Bonjour tout le monde, voici un nouveau chapitre posté en vitesse (recherche un sosie pour aller en cours à sa place) !
J'ai fait un rapide dessin de Monkey D Hana, vous pouvez le voir en allant sur mon profil, vous y trouverez le lien de l'image. Je dessine pas très bien, mais bon ça m'amuse quand même !
Anna1819, Ace et Luffy (classe, c'est vrai, jusqu'à ce que tu t'écrases contre les vagues… tu peux tester si tu veux :p merci ton enthousiasme fait plaisir à voir ! Je vois absolument pas ce qu'il y a de mal à vouloir te tuer avec du chocolat, t'essayes de me noyer je te rappelle !), Simili D Axel (moh boude pas !) et Abysse672 (ton image de profil est adorable !). Merci à tous pour vos reviews !
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Yuri et Rêve
- Eh ! Regarde-moi !
Hana jeta un rapide coup d'œil à l'enfant de quatre ans. Il se tenait debout sur la balançoire du jardin, s'amusant à se balancer de plus en plus haut. Son rire avait effrayé les oiseaux qui s'éloignaient de la maisonnette rose à tire d'aile. L'enfant portait un tee-shirt avec une tête de clown et un bermuda beige.
- Hana ! Regarde ! répéta-t-il entre deux rires.
- Je t'ai déjà vu Luffy, soupira-t-elle.
Un cri attira son attention. Luffy était monté trop haut et s'était envolé dans les airs, pour atterrir sur un rosier. Hana s'approcha rapidement de lui, aussi rapide que l'éclair.
- Oh mon dieu, ça va ? s'inquiéta-t-elle.
L'enfant se remit à rire.
- Je suis invincible ! cria-t-il en se mettant à courir autour de l'adolescente qui venait de fêter ses seize ans.
- Je m'inquiétais pour mes fleurs petit monstre, le nargua Hana.
Luffy lui tira la langue et courut dans la cuisine.
- J'ai faim ! lança-t-il.
La jeune fille se pencha vers les rosiers. Elle mesurait désormais un mètre soixante-quinze, et ses cheveux lui tombaient jusqu'au niveau du bassin. Ses yeux avaient toujours cette incroyable couleur de bleu cobalt. Sa peau légèrement bronzée portait quelques cicatrices, vestiges de ses entraînements avec Garp. Elle n'avait presque plus rien en commun avec l'enfant qui pleurait son frère, assise sur son rocher.
L'adolescente avait un tempérament calme, et arborait le plus souvent un visage impassible. Son masque tombait seulement pour quelques personnes, telles qu'Ace, Luffy, ou encore son père. Son corps était devenu plus fin et musclé. Cela, elle le devait aux entraînements de son père. Elle avait aussi appris à mieux contrôler son fruit du démon, bien qu'elle ne sache encore l'exploiter toute la puissance qu'il pouvait lui procurer.
Mais il y avait bien des choses qui ne changeaient pas. Elle était toujours claustrophobe, avait toujours la phobie des chenilles, ne savaient toujours pas nager, insomniaque, vomissait dès qu'elle apercevait une pomme…
Hana se redressa, après avoir réussi à réparer les dégâts provoqués par le petit diable sur ses chères fleurs. Elle passa devant le seul carré de terre vide du jardin, respira doucement la douce odeur de plante et rejoignit le garçon dans la cuisine, qui était occupé à engloutir les restes d'un gâteau d'anniversaire.
- Ton gâteau est vraiment bon, lança-t-il.
- Etait, ricana-t-elle en le voyant avaler le dernier morceau.
Elle prit une serviette bleue et lui essuya toute la crème qu'il avait autour de la bouche.
- Heureusement que t'as bien voulu commander un gâteau à la boulangerie.
- Qu'est-ce que tu insinues par-là ? dit-elle en se crispant.
Elle froissa énergiquement la serviette et la jeta dans une poubelle.
- Que tu sais aussi bien cuisiné qu'un singe, répondit joyeusement Luffy.
Hana se mordit la lèvre, mais ne put cependant s'empêcher de lui lancer un éclair, la paume de sa main tendue vers lui. Luffy tombant en rigolant de sa chaise, légèrement sonné.
- Sale gosse, grogna-t-elle.
Elle le prit par le col de son tee-shirt et le traîna à sa suite, sortant de la maison.
- Tu vas arrêter de rire ? s'agaça-t-elle.
- Mais c'est rigolo ! se justifia-t-il.
- Qu'est-ce qui est drôle ?
- Je sais pas.
Hana soupira. Jamais elle n'avait vu d'enfant aussi exaspérant, impatient, stupide, insouciant que lui. A des moments, elle avait l'impression d'avoir son père en face d'elle. Aucune discussion n'était jamais possible avec ce dernier. Il finissait toujours par trouver un nouveau jouet. Un jour, elle avait cherché à lui parler de son père, mais il s'était aussitôt désintéressé du sujet pour partir à la poursuite d'un papillon. Ainsi, elle n'avait jamais eu l'occasion de lui parler de Dragon, ni de quoi que ce soit de sérieux.
La jeune fille s'arrêta devant le Partys Bar et lâcha Luffy, qui atterrit sur ses fesses en souriant. Makino sortir de son établissement et les salua.
- Je m'occupe de lui, va voir Ace, lui dit-elle.
Hana fit demi-tour, laissant le petit monstre aux bons soins de la serveuse. Il fallait vraiment qu'elle pense à remercier Makino pour toutes les fois où elle s'était occupée de Luffy. En réalité, elle le faisait tous les jours. Car Hana n'avait jamais changé ses habitudes, c'est-à-dire rendre visite à la famille Dadan tous les après-midi.
Elle gravit lentement le mont, les mains enfoncée dans les poches. Alors qu'elle s'approchait d'une maison située au cœur de la forêt, un enfant à la chevelure brune sortit des bois et s'arrêta devant elle. Il tenait un tuyau en fer aussi haut que lui dans sa main droite. Il sourit en croisant le regard de la jeune fille. Celle-ci se pencha vers l'enfant et avant qu'il n'ait eu le temps de réagir, lui planta un baiser au milieu du front. Les joues de l'enfant s'empourprèrent.
- Maman, gémit-il.
- Alors Ace, comment vas-tu aujourd'hui, j'espère que toi et Sabo ne vous attiraient pas trop d'ennuis. Tu n'as pas de nouveau provoqué les gens de la ville ?
- Ca va. Ce sont les gens de la ville qui me cherche des noises, pas l'inverse.
Hana lui adressa un regard condescendant et reprit :
- Tu es prudent quand tu vas traîner du côté de Grey Terminal ?
- Toujours, ricana-t-il.
Ensemble, ils empruntèrent un chemin dans la forêt, qu'eux seuls connaissaient, et finirent par déboucher au bord d'une falaise. Ils s'installèrent tout deux sur le même rocher. Ils venaient souvent ici, parfois parlaient-ils, parfois non. Ils regardaient alors patiemment la mer, se laissant tout deux submergés par leurs émotions. Et pour Hana, par ses souvenirs.
Petit à petit, la peine qu'elle avait éprouvé au départ de son frère s'était estompé, pour laisser place à de la détermination. C'était ainsi depuis qu'il lui avait demandé de prendre soin de son fils. Depuis, elle était décidée à le revoir, un jour. N'importe où, n'importe quand. Mais elle croiserait sa route.
Elle savait pertinemment que ce serait alors en tant que Marine et lui en révolutionnaire qu'ils se reverraient. Elle serait obligée de se battre. Lui aussi. Mais elle n'en avait cure. Elle n'avait aucune haine pour les pirates, les révolutionnaires, ou encore les Marines. Il y avait des hommes bons et mauvais partout. Tout ce qu'elle avait fait, c'était choisir le chemin qui lui paraissait le plus à sa portée. Elle serait un bon soldat.
Hana balança sa tête en arrière et ferma les yeux, respirant l'air marin. Cette odeur salée qu'elle adorait, elle avait hâte de pouvoir la sentir chaque jour de sa vie. Elle voulait prendre la mer, c'était l'un de ses désirs les plus chers.
Ace la regarda quelques instants. Elle connaissait ce regard. C'était celui d'un enfant qui voulait des réponses.
- Que veux-tu me demander ? murmura-t-elle.
La brise marine lui effleura doucement le visage. Non surpris par sa question, Ace répondit, avec une légère gêne :
- Je voulais… enfin… tu peux me reparler de ma mère ? De ma mère biologique ?
Il faisait toujours attention à ne jamais employer le terme « vraie mère ». Peut-être croyait-il blesser Hana en disant cela.
- Que veux-tu que je te dise de plus ?
Ace baissa la tête, fixant ses mains. Hana se mit cependant à parler, répétant toujours la même chose, sous des formes différentes. L'enfant aimait entendre parler de sa mère, de se bravoure, de sa dévotion. Comme s'il avait besoin d'être conforté dans l'idée qu'il avait un parent digne d'être admiré, comme si le respect qu'il avait pour Portgas D Rouge pouvait commencer celui qu'il n'avait pas pour son père.
Le petit brun sourit et contempla la mer. Un rayon de son soleil éclairait son visage constellé de tâches de rousseurs, et une lueur brillait dans son regard.
- Hana, toi aussi tu avais une mère ?
Surprise, mais néanmoins amusée, Hana rit et répondit :
- Bien sûr, comme tout le monde !
- Elle est où ? Pourquoi t'en parle jamais ?
La brune se renfrogna. Elle connaissait le garçon, il n'en démordrait pas si facilement.
- Je ne me souviens presque plus d'elle, expliqua-t-elle.
- Alors raconte-moi ce dont tu te souviens, insista-t-il.
L'adolescente le fixa.
- S'il te plait maman.
Elle fronça les sourcils, vaincue. Il le méritait bien après tout.
- Dit moi Ace, c'est quoi ton rêve ?
Déconcerté, il répondit, le regard baissé vers la houle :
- Prouver que je mérite de vivre.
Hana ne fit aucun commentaire, et poursuivit :
- Moi aussi j'en ai un de rêve.
A ces mots, Ace se tourna vers la brune. Jamais elle n'avait abordée ce sujet. Elle lui avait toujours fait comprendre que le rêve des autres passait avant le sien.
- Figures-toi que ça a un rapport avec ma mère. Quand mon père était un jeune officier de la Marine, il sortait avec une femme du nom du Yuri, ce qui signifie « lys ». Lors d'une de ses missions, il trouva un lys bleu, une fleur extrêmement rare, sur une île, au bout de la route de Grand Line. C'était la plus belle fleur du monde, son parfum était inimitable, et ses pétales capables de faire sourire n'importent qui. La couleur de la fleur lui rappela les yeux de Yuri, et lorsqu'il la demanda en mariage, il lui offrit cette fleur, si unique.
« C'est ainsi qu'il épousa ma mère. Elle aimait énormément les fleurs. Elle avait toujours été d'une santé fragile, et s'occuper des plantes la détendait. Elle eut un fils, et dix ans plus tard, elle tomba enceinte de moi. Durant tout ce temps, depuis que mon père lui avait demandé sa main, elle s'occupait du lys bleu. Chaque hiver, il fleurissait, et durant un mois, il éclairait la vie de quiconque le voyait.
Le jour où elle accoucha de moi, elle décida de m'appeler Hana, « fleur ».Quand j'avais deux ans, ma mère tomba malade. Le médecin avait peu d'espoir pour elle. Lentement, la fleur dépérit, au même rythme que la vie abandonnait ma mère. Une nuit d'hiver, elle mourut. Son corps était devenu aussi froid que la neige qui recouvrait alors le jardin, et son visage avait perdu toute expression. Au matin, je vis que la fleur de lys avait perdu tous ses pétales. Elle était morte.
Tu te souviens du carré de terre vide dans lequel tu jouais enfant ? C'était là que poussait la fleur autrefois. Je n'ai jamais pu me résoudre à la remplacer. Tout ce que je sais, tout ce que je viens de te raconter, je le tiens de mon frère et de mon père. En réalité, je ne me souviens même plus du visage de ma mère. La seule chose dont je me rappelle, c'est du lys bleu, de ces yeux, aussi bleu que la fleur. Ce dont j'ai d'ailleurs hérité.
Un jour, je poserai le pied sur une île, et j'y trouverai la fleur perdue. Je la ramènerai ici, à Fuchsia, et je m'en occuperai autant que ma mère le faisait. Je retrouverai la seule chose dont je me souvienne d'elle. C'est mon souhait le plus cher. »
Les yeux d'Hana brillaient. De tristesse ? D'excitation ? Ace ne le sut jamais. Il se pencha vers celle qu'il considérait comme sa mère et posa sa tête sur ses genoux, et se mit à jouer avec ses longs cheveux d'encre.
- C'est un beau rêve, conclu-t-il.
Hana sourit et posa délicatement sa main sur la tête de l'enfant de sept ans.
- Mais pour le réaliser, il faut que tu prennes la mer…
Le sourire de l'adolescente se fana aussitôt et son regard se voila de tristesse.
- Ace…
Le petit garçon la regardait. Il savait ce qu'elle allait dire, mais il avait besoin qu'elle le fasse.
- Je vais partir Ace. Bientôt.
- Quand ? murmura-t-il en tentant de cacher sa peine.
- Dans un an.
L'enfant se blottit dans les bras de sa mère. Il ne pleura pas. Il ne parla pas. Il profita juste de la chaleur que lui procurait la jolie brune, en espérant que cette étreinte ne se termine jamais.
Maintenant Ace est aussi au courant… le pauvre chou il va perdre sa maman… snif.
L'heure du départ arrive, et bientôt, Hana sera dans la Marine ! Entourée h24 de mecs ! Le paradis :D
Maintenant vous en savez aussi plus sur la mère d'Hana, c'est pas magnifique ça ?
Biz tout le monde, et bon après-midi (toujours pas de sosie pour me remplacer ? Non ? Un petit commentaire de soutiens alors !)
