CHAPITRE ONZE : ECHANGE D'INSULTE ENTRE KATE ET MOI. ET DIRE QUE J'EMBRASSE MA MERE AVEC MA BOUCHE.
J'avais mal à la tête. Terriblement mal à la tête. Mes bras étaient attachés au dessus de ma tête et je pouvais sentir que l'on m'avait scotché quelque chose sur le ventre. Et on m'avait retiré mon tee-shirt.
Bon. Il fallait que je regroupe mes souvenirs parce que là, c'était le bordel. Je m'étais levée ce matin et j'avais croisé ma tante dans la cuisine. J'avais annoncé que je sortais avec Derek. Ensuite j'avais rejoint ce dernier chez lui et on avait discuté. Après Stiles avait débarqué comme un boulet pour nous dire que Kate avait mis la main sur Scott. J'étais alors partie à sa recherche. Mais avant j'étais passée chez moi, pour enfiler un jean et un tee-shirt. Fringues plus pratiques qu'une robe pour partir à la recherche d'un loup garou. J'avais trouvé la planque de Kate et maintenant j'étais suspendue à des chaines. Conclusion : je m'étais fait chopée. Merveilleux. J'allais surement me faire zigouiller par ma tante. Merveilleuse mort en perspective si vous voulez mon avis.
- « Je sais que tu es réveillé Aurela, alors ouvre les yeux », retentit la voix de Kate.
Ouille ma tête ! J'avais une méga migraine. J'ouvris un œil doucement et puis l'autre. Je ne sentais pas le sol sous mes pieds se qui voulait dire que je pouvais m'éclater à me balancer quand l'autre folle aurait dégagé.
- « Où est Scott ? demandais-je.
- Dans la pièce à côté. Je vous aurais bien mis dans la même pièce pour que vous vous voyiez en train de vous faire torturer mais je n'avais pas assez de place.
- Tu es une salope.
- Je sais. Mais ça ne m'empêche pas de dormir.
- Oh ça non. Tu te dis que tu sauves le monde. Mais tu es une meurtrière Kate. Une putain de salope de meurtrière.
- Tu as un bien vilain langage. Tu embrasses ta mère avec cette bouche ? Tu devrais avoir honte.
- Et moi, j'ai hâte de voir ta sale gueule de pourriture quand tu iras annoncer à ma mère que tu m'as tué. A ce moment là, c'est toi qu'elle butera. Et la terre s'en portera bien mieux.
- Si je vais annoncer à ta mère que tu es morte, tu ne seras plus là pour le voir.
- Peut importe. En tout cas ce qui est sûr, c'est que si tu arrives à échapper à ma mère, je viendrais te hanter jusqu'à ce que tu t'arraches les yeux avec les ongles. Pétasse ! »
Je lui crachais dessus et elle s'approcha de moi. Elle écarta les cheveux qui tombaient sur mon ventre à cause de leurs longueurs. Mes cheveux m'arrivaient à la taille et je les attachais souvent pour ne pas qu'ils me gênent. Elle saisit mon menton dans sa main et elle approcha son visage du mien.
- « Tu vas souffrir. Je vais te faire hurler comme la chienne que tu es. Je vais te faire hurler comme ta copine Tara à hurler quand elle a brûlé vivre. Je vais te faire regretter d'avoir voulu être un loup garou. Je vais te faire regretter d'être la pute de Derek Hale.
- Comme tu l'as été toi aussi. Tu es jalouse ? »
Kate me mit un coup de coude dans l'estomac et je retins le cri de douleur qui voulut s'échapper de ma bouche, ne laissant échapper qu'un 'OUF'. Kate se dirigea vers la table en bois où je remarquais un générateur électrique. Elle le mit en marche et je sentis le courant électrique me traverser de part en part. Putain, c'était à ça que servaient les trucs scotchés sur mon ventre ! Le hurlement passa la barrière de mes lèvres sans mon autorisation et Kate arrêta la décharge.
- « Maintenant, tu veux bien redevenir un gentille fille et arrêter de jouer au loup garou ?
- Je ne joue pas abrutie. Je suis un loup garou. Pas une chasseuse. Alors va te faire foutre.
- Comme tu voudras. »
Elle remit le générateur en marche et cette fois-ci, ça dura plus longtemps. La douleur était atroce et je crus que ma peau allait se détacher de mes os.
- « Tu peux résister à la douleur autant que tu veux Aurela. Ça ne sauvera pas Scott. Ni Derek d'ailleurs. Et je te ferais la peau de toute manière. Alors autant que tu me dises maintenant qui est l'Alpha.
- Je ne sais pas qui c'est. Et même si je savais, je ne te le dirais pas. Je préfère te tuer et aller m'occuper de lui après.
- Tu ne me facilites pas la tâche chérie. Et arrête d'être insolente comme ça. J'aimerais que tu sois un peu plus respectueuse envers moi. Je reste encore ta tante.
- Et moi j'aimerais exploser ta sale tronche de poufiasse contre un mur mais on ne peut pas tout avoir dans la vie. »
Je l'a vis serrer les mâchoires et elle me mit un énorme coup sur la tête. Qui m'assomma.
