonner douloureusement à sa mémoire.
...Toute vérité n'est pas toujours bonne à savoir...
Merlin... Comme elle aurait voulu ne pas savoir. Elle n'était qu'une débile profonde. Remus lui avait clairement fait comprendre qu'il ne voulait pas que l'on découvre son terrible secret, et elle, elle avait jouer les fouineuses de mes deux pour s'amuser. Elle se répugnait.
Épluchant attentivement les multiples volumes des archives du recensement des créatures magiques, elle finit au bout de plusieurs par enfin trouvé cette ligne. Cette si petite ligne et pourtant si douloureuse.
« Remus John Lupin, né le 10 mars 1960, recensé le 02 juin 1965 pour cas de lycanthropie ».
Laissant échapper un halètement, Eilya passa une main tremblante sur le papier, comme pour graver au plus profond de son être cette si triste réalité. Moony..., lui souffla sa mémoire. Moony... Pour la pleine lune...
Détaillant d'une main tremblante le rayon des livres de défense contre les forces du mal, son regard fut rapidement happé par la section « loups-garous ». Attrapant d'une main fébrile un des volumes, elle se mit à tourner rapidement les pages, ,ne supportant de lire tous ces mots qui semblait lui cracher au visage toute la monstruosité de Remus.
" tueur sanguinaire"... "assoiffé de sang"..."arrache la chair"..." monstre ! "
Ces mots revenaient en boucle, tous aussi horrifiants les uns que les autres. A chaque fois que son regard se posait sur l'un d'entre eux, elle avait l'impression qu'on la frappait violemment, l'empêchant de raisonner correctement. L'empêchant de se raccrocher à Remus.
Puis, tournant une énième page, une imposante image du tatouage de Remus s'imposa à son regard.
« Hominis autem noctis, symbole adopté par le Ministère de la Magie depuis 1839 pour la classification des loups-garous. ».
Et dans un dernier étouffement, de silencieuses larmes se mirent à lui brûler la peau, la faisant suffoquer. Jetant rageusement le volume contre l'étagère d'un face, elle se laissa lentement glisser le long du mur, ses cheveux dissimulant son visage. Elle ne su combien de temps elle resta là... Seule... Essuyant ce flot de larmes qui ne semblait vouloir s'arrêter. Une silhouette vint alors silencieusement s'approcher d'elle. S'asseyant par terre à ses cotés, le professeur Kesley laissa négligemment reposer sa tête contre le mur en pierres.
- Eilya, murmura t-il simplement.
La jeune femme leva alors lentement la tête, cherchant de ses yeux embués l'auteur de ces mots. Kesley n'avait pas bougé. Son regard bienveillant la fixant attentivement. Puis, après un court moment, il déclara doucement :
- Ne faites pas cela Eilya... Ne laisser pas de simples préjugés altérer votre jugement... Je regrette d'avoir été aussi maladroit hier soir. Je n'avais pas fait le rapprochement avec monsieur Lupin sur le moment.
- J'aurai fini par l'apprendre un jour ou l'autre..., murmura t-elle dans un reniflement bruyant.
- Certes... Mais il aurait mieux valu que ce soit lui qui vous l'annonce et pas vôtre vieux professeur de défense contre les forces du mal.
Eilya laissa lourdement tomber sa tête sur le mur en pierres et dans un soupir, elle déclara :
- Je ne sais pas quoi penser professeur.
- Alors ne pensez plus, lui sourit tristement. On ne peut condamner un homme pour une maladie qu'il ne peut contrôler lui même, n'est ce pas ?
Dans un regard voilé de détresse, Eilya hocha doucement la tête.
- Ne lisez pas tous ces livres, reprit Kesley. Toutes les horreurs qu'ils contiennent. Car même si monsieur Lupin est un lycanthrope, tous ces ouvrages traitent de l'animal. Pas de l'humain. On ne peut pas punir un homme pour des pulsions qu'il ne peut pas contrôler, n'est pas ? murmura t-il en la fixant. Un homme pour qui les soirs de pleine lune sont une véritable hantise, aussi bien physiquement que mentalement. Les transformations sont d'une souffrance sans pareil, Eilya. Certains s'attachent. D'autres s'enferment de peur de blesser. Et pourtant on les condamne, on les rejette, persuadé que la bête qui les habite ne sommeille jamais. Monsieur Lupin n'est pas un monstre, Eilya. Seulement un homme cherchant un court instant, aussi infime soit il, où quelqu'un pourra lui procurer un semblant de bonheur. Ne sommes nous pas tous engagés dans cette même quête ? Alors ne faites pas cela Eilya... Ne laisser pas de simples préjugés altérer votre jugement.
De silencieuses larmes couraient le long des joues de la jeune fille tandis qu'elle s'imprégnait peu à peu des paroles de son professeur. Il avait raison. Remus n'aurait jamais fait de mal à une mouche. Il était d'une gentillesse extrême, toujours à défendre les injustices. Elle sourit doucement en se remémorant l'enquête du malheureux soutif. Oui toutes les injustices... Aussi grotesques soient elles... Il était d'une patience sans pareil. Remus aurait pu l'abandonner le soir de sa mémorable cuite, la laisser seule airer tel un fantôme dans le château, mais non. Il était rester avec elle jusqu'à l'aube pour s'assurer qu'elle rentre bien. Alors comment avait-elle pu ? Comment avait-elle pu le considérer ne serrait ce q'une seule seconde en tant que bête ? Car même si Remus était un loup-garou, il était assurément la personne la plus dotée d'humanité qu'elle ai jamais rencontrée.
Elle avait si honte. Terriblement honte d'avoir ne serrait ce qu'un seul instant penser à l'abandonner, terriblement honte de l'avoir si violemment repousser ce matin, terriblement honte d'avoir eu peur.
- Eilya, intima Kesley. Parlez moi de lui.
- Professeur, je ne pense pas...
- Non, la coupa t-il d'un petit geste de main. Je vous parle en tant qu'Henry Kesley, pas en tant que professeur. Parlez moi de lui.
Eilya ne savait pas exactement quoi dire... Remus semblait être tellement de choses.
Un doux sourire étira les commissures de ses lèvres tandis qu'elle regroupait ses pensées.
- Remus, commença t-elle le regard perdu. Remus est la personne la plus généreuse que j'ai jamais rencontrée... Toujours à se soucier des autres... Il m'est souvent arrivée d'avoir peur qu'on abuse de cette trop grande bonté mais... mais même si il est adorable, jamais il ne se laissera au piège. C'est également un fouineur de première, murmura t-elle dans un petit sourire. Si... Si au début cela me déstabilisait un peu, j'ai rapidement comprit que si il faisait ça c'était seulement pour aider les autres... Toujours cette envie qu'on l'accepte... même si vous vous montez absolument infecte avec lui. Il adore aussi aller se promener autour du lac, continua t-elle sans pouvoir s'arrêter. Il dit que ça l'apaise. Il a également cette petite ride au coin de l'œil droit lorsqu'il est soucieux. Et puis, lorsqu'il est contrarié, il plisse adorablement le nez en faisant légèrement remonter sa cicatrice...
Eilya s'arrêta net d'effroi, les joues furieusement écarlates. Merlin qu'elle devait avoir l'air pathétique à raconter cela à son professeur. Kesley devait la prendre pour une de ces filles niaises qui gloussaient et bavaient d'extase devant le moindre garçon. Elle ne voulait pas dire toutes ces choses mais elle s'était laissée aller, oubliant quelques minutes où elle se trouvait, avec qui elle parlait. Pourtant il était là, la fixant des ses yeux métalliques d'un air bienveillant, un doux sourire sur les lèvres.
- Ne soyez pas embarrassée, la rassira t-il. Gardez toujours cette image de monsieur Lupin. Ne laissez jamais quiconque vous faire douter de lui. Jamais.
C'était étrange... Jamais elle n'avait rencontré un professeur tel que lui. Eilya se mit à le détailler attentivement pour la première fois. Il était assez grand, la soixantaine, ses cheveux grisonnants ondulaient doucement lui donnant un air plus jeune. Il avait du être très bel homme dans sa jeunesse. Seules de fines rides jonchant son visage, certaines dissimulées sous sa barbe naissante, témoignaient de la marque du temps sur ce visage.
Kesley sortit alors un carnet de ses robes qu'il lui tendit.
- Ceci est un recueil d'informations d'un vieil ami lycanthrope. J'aimerai que vous le preniez.
- Mais je..., murmura t-elle étonnée. Il en a sûrement besoin.
- Cela fait maintenant plusieurs années qu'il nous a quitté. Prenez le, je vous en prie.
- Oh..., souffla t-elle en regardant le carnet. Je vous remercie.
Ouvrant précautionneusement la couverture en cuir usé, celle ci dévoilait quelques initiales A.F.C. inscrits en lettres dorées. Le carnet était remplit d'annotations sur des potions antidouleur, de régénération sanguine, énergisantes. Après une analyse plus approfondie, Eilya s'aperçue qu'elle n'en reconnaissait aucune. Étaient-elles valables ? Il faudrait qu'elle se procure tous les ingrédients pour le savoir... Et comme pour répondre à ses questions informulées, le professeur Kesley prit la parole.
- Ces potions ont été conçues par ses propres soins. Elle sont plus puissantes que les préparations que l'on peut se procurer sur le marché.
- Vous saviez en me donnant ce carnet que je rechercherais à les préparer, n'est ce pas ? S'enquit elle dans un froncement de sourcils.
Kesley lui sourit alors doucement d'un air énigmatique.
- Du moins je l'espérais. Ne vous en faites par pour les ingrédients, la rassura t-il. Je n'aurais aucun mal à vous les fournir.
- Pourquoi vous faites tout ça ? Finit par murmurer en refermant le carnet. Pourquoi vous me demandez vous de préparer des potions que vous même êtes plus apte à réussir ?
Kesley parut décontenancer un petit instant avant de reprendre son air bienveillant.
- Disons qu'il me tient à cœur de veiller sur les personnes qui le méritent.
Puis, se relevant doucement, il contempla un moment la jeune femme à ses pieds. Eilya ne pleurait plus. Ne doutait plus. Il avait en à peine quelques phrases su lui ouvrir les yeux, évincer la peur que son ignorance avait si cruellement fait naître.
- Je veillerais sur vous Eilya, murmura t-il après un silence.
Puis, s'éloignant, il la laissa le fixer à mesure que sa silhouette passait les grandes portes de la bibliothèque.
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Remus était là.
Assis dans une alcôve d'un quelconque couloir abandonné du quatrième étage, il demeurait silencieux, cette si triste mélancolie au visage. La fenêtre laissait une douce lumière de ce milieu d'après-midi baigner les lieux déserts. Parfois une souris venait à passer, perturbant du petit crissement des ses pattes la quiétude de l'endroit.
Et tapis dans l'ombre, Eilya demeurait silencieuse, incapable d'étouffer cette douleur que la si triste vision de Remus faisait naître. Comment avait elle pu... Comment avait elle seulement pu lui faire tant de mal ? Le considérer pendant un court instant comme un monstre... Elle se répugnait elle même de cet aveuglement qui l'avait empêcher de surmonter sa peur. Comment n'avait elle pas vu cette tendresse dont il avait tant besoin... Cette nécessité d'être rassuré... Accepté pour ce qu'il était... Et baigné dans la lumière du jour, jamais il n'avait paru si vulnérable. Lui qui semblait si fatigué... Comme accablé par ce fardeau trop lourd à porter... Comme si le seul fait de respirer était une souffrance...
Alors, s'approchant doucement, Eilya murmura doucement.
- Remus...
Il ne sursauta même pas, se contentant de poser sur elle un regard éteint. Rien... Juste de la détresse...
- Remus...,souffla t-elle dans une supplication. Je suis désolée...
Et comme pour effacer d'une seule caresse tous ces tourments, elle lui effleura du bout des doigts le visage, le faisant fermer douloureusement les yeux.
Elle le touchait... Elle ne savait pas...
Jamais elle ne l'aurait regardé de cette manière, touché de cette manière, si elle avait su ce qu'il était. Juste un monstre... Alors sentir sa main effleurer sa peau, sentir ses doigts glisser entre ses cheveux, c'était juste s'abandonner... S'abandonner à un instant de grâce...
Depuis quand Eilya était elle devenue si importante ? Il ne savait même pas... Il lui semblait que c'était peu à peu qu'elle avait gagné du terrain... Par de simples mots... De simples gestes...
La main de la jeune femme partait parfois, l'ébranlant un court instant, de peur qu'elle ne le quitte, mais inévitablement elle revenait, faisant s'évaporer ses moindres doutes. Son fardeau semblait s'alléger au fil du temps, personne n'osant perturber ce moment de tendresse. Ils ne surent combien de temps ils restèrent dans cette petite bulle de bien être mais de rapides bruits de pas claquants sur les vielles pierres du couloir finirent par attirer leur attention. Avant même que l'un d'entre eux ne puisse émettre le moindre interrogation, un James et un Sirius hilares firent irruption devant eux, courant comme si ils avaient un dragon aux fesses. Un immense sourire sur les lèvres, ils passèrent en flèche devant eux en hurlant:
- COUREZ ! ÇA VA PÉTER !
Ni Remus, ni Eilya n'avaient esquissé le moindre geste, trop interloqués par la troisième personne qui venait de faire irruption dans le couloir.
Un Rusard, rouge de colère, était recouvert d'innombrables boules dorées, clignotant parfois d'une lumière rouge, collées un peu partout sur son corps.
Des bombabouses.
Ces deux décérébrés avaient collé des bombabouses à retardement sur la serpillière sur pattes. C'était... absolument génialissime ! Le pauvre concierge en avait bien au moins six collées dans ses cheveux gras ! Voyant que Eilya bavait d'extase devant Rusard, Remus lui attrapa rapidement la main et ils se mirent à courir à toute allure derrière les deux crétins congénitaux.
- VOUS ALLEZ ME LE PAYER BANDE DE PETITS MORVEUX !
Au moment même où la serpillière venait de finir sa phrase, les bombabouses explosèrent dans une même expansion, enveloppant Rusard dans un épais nuage verdâtre malodorant. Les deux abrutis de devant continuaient de se fendre allègrement la poire, sourds aux insultes du concierge. Ils finirent tous les quatre par atteindre la statue du grand troll, la main d'Eilya toujours dans celle de Remus. Actionnant le passage secret, ils pénétrèrent dans le socle juste avant que la serpillière ne pointe son nez. C'est qu'il avait de l'endurance le vieux ! Enfin à l'abri, Sirius se laissa choir tel un phoque dans un des fauteuils tandis que chacun reprenait son souffle. Ils l'avaient emmenée dans leur repère. Eilya détailla alors la pièce du regard. Rien n'avait changer hormis une grande photo. S'approchant doucement, elle s'aperçut qu'il s'agissait de celle prise la veille du match de quidditch. Sirius tout sourire portait Eilya sur ses épaules tandis que les trois autres levaient les pouces en guise de victoire. Ils l'avaient en quelque sorte intégrée à leur groupe. Remus n'avait pas lâcher sa main. Trop occupé à observer les différents sentiments qui se peignaient sur le visage de la jeune femme, il en avait oublié de sermonner les deux compères.
- Non mais vous avez vu la tête de Rusard ! s'exclama Sirius. Elle valait bien au moins mille gallions ! Au moins il aura une bonne raison de puer maintenant !
- Sirius, s'exaspéra Remus, ton argument à deux balles tu te le mets ou je pense.
- Moony ne fait pas le saint avec moi ! Je sais très bien que le maraudeur qui sommeille en toi a adoré !
- C'était trop bien ! s'exclama gaiement Eilya.
- Ah bah enfin une qui apprécie le travail bien fait !
- Au fait, intervint James, vous faisiez quoi quand on est arrivé ?
Les deux concernés s'empourprèrent d'un coup. B-bah... À vrai dire, même eux ne savaient pas vraiment en fait. Ça s'était fait comme ça, sous l'impulsion du moment.
- Et bien... on...enfin je... Eilya ?
Ah bah merci ! Lâche !
- J-j'ai...euh...enfin tu vois je... Oh Remus ! T'as vu la superbe moquette ?
- C'est vrai qu'elle est jolie ! J'aime bien les motifs.
- Ouais. C'est beau.
James et Sirius restaient incrédules devant ce détournement de conversation loupé.
- Vous êtes tout de même bien conscients que c'est le changement de sujet le plus moisi jamais vu dans toute l'histoire de l'humanité ? Non ? Ok, je réitère ma question. Qu'est ce que vous faisiez ?
- Et bien si tu veux tout savoir, s'énerva Eilya, on parlait du devoir d'astronomie qu'on a à faire pour mardi prochain !
Remus hocha vigoureusement de la tête. Excellent mensonge !
- Vous parliez d'astronomie avec ta main dans ses cheveux ? lâcha un Sirius plus que septique. Nous prendrais tu pour des abrutis petite friponne ?
OUI ! ABSOLUMENT !
- Mais non voyons ! ( MENTEUSE ! ) Remus avait seulement mal à la tête alors je l'ai un peu massé c'est tout. ( Deuxième hochement vigoureux de Remus. Un autre excellent mensonge!) Et arrêtez de m'appelez petite friponne ! J'ai l'impression d'avoir cinq ans !
- Mais tu es une friponne! Et puis ce n'est pas de nôtre faute si t'es petite.
- Je ne suis pas petite !
- T'as la taille d'un gnome.
Whou... Vu la tête de la jeune femme, James jugea bon de changer de conversation avant que ça ne se finisse en baston.
- Au fait Remus, tu peux lui lâcher la main tu sais. Je ne pense pas que la menace serpillière vienne jusque ici.
Remus retira brusquement sa main, le visage écarlate faisant glousser les deux garçons. Ah ce petit Mumus ! Si réceptif à la moquerie !
- Alors Eilya, intervint James, que dis-tu de nôtre repère ? Ça en jette hein ! On l'a aménagé durant notre troisième année. Plus pratique pour cacher toutes nôtre matos de maraudeurs. On même à boire ! Tu veux du whisky ?
Remus pâlit à vu l'œil sous les yeux rieurs des trois autres. NON ! Pas de whisky par pitié ! Le pauvre garçon semblait être traumatisé à vie. À son plus grand soulagement elle refusa. Bien ! Elle avait retenu la leçon.
- Au fait où est Peter ? interrogea t-elle. Il est encore fourré aux cuisines ?
- Oh que non ! gloussa Sirius. Vu l'heure c'est le créneau de drague intensive !
- Pettigrow drague ? s'exclama t-elle incrédule. Mais qui ?
- Secret défense !
- Oh allez Sirius, se trémoussa t-elle. S'te plait !
- Nop !
Plissant les yeux d'un air inquisiteur, Eilya finit par laisser un petit sourire mutin aux lèvres.
- Et si je te supplie..., souffla t-elle en s'approchant, la démarche féline, une moue séductrice au visage .
S'asseyant sur ses genoux, elle lui caressa alors langoureusement la gorge dans une lenteur calculée.
- Monsieur Black..., murmura t-elle en se collant davantage à lui. Sachez que j'ai énormément d'imagination...
- Vraiment ? sourit il d'un air lubrique. J'aime les femmes qui ont de l'imagination...
Puis enfouissant sa tête dans les cheveux d'Eilya, il lui murmura :
- Regarde la tête de Remus. Elle vaut le détour.
Faisant semblant d'approfondir l'étreinte, Eilya jeta un bref regard vers un Remus décomposé. Il fixait le couple d'un air incrédule, la bouche grande ouverte. Mais c'est qu'il y croyait en plus ! Histoire de l'achever en beauté, Eilya se mit à califourchon sur un Sirius qui jubilait au plus haut point.
- SIRIUS ! Rugit soudainement Remus.
- Oui ?
- Mais ! S'indigna Moony sans ne pouvoir former une phrase cohérente. Enfin vous ! Mais qu'est ce que vous faites !
- C'est bien simple, expliqua Sirius d'un air innocent. Eilya m'aguiche dans le vain espoir que je lui révèle qui Peter drague.
- C'est Sybille Trelawney ! S'exclama Remus d'une traite.
- Moony ! s'indigna Sirius en fronçant les sourcils. T'es qu'une balance ! Je m'amusais bien là !
Remus afficha un air vainqueur lorsqu'Eilya se détacha enfin de Sirius. Il avait peut-être balancé Peter mais au moins les deux n'étaient plus collés.
- T'es qu'un jaloux Remus !
- N'IMPORTE QUOI ! tonna un Mumus étonnement colérique.
Ils continuaient de s'engueuler allègrement sous les yeux rieurs des deux autres. Moony perdait de plus en plus facilement son self-contrôle pour leur plus grand plaisir! S'approchant de James, Eilya tenta d'en savoir plus. Que voulez vous ! Petit potin quand tu nous tiens !
- Alors comme ça le petit Peter à des vues sur Sybille Trelawney.
- Et bien oui, ria doucement James en se grattant nerveusement l'arrière du crâne.
- Et il s'en sort bien ?
- Contre toute attente pas trop mal. Sybille semble assez réceptive.
- Comme quoi les miracles existent...
Sirius et Remus semblaient enfin avoir fini de s'engueuler, ce premier se laissant négligemment choir sur un des fauteuils.
- Vous emmenez beaucoup de monde ici ? s'enquit Eilya.
- Tu es la première.
- Oh, sourit elle gaiement. Et bien je suis très flattée.
Elle se déplaça alors, laissant son regard airé dans la pièce lorsqu'un livre happa son attention.
"Loups-garous"
Eilya se souvenait l'avoir vu la dernière fois qu'elle était venue... Elle avait pourtant été si près de savoir... Inconsciemment, elle tendit la main vers l'ouvrage lorsqu'on l'attrapa, l'arrêtant net.
Remus la dévisageait, aussi pâle qu'un fantôme, le regard dur.
Non mais à quoi jouait elle ? se maudit Eilya. Fallait se reprendre Connors ! Elle n'avait plus le droit de faire des choses aussi stupides ! Remus venait à peine de lui pardonner et la première chose intelligente qu'elle trouvait à faire était de l'effrayer ! ABRUTIE ! ABRUTIE ! ABRUTIE !
- Faudrait peut-être y aller non ? s'enquit James. Sinon toutes les places vont être prises.
- Allez où ? murmura Eilya perdue.
- Lya, ne me dis pas que tu as oublié le duel du siècle ! Je te parle de Morfal versus Martinez bien sûr !
- MARTINEZ ! S'horrifia t-elle soudainement. Merlin je l'avais oublié celui-là ! Mais le pauvre il va se faire exploser !
- Mais ça fait près d'un mois et demi que tu lui exploses déjà la tête, fit remarquer Sirius en laissant sa tête dépasser du fauteuil. Alors une de plus je ne vois pas ce que ça change...
- Sirius t'as de la bouse de dragon dans les yeux ou quoi ?! s'insurgea t-elle en faisant les cent pas. Non mais t'as vu les biceps de Morfal ?! Merlin... On va ramasser Martinez à la petite cuillère...
Les trois garçons dévisagèrent un instant tandis qu'elle se triturait nerveusement les doigts. Pourquoi Eilya réagissait comme ça ? On aurait dit qu'elle... qu'elle... NON !
- LYA ! s'horrifia soudainement Sirius. Par pitié ne me dis pas que tu es tombée amoureuse de Martinez !
- Mais non, crétin ! s'indigna t-elle dans un geste de la main. Ce mec à le charisme d'un poulpe ! Non mais t'es pas bien ou quoi !
- Ah..., soupira Sirius en portant une main au coeur. Il ne faut pas nous faire des frayeurs pareilles aussi. Remus à failli faire une crise cardiaque. Regarde il est tout blanc !
- PATMOL TU LA FERMES ! Rugit le concerné.
- Voyons Mumus, tempéra Patmol. Il n'y a pas de quoi s'exciter. Je constatais c'est tout.
Remus partit bouder dans un fauteuil de son air trop mignon. Ah décidément elle adorait quand il faisait cette petite moue.
- Mais, continua Sirius, si tu n'es pas amoureuse de lui, alors pourquoi tu te mets dans des états pareils ?
- Mais parce que c'est ma faute s'il va finir salement amoché ! Et puis d'abord il y a que moi qui ai le droit de taper dessus ! C'est mon mien ! Si Morfal en veut un il a qu'à se le trouver lui même et pas faucher celui des autres !
- T'es trop bizarre comme fille...
- Et sinon, intervint James, tu serras du côté de qui ?
- Martinez bien sûr ! Il vaut mieux un abruti tout court qu'un abruti qui pète plus haut que son cul.
- Ouais c'est sûr que vu sous cet angle c'est logique... Mumus tu boudes toujours ?
- Grmpf !
- Je crois que ça veux dire oui...
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Tout Poudlard se pressait dans les tribunes du stade de quidditch pour un duel qui s'annonçait plus qu'épique. Même les serpentards avaient fait l'effort de bouger leurs fesses dans l'espoir d'assister à un combat sanglant et par la même occasion assouvir leurs pulsions morbides. De grandes banderoles s'agitaient dans la foule, chaque maison encourageant son duelliste favori. Par on ne sait quel miracle, les professeurs n'avaient pas été mis au courant malgré que le fait que Kesley en soit informé. Comme quoi les profs n'étaient pas tous des balances ! Remarquez ce n'était pas plus mal si on ne voulait pas que Mcgo se pointe et mette fin aux réjouissances. Des trentaines d'élèves s'étaient regroupés pour installé un Silencio assez puissant permettant ainsi d'insonoriser l'effervescence de la foule. Sirius, seul au milieu du terrain, s'était nommé lui même animateur du show débitant des énormités plus grosses que lui, provoquant l'hilarité du public. Il avait réussi à lancer une ola qui faisait le tour du stade exceptée dans la tribune des serpentards (déjà qu'ils s'étaient déplacés alors faut pas abuser tout de même!). Assise entre Remus et Lily, Eilya discutait joyeusement avec cette dernière spéculant sur les sorts à venir. Il semblait que la foule ai misée sur Morfal au grand désespoir de la serpentarde.
- HÉÉÉ OLÉ ! Allez Remus ! Fait le avec nous !
- Certainement pas.
- Coincé du bulbe !
- Je ne suis pas coincé !
- Alors prouve petit gryffondor, déclara t-elle d'un sourire provoquant.
- Mais certainement. Ok la vague arrive. HÉÉÉ OLÉ !
- Yeah Mumus ! Tape m'en cinq !
- Certainement pas.
- Coincé du bulbe !
- Bon, intervint Lily, vous me préviendrez quand vous auriez fini cette conversation sans fin.
- Vous ne pensez pas qu'on devrait empêcher le duel ? s'enquit Remus. Je veux dire en tant que préfet, on est censé éviter les conflits et non les encourager, non ?
- Remus a raison, intervint Lily. On aurait peut être du avertir un adulte...
- Mais non, coupa Eilya. Regardez, il y a déjà le professeur Kesley qui est là.
Les duellistes choisirent ce moment précis pour pour faire leur entrée dans le stade. L'oréal affichait un air confiant, charmant de son plus beau sourire colgate les fans de l'assistance. Martinez quant à lui semblait plus que déterminé. Vêtu d'un t-shirt sans manche vert foncé ( aux couleurs de sa tendre promise), le vêtement dévoilait des muscles inexistants au plus plus grand malheur d'Eilya. Il avait l'air d'une crevette à côté de l'autre cachalot. Nul doute qu'il allait déguster sévère ! Il avait noué un ruban kaki autour de sa tête lui donnant l'air d'un guerrier Rambo partant à la guerre (mais sans les muscles). La voix de Sirius résonna alors dans tout le stade faisant ainsi taire la foule.
- Mesdemoiselles messieurs, merci d'être venus nombreux au duel MARSHALL VERSUS MARTINEZ !
Ah cette simple phrase, la foule se déchaîna comme jamais, des cris et des sifflements fusant de partout. Fallait juste espérer que les sorts d'insonorisation soient super efficaces !
- Je serais l'arbitre de ce duel, il est donc de mon devoir de spécifier quelques règles ! Interdiction aux sortilèges trop dangereux sous peine d'élimination ! Restons civilisés tout de même ! Le combat à la moldu est également interdit au vu des carrures différentes des combattants !
Morfal laissa échappé un juron. Il avait espéré qu'en cas de retournement de situation miraculeux il aurait pu taper sur la crevette poilue. Faut croire que non.
- Monsieur Marshall un dernier mot à déclarer ?
- J'aurais ce qui me revient de droit.
- Et qu'est ce qui vous revient de droit ? La victoire ?
- La victoire et Connors.
Sirius souffla bruyamment. Cela ne valait même pas la peine de s'énerver. Bon ! Autre concurrent !
- Monsieur Martinez, un dernier mot à déclarer ?
- Mi amor ! Né crrraint rrrien ! Yé vé loui pété la figourrre et pouis yé te ferrrais sauvayement l'amorrr aprrrès !
La foule éclata de rire tandis qu'Eilya ne pouvait s'empêcher de frissonner de dégoût. Arg ! Finalement elle préférait que Morfal gagne ! ALLEZ MORFAL !
- C'est avec un immense honneur que je déclare le duel ouvert ! Messieurs que le meilleur gagne !
Un brouhaha assourdissant s'éleva des tribunes tandis que les deux combattants se positionnaient dos à dos.
- Messieurs ! Je compte jusqu'à trois ! UN ! DEUX ! TROIS !
À la seconde même où Sirius finit sa phrase Morfal se retourna et immobilisa les pieds de son adversaire, l'empêchant de se déplacer. S'ensuivit une rafale de maléfices que Martinez déviait comme il le pouvait. Il finit tout de même par se dégager et lança un sort de crache-limaces qui frappa Morfal de plein fouet. L'oréal tentait temps bien que mal de continuer le combat malgré le fait que des limaces lui dégoulinent le long de la gorge. Un « EURK ! » assourdissant traversa la foule. On avait connu des moments où Morfal était nettement plus sexy ! Eilya criait comme une dératée, une voix parmi le vacarme de la foule en délire, tandis que Remus la regardait en riant doucement. On pouvait être sûr qu'à chaque fois qu'elle se trouvait dans un stade, elle se déchaînait comme une petite diablesse pétant par la même occasion les tympans des personnes avoisinantes ! Elle ne semblait même pas savoir elle même qui elle encourageait, s'écriant à chaque retournement de situation, tapant du pied lorsque qu'elle n'était pas contente, lui agrippant le bras lorsque la pression était trop forte. Cela faisait maintenant déjà un bon moment que Remus s'était désintéresser du duel. Le regard fixé sur la petite sauvageonne d'à côté, il se laissait envahir par cette douce chaleur qui se répandait dans tout son être. Ce n'était pas la première fois qu'il ressentait cela. Il l'avait éprouvé tout à l'heure pendant qu'elle lui caressait les cheveux. Cela devait être ça l'amour entre un frère et une sœur... Sirius devait aussi ressentir cela.
Le duel continuait toujours. Cela faisait maintenant près de dix minutes que les combattants s'affrontaient et aussi surprenant que cela puisse paraître Martinez semblait avoir le dessus. Qui aurait cru que le schtroumpf était loin d'être une quiche en défenses contres les forces du mal ? Morfal continuait de nager parmi ses copines les limaces tandis que Martinez avait apparemment reçu un sort à furoncles puisque d'énormes boutons dépassaient de son imposante masse capillaire. Hum sexy à souhait ! Les combattants avaient apparemment enfin opté pour des sorts moins immatures et bientôt le duel se fit plus acharné. Visiblement Julian était loin d'être heureux du tournant que prenait le combat. Il ne faisait aucun doute qui si il gagnait, et il allait gagner, qu' Eilya se prosternerait à ses pieds d'admiration . Il en était convaincu. Aussi lorsque l'autre crevette poilue persistait, il y avait légèrement de quoi péter un câble. Soudain il reçut de plein fouet un expeliarmus qui le désarma.
Un silence de mort régnait dans le stade tandis que tout le monde attendait le coup de grâce. Ne voyant pas cela du même œil, Morfal se rejeta tel un chien enragé sur la crevette et tenta de la frapper. La foule s'exclama d'indignation tandis que Sirius criait faute. Martinez esquivait les coups avec une grande aisance et bientôt le duel se transforma en règlement de compte à la moldu pour la plus grande joie de la foule. Sirius avait apparemment décidé de lâcher l'affaire et de profiter pleinement du spectacle. Mais comment ce faisait t-il que Martinez arrivait à esquiver les coups de l'oréal alors qu'il se prenait une carafe dans la face presque une fois par jour ? Et soudain la vérité éclata. Si il se laissait frappé, c'était parce que c'était Eilya qui le faisait et en amoureux transis qu'il était, il se laissait faire, persuadé que c'était un élan du cœur qui parlait. Doux Jésus ce mec était encore plus con qu'on ne le pensait !
Alors que la sauvage bastonnade continuait, les deux combattants furent soudainement écartés par une McGo violette de colère. Oh... Ce n'était pas bon signe... Un silence de mort régnait dans le stade, chacun attendant que la terrible enragée pète son câble.
- MAIS QU'EST CE QUE C'EST QUE CE FOUTOIR ?! Hurla t-elle comme une hystérique. VOUS VOUS CROYEZ OÙ ?! RETENUE POUR TOUT LE MONDE ! POUR TOUT POUDLARD !
Ooooh...comment elle avait plombé l'ambiance... Pas cool. Et c'est ainsi que près de deux cent élèves partirent, le pas lent vers leur retenue commune. Dur.
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Installés sur un des canapés en velours du repère des maraudeurs, Remus et Eilya travaillaient depuis maintenant près de deux heures sur un devoir d'astronomie. Les autres étaient déjà partis, Peter pour allez draguer sa tendre moitié et les deux autres en quête d'un quelconque coup foireux à faire. Mordillant le bout de sa plume, Eilya demeurait pensive, un pli soucieux entre les sourcils.
- Je ne suis pas sûre, je crois que celle ci c'est Orion, murmura t-elle en pointant du doigt une étoile de la carte. Qu'en dis-tu ?
Puis, ne recevant aucune réponse, elle se tourna pour apercevoir un Mumus en train de piquer un petit roupillon. La tête légèrement inclinée et les lèvres entrouvertes, son souffle régulier troublait d'un faible soupir la soudaine quiétude des lieux. Alors, prise d'une subite bouffée de tendresse, Eilya s'accroupit silencieusement à ses côtés , déplaçant dans une légère caresse quelques mèches retombées sur son visage.
- Moony..., souffla t-elle d'un regard tendre.
Elle ne prit même pas conscience de l'avoir appelé ainsi. Comme si elle venait enfin d'accepter pleinement ce qu'il était. Et caché derrière la porte, James regardait, un sourire aux lèvres, la scène qui s'offrait à lui. Comme c'était intéressant...
Merci de m'avoir lue !
