L'Enfant d'un Amour Déchu :
Chapitre 12 : Arsène, Marjorie et… Remus.
Cambridge, 18 Février 1960
« - En es-tu sûr, Ars' ?
- Oui, maman.
- Tu ne veux pas qu'on t'accompagne ? Tu es faible, tu sais ?
- Ca ira, maman. Poly me surveille, et puis tu as entendu le médicomage ? Il serait temps pour moi de mettre mon nez dehors après un mois de coma. Enfin, il faut que tu ailles bosser, tu vas être en retard ! »
Amélie, la mère des jumeaux, secoua la tête, rendant les armes. Elle était exaspérée mais fière par l'attitude de son fils. Il n'était pas Gryffondor pour rien. Cependant…
« - Mais comment as-tu trouvé tous ces arguments ? Ce n'est pas ta sœur qui te les a soufflés ? l'interrogea-t-elle, dubitative.
- Maman ! se vexa le garçon, mais il ne put se réprimander un petit sourire. »
La matriarche rit, elle était intérieurement soulagée de retrouver son fils en bonne santé et elle ne pouvait pas s'empêcher de le taquiner. Elle le serra dans ses bras et lui toucha deux mots : « Fais attention. »
Arsène s'écarta de celle qui l'avait toujours élevée et la suit du regard jusqu'à la porte de l'entrée. Ses yeux posèrent ensuite sur un pli de papiers sur la table. C'était des lettres que Marge lui avait envoyées depuis le fameux incident chez elle. Pendant qu'il était dans le coma, sa mère et sa sœur avaient répondu aux premières et après son réveil, il avait lui-même continué cette correspondance deux ou trois fois. La dernière lettre datait d'il y a une semaine. Il devait chercher son fils. Il en avait peur.
« - Ca va aller, souffla sa sœur, la main sur son épaule récemment rétabli.
- Allons-y, acquiesça-t-il. »
Sittingbourne, 18 Février 1960
Des cris surgissent dans une chambre la plus isolée des autres. Une jeune fille de 18 ans accourut pour calmer le monstre, qui n'était que son propre fils, qu'elle ne put le nommer, mais il fallait qu'il se calme, sinon des voisins s'interrogeront.
Son père ne voulait pas annoncer à tout le quartier que sa fille n'était plus vierge et qu'elle avait déjà enfanté avant le mariage. Mais Marge avait déjà pris sa décision : plus jamais elle ne voudra se marier et avoir des enfants. Arsène était et sera son premier et dernier amour. L'unique amour qu'elle devait rapidement oublier. Ce monstre était comme les autres : des menteurs et des lâcheurs ! Il l'avait « magiquement » envoûtée, pendant près de trois ans ! Son père, y compris, mais à sa façon.
Marge espérait par contre que son frère Vernon ne suive pas le même chemin que son géniteur. Elle se fit une promesse : elle le protégera et le choiera jusqu'à sa mort. Il était pour le moment chez sa marraine Milly qui s'occupait de lui, jusque le monstre de sorcier ait quitté cette maison. Ensuite, toute la famille Dursley changera de localité.
« - Tais-toi, sale monstre ! ordonna la jeune fille en apercevant son fils pleurer. »
Sachant que le bébé ne put répondre à cette provocation, Marge le prit dans les bras et lui donna son sein, dégoûtée. Elle le regarda téter farouchement. Un sentiment de tristesse l'envahit. Elle se souvint avoir parlé à Meg de son futur enfant qui ressemblerait à Arsène et qu'elle l'appellerait Remus Arsène Lupin. Et plus elle l'observa, plus elle le trouva ressemblant à son père.
Parfait. Personne n'ira contredire sa maternité à ce bâtard.
Marge avait beaucoup changé depuis sa naissance. Hospitalisée après Noël, dans une petite communauté, loin de Sittingbourne, appelée Ranworth, elle avait partiellement recouvré la mémoire, surprise de voir des images de l'incidence surgir dans sa tête. Suivant son instinct, elle avait pu écrire une lettre à Arsène Lupin pour en avoir le cœur net. Ce n'était pas difficile pour elle de lui envoyer, elle avait conservé son adresse dans son carnet.
Après une attente quasiment interminable, elle avait reçu une visite au nom de Pauline Lupin. Celle-ci n'avait fait que confirmer ses soupçons à propos de son père et d'Arsène. Ce dernier en question était tombé dans le coma depuis, le coup de fusil avait percé son épaule et touché des organes vitaux. Ayant su toute la vérité, Marge était entrée dans une colère noire, faisant éclater les verrines et les vitres. Cet acte de magie l'avait brutalement stoppée, se remémorant les paroles ignobles de son père sur des sorciers. S'il y avait une chose que Marjorie abhorre le plus, ce sont des mensonges.
Ce n'était qu'à cet instant qu'elle avait décidé de conclure un marché avec la sorcière : la famille Lupin reprendrait le bébé en son souvenir et elle ferait la vie dure à son père, le flattant mais avec fermeté et avec de la haine.
Depuis ce jour, elle haïe son père. Pour tout le mal qu'il avait causé. A lui, à elle et au bébé ! Elle est devenue une femme hargneuse et aigrie. Elle ne peut même pas se résoudre à retourner chez les Lupin, elle a trop souffert.
La sonnerie retentit soudainement. Marge sut immédiatement que c'était le père de l'enfant et s'empressa de remonter son haut de robe, se moquant que l'enfant n'ait pas terminé son repas. Elle prit son bagage et descendit dans le couloir menant la sortie. Elle s'interrompit en voyant la mine triste d'Arsène. Ses yeux étaient un peu rouges. Il avait dû pleurer. La jeune maman aurait eu envie de le consoler et de lui dire que ce n'était qu'une passagère crise au couple, mais elle n'eut pas le courage. D'un pas décidé, elle mit l'enfant dans ses bras et déposa son bagage à ses pieds.
« - Voilà, tu as tout. Disparais de ma vue, maintenant !
- Attends, quel est son nom ?
- Il n'en a pas ! A partir de maintenant, je ne suis plus sa mère. Tu as conçu cet enfant avec une pute lors de l'été, compris ?
- Remus. Je l'appellerai Remus Arsène Lupin. En souvenir de toi. Quoi que tu fasses, je respecte ta décision, mais rien ne m'empêche de révéler la vérité à notre fils et à nos moments passés. Je t'aime et t'aimerai encore jusqu'à ma mort, Marge.
- Adieu ! »
La porte claqua devant le nez d'Arsène. Celui-ci baissa ses yeux vers son fils unique et lui murmura :
« - Elle nous aime encore. J'en suis sûr, Remus. »
Alors que sa sœur prit la valise de son fils, Arsène inspira un gros coup d'air et jeta pour une dernière fois la maison d'enfance de sa Muse. Elle va certainement la quitter. Se tournant vers la grille d'entrée où l'attendait Pauline, ils disparurent.
Pour de bon.
De sa chambre, Marge suivit son amant du regard et dès qu'elle ne le vit plus, elle pleura. Son cerveau lui dit d'espérer une rencontre hasardeuse avec lui, mais son cœur lui dévoila qu'elle ne le reverra plus jamais. Elle en fut chagrinée.
La joie ou la tristesse ? Elle était incapable de distinguer ses sentiments. Ravie qu'Arsène et elle soient sur les mêmes ondes de longueur pour le prénom de l'enfant. Triste de faire du mal à Arsène et de ne pas continuer sa vie avec lui et Remus. Et de ne pas porter… son nom de famille.
Tous ses projets, son avenir avec lui s'étaient envolés en un clin d'œil. A cause des mensonges successifs d'Arsène. Désormais, Marge restera Marjorie Pénélope Dursley et vivra seule toute sa vie.
« - Eh Marge, tout va bien ? demanda sa tante et marraine d'une voix inquiète. Ton père t'attend dans son bureau pour ton avenir.
- Ca ira Tante Penny. J'arrive. »
Elle essuya ses larmes et descendit à nouveau. Elle retrouva son père de dos à son bureau. Le visage dénudé d'expression, les joues auparavant rosies pâles, le regard vide, la voix monotone.
« - Ce monstre est parti, je présume ? lui demanda son père sans lever son nez des papiers.
- Oui, père. »
En entendant le terme « père », Aurèle releva la tête et scruta sévèrement sa fille dont il avait honte. Mais il n'en montrait pas. Après la confrontation avec sa fille à l'hôpital, il avait été forcé d'accepter ses conditions qu'elle avait conclues avec Pauline. Depuis son retour à la maison, sa relation avec elle était devenue inexistante, ils vivaient l'un de l'autre comme des étrangers, mais pour Vernon et le reste de la famille, ils faisaient l'effort de paraître « aimants », mettant la colère et la haine de côté.
Désormais, il s'en mord, sa fille lui échappe pour de bon.
Aurèle tourna à ses occupations et ouvrit sa bouche après un silence lourd.
« - Bien, tu iras travailler comme employée téléphonique à Buxton. Pas question que tu envisages des études de comptabilité ou de secrétariat. Je ne veux prendre aucun risque de te mettre dans le chemin de cet enfoiré, compris ?
- Oui, père.
- Tu prendras l'avion dans quelques jours. Ta tante t'aidera au début pour ton installation et tu me rembourseras tes dettes tous les mois. Es-tu toujours d'accord, Marjorie ?
- Oui, père. Je le ferai à votre honneur. »
Buxton, 31 Mars 1982
Un jeune homme châtain vérifia plusieurs fois son adresse et regarda une maison sinistrée devant lui. Il fonça les sourcils en voyant l'état de la maison qui avait un grand besoin de peinture, la propriétaire n'était visiblement pas disposée à le faire.
« Elle serait donc seule, pensait-il tristement à la vie qu'elle aurait eu si sa famille avait accepté la vérité. »
Il prit donc une grosse inspiration et s'infiltra dans le jardin pour sonner à la porte en bois. Il attendit. Il eut une envie soudaine de se transplaner avant que la femme n'ouvre, mais il devait respecter la dernière volonté de son père : annoncer sa mort à celle qu'il avait aimée, celle qui l'avait fait chavirer son cœur, celle qui fut sa première et dernière amour.
Depuis la mort de son père, il n'avait cessé de rechercher sa trace et ce n'était une semaine qu'il l'avait retrouvée. Après de maintes réflexions et discussions avec le couple Potter, il s'était décidé de la rencontrer.
Il savait, d'après les renseignements de son père, que cette femme ne supportait pas de mensonges, et selon ses amis Potter, qu'elle rejetait des gens qui sortaient de la norme. Son statut de sorcier était une anomalie pour elle. Devrait-il lui le dire la vérité ou… mentir ? Sirius lui disait de mentir, mais James et Lily soutenaient la vérité, comptant sur l'instinct maternel. Mais peu l'importait, il avait réussi à rédiger une lettre.
La porte grinça. Il retint son souffle.
« - 'Jour, que voulez-vous, jeune homme ? maugréa la vieille dame, d'un ton méfiant, avec un chien dans ses bras. Molosse ! gronda-t-elle à son chien qui aboyait férocement.
- Bonjour madame, je cherche une jeune femme d'une quarantaine d'années, elle s'appelle Marjorie Dursley. Vit-elle ici ?
- Que la voulez-vous ?
- Oh, simplement lui remettre cette lettre.
- Donne-la-moi et je la lui transmettrai.
- Non, on m'a bien dit de la lui donner directement.
- C'est moi. »
Remus eut un choc. La vieille dame qu'il avait devant lui n'était plus ce qu'elle était dans ses souvenirs. Certes, il ne l'avait jamais connue, mais la reconnaissait dans les photos de jeunesse de son défunt père.
Marjorie Dursley n'était plus la jolie jeune fille blonde aux légères rondeurs, l'élève studieuse au Lycée Trinity de Sittingbourne, celle qu'Arsène avait aimé. Maintenant, elle était grosse avec des cheveux gris teintés en blond cuivré, délaissant complètement sa beauté juvénile, vivait seule avec des centaines de chiens dispersées un peu partout. Elle puait l'alcool et le tabac.
Remus eut soudainement des nausées en la voyant. Sa propre mère se laissa se détruire à petits feux. Comme son père. Il aurait aimé la secouer, l'intimer de vivre pour lui, lui demander de venir habiter avec lui, mais il ne le pouvait pas. Pas en tant que Voldemort soit définitivement mort.
« - Vous me la donnez, cette foutue lettre, oui ou non ? »
Le jeune homme sursauta et machinalement, il la tendit.
« - Adieu… Maman. »
Sur ce, il partit, laissant Marjorie perplexe.
« Madame Marjorie Dursley,
Par quoi devrai-je commencer cette lettre ? La vérité est difficile à accepter, mais elle peut être dérangeante pour certains afin de mener une vie bien confortable. L'homme, que je connais très bien pour ainsi dire grandir à ses côtés, aurait très bien aimé la dévoiler à sa Muse, comme il aimait l'appeler, mais n'avait pas voulu que son amoureuse soit traumatisée à vie. Il aurait mille fois préféré lui épargner de cette triste réalité. Il était prêt à abandonner sa vie antérieure pour suivre sa future fiancée.
Hélas, un évènement avait chamboulé ses projets et sa vie, un enfant à naître prendra une place importante. Il aura besoin d'être stimulé et inévitablement montra ses dons hors du commun, comme il l'avait fait à son âge. Il s'était dit qu'au lieu d'attendre des années, il serait mieux d'annoncer à sa femme et sa famille son statut. Mais au grand jamais, il ne s'était permis de lui mentir, même pas pour des détails. Ses études, son domicile, ses amis.
Je ne l'ai jamais entendu se plaindre de vous, vous accuser d'être responsable de ses malheurs ; il était tout simplement triste et chagriné, tout ceci à cause de l'incident du 15 Décembre 1959. Depuis le jour où je commençais à vivre avec lui, il me répétait inlassablement t'avoir aimée et me racontait vos moments merveilleux, sans me dévoiler votre nom de famille et prénom, ainsi que votre localité avant que vous vous déménagiez. Seulement une photo lorsque vous aviez passé votre second été à Douvres. C'est ainsi que j'avais grandi en étant incapable de vous nommer, je vous appelais instinctivement « Maman ». Chaque soir, au lit, à travers la photo, je vous racontais ma journée et je dormais avec. C'était comme si je ressentais votre présence dans ma chambre, ce qui réchauffait probablement le cœur de mon père.
Celui-ci était déjà miné par le chagrin et aggravé par une tumeur au cerveau, ces dernières semaines. Il avait, si longtemps, lutté pour mon bien et le sien. Pour notre vie le plus confortable possible. Il avait voulu que je sois instruit par la société dans laquelle vous étiez née et aviez grandie. Que je sois familiarisé par des technologiques que les sorciers n'ont pas, comme des voitures, la télévision, le téléphone, la radio, les frigos, et à l'heure actuelle, des congélateurs. Que je prenne un appartement qu'il avait acheté pour toi et qu'il voulait te faire la surprise à Noël 1959. Oui, à cet instant que je vous écrivais, je suis assis dans mon bureau où il n'y a rien de sorcier.
Mon père serait si fier de vous montrer ce que je suis devenu à présent pour vous prouver que nous étions aussi des humains que vous, mais c'était au dessus de mes forces, malgré le fait qu'enfant, je vous ai idéalisée. Tout simplement parce que mon père était mort la nuit dernière, en paix. Le 21 Mars 1982, à 1h15 à son domicile. Après m'avoir relevé la totalité de vos origines. Sa dernière volonté était de vous remettre cette gourmette qu'il avait portée depuis Nouvel An 1958. Il vous aimait.
Enormément. Et profondément.
Pour Arsène Philippe Lupin, mon père, vous étiez unique. Sa Muse. La seule femme de sa vie.
En vous remerciant de m'avoir lu, je vous prie d'agréer toutes mes salutations les plus respectueuses.
Remus A. Lupin.
PS : Je vous joins une photo me représentant avec mon père et mes amis, au cas où vous aimeriez avoir un petit souvenir de nous. »
Marjorie enleva doucement ses épaisses lunettes. Sa vision était maintenant embrouillée par ses larmes. Ainsi, son dernier amoureux est mort d'une sale maladie : la tumeur. Il avait élevé son fils Remus en sa mémoire. Oh mon dieu ! C'était lui, le porteur de la lettre. Et l'auteur.
D'une main tremblante, elle ramassa une photo. Elle reconnut immédiatement son petit amoureux. Son cœur eut des ratés en le voyant sourire à l'objectif. Il avait bien vieilli, mais ce lui avait frappé le plus, c'était son regard, autrefois bleu et mystérieux, celui qu'elle était tombée amoureuse. Il était complètement terni, le rendant beaucoup plus mélancolique. Ce n'était plus le même homme qu'elle avait connu. On aurait dit que quelque chose qui lui avait arraché brutalement et depuis, il ne pouvait se consoler. Elle se sentait coupable. De son amour déchu.
Exactement. Ils s'étaient aimés de l'amour déchu. De ce déchet, Remus en payait cher, les conséquences. A cause de Marge, il se trouvait tout seul.
Non. Pas seul. Puisqu'il avait des amis. Pauvre Remus. Il ressemblait tellement à son père, sauf les cheveux. Il avait des légères boucles blondes qui dissimulaient son visage fatigué. Mais… ses yeux pourtant vifs reflétaient de l'espoir. De l'espoir malheureusement déchue.
A ses côtés, se trouvait un jeune couple, une femme rousse et un homme en bataille de jais. Ils n'étaient pas des inconnus aux yeux de Marge. Ce serait ceux que Pétunia et Vernon lui avaient parlés, la dernière fois pour le mariage de cette… Lily Evans avec ce bon à rien de James Potter. Ouais, c'étaient bien eux ! Et…
Une minute… Marge eut un doute. Elle retourna la photo et vit un petit commentaire :
« Anniversaire de Papa, 41 ans, le 1er Mai 1981. De gauche à droite : Sirius Black, Gwenaëlle Dartagnan, Arsène et Remus Lupin, James et Lily Potter et leur fils Harry. »
Elle comprit. Vernon lui avait menti. James et Lily Potter étaient des sorciers, ainsi que leur fils Harry et ils étaient amis avec Remus ! Ils apparaissaient à Marge très bien vêtus, donc logiquement, ils avaient un bon salaire dans leur monde. Soudain, une colère monta en elle. Son propre frère lui avait caché le fait qu'ils étaient des sorciers et les avait considérés comme des bons à rien. Il devrait les traiter probablement des monstres, comme son père Aurèle, vingt ans plus tôt. En un sens, il reproduisait le même schéma que son géniteur. Marge eut une envie folle de le corriger, mais réflexion faite, elle était sûrement mal placée à ses yeux pour lui faire la morale sur les sorciers. Puis, elle s'était dite que tout comme son défunt père Aurèle, Vernon avait sans doute réagi pour la protéger. Elle esquissa un fiable sourire.
Dorénavant, Marge changera de vie ! Retrouver ses plaisirs d'adolescente. Retrouver sa jeunesse. En mémoire d'Arsène. Pour commencer, elle videra sans scrupule toutes ses boissons alcoolisées dans l'évier de la cuisine et tous ses tabacs à la poubelle. Après, elle se mettra à faire le grand ménage, pour que sa petite maison campagnarde vive à nouveau, à faire du shopping pour sa garde-robe et… des recherches pour retrouver son fils unique Remus.
Elle veut le revoir, le serrer dans ses bras, le caresser, le dorloter et le nourrir et en échange, elle veut réapprendre son monde ! Celui des sorciers ! Mais Vernon ne devait pas le savoir ! Ce sera le petit jardin secret de Marge.
« - Ars', notre Remus Arsène Lupin ne sera plus l'enfant de l'amour déchu, foi de Marjorie Pénélope Dursley ! Repose-toi bien. Je garderai ta gourmette jusqu'à ce que je te rejoigne. Je t'en fais serment. »
Marjorie Pénélope Dursley dit Marge est décédée des suites d'un arrêt cardiaque le 21 Mars 2004 et a rejoint son unique amour, après 45 ans de séparation.
Elle avait la joie de faire connaissance de ses petits enfants Hermione, Teddy, Flora et Amélie et d'assister au mariage de son fils Remus et Nymphadora Tonks, le 30 Juin 1997 et de sa petite-fille Hermione et Harry Potter, le 21 Janvier 2004.
Son secret n'avait jamais été révélé à son frère Vernon.
Bon, voilà, c'est fini.
J'ignore quand je pourrai revenir sur ce site. Mais en attendant, vous êtes libres d'imaginer l'enfance de Remus ou sa rencontre avec sa mère!
Bonne continuation!
Cornett
