Je sais que j'ai disparus et je m'en excuse mais j'étais assez occupé avec mes examens ^^
Je remercie ma béta : Sailorslayer
Chapitre 12
Le matin suivant, au petit déjeuner, Draco, qui avait rapporté le courrier avec le journal, se mit à lire ce dernier.
- Harry, fit-il d'une voix suave, après avoir lu la missive.
- Oui ? répondit-il en levant le nez de ses céréales.
- Tu as vu le titre de la page 5 ?
- Comment l'aurais-je pu, quand c'est toi qui lis le journal ? observa-t-il posément.
- Tu as vraiment dit un truc pareil ? demanda Draco en tournant vers lui la page incriminée, sur laquelle il put lire :
« Harry Malefoy déclare : "Mon mari est une bombe." »
- Bien sur que non ! Ce que je lui ai dit, c'est que moi, je suis une bombe. Comment cet imbécile de journaliste a-t-il fait son compte pour tout interpréter de travers ?
Draco et Harry rirent de bon cœur.
Le jeune homme avait besoin de sérénité pour terminer son roman et celui-ci le méritait. La veille au soir, quand il lui avait demandé s'il pouvait lire une partie de son travail, il
s'était d'abord entendu répondre que les écrivains ne laissaient personne lire leurs œuvres inachevées, puis il lui avait tendu le manuscrit.
Il était presque sur de n'avoir rien lu d'aussi bon. Harry avait réussi à capter le sentiment d'angoisse tout en y injectant une dimension comique. Son livre aiderait les adolescents à ne pas se prendre au sérieux. Harry avait visiblement le don de concrétiser ses rêves.
Harry prit le journal et l'ouvrit.
- Trop mignon, s'exclama Harry en fixant l'image d'un bébé.
Draco trouvait personnellement que ce bébé, avec sa face rougeaude et sa bouche baveuse, était tout à fait ordinaire. Il y avait fort à parier que les enfants de Harry seraient bien plus jolis que cela. Même si c'était le cadet de ses soucis d'imaginer à quoi ressembleraient les enfants de Harry…
Hier soir, il avait accepté le refus de sa part vu qu'ils étaient rentrés très tard mais ce soir, il allait jouer de ses charmes…
Severus fut effrayé par la puissance du désir qui déferla sur lui et lui donna l'envie de lui arracher sa chemise grise qui mettait ses yeux en valeur et de se plaquer contre lui, son cœur battant la chamade. Lui le froid et distant PDG fondait littéralement devant ce cowboy de pacotille.
- Pourquoi restes-tu sur tes gardes ?, fit Sirius tout en rentrant dans la cuisine.
Hier soir, à peine étaient-il rentré que Severus s'était en fermé à double tour dans sa chambre et il n'avait pas voulu trop insister.
Severus leva la tête pour lui répondre mais aucun mot ne sortit. Sirius ne portait qu'un simple boxer noir qui laissait peu de place à l'imagination et surtout la lueur de désir qui éclairait son regard invitait sans détour Severus à se presser contre lui, à sombrer avec lui dans le plus doux péchés.
Severus tenta d'ignorer Sirius. Sirius esquissa un sourire tout en s'approchant de Severus.
- Je te veux.
Ces mots retentirent dans la tête de Severus qui sentit sa résistance le quitter. La plainte qui s'échappa de sa bouche fut comme un signal qu'attendait Sirius avant de se pencher et presser sa bouche contre la sienne. Il n'opposa aucune résistance aux bras qui l'enserrèrent. Pour la première fois de sa vie, il était exactement là où il voulait être.
Severus entrouvrit les lèvres. Il sentit la langue de Sirius forcer le barrage de ses dents puis s'enrouler autour de la sienne dans une danse déchaînée. Rien d'autre n'existait que ces sensations qui semblaient redéfinir sa vie.
Sirius s'écarta de lui, le souffle court, lui donnant l'opportunité de rassembler ses esprits. Severus ouvrit lentement les yeux, plongea dans le regard gris sombre qui le fixait intensément avec une certaine gravité. Severus plaqua ses mains sur le torse de Sirius. Leurs cœurs emballés battaient à l'unisson.
- Eh bien, murmura Severus, on peut dire que c'était un sacré baiser.
Severus secoua la tête en espérant qu'il allait vite recouvrer ses esprits. Sirius se plaqua contre Severus.
- Et si tu venais avec moi en Angleterre ? On verra où cette histoire pourra nous amener, proposa Sirius.
Severus leva la tête et croisa le regard inquiet de Sirius. Il soupira de soulagement. Il n'était pas le seul à avoir des craintes.
- Ok, je viens avec toi mais je veux qu'on fasse chambre à part, imposa-t-il avant de l'embrasser.
- Ok, mentit Sirius avant d'enlacer Severus.
Là-bas, il le convaincrait qu'occuper une chambre unique était plus pratique, surtout pour ce qu'il allait faire dès leur retour.
Durant toute l'après-midi, Draco s'arrangea pour ne jamais rompre le contact physique avec son époux. Néanmoins, peut-être valait-il mieux calmer le jeu et s'en tenir aux mots doux, en oubliant les caresses. Il avait reçu un appel d'un de ses actionnaires et il avait du interrompre ses caresses. Lorsqu'il entra dans la chambre, les lumières étaient éteints et il ne pouvait discerner aucun son. Harry dormait-il déjà ? Lui-même était sur de ne pouvoir fermer l'œil de la nuit, couché dans le même lit que lui.
Harry ferma les paupières quand Draco alluma dans la salle de bains, qu'il avait rejoints à tâtons, sans faire de bruit. Il resta immobile tant qu'il n'eut pas refermé la porte. Il n'avait jamais su dissimuler ses sentiments. Son mari allait-il deviné la terrible évidence qui l'avait frappé, ce soir, après une journée entière d'attentions et de gestes tendres ?
Aujourd'hui, l'éclat tentateur de ce qui aurait pu être s'il avait été réellement marié à Draco et s'il l'avait aimé. Il était amoureux de son mari.
C'était cela qui lui donnait tant de plaisir quand il lui souriait. C'était cela qui provoquait en lui cette tension chaque fois qu'il l'effleurait. C'était cela qui, en sa présence, lui donnait toujours la sensation d'être pleinement vivant, d'être lui-même à cent pour cent. Cette découverte accablante pesait depuis sur lui et ne le lâchait plus.
Mais, maintenant, il savait qu'il lui serait impossible de se refuser à lui. Il se tourna et se retourna sous les draps. Voudrait il de lui s'il lui disait qu'il l'aimait ?
La porte de la salle de bains s'ouvrit. Draco éteignit les lumières de la salle de bains, et Harry le sentit traverser la chambre éclairée d'une simple lampe de chevet. Il sentit un creux se former de l'autre coté du matelas, et Draco fut au lit avec lui.
Avec la légèreté d'une plume, il lui effleura le front en repoussant les petits cheveux de côté, puis glissa un doigt le long de l'arrête de son nez, pour aller dessiner l'arc de sa lèvre supérieure.
Il prit le doigt dans sa bouche et le mordilla jusqu'à ce que Draco se mette à haleter.
Enfouissant les doigts dans ses cheveux, Draco glissa la main sous sa nuque et le rapprocha de lui, tandis qu'il levait timidement la main pour aller à sa rencontre. Il sentit la masse ferme de son torse, le contact soyeux de sa toison. Etait-il déjà nu ? Il discerna un froissement de soie contre sa hanche et en conclut qu'il portait un boxer-short. Lui portait un simple t-shirt et un boxer.
- A en juger par ta tenue, tu n'es toujours pas décidé à me laisser te faire l'amour, constata Draco à regret.
- Eh bien, en fait, ca ne veut pas du tout dire ça…
Harry humecta ses lèvres sèches et remarqua que Draco suivait, fasciné, le mouvement de sa langue. Son cœur se mit à tambouriner très fort dans sa poitrine.
Harry vit naitre sur ses lèvres un lent sourire qui gagna lentement ses yeux.
Quand il prit sa bouche, Harry lui rendit avec ardeur ses baisers. Ce qu'il avait raconté au journaliste à propos d'auto-combustion était en dessous de la réalité, se dit-il, tandis que les lèvres de Draco glissaient de son visage vers son cou et allaient fourrager dans ses épaules en écartant son T-shirt. Il ne put retenir un petit cri. Draco recula en haletant. La lueur de désir qui brillait dans ses yeux était à la fois exaltante et redoutable. Le T-shirt s'envola, puis il s'attaqua à son boxer qu'il fit glisser vers le bas.
- A toi, murmura Harry, nerveuse, en agrippant maladroitement la ceinture élastique de son boxer.
Draco s'en débarrassa d'un geste rapide, et la vision de sa glorieuse nudité envahit Harry d'une vague de désir. Il posa la main sur sa bouche puis glissa en une longue caresse de son cou jusqu'à sa poitrine, puis de la poitrine à son ventre, pour finir sur son sexe.
Harry se sentait prêt, mais Draco continua d'user de sa bouche et de ses mains avec une indicible lenteur, aussi frustrante qu'envoutante, explorant chaque pouce de son corps pour l'amener à un degré de désir qu'il n'avait même pas rêvé connaitre. Et, au moment où il pensait qu'il allait en mourir, il le fit brusquement sien.
Quand Harry émergea du plus profond sommeil qu'il ait jamais connu, il était seul dans son lit. Apres s'être brusquement redressé, il se détendit en entendant couler la douche dans la salle de bains et resta voluptueusement allongé, laissant les souvenirs de la nuit surgir à sa mémoire.
L'intimité, la passion qu'ils avaient partagées avaient dépassé tout ce qu'il avait pu imaginer. Malgré son inexpérience, il lui semblait évident que c'était aussi ce qu'avait ressenti Draco.
En tout cas, suffisamment pour avoir eu envie de renouveler l'expérience deux fois durant la nuit. Et maintenant ? Son corps qu'il croyait rassasié le picotait déjà, prêt à recommencer. Certes, mais qu'allait-il advenir de leur mariage ?
Leurs relations avaient changé de nature, mais il n'était pas assez naïf pour espérer que Draco soit tombé amoureux de lui à la faveur de cette nuit.
La douche s'arrêta, et il attendit que son mari sorte, désappointé de le voir apparaitre totalement habillé. Son « bonjour » enjoué mourut sur ses lèvres quand il croisa le regard glacé de Draco.
- Il faut que nous parlions, dit celui-ci en s'asseyant à l'extrême bord du lit pour laisser le plus grand espace possible entre eux.
Draco paraissait avoir du mal à trouver ses mots, il régna pendant un moment entre eux un silence contraint.
- Nous avons fait une erreur, cette nuit. Je sais que c'était mon idée et que je t'ai poussé à le faire, mais ce n'était pas bien. Harry, cette nuit a été incroyable, mais ça ne change rien entre nous. Toi et moi sommes trop différents.
Harry renifla rageusement. Malgré les larmes qui lui brulaient les yeux, il refusait de pleurer devant lui et se cuirassa pour lui mentir, en priant pour paraitre convaincante.
- Je suis d'accord, lança Harry.
Etait-ce un éclair de soulagement qu'il voyait sur son visage ?
Cette fois, il sentit monter en lui une colère subite, qui força son chagrin à battre en retraite. Même si, il le savait, il n'allait pas tarder à ressurgir.
- Laisse-moi maintenant, Draco. Tu as été formidable au lit, mais quand il s'agit de rapports humains, tu es minable.
Il hocha la tête, sortit de la chambre, et Harry l'entendit siffloter en descendant l'escalier. S'il avait espéré qu'il protesterait, il en était pour ses frais. Alors il se laissa aller lentement contre les oreillers en exhalant un soupir, comme si, en n'effectuant que des gestes prudents, il pouvait empêcher que son cœur ne se brise.
Doucement, il étala les mains sur la couette en se forçant à contrôler sa respiration, et l'éclat terne de son alliance lui frappa le regard.
A suivre…..
