Chapitre 12, et le dernier ! (Et oui déjà !)

Il est un peu plus long que les autres chapitres mais je ne voyais pas comment le séparé en deux, donc j'ai tout réunie !

Je ne vous embête pas plus, je vous laisse découvrir !

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Merlin était face à Morigan ! Comment était-ce possible ? Il ne comprenait plus rien. Pourquoi ? Pourquoi aurait-elle fait ça ? Pourquoi ? Il avait beau se creuser la tête il n'arrivait pas à comprendre.

- Morigan, répéta-t-il plus bas. Pourquoi ?

La jeune femme ria un peu plus et s'approcha de lui.

- Tu crois vraiment que j'ai fait revenir Arthur du royaume des morts ?

Merlin écarquilla les yeux. Non, pas ça ! Tout mais pas ça. Pas Arthur.

- A-Arthur ? Murmura-t-il.

Elle pencha la tête sur le côté et attrapa son menton dans ses mains. Elle l'observa un moment avant de murmurer.

- Tu croyais vraiment que si toi tu étais incapable de le ramener, je le serais ?

Merlin secoua la tête. Ce n'était pas possible, il devait rêver c'était forcément un cauchemar. Les larmes lui montèrent aux yeux.

- Non… Morigan… s'il te plait… ne fait pas ça.

La sorcière rouge fit une moue exagérée au jeune homme avant de frapper du plat de sa main sur sa nuque. Il tomba au sol, retenu par la sorcière et se tourna vers Hunith qui s'agitait pour rejoindre son fils. Mais Elias ne bougeait pas.

- Vous n'avez pas à vous en faire Hunith. Je vais juste arracher le cœur de votre fils. Vous m'avez volé Balinor… alors je vous vole votre fils.

Elle le regarda et caressa sa joue.

- C'est tellement dommage. Il vous ressemble trop, j'en aurais presque envie de lui arracher son joli petit minois.

- Ne lui faite pas de mal ! S'écria la mère de Merlin.

La sorcière releva les yeux vers elle et fit signe à Elias de lui affliger le même traitement qu'à son fils.

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Le château dans lequel Brisène avait élie domicile était semblait-il à l'abandon. Un long couloir se séparait au fond en deux escaliers ou une table munie de sangles ornait la pièce. Juste en face de cette table de torture, un trône difforme et à moitié effondrer. Elias déposa le corps de Merlin face à ce trône et referma les sangles sur son corps. Les fenêtres qui illuminèrent la pièce, tout le long du couloir étaient vitrées et il n'y avait aucun moyen de voir ce qu'il se passait à l'extérieur

Brisène congédia son homme de main d'un regard et sortie une dague de sa ceinture. Elle s'approcha de Merlin et frappa sur sa joue pour le réveiller. Ce n'était pas drôle s'il était évanoui. Non elle voulait voire son regard s'emplir de terreur lorsqu'elle planterait sa lame dans son cœur.

Elle lui caressa la joue et le regarda émerger de son sommeil. Il essaya de se dégager mais il était trop bien ficeler.

- Ces lanières on subit le même sort que ces boucliers que j'ai créés pour les hommes de mon cher roi Lot. Tant que tu es attaché ici, tu seras incapable d'utiliser ta magie !

Merlin paniqua. Il allait se faire arracher le cœur. Mais aussitôt la sorcière reprit.

- Ne t'en fais pas, Merlin. Tu ne feras que rejoindre Arthur au pays des morts vus qu'il ne l'a jamais quitté.

Elle se mit à rire, un rire que Merlin qualifiait de diabolique qui ne collait vraiment pas avec ce visage.

- Tu n'es pas ma demi-sœur n'est-ce pas… tout ça… ce n'était que du vent ?

- L'esprit est une chose fascinante, murmura-t-elle à son oreille. Il est tellement facile de faire croire ce que l'on veut à qui l'on veut.

Merlin secoua la tête, les larmes aux coins des yeux.

- Arthur…

- Tu crois vraiment qu'il s'intéresserait à toi ?

Merlin gesticula pour essayer de se détacher mais rien. Il ne bougeait pas.

- Ma mère… que lui avez-vous fais ?

Il fallait qu'il se reprenne et penser à autre chose qu'a Arthur. S'il revoyait des yeux posé sur lui, s'il repensait à ses lèvres sur les siennes, alors il n'arriverait plus à trouver la force de s'échapper. Ce que cette sorcière ignorait, s'était que son cœur était mort. Mort avec Arthur.

- Je ne l'es pas tuer si c'est ce que tu veux savoir, je préfère qu'elle soit en vie quand je lui renverrais son corps avec un trou béant dans la poitrine.

Les portes s'ouvrirent en grand et laissèrent place à un homme que Merlin avait du mal à voir. Il avait les cheveux bruns et portait une barbe de plusieurs jours.

- Lot ! S'exclama la sorcière rouge en abandonnant Merlin.

- L'armée est en marche et je me prépare également à partir.

La sorcière approuva et se retourna vers Merlin.

- C'est vraiment dommage, commença-t-elle en posant la pointe de sa dague sur son doigt. J'aurais préféré que tu retrouves toute ta puissance avant de t'arracher le cœur, mais je vais devoir m'en contenter.

Merlin laissa écouler une larme sur sa joue. Finalement, s'il mourrait il irait rejoindre Arthur. C'était peut-être ce qu'il y avait de mieux à faire. Mais au moment où la sorcière rouge leva le bras ou la dague laissait briller sa lame pour l'abattre sur son cœur, Elaine lui envoya une attaque magique qui envoya Brisène s'écraser contre son trône.

La jeune femme toute vêtue de noir se dirigea vers la sorcière assommée et murmura.

- ça fait un bon bout de temps que je rêve de faire ça…

Elle se tourna vers Merlin et récupéra la dague de brisène.

- Je suis désoler Emrys mais je ne peux pas prendre le risque de te laisser en vie. Si Brisène prend possession de ton cœur, tout seras terminé.

- En tout cas, ça l'est pour toi !

Elaine dévala les escaliers et retomba en bas, inerte. Elias n'avait absolument pas bougé, comme s'il n'avait pas vus ce qu'il s'était passé ou qu'il n'avait aucune envie d'intervenir.

- Tu pensais que je n'étais pas au courant de tes tentatives pour m'éliminer ? Tu n'es pas aussi intelligente que tu le pensais Elaine.

Brisène récupéra son poignard près du corps d'Elaine et lui donna un coup de pied dans les côtes.

- Ne t'en fais pas chérie, je prendrais aussi ton cœur.

Elle retourna près de Merlin qui essayait toujours de se détacher.

- ça ne sert à rien Merlin… tu es à ma merci.

Les lourdes portes d'entrées s'ouvrirent à la voler tandis qu'un éclair bleu traversa toute la pièce pour frapper Brisène en plein cœur. Merlin du se tordre le cou pour voire Lancelot, Arthur et… Morigan !

- Merlin ! Arthur s'égosilla en se précipitant vers les doubles escaliers.

Elias s'interposa mais ce fut la lame de Lancelot que la sienne rencontra. Ils restèrent un moment en prise l'un et l'autre avant que la force du chevalier de Camelot ne le fasse reculer.

- Toi tu es à moi, s'exclama Lancelot en ce relança à la charge.

Arthur monta les marches deux par deux et se retrouva vite devant son ami, mais déjà Brisène se redressa et prépara un sort qu'elle lança sur Arthur. Merlin cria mais le roi ne se retourna que trop tard.

Les yeux fermés, le cœur battant la chamade la peur le tétanisa. La peur de voir son Arthur, blessé à nouveau à cause de lui, lui prenait les entrailles. Il ne le supporterait pas.

Il en avait marre. Marre d'être prisonnier de ses sentiments. Marre d'être prisonnier de ses chaines qui l'empêchaient de sauver qui que ce soit. Marre de se faire manipuler par tous le monde.

Il ouvrit les yeux pour voire que le roi n'était pas blesser. Il n'avait rien ! C'était comme si Brisène n'avait jamais lancé de sort. Elle regarda Arthur comme s'il était un fantôme et recula légèrement.

- Comment…

- Morigan ma tout raconter Brisène. Lorsqu'elle à sut que Merlin se retrouverait en votre présence, elle ma raconter toute la vérité.

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Lorsqu'Arthur était sorti de la salle du trône, il ne s'attendait pas à retrouver Bohort et Morigan dissimuler dans un coin. Il s'en approcha intrigué et entendus juste la dernière phrase de la sorcière.

- De quoi est-ce que vous parlez ?

Morigan sursauta et se tourna vers lui.

- Arthur… je…

- Cela suffit Morigan. Dit moi la vérité… maintenant…

Morigan échangea un regard avec Bohort et se lança.

- Brisène… n'est pas ma mère, murmura-t-elle.

Arthur fronça les sourcils, il était prêt à mettre sa main à couper qu'il n'allait pas aimer ce qu'il allait entendre.

- Elle est moi. Mon autre moi. J'étais une ignoble sorcière pratiquant la magie pour de mauvaise raison. J'étais la première Nécromancienne à naitre et aucun mage ne pouvait m'arriver à la cheville. Par un miracle que je ne m'expliquais pas, je ne vieillissais pas. J'ai profité de mes pouvoirs pour vivre ma vie égoïstement faisant le mal autour de moi comme si ma magie me forçait à accomplir des atrocités. Mais il y a longtemps, j'ai rencontré Balinor, le père de Merlin. Un seigneur des dragons qui avait une telle façon de voir la magie. Il pensait qu'elle était faite pour aider les gens et ceux qui ne la possédait pas et non pour asservir les hommes.

Elle détournait le regard, ne voulant affronter celui du roi. Elle savait qu'il ne devait pas être très amical. Elle l'avait tout de même cherché avec tous ses mensonges, même si elle se voyait mal expliquer à de parfait inconnue, qu'elle avait un double maléfique.

- Il a voulu m'aider à changer et pour cela il a séparé la partie destructrice de ma magie de mon corps. Il ma permit de me libérer de cette noirceur qui me prenait le cœur et je me suis retrouver pendant des années incapable d'utiliser la magie. Balinor ma alors tout apprit. Il a eu la patience et la délicatesse de me réapprendre toutes les bases. Il était comme une figure paternelle pour moi. Une fois ma magie retrouvé il s'est rendu compte que j'avais le don. Le don d'un seigneur de dragon.

Arthur ne disait rien, laissant la sorcière finir son récit.

- Il se trouve que les nécromanciens sont le fruit de Gwynn ap Nudd et d'un dragon. Je suis la fille de ce dieu des morts, mais je ne l'ai jamais considérer ainsi. Balinor a été ce qui se rapproche le plus d'un père pour moi. Quoi qu'il en soit, mon côté sombre n'a pas été tuer. Il a survécu et c'est renforcer avec le cœur de mage puissant, se nourrissant de leur magie pour survivre. Au fil des années, elle a repris forme humaine et a fini par vouloir prendre ma place. Elle était furieuse contre Balinor et à la fois elle le désirait. Elle désirait son amour paternel qu'il n'avait offert qu'à moi.

Arthur n'en revenait pas. Cette femme était vraiment la première Nécromancienne ?

- Si Brisène, veux le cœur de Merlin, c'est parce qu'elle voit Balinor en lui. Elle le déteste et l'aime en même temps. Elaine n'est pas une disciple… c'est la véritable fille de Brisène.

Arthur était furieux il attrapa le coup de la sorcière et la plaqua contre le mur, le visage près du sien.

- Si tu es Brisène, alors tu vas immédiatement me dire ou elle retient Merlin ?

Morigan essaya de se dégager de l'étreinte d'Arthur mais sa poigne était ferme. Bohort voulut intervenir mais Morigan l'en empêcha.

- Laisse, murmura-t-elle. Je comprends sa colère. Je vais t'y amener, mais avant, tu dois me faire confiance et me laisser t'aider.

- pourquoi je te croirais après tout ces mensonges que tu nous as balancés à la tête ?

- Parce que je suis ta seule chance de sauver Merlin.

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Arthur avait pu bénéficier sur son armure d'un sort identique à celui que Brisène avait lancé sur les boucliers. La sorcière avait un regarda effrayant et hurla.

- Tu ne m'empêcheras pas de dévorer son cœur.

- Je crois que si !

Il planta son épée dans le flanc de la sorcière qui écarquilla les yeux. Elle baissa les yeux sur la lame forgée par le souffle du dragon et recula pour s'effondrer sur son trône

En contre bas, Lancelot était en mauvaise posture et avait du mal à contenir la puissance de ce chevalier. Mais qui était-il bon sang, il avait beau lui avoir assénée plusieurs coup mortel, il n'avait jamais montré signe de faiblesse. Morigan envoya une attaque magique sur lui qui s'effondra au sol, se désintégrant complètement. Elle rejoignit le chevalier pour s'assurer qu'il n'était pas blessé.

- Je suis toujours là, libérer moi, ordonna Merlin !

Arthur sursauta comme s'il venait de se rappelé de sa présence et s'empressa de trancher les sangles qui le retenaient prisonnier. Il prit Merlin par la taille et le serra dans ses bras. Il se mit à rire nerveusement et il laissa échapper à l'oreille de son ami.

- On dirait que je suis venu délivrer une princesse.

Merlin se serrait dans les bras d'Arthur et rit lui aussi en lui donnant un léger coup dans les côtes.

- Je ne suis de loin pas une princesse…

Il s'écarta du blond et prit son visage dans ses mains.

- Je n'attendrais pas une seconde de plus avant de vous le dire Arthur… Je vous aime aussi.

Et il l'embrassa avec toute la passion et tout l'amour qu'il avait pu refouler depuis toutes ces années. Arthur apprécia et le rapprocha de lui. Merlin entoura ses bras autour de son cou et l'embrassa encore. Ce n'était ni le moment, ni l'endroit pour, mais il ne voulait pas manquer une seconde de plus. Il devait dire la vérité.

Leurs lèvres eurent du mal à se séparer mais une fois fait, ils collèrent leur front l'un à l'autre. Merlin fut soudainement envelopper d'une vive lumière et il pouvait sentir sa magie.

Elle était revenue ! Il embrassa une dernière fois les lèvres de son amour et tous deux rejoignirent Morigan et Lancelot. Son corps n'était d'une forme noire calciné tandis que le bras de Lancelot saignait. Morigan regarda le couple s'approcher d'eux, main dans la main et ne pus contenir un sourire.

- Sortons d'ici, nous avons encore d'autre problème à gérer.

Mais à peine eut-elle prononcé ces mots que Brisène s'était relever et faisait virevolté des éclairs autour d'elle. Son visage ne ressemblait plus à celui de Morigan, elle paraissait avoir pris une centaine d'années et ses cheveux – ceux qui restaient - étaient blancs. Elle poussa un cri de mécontentement et toutes les fenêtres se brisèrent. Arthur s'empressa de couvrir Merlin, le prenant contre lui. Son armure pouvait absorber le choc bien plus que les maigres bouts de tissue de Merlin. Ils finirent accroupie, Merlin entièrement couvert et protéger par le corps d'Arthur. Les morceaux de verres cessèrent de pleuvoir sur eux et Merlin se redressa. Morigan avait pris quelque éclats dans ses bras mais elle avait bloqué la plupart d'entre eux Lancelot n'avait même pas été touché.

Le sorcier regarda Brisène descendre les escaliers et lui envoyer des éclairs qu'il contra avec facilité. Le sol trembla et le ciel s'assombrit. Il créa un orage à l'intérieur et absorba tous les éclaires de la vielle sorcière.

- Non ! Cria-t-elle.

Elle envoya toute sa puissance sur lui. Merlin bloqua son attaque et d'une vague de magie, il la renvoya sur la sorcière qui se consuma et mourut. Morigan tomba à genoux, une main sur la poitrine. Elle avait ressentie la mort de son autre-moi au plus profond d'elle. Merlin se tourna vers Arthur et s'assura qu'il n'avait rien. Ils se serrèrent dans les bras l'un de l'autre et apprécièrent le moment.

Cependant, ce qu'ils n'avaient pas prévus, s'était que le château se mit à trembler et à s'effondrer. Arthur prit le bras de Merlin pour le tirer dehors mais le sorcier s'arrêta. Il vit le corps d'Elaine qui sortait de son inconscience. Il arriva près d'elle et l'aida à se redresser.

- Pourquoi ? Murmura-t-elle.

- Tu es une amie de Perceval et il serait trop triste de te savoir morte.

La sorcière en noir n'en croyait pas ses yeux. Elle avait essayé de le tuer et lui il lui sauvait la vie ! Profondément peiné, elle s'arrêta soudainement et retira son bras des épaules de Merlin. Ils échangèrent un regard avant qu'elle ne le pousse en avant, vers la sortie.

- Va-t'en !

Arthur avait déjà rejoint Merlin, désireux de le sortir d'ici et inquiet pour lui. Elaine secoua la tête et sourit à Merlin.

- Je suis déjà morte.

Merlin se fit tirer part Arthur et tous deux quittèrent le château en ruine. Elaine eux juste le temps de leur crier quelque chose avant d'être ensevelie sous les gravats.

- Prenez garde au temps !

Merlin ferma les yeux cela le peinait toujours de voire quelqu'un mourir. Il détourna le regard du château en ruine pour se tourner vers ses amis. Mais tous les trois restèrent figer.

- Qu'est-ce qu'il se passe ?

Il vit une vaste prairie dégager donnant sur les bords de la forêt de Brocéliande. Pour lui il n'y avait rien qui clochait et pourtant, Lancelot, Arthur et même Morigan restèrent là, bouche-bé.

- La… la forêt n'aurait pas reculé par hasard ? S'enquit Lancelot.

Arthur et Morigan hochèrent la tête.

- Qu'est-ce qu'il c'est passer ? S'enquit le roi.

Dans le ciel, Aithusa volait en cercle autour d'eux avant de se poser. La première chose qui frappa Merlin, fut qu'elle avait grandi ! Elle était bien plus grande et ses écailles plus développer et saillante que jamais.

- Vous voilà enfin, parla Aithusa d'une petite voix frêle.

- Mais… tu parles ! S'exclama Merlin.

Le dragon hocha la tête et la pencha vers eux.

- Cela fait plus d'un an que je peux parler, expliqua-t-elle.

- Un an ? S'enquit Lancelot.

Morigan regarda autour d'elle et compris ce qu'il c'était passer.

- Par tous les dieux ! Le temps ! Nous ne somme rester que quelque minutes dans ce château mais une année c'est écouler à l'extérieur !

- Camelot ! S'exclama Arthur.

- Freya ! Murmura Morigan. Aithusa je t'en supplie… il faut que tu nous amène à Avalon… le plus vite possible !

Le dragon s'exécuta non sans râler avant cela. Elle les déposa néanmoins au lac et disparut à nouveau dans les airs. Morigan s'approcha de l'eau et rentra même dedans en s'enfonçant dans l'eau froide jusqu'au cheville.

- Gwynn ap Nudd ! Je suis là !

Elle se retourna vers les trois hommes qui restèrent au bord de l'eau.

- Que fais-tu Morigan ? Cria Merlin en essayant de la rejoindre.

- Je suis désoler Merlin, murmura-t-elle. Je t'ai menti tout au long de mon séjour à Camelot. Je ne suis pas ta demi-sœur… même si j'aurais voulus l'être.

Elle avait les larmes aux yeux et en versa une lorsque Merlin rentra dans l'eau pour la rejoindre.

- Tu ne peux pas déjà partir… murmura-t-il. Nous avons besoin de toi.

Il n'en avait rien à faire qu'elle lui est mentit. Elle les avait tous sauvés.

- Morigan ?

La jeune femme secoua sa chevelure rouge et s'enfonça encore plus dans l'eau.

- Dite à Galahad et à Bohort que je les aime… et je les aimerais toute ma vie.

Arthur et Lancelot resté sur la rive assistèrent à la scène, impuissant.

- Je suis vraiment désoler Merlin… profite de ta vie… et surtout soit sincère avec Arthur… Il t'aime sincèrement.

Merlin versa une autre larme et malgré l'eau qui lui arrivait déjà jusqu'au mollet. Il voulait s'enfoncer encore plus, mais Arthur réagit enfin et le retient contre lui.

- Merlin non, murmura-t-il.

- Je n'aie jamais été celle que j'ai prétendus être, murmura-t-elle émue.

Mais Merlin l'arrêta en versant une autre larme. Il serait le bras d'Arthur et sentie toute la force du blond le soutenir. Sans quoi il ne se serait sans doute déjà effondrer.

- Je ne veux pas savoir… tu as été celle qui m'a tout rendus Morigan. Ma magie, mes meilleurs amis mais surtout mon roi.

La jeune femme retient ses larmes et se retourna dos à Merlin.

- Allez-vous en maintenant ! Leur ordonna-t-elle.

- Je ne te laisserais pas partir seul ! S'imposa Merlin.

Mais la sorcière le regarda par-dessus son épaule et lui offrit son plus beau sourire. Elle était radieuse, belle et tellement rayonnante.

- Seul un sorcier est capable de le voir sans être emporter dans son royaume des morts.

Merlin se tourna vers Arthur et Lancelot et essuya ses larmes.

- Partez, leur demanda-t-il. Je vous retrouverais.

Arthur hésita et, poussez par la main silencieuse de Lancelot sur son épaule, il s'éloigna. Merlin resta seul et se rapprocha dans l'eau.

- Je ne t'oublierais jamais Morigan. Pour moi tu resteras ma demi-sœur.

Grace à ces mots, ce fut le cœur léger que la sorcière en rouge prononça une incantation. Une brume se leva sur l'eau et le ciel s'assombrit. Une forme encapuchonné se dressa à la surface de l'eau et inclina la tête. Merlin en avait des sueurs froides. Freya sortie de derrière lui pour venir regarder la jeune femme en rouge.

- Je savais que tu reviendrais à temps, murmura-t-elle.

Elle se permit juste une accolade avec son amie et d'une caresse dans ses cheveux elle ajouta.

- Je suis désoler pour toi mon amie, mais tu as accomplie des miracles. Tu as pu remplir ta propre quête, sauver le monde, et permit à Merlin de retrouver sa joie et sa magie.

Morigan hocha la tête émue et regarda l'ombre lui tendre la main. Elle hésita une seconde et l'attrapa avant de s'autorisé un regard en arrière.

- Merci… Merlin.

Et tous deux disparurent dans la brume. Freya lança un regard triste au sorcier avant de rejoindre sa demeure et sa place de Dame du Lac. Merlin se retrouva au milieu de l'eau en larme. Il retourna sur la rive et se laissa tomber à genoux. C'était trop injuste, Morigan avait une dernière année à vivre et tout cela à cause de ce maudit château elle avait perdus ce temps inutilement, uniquement pour le sauver.

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En une année il s'en était passé des choses. Camelot avait été sauvé grâce à la coordination de Léon et de Bohort qui formèrent un duo du toner. Le Graal avait été récupérer et Gauvain avait obtenu une cicatrice sur le bras, qu'il arborait fièrement. Il avait essayé de sauver son père, mais alors qu'il avait échappé à son enchantement et l'avait reconnue, l'ogre l'avait broyé dans ses mains, provoquant sa colère. Perceval avait réussi à attrapa la Coupe de la Vie, tandis que Gauvain et Galahad avaient occupé l'ogre qui avait fait effondrer la grotte au-dessus de sa tête. Le Graal avait été placé en sureté dans la salle de trésor de Camelot en attendant le retour de leur roi et de leur sorcier.

Merlin, Arthur et Lancelot étaient revenus un an après. Tous les avaient crus perdus, mais certains avaient gardé espoir. Yvain en voyant Merlin avait immédiatement couru dans ses bras. Le garçon avait encore grandit et il ressemblait encore plus à Arthur. Il avait fait partie de ceux qui avaient toujours crus à leur retour. Son « Me'lin », ne pouvait pas perdre, qu'il disait toujours.

Le peuple avait accueilli la nouvelle du retour de leur roi et de leur sorcier avec joie. Mais Galahad et Bohort pleurèrent la perte de leur amie. Le guerrier restait inconsolable et passait ses journées à s'entrainer. Il avait trouvé en Perceval un bon ami qui le rejoint dans sa tristesse en apprenant la mort d'Elaine, son premier amour.

Il ne fallut pas plus d'une semaine pour que tout redevienne à la normale. Arthur avait retrouvé ses fonctions et avait décidé de courtiser Merlin dans les règles de l'art. Cela avait au début énormément gêné le sorcier qui avait fini par apprécier toute ces attentions charmantes. Il arrivait que parfois Lancelot fasse exprès de rendre Arthur jaloux en s'autorisant un câlin amicale avec son ami lorsqu'Arthur n'était pas loin. Gauvain avait lui aussi trouver cela amusant et avait lui aussi pris l'habitude de coller d'un peu trop près le jeune sorcier. Merlin était peiné de voir son roi et son amant aussi en colère contre ses amis et fini par vite lui avouer le nouveau jeu de ces deux-là.

Merlin avait également retrouvé sa mère à Camelot. Son village ayant été détruit elle avait trouvé refuge près de Gaius. Avec l'aide de Gwen, tous deux réussirent à rassurer Hunith et à lui faire reprendre des forces. Elle avait sauté dans les bras de son fils et d'Arthur, remerciant le roi de lui avoir ramené son fils.

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La salle du trône était pleine et Arthur était debout devant son trône. Il regardait Merlin à genoux devant lui, une couronne sur la tête. Le sorcier se redressa et passa ses bras autour du cou de son roi pour venir l'embrasser. Leur union avait été bien accueillis par le peuple et certain du château furent étonner de la nature de leur relation. Gwen était devenue toute rouge quand ils leur avaient annoncé la nouvelle et Gaius avait bafouillé en signe d'incompréhension.

Mais tandis que la fête battait son plein gré, devant les portes du château, une personne encapuchonner déposa un couffin sur la dernière marche. Le bambin avait déjà une touffe de cheveux blond et ses yeux bleue se dorèrent pour faire ouvrir les portes, afin qu'une servante ne le remarquer et ne le prenne dans ses bras. Un mot avait été déposé dans le berceau.

« Voici mon cadeau de mariage. Un merveilleux bambin créé par magie qui possède tous les attributs de ses deux pères. M »

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Fin !

Et voilà le dénouement !

J'espère que cette histoire vous à plus et si vous désirez une suite à cette histoires j'ai déjà quelque idée.

Voilà un grand merci à tous ceux qui mon suivit je vous aime tous !

Un gros bisous à toi ma puce !