ça doit bien faire trois jours qu'on a pas eu une vrai nuit de sommeil. Bellamy voulait attendre le lever du jour pour aller voir les restes de l'Exodus mais je ne pouvais pas attendre. J'avais besoin de réponses, besoin de savoir pourquoi mon père est mort et Clarke est dans le même état que moi. Alors à peine sommes-nous revenus de notre rencontre avec les Natifs que nous sommes partis avec un petit groupe voir le carnage de l'Exodus. Je dois dire que le mot est faible. Une odeur de brûlé et de pourri nous submerge quand on arrive dans le cratère causé par l'atterrissage de l'Exodus. Des carcasses du vaisseau, des membres déchirés et des cadavres carbonisés jonchent le sol. C'est impossible d'identifier qui que ce soit. Les larmes menacent de me submergées à nouveau et je sens quelqu'un me prendre la main. Je croise le regard de Bellamy qui ne m'a pas lâché d'une semelle depuis qu'on est rentré. Il me fait une légère pression pour me dire qu'il est avec moi, mais son rôle de leader l'oblige à reprendre la tête du groupe et à diriger les opérations. Il donne quelques ordres et se tourne vers moi.
- Je peux même pas savoir lequel est son corps
- Tu devrais pas être ici
- J'ai besoin de réponses. Raven a dit qu'elle pourrait peut-être déchiffrer la boîte noire de la navette. Alors si tu veux m'aider, aide-moi à trouver cette boîte.
- D'accord. Restez tous sur vos gardes, on doit s'attendre aux représailles des Natifs, c'est qu'une question de temps
- ça te surprends? lui dit Finn
- Non et tout ça c'est ta faute
- Si on avait laissé les fusils au camp…
- Ta gueule, Finn, ou je t'en remets une, je lui dis
Je commence à fouiller les décombres en quête de cette foutue boîte noire. J'essaye de faire abstractions de tous les corps qu'on trouve et en espérant que le crâne dans lequel je viens de shooter sans le faire exprès n'est pas celui de mon père ou celui de la mère de Clarke.
- Clarke, éloigne-toi! hurle Raven en me faisant sursauter.
Je prends mon arme en main m'attendant à voir arriver des Natifs mais c'est une fausse alerte et je rejoins Clarke et Raven devant ce qui reste du réservoir. D'après ce que j'ai cru comprendre le liquide qui s'en écoule est très instable et pourrait tous nous faire sauter. Raven trempe une pierre dedans et la lance dans les flammes ce qui déclenche une explosion de trois mètres.
- La zone doit être évacuée, dit-elle à Bellamy
- Ok. On avance en formation sans se disperser, doigt sur la gâchette, il faut qu'on soit rentré avant la nuit.
On se remet tous en route. Le chemin du retour se fait dans le silence pour la plupart et je dois dire que je suis pas très attentive à ce qui m'entoure. D'ailleurs Bellamy ne se gène pas pour me le dire.
- Fais attention au moins où tu mets les pieds, me dit-il en attrapant mon bras.
Vu comment je traînais les pieds je me serais étalée par terre avec l'énorme racine qui sort de terre et que je n'avais pas vu.
- Merci.
Il passe son bras par dessus mes épaules et on marche collés l'un à l'autre.
- Je suis désolé pour ton père.
- faut croire qu'on était pas destiné à fonder une famille. Y a pleins de choses que je n'ai pas eu le temps de lui dire et maintenant, je n'ai plus personne.
Il s'arrête et m'oblige à le regarder dans les yeux.
- ça c'est faux! Tu as peut-être perdu ton père mais tu n'es pas seule! Jamais je te laisserais. Je te le promets, Dylan.
J'avais enfin réussi à arrêter de pleurer et cet idiot fout tout par terre. Mais ça ne fait qu'augmenter ce que je ressens pour lui et j'attrape sa nuque pour l'embrasser. Il y répond avidement tout essuyant mes larmes. On se sépare et il me prend la main. ça fait du bien de me dire que je ne suis pas seule et qu'il est toujours là pour veiller sur moi. Depuis le premier jour où on est arrivé ici. Même quand je me suis retrouvée assommée quand il a voulu me retirer mon bracelet, c'est lui qui m'a ramené à la navette. Il a toujours été là.
Quand on arrive au camp il fait déjà nuit et on commence à voir les lumières du camp. On entre par les portes et Harper nous saute dessus.
- Vous devinerez jamais qui on vient de trouver? dit-elle en me regardant.
- Qui ça? demande Bellamy
- Je sens que ça va pas vraiment faire plaisir à l'un de vous deux mais Connor et Derek ont trouvé Murphy à dix mètres du campement.
- Il est vivant? je demande heureuse pour la première fois depuis le début de cette journée pourrie
Je sens Bellamy se tendre à côté de moi et je peux sentir sa colère d'ici
- En tout cas il sera bientôt mort, dit-il en me lâchant et en se précipitant dans la navette
- Qu'est-ce qu'il vient de dire là?
- Je crois qu'il a dit qu'il allait le tuer, me dit Harper
- C'est ce que je craignais, je sens que ça va encore être une longue nuit.
Bellamy entre dans la navette et je le suis de près.
- Bah dis donc y'a du monde ici, je dis en passant la porte
- Dylan… dit une voix que je reconnais à peine.
Je me tourne vers la source du bruit et c'est là que je le vois. Il est bien en vie mais méconnaissable. Il n'y a pas un centimètre de son corps qui n'est pas couvert de blessure.
- Tout le monde sort sauf Connor et Derek! ordonne Bellamy. Exécution!
Tout le monde obéit et ils sortent de la navette.
- ça vaut pour toi aussi, me dit-il
- La seule chance que je sorte de cette navette c'est que tu traînes mon cadavre dehors.
- Je suis sérieux
- Moi aussi
- La lune de miel est terminé on dirait, nous dit Finn
- Toi va vraiment falloir que t'apprennes à la fermer, je lui dis
- Il prétend qu'il était chez les Natifs, nous dit Derek.
- On l'a chopé alors qu'il essayait d'entrer en douce dans le camp
- J'essayais pas de rentrer en douce, dit Murphy d'une voix rauque. J'essayais de fuir les Natifs qui me couraient après.
- Est-ce que quelqu'un à vu des Natifs? demande Bellamy
Connor fait non de la tête.
- Alors dans ce cas
Bellamy pointe son arme sur Murphy.
- Non mais ça va pas, je lui dit en me plaçant entre son arme et Murphy
- Il savait ce qui l'attendait s'il revenait.
- S'il était chez les Natifs il doit avoir des informations qui peuvent nous être utiles, lui dit Finn
- Je suis d'accord avec lui, je lui dis
- Lui utile? On l'a pendu, on l'a banni et maintenant on va le tuer, c'est très simple. Maintenant Dégage t'es dans mon chemin.
- Et je risque d'y être encore un moment parce que le seul moyen que t'as de le tuer c'est de me tuer.
- Dylan, il a tué, Charlotte!
- Non! Charlotte a sauté toute seule! Il n'y est pour rien et toi non plus! C'était son choix et je pense qu'il a déjà suffisamment payé pour ses crimes. T'as vu dans quel état il est! Ils l'ont torturé! Je suis désolée, Bellamy mais la dessus je te suis pas.
- C'est hors de question qu'il reste ici!
- Pourquoi pas? Il a lui aussi le droit à une seconde chance comme nous tous!
Je prends son visage en coupe pour qu'il me regarde dans les yeux.
- Je t'ai laissé une seconde chance et regarde ce que ça donne. Je te demande pas de lui faire confiance mais d'avoir confiance en moi.
Je vois bien qu'il est sur le point de craquer
- S'il te plaît, Bellamy. Je supporterais pas de perdre quelqu'un d'autre.
- T'es une emmerdeuse, tu le sais?
- Je crois qu'on me l'a déjà dit
- Il reste mais s'il fait un pas de travers…
- Je le mettrais moi-même dehors, je te le promets.
- On est d'accord, mais à condition que t'ailles dormir.
- Si y a que ça pour te faire plaisir
- Y a pleins d'autres choses qui me feraient plaisir, mais on verra ça quand tu seras reposée
- Beurk…, nous dit Clarke. Je veux plus jamais être témoin de vos ébats sexuels
- Et on tient pas à ce que tu viennes nous interrompre de nouveau, je lui dis.
- Va dormir maintenant
- Dans cinq minutes
Je vais vers Murphy pour m'assurer de son état. Il est vraiment en piteux état. Mais je suis contente de retrouver mon ami.
- Je suis contente de te revoir.
- Moi aussi, Dylan.
Il m'ouvre ses bras et je m'y niche. Je l'entends grogner de douleur. J'ai sans doute dû toucher une de ses nombreuses blessures mais il ne dit rien.
- Tu m'as manqué abruti
- Toi aussi sale emmerdeuse.
Je ne peux m'empêcher de sourire. Nos petites joutes verbales m'avaient manqué.
- T'as sans doute pleins de trucs à me raconter mais j'ai cru comprendre que tu devais aller te reposer.
- D'accord. Je reviendrais te voir
- t'as intérêt
Je me lève et me tourne vers Clarke.
- Essaye de le soigner du mieux que tu peux.
- Je vais essayer.
J'embrasse rapidement Bellamy sur les lèvres et je file dans ma tente. Octavia y est déjà et feuillète un livre. Je crois reconnaître le livre de Lincoln
- Il te l'a donné? je lui demande
- Oui. Comment va Murphy?
- Il ira bien je pense et j'ai réussi à convaincre ton frère de le laisser revenir au camp.
- En échange de quoi?
- Je me porte garante de Murphy et une bonne nuit de sommeil.
- Tu t'en tire pas trop mal.
- Non ça va.
- En fait, je suis désolée pour ton père. Je sais que tu espérais que tout s'arrangerait entre vous.
- Quelque part, on a déjà arrangé les choses mais j'aurais aimé le revoir. Mais maintenant on y peut plus rien et puis je suis pas toute seule.
- T'as raison, moi je serais toujours là. Je te considérais déjà comme une sœur avant que tu ne sois avec mon frère. ça ne fait que officialiser les choses.
- Je t'adore O'
- Moi aussi Dylan
Elle passe ses bras autour de mon cou et je la serre dans mes bras. On est interrompu par une tête brune qui passe par l'ouverture.
- Je croyais t'avoir dit de dormir, me dit Bellamy
- à vos ordres chef.
Il sourit et repart.
- Non, je suis définitivement pas seule ici.
Un sourire sans doute niais apparaît sur mon visage mais c'est avec ce sourire que je m'endors. Je ne savais pas encore à quel point j'allais le regretter ce sourire demain matin.
Je suis réveillée le lendemain par les cris de panique Bellamy qui entre en trombe dans ma tente.
- Qu'est-ce qu'il y a Bellamy? Pourquoi tu cris comme ça? Y a le feu ou quoi?
- Comment tu te sens?
- Pas d'attaque pour des hurlements de si bon matin
- Je suis sérieux, me dit-il réellement inquiet. Comment tu te sens?
- Je vais bien, pourquoi? qu'est-ce qui se passe?
- Viens avec moi, Clarke doit t'examiner.
Je sors de mon lit et je le vois faire un geste vers moi mais se retenir. Mais à le voir on a l'impression que ça lui demande un effort surhumain.
- Viens vite s'il te plaît .
On sort de la tente et on entre dans la navette. Je vois Murphy qui crache du sang ainsi que Connor et Derek.
- Oh mon Dieu!
Je vais pour rejoindre Murphy mais Bellamy m'arrête
- Non, tu dois pas le toucher!
- Toi, non plus, Bellamy, tu dois pas la toucher! Désinfecte-toi les mains tout de suite! lui dit Clarke
Il me lâche et part se nettoyer les mains avec de l'alcool.
- Je peux savoir ce qui se passe ici? Pourquoi je peux pas voir, Murphy? Et pourquoi Bellamy ne peux pas me toucher ?
- On est passé à la guerre biologique.
- C'est quoi cette histoire?
- On attendait les représailles des Natifs et bien le voilà. Murphy est leur arme.
- Et que ça à voir avec moi ?
- ça se transmet par contact et tu...
- Il m'a prise dans ses bras. Donc quoi? Moi aussi je vais cracher mes boyaux par terre ?
- Faut que je t'examine .
- T'as pas l'air vraiment en forme.
- J'ai attrapé le virus.
- Et à ton avis il est mortel ?
Au même moment Derek est pris de convulsion et crache du sang par terre. ça dure quelques secondes puis plus rien. Il ne bouge plus. Clarke vérifie son pouls.
- est-ce qu'il est …. commence Bellamy
- Il est mort, répond Clarke
- C'est pas vrai!
- Et Dylan? est-ce qu'elle est malade ? demande Murphy
- En ce qui me concerne je pète le feu
Clarke m'examine tout en restant à distance pour éviter de me contaminer et Bellamy se tient également à distance au cas où.
- Je vois aucun symptôme, répond Clarke
- ça veut dire qu'elle va bien? demande Bellamy
- Ou qu'elle n'a pas encore déclenché la maladie.
- Du coup on fait quoi ? je demande
- Quarantaine. On rassemble tous ceux qui ont été en contact avec Murphy et on les enferme ici.
- Et tous ceux qui ont été en contact avec eux? je demande
- Il faut bien commencer quelque part
- Mais si Dylan reste ici elle est sûre de choper cette merde.
- Il a raison, dit Murphy
- Je vais la placer au niveau trois pour les personnes à risques mais asymptomatiques
J'attrape les barreaux pour monter quand je me souviens d'une chose.
- C'est Octavia qui l'a trouvé en première ! Bellamy faut que t'aille la chercher!
Il ne se le fait pas dire deux fois et part vérifier que sa sœur est toujours en vie.
- Tu devrais monter là haut, me dit Clarke
- Pas temps que je ne sais pas si elle va bien.
- Tu les aimes vraiment ces deux-là, me dit-elle en souriant
- Je n'ai plus qu'eux maintenant. S'il leur arrivait quoique ce soit la forêt ne sera pas assez grande pour que le coupable se cache.
- Je suis contente pour toi.
Octavia entre au même moment avec Bellamy. On peut aussi voir un défilé de malades entrer dans la navette. Clarke examine Octavia et ne trouve aucun symptômes
- C'est comme Dylan? demande Bellamy
- Il semblerait, je vais les placer ensemble.
- Et toi tu devrais sortir d'ici, je lui dis. Je veillerais sur Octavia.
- Je le sais
- Alors sors d'ici, à moins que tu n'ais envie de cracher tes tripes
- Sans façon.
- Alors ne t'approche plus de cette navette
Il veut poser une main sur ma joue mais je fais un pas en arrière
- Je veux pas te contaminer.
- Je déteste vraiment les Natifs
Il finit par se décider à sortir de cette fichue navette. Octavia attrape les barreaux et je vais pour la suivre quand Clarke nous arrête.
- J'ai besoin que vous sortiez en douce dit-elle
- Quoi? je demande
- Allez demander le remède à Lincoln
- Je peux le faire toute seule, nous dit Octavia
- Si ton frère découvre que tu es dehors il préfèrera que tu y sois avec Dylan
- Pas faux. On y va O'.
- D'accord.
On sort discrètement de la navette et on se glisse par des tunnels qu'on a aménagé y a un moment. On s'enfonce dans la forêt et Octavia me guide jusqu'à la grotte où Lincoln l'avait enfermé la première fois. Elle entre et l'appelle. On a pas fait deux pas dans la grotte qu'il se jette sur elle pour vérifier qu'elle va bien.
- Tu savais, dit-elle
- J'ai essayé de te faire sortir. T'as pas vu la fleur ?
- Si juste avant de trouver le mec que ton peuple a torturé et envoyé pour tous nous contaminer.
- Y a des morts,Lincoln. On vient chercher l'antidote, je lui dis
- Y a pas d'antidote
- Alors t'aurais laissé mourir mon peuple, c'est ça ? lui dit Octavia Tu m'aurais laissé mourir aussi ?
- Les effets ne durent pas longtemps, ça sert à rééquilibrer les forces sur le champ de bataille
- Le champ de bataille? je demande
- Ils attaquent au petit matin.
- Quoi! On va tous se faire décimer! la moitié de nos combattants sont infectés par le virus et qui sait combien sont déjà morts !
- Tu dois nous aider à les sauver, lui dit Octavia
- J'peux pas, j'ai déjà essayé. Il me considère comme un traître maintenant
- à cause de l'incident du pont? mais tout ce que tu voulais c'était la paix
- C'est pas… à cause du pont
- C'est à cause de moi
- ça n'a plus d'importance. Je vais partir maintenant et je veux que tu viennes avec moi .
- Je peux pas. Je peux pas laisser mourir mon frère.
- à ce stade tu peux rien faire!
- Si je peux les prévenir!
- Ils te tueront! si demain matin t'es encore là…
Pars avec lui O'
- Quoi? dit-elle en se retournant vers moi
- Si Lincoln dit vrai, demain on sera tous morts. Alors s'il y a une chance de te sauver , je veux que tu partes avec lui.
- Mais Dylan…
- Je peux me charger du camp et si c'est ton frère le problème, il comprendra que c'est le seul moyen de te garder en vie.
- Mais je t'ai promis de toujours être là
- Et moi je t'ai promis de toujours veiller sur toi et c'est ce que je fais. T'as qu'à rentrer au campement avec moi. On les prévient et tu repars avant demain matin.
- D'accord. Je te retrouve ce soir, dit-elle à Lincoln avant de l'embrasser
- T'as intérêt à bien veiller sur elle. Je te fais confiance, Lincoln
- Je te le promets, et je suis vraiment désolé pour ton peuple.
- J'ai pas dit mon dernier mot, ce camp ne tombera pas tant que je serais encore debout pour le défendre.
- Tu vois j'avais raison, je savais qu'un jour ce serait à toi de prendre les décisions.
- La ferme! Aller en route O'.
On reprend le chemin du retour dans le silence chacune plonger dans ses pensées. Je sais bien qu'elle ne veut pas me dire que ça lui fait plaisir de partir de peur de me blesser mais il faut qu'elle parte sinon elle mourra comme tout le monde ici. Il faut que je trouve une solution pour au moins retarder l'attaque. Mais un autre problème semble plus urgent quand j'entend des coups feu venant du campement. Je presse le pas et passe les portes. Tout le monde est en panique et tout le monde pointe son arme sur tout le monde.
- Je peux savoir c'est quoi ce bordel? je leur dit en élevant la voix.
- On arrive pas à contenir l'épidémie et tout le monde commence à paniquer, me dit Clarke
Elle semble encore plus mal en point que lorsque je suis partie
- Tu devrais être dans la navette.
- Il faut bien que quelqu'un gère le camp
- Je m'en charge
- Et comment tu comptes faire?
C'est simple s'il y en a encore un qui pointe son arme sur quelqu'un d'autre qu'un Natif je l'enferme dans la navette avec les autres malades! En plus de ça le virus est le cadet de nos soucis!
- Qu'est-ce que tu veux dire? me demande Bellamy
- Y a pas d'antidote mais certain sont résistant à la maladie comme Octavia et moi
Je vois le soulagement se dessiner sur son visage
- Et les effets vont finir par disparaître mais le vrai problème c'est que les Natifs seront là au petit matin.
Evidemment tout le monde panique.
- Ecoutez! Ecoutez tous! Paniquer ne servira à rien! Ce qu'ils nous faut c'est gagner du temps, pour que les personnes qui sont malades puissent se rétablir!
- Et qu'est-ce que tu proposes? me dit Bellamy
- Déjà tous ceux qui sont contaminés vous allez dans la navette et vous en sortez que lorsque vous serez guéris et ça vaut pour toi aussi, Clarke. Octavia comme tu es immunisée je voudrais que tu t'occupes des malades.
- D'accord, et elle part aider Finn à mettre Clarke dans la navette.
- Et nous on fait quoi? me demande Bellamy
- Murphy a dit qu'il avait dû passer sur un pont pour rejoindre le campement
- Oui et qu'est-ce que tu comptes faire?
- On va le faire sauter. Comment?
- ça c'est le rayon de Raven, pas le mien. Moi je donne juste les idées après vous vous débrouillez.
- C'est dans mes cordes, me dit Raven, mais j'ai besoin de retourner à l'Exodus.
- Très bien, on part dans cinq minutes.
Elle part se préparer et j'attrape une arme et vérifie son chargeur. Je vais dans la réserve et récupère un ou deux chargeurs, quand je sens des bras m'entourer au niveau des hanches. Bellamy pose sa tête dans mon cou et souffle d'aise. je passe ma main dans ses cheveux et on reste comme ça quelques minutes.
- Tu sais que t'es très sexy quand tu joues au petit chef, me dit-il en m'embrassant dans le cou.
Je souris contente de le sentir près de moi sans avoir peur de le contaminer en le touchant.
- Faut qu'on y aille, je lui dis
- Encore deux minutes
Il me serre un peu plus contre lui et je ferme les yeux pour profiter du moment. Il n'y a rien de sexuel on est juste bien. Mais évidemment la réalité nous rattrape et Raven entre dans la tente.
- Vous croyez vraiment que c'est le moment?
- La ferme, Raven, on lui dit en même temps
- Vous êtes pas possible, dit-elle en nous laissant de l'intimité
Je me retourne dans ses bras et l'embrasse doucement sur les lèvres. Après tout on a pas eu le temps de se dire bonjour avec cette histoire de virus. Je sens sa langue passer sur mes lèvres et je lui laisse le passage pour qu'il approfondisse le baiser. Il met une main sur ma hanche et l'autre dans mes cheveux pour me coller un peu plus encore. Je sens le désir commencer à monter et ma respiration se fait plus saccadée. Il le sent et commence à être dans le même état que moi. Je le désir de plus en plus et chaque jour devient une torture mais Raven a raison, on a pas le temps. Je lâche ses lèvres avant que ça ne dérape.
- Ne commence pas quelque chose que tu ne pourras pas finir, je lui dis le souffle court.
- T'as raison, faut qu'on y aille, dit-il dans le même état que moi.
On prend nos armes et on sort de la tente. On retrouve Raven à l'entrée en combinaison de cosmonaute et je la regarde d'un drôle d'air.
- C'est pour plus de précaution, j'aimerais éviter d'être en contact avec le liquide
- C'est toi l'experte après tout.
On se met en route. Il nous faut au moins deux heures pour aller jusqu'à l'Exodus et deux heures pour revenir. Il fera nuit quand on rentrera ce qui nous laissera moins de huit heures pour confectionner la bombe et la poser sur le pont. C'est peu de temps. Vraiment très peu de temps. On finit par arriver et avec toute cette histoire j'en avais presque oublié que mon père était mort. Mais je ne peux pas me laisser abattre. Clarke est hors course à cause du virus et Bellamy ne peut pas gérer cette crise tout seul. Il a besoin de moi. Donc je fais abstraction et me concentre sur le présent. Je pleurerais la mort de mon père quand on sera tous en sécurité. Raven récupère le liquide inflammable et je monte la garde. Monty est à ma gauche et je le vois m'observer ce qui m'agace sérieusement.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Rien du tout
- Crache-le morceau, Monty
- Comment tu fais?
- Fais quoi?
- Tu es sur le lieu où ton père vient de mourir et on a l'impression que rien ne peut t'atteindre.
- Tu viens le dire, c'est qu'une impression. Les Natifs seront là dans moins de huit heures et si cette bombe n'explose pas on sera tous morts. Bellamy ne peut pas gérer ça tout seul, même s'il n'admettra pas.
- Il a de la chance de t'avoir. Et pour ce que ça vaut, je suis désolé pour ton père.
- Merci, Monty. C'est grâce à des gens comme toi que je tiens encore debout.
On se sourit puis Raven nous dit qu'on peut rentrer. Le chemin du retour se fait sans encombre et Raven s'enferme dans une tente le temps de s'occuper de la bombe. Finn, Bellamy et moi on attend à l'extérieur de la tente.
- C'est bon vous pouvez entrer!
On entre et Bellamy s'approche prudemment de la bombe.
- BOOM! lui fais Raven ce qui le fait sursauter
Je ne peux m'empêcher de sourire car malgré la gravité de la situation elle arrive quand même à dédramatiser
- T'es mignonne! lui dit-il
- Détends-toi, il faut ajouter un accélérateur, de la poudre. Un bocal d'hydrazine. On verse la poudre tout autour de l'hydrazine et on met dans le mile pour toucher le gros lot.
- C'est toute la poudre qu'il nous reste, on va plus pouvoir faire de balles, lui dit Bellamy
- Cette nuit il nous faut une bombe, lui dit Finn, on s'inquiètera des balles demain
- Si on fait ça, et que ça fonctionne pas, on sera tous morts demain
- Raison de plus pour que ça marche, je lui dis. ça va marcher y a pas de raison que ça ne marche pas, n'est-ce pas Raven ?
Je lui fais un signe de tête pour qu'elle me suive dans ma logique même si elle n'est pas sûre. Elle me comprend et hoche la tête.
- Evidemment que ça va marcher!
- Tu vois, je dis à Bellamy
Il sourit pas dupe de ma tentative de remonter le moral des troupes.
- Le mieux c'est de se poster à soixante mètres au minimum pour tirer
- Pas de problème, lui dit Bellamy, qui va poser la bombe?
- Comme si tu ne le savais pas, je lui dis
- On a bien le droit de rêver.
- Des rêves comme ça tu peux en faire encore parce que ça n'arrivera pas.
- Y a des jours où je préfèrerais que tu ne sois pas aussi suicidaire.
Je me tourne vers lui pour lui faire une remarque bien sentie mais ce que je vois me coupe nette.
- Raven sort de cette tente maintenant!
- Pourquoi ?
- T'es pas immunisée, et toi non plus, je lui dit en essuyant le sang qui coule de son nez avec ma manche.
- Qui d'autres peut tirer ? demande Finn
- Ta compassion me va droit au coeur, lui dit Bellamy
Le flot de sang ne semble pas vouloir s'arrêter et je commence sérieuse à m'inquiéter. Et si il ne survivait pas au virus.
- C'est moi qui vais tirer, je lui dis
- Et la bombe ? demande-t-il
Soit près dans dix minutes et prie pour que je ne te la fasse pas sauter au visage, je lui dis avec toute l'amertume dont je suis capable. Quant à toi, faut qu'on aille t'allonger.
Il se met en route mais perd rapidement l'équilibre, comme s'il était à bout de force. Je le rattrape et passe son bras par dessus mes épaules et je passe un bras autour de sa taille. On avance doucement car il est lourd et complètement épuisé par la maladie.
- Dylan…
- Chut! Tais-toi et garde tes forces.
- Dylan, j'ai peur.
Je m'arrête et plonge mon regard dans le sien. Je l'ai jamais vu aussi désemparé. Moi aussi j'ai peur. Je veux pas qu'il meure. Je peux pas le perdre.
- Y a pas de raison. Tu vas cracher tes tripes pendant quelques heures puis après tu seras de nouveaux sur pieds.
- Dylan… je…
- Maintenant tu la fermes, Bellamy Blake et tu avances!
Je veux pas entendre ce qu'il a dire. Je veux pas savoir. J'arrive enfin à la navette et appelle Octavia.
- Bellamy, non. Faites lui de la place, ordonne-t-elle. Dylan allonge-le.
Je l'allonge et je suis entraînée par son poids. Je le mets sur le dos et m'assois à côté de lui. Il attrape ma main et la serre de toutes ses forces.
- Je suis là, Bellamy. Je bouge pas d'ici, je lui dis pour le rassurer
Un flot de sang sort de sa bouche et je le fais basculer sur le côté. Il s'accroche toujours à moi et crache du sang en continu pendant quelques secondes puis je l'aide à se replacer correctement. Octavia lui essuie le sang qu'il a sur le visage.
- Je t'interdis de mourir, tu m'entends? je lui ordonne
- Je t'ai dit exactement la même chose quand tu t'es pris cette flèche.
- Et je suis toujours là, alors t'as pas intérêt à me laisser.
- Jamais, je te laisserais.
Je vois qu'il a de plus en plus de mal à garder les yeux ouverts. j'entrelace nos doigt et j'embrasse le dos de sa main.
- Faut que tu te reposes, d'accord ? Je vais gérer la situation et quand tu vas te réveiller je te promets le camp sera toujours debout.
- Tu promets de pas y mettre le feu ? Juré.
Un sourire se dessine sur son visage et il bascule la tête sur le côté prêt à s'endormir. Je vais pour retirer ma main mais il resserre son étreinte m'empêchant de la retirer.
- reste encore un peu, me dit-il faiblement.
- D'accord.
Je m'installe plus confortablement et pose ma tête sur son torse attendant qu'il se calme et qu'il relâche ma main. Je peux pas le perdre, les sentiments que j'ai pour lui me terrifie autant qu'ils me rendent heureuse. Je suis amoureuse de lui, je n'ai plus aucun doute là dessus et le fait de le voir comme ça et être impuissante me ronge. J'aimerais tellement l'aider mais on ne peut qu'attendre. Je sens sa main se faire plus lâche et je la retire. Finn doit m'attendre et si on veut avoir une chance il faut que je fasse sauter ce pont. Je l'embrasse sur le front et l'entends murmurer quelque chose. Je rapproche mon oreille pour l'entendre.
- Je..
Sa voix n'est qu'un murmure et je ne suis même pas sûre qu'il soit conscient qu'il parle
- Je… je t'aime…
J'ai l'impression d'avoir une boule de feu qui grandit en moi et qui réchauffe tout mon être. J'ai accepté mes sentiments pour lui mais l'entendre me dire qu'il ressent la même chose est sans aucun doute la chose la plus merveilleuse que j'ai jamais entendu. Il m'aime. Je ne peux empêcher un sourire idiot d'apparaître sur mon visage. Il ne se souviendra peut-être pas de ça demain mais moi si et je serais toujours aussi heureuse lorsqu'il me les dira de nouveau. Je sors enfin de la navette prêt à faire mon boulot. Je trouve Finn devant la tente où se trouve la bombe.
- T'en a mis du temps.
- La ferme, je crois que sur ce point tu peux me comprendre.
- c'est vrai, je suis désolé.
- Bon finissons-en
On entre dans la tente pour récupérer la bombe et une arme mais la bombe a disparu
- Qu'est-ce qu'il y a ? demande Monty
- Monty, où est Raven? demande Finn
- Elle est partie y a un moment déjà.
- Et après on dit que c'est moi la suicidaire!
On sort tous les deux en courant de la tente et on ordonne aux gardes d'ouvrir les portes.
- Il nous reste environ quatres heures avant le lever du jour, je lui dis
- C'est tout juste le temps qu'on doit mettre pour rejoindre le pont.
- Dans ce cas on doit pas perdre de temps.
On se met à courir comme si on avait le diable aux trousses. Pour la première fois on est tous les deux sur la même longueur d'onde. On a tous les deux des personnes qu'on aime à protéger et on connaît les conséquences si on échoue. Le temps se rafraîchit de plus en plus mais on essaye de ne pas diminuer l'allure malgré le froid mordant. Quand on arrive au pont, Le soleil commence tout juste à se lever. Mais ce qui nous alerte ce sont les tambours qu'on entend.
- T'as bien entendu la même chose que moi? je lui demande
- Des tambours de guerre
- Faut qu'on se magne!
On se remet à courir et on aperçoit enfin le pont. Je vois Raven sur le pont. Je regarde dans le viseur
- Elle est encore en train de la poser, je lui dis. Je vais me trouver un coin en hauteur tu t'occupes de la récupérer
- D'accord.
Il s'élance vers le pont et je trouve un endroit caché entre les arbustes avec une vue dégagé du pont. Je m'allonge ventre à terre et ajuste le viseur. J'observe ce qui se passe sur le pont et je crois bien que Raven est infectée. Elle finit de poser la bombe et Finn arrive pour la sortir de là. Il la soutient ce qui confirme ma théorie. J'attends le signal de Finn. Je ne les vois plus dans le viseur ce qui veut dire qu'ils ont quitté le pont.
- Dylan, tire!
Je n'ai que deux essais alors je ne peux pas me louper. Je dois le faire pour Bellamy, Octavia Raven, Clarke et Murphy et pour tous les autres. Je dois le faire.
- Allez, Dylan tu peux y arriver, tu l'as déjà fait cent fois.
J'ajuste mon tire et vise la croix que Raven a dessiné sur la bombe. J'inspire puis expire. Inspirer et expirer. Inspirer et expirer. Je pose mon doigt sur la gâchette. Inspirer et expirer. Puis je tire. Dans le mile. Une explosion de plusieurs mètres déclenche la destruction du pont qui vole en éclats. Une fumée noire s'élève à plusieurs mètres dans les aires.
- J'ai réussi! Je l'ai fait!
Je m'autorise une petite danse de la joie vu que je suis seule. Enfin c'est ce que je croyais quand je me retourne et vois Jasper et Monty me regarder.
- C'était du gâteau, je dis de façon nonchalante.
Il rient et font aussi une petite danse de la joie. Je me joins à eux et c'est comme ça que Raven et Finn nous trouve.
- Quand vous aurez fini, on pourra peut-être rentrer, nous dit Finn mais je vois qu'il retient difficilement un sourire.
On reprend la route et on arrive quatre heures après. Harper annonce notre arrivée et on est applaudis par les 100.
- Interdiction de prendre la grosse tête tous les deux.
Je dis ça à Jasper et Monty en passant un bras par dessus leurs épaules. Je vois Clarke nous sourire ainsi que Octavia.
- qu'est-ce que tu fais ici? Lincoln doit déjà être parti, je lui dis
- Je pouvais pas partir, et puis je serais jamais parti sans te dire au revoir.
Je la serre dans mes bras et malgré que ce soit un véritable sacrifice ce qu'elle fait je suis contente qu'elle reste. ça me rappelle qu'il y a encore quelqu'un que je n'ai pas vu.
- Ton frère? Où il est? Il va bien? Ne me dit pas qu'il est …
- Retourne-toi, idiote! me dit-elle un grand sourire aux lèvres.
Je fais ce qu'elle me dit et le vois en train de me regarder paniquer. Il semblerait que ça lui fasse très plaisir en plus.
- Abruti
- Emmerdeuse
Je saute à son cou et l'embrasse à en perdre haleine. Il répond avidement à mon baiser et me fait tourner. Je rit contre ses lèvres, heureuse de le voir en vie et en bonne santé.
- Je t'avais dit que je pouvais gérer.
- Je t'avais dit que je te laisserais jamais
Il ne semble pas se souvenir de ce qu'il a dit mais ça ne fait rien. Je sais ce qu'il ressent pour moi et c'est tout ce qui compte. Y a qu'à voir comment il me regarde. Il glisse une main derrière ma nuque et m'attire dans un tendre baiser. Je sais pas ce qui nous attend demain, peut-être qu'on sera de nouveau obligé d'inventer un plan qui ne tient qu'à un file mais pour l'instant je suis bien. Pour l'instant je ne veux penser à rien d'autre qu'à l'homme qui m'embrasse comme si j'étais la chose la plus précieuse au monde.
Malheureusement un jour il faut revenir à la réalité et ce virus a pris quatre des nôtres et ceux qui ont survécu sont encore fragiles et fatigués. Bellamy semble avoir enfin accepté que Murphy reste vivre au campement. A la nuit tombée je suis complètement lessivée. Je n'attends qu'une chose c'est d'aller me coucher. Mais je veux pas être seule. Alors je pars à la recherche de la seule personne avec qui j'ai envie d'être. Je le trouve à l'extérieur du camp en train de parler avec Clarke. Elle lui fait une remarque comme quoi c'est dur d'être chef et je ne peux qu'approuver
- Je suis d'accord avec toi, je lui dis en me plaçant à côté de Bellamy. D'ailleurs je rends mon tablier, à partir de maintenant vous vous débrouillez!
Ils rient
- T'as géré comme un chef, Dylan, me dit Clarke
- Merci.
- C'est vrai tu nous as tous sauvé, me dit Bellamy
- C'est pas faux du coup je pense que je vais aller me coucher, vous savez le repos du guerrier ou un truc du genre.
Ils rigolent et ça me fait plaisir de voir que même si on est dans une merde pas possible on est encore capable de rire.
- T'as raison, me dit Clarke. Je vais prendre ton tour de garde.
- Merci
Puis je me tourne vers Bellamy.
- Et toi?
Il se tourne deux secondes vers Clarke
- Filez tous les deux avant que je ne change d'avis, après tout je vous dois bien ça.
J'attrape la main de Bellamy et le l'emmène avec moi sous la tente.
- je sais pas si je suis vraiment en état de faire quoique ce soit ce soir.
- ça tombe bien parce que c'est pas ce que je te demande. Je veux juste être dans tes bras ce soir.
- ça je peux le faire.
Je retire ma veste et mes chaussures ainsi que mon pantalon et je me glisse sous les draps. Il fait de même et se glisse en caleçon à mes côtés. Il passe un bras autour de ma hanche et me colle contre son torse. Il pose sa tête dans ma nuque et souffle de contentement.
- Je crois que le ciel pourrait me tomber sur la tête que ça me serait complètement égale puisque je crois que je viens de frôler le paradis.
- Je ne te savais pas si fleur bleue, Bellamy
Il se redresse et me regarde dans les yeux.
- Y a encore un tas de trucs que tu ignores sur moi
- Je veux tout connaître de toi.
- à condition que tu me laisses te découvrir aussi.
- Je pense que c'est un bon compromis.
- Je trouve aussi.
Il m'embrasse avec tout la tendresse dont il peut faire preuve.
- J'ai eu peur de te perdre aujourd'hui, je lui dis ça n'arrivera plus, je te le promets
- Est-ce que tu te souviens de ce qui s'est passé? De ce que tu as pu dire?
- C'est très flou mais je me rappelle que tu es resté près de moi un long moment.
- Tu m'avais demandé de rester.
- T'aurais dû partir tout de suite, je t'ai fait perdre du temps.
- On s'en fiche, Bellamy. Tu es sain et sauf et ce foutu pont a explosé. Les Natifs vont d'abord devoir se remettre de leur perte et je pense donc qu'on a mérité quelques heures de sommeil.
- T'as raison
Il pose rapidement ses lèvres sur les miennes et se rallonge dans mon dos. Il me colle contre lui et je prends sa main dans la mienne. Je sens sa respiration devenir plus régulière et je devine qu'il s'est endormi. Je suis bercée par les battements de son coeur et je finis moi aussi par m'endormir.
