Blabla : Hop, chapitre 11 avec un jour de retard, je m'en excuse... Mais j'ai eu une journée fatigante hier, et je me suis couchée dès que je suis rentrée, résultat, pas pu poster...

Bon, jsuis pas entièrement satisfaite de ce chapitre, y'a des ptits trucs qui vont pas mais j'arrive pas à définir quoi :/ Ptêt un peu trop décousu je sais pas...

Enfin... Merci aux reviewers ! Wouhou, on en est à 45 reviews ça se fête les amis *___* Mon ptit coeur d'auteure est tout rempli d'étoiles, merci merci merci ^^

Rendez vous à la fin pour le RaR anonymes !

Et à mardi prochain pour la suite, qui devrait s'avérer un chouille plus construite et intéressante ^^ (Avec des vrais bouts d'action dedans !)


Les chevaux étaient parfaitement installés, bouchonnés, nourris, l'abreuvoir plein... Il avait même nettoyé les selles, et les avait disposées avec soin sur des barres de bois prévues à cet effet. Plus d'excuse donc pour ne pas rejoindre les deux femmes au salon, qu'il trouva en train de deviser joyeusement sur le contenu de la bibliothèque de la famille Granger. Des banalités donc...

« Eh bien, tu as mis le temps ! » remarqua la brune en le voyant arriver.

« Les chevaux avaient besoin d'être un peu chouchoutés... Surtout après l'évènement d'hier soir... »

La mention de l'attaque des Détraqueurs eut pour effet immédiat de faire disparaître le petit sourire satisfait qu'affichait son amie.

« Que s'est-il passé hier soir ? » demanda la vieille femme, en servant une tasse de thé à Ron.

« On est restés sur le chemin un peu trop tard, des Détraqueurs nous ont poursuivis. »

« Vous avez eu de la chance de vous en tirer... Ces créatures font de plus en plus de victimes ces derniers temps. Mais si nous en venions au sujet de votre visite ? Parce que j'imagine que ce n'est pas réellement pour préparer l'entretien avec vos parents que vous êtes venus, si ? »

Pendant quelques instants, les jeunes gens s'agitèrent maladroitement sur leurs siège, mal à l'aise. Il fallut plusieurs regards échangés pour que finalement il soit décidé silencieusement que la jeune fille parle.

« Je vais commencer par le début. Il y a quelques jours, un vampire a été capturé dans un village non loin de chez nous. Le lendemain, il avait disparu, et avec lui notre meilleur ami. Mais on n'a pas retrouvé son corps, ni au village ni dans les environs. Comme il semblait très peu probable que le vampire, affaibli, l'ait gardé en casse-croute dans une forêt riche en gibier, on en a déduit que notre ami l'avait accompagné. Et qu'il avait peut-être passé un pacte avec lui... »

« Voilà qui n'est pas commun... Tenter de s'associer à un vampire se finit généralement mal... »

« C'est pour ça que mon père et mes frères veulent le ramener. En s'associant à un clan de loup-garous, les Maraudeurs je crois... »

« Votre famille va courir tant de risques pour récupérer votre ami ? Qui est-ce ? Une personne importante certainement ! »

« Justement, voilà tout le problème. Pour nous, ce n'est que notre ami, mais vu la situation, il semblerait qu'il y ait autre chose. Et cet autre chose qu'on cherche à découvrir par nous même. A chaque fois qu'on pose la question, on nous rembarre gentiment. Vu que les livres ne nous donneront pas d'informations, on a décidé de demander à une personne particulière. Et cette personne, on nous as dit que vous sauriez où elle se trouve. »

« Vous voulez parler de... »

« Albus Dumbledore. C'est vraiment important qu'on le trouve vous savez ! » s'exclama Ron.

La vieille femme s'installa plus confortablement, et but quelques gorgées de thé en silence. Silence pendant lequel les deux jeunes gens ne la quittèrent pas du regard, guettant la moindre de ses expressions, et sa réponse.

« Vous comprendrez que je ne peux dévoiler une telle information à n'importe qui. Jusqu'à il n'y a pas très longtemps, on tuait les gens qu'on croyait sorciers. Et avec votre famille qui a une belle réputation dans le domaine de la chasse aux « créatures de l'ombre » monsieur Weasley, vous comprendrez que je me méfie. »

« Mais ! Personne à part nous ne saura ! On ne va pas le répéter ! Et puis mon père n'a jamais tué de sorcier de sa vie ! »

« Parce qu'il n'en a jamais rencontré certainement. Et vous pourriez très bien essayer de m'amadouer pour obtenir une telle information. »

« Notre ami se nomme Harry Potter. Fils de James Potter et Lily Evans. Ses parents ont été tués il y a quelques années par un certain Voldemort. » lâcha soudain Hermione, son regard planté dans celui de la vieille femme.

« Voldemort vous dites ? »

« Oui ! »

« Ce nom ne me dit strictement rien. Mais celui des Potter m'évoque vaguement quelque chose. Albus en saura certainement plus à ce sujet... »

Elle avait murmuré la dernière phrase, plus pour elle même qu'à l'attention des deux jeunes gens.

« Vous acceptez de nous aider alors ? » demanda Ron plein d'espoir.

« Eh bien, il est tard mes enfants, et pour une femme de mon âge, le sommeil est très important. Je vous suggère d'en reparler demain matin si vous le voulez bien. »

« Mais... » commença Hermione.

« De toute façon, il est trop tard pour reprendre la route. Je vous propose de passer la nuit ici, nous aviserons demain. » acheva Mc Gonagall en se levant. « Il y a une chambre d'ami à l'étage, et des couvertures dans le placard du couloir. La cuisine se trouve juste à gauche de l'entrée, vous pouvez vous servir raisonnablement dans le garde-manger. Sur ce, je vous souhaite une bonne nuit. A demain matin mes enfants... »

Puis sans laisser davantage de temps à Ron et Hermione pour riposter, elle s'en alla, empruntant un vieil escalier de bois pour se rendre à l'étage, probablement dans sa chambre. La conversation était finie, pour ce soir du moins, et elle n'accepterait manifestement aucune digression.

« Elle... elle s'en va comme ça ? » finit par demander le roux au bout de quelques instants. « On doit attendre jusqu'à demain ? »

« C'est ce qu'elle a dit Ron. En même temps on vient d'arriver, elle ne nous connaît pas et on lui demande des informations sur une personne qui se cache de tous. C'est normal qu'elle soit méfiante. Laissons-lui le temps. »

« Pas trop quand même... »

Ils restèrent un instant dans le salon, avant de décider de manger rapidement et monter se coucher. La journée n'avait pas été particulièrement fatigante, mais il valait mieux se reposer tant qu'ils le pouvaient. Il ne leur restait plus qu'à espérer que la réponse de la vieille femme serait positive...

*

**

La maison du professeur était toujours aussi sombre et lugubre que la première fois qu'il y avait mis les pieds. Les chandelles semblaient peiner à percer l'obscurité environnante, et si ça ne gênait pas les vampires, Harry commençait à en avoir assez de vivre dans le noir... Et quand il avait proposé d'allumer un feu dans la cheminée du salon, Dobby, surgit de nulle part s'y opposa farouchement, prétendant que de toute façon il n'y avait pas de bois à brûler.

« On est au coeur d'une forêt pourtant ! Il y a du bois partout ! »

« Ce n'est pas du bois pour brûler, Harry Potter Monsieur ! Pas le brûler ! »

« Mais pourquoi ? »

C'était la deuxième soirée qu'il passait ici, et le temps s'était considérablement rafraîchi. Encore une chose que les vampires ne sentaient plus...

« C'est une forêt assez particulière... » répondit doucement la voix familière de Madame Malefoy derrière lui. « Le genre de forêt qu'il vaut mieux ne pas contrarier. »

« Vous... vous voulez dire qu'elle est vivante ? Comme dans les légendes avec des arbres qui bougent ? » demanda le brun, essayant de s'imaginer en quoi une forêt contrariée pouvait être dangereuse.

La blonde s'assit dans un des fauteuils mités, face à Harry, toujours debout au milieu de la pièce.

« Les arbres ne bougent pas, leurs racines les en empêchent... »

« Mais alors... je ne comprends pas... »

« Mais leurs branches elles, le peuvent. Les craquements qu'on entends parfois en sont la preuve. Vous ne reviendriez jamais vivant de ces bois si vous y avez fait un feu.»

Et comme pour ponctuer ses paroles, un craquement sinistre suivit d'un cri se fit entendre dans le lointain, achevant de convaincre l'humain qu'une bonne couverture remplacerait très bien un feu.

« C'est pour ça que vous ne chassez plus ? Pour ne pas... déranger la forêt ? »

« Oui... »

« Pourtant les arbres ne peuvent pas vraiment vous faire de mal, si ? »

Un sourire indulgent étira les lèvres fines de la vampire lorsqu'elle répondit.

« Pas directement non. Mais si les arbres décident de nous retenir jusqu'au matin, rien ne pourra nous préserver de la lumière du jour... »

« Oh... »

« J'en profite pour te conseiller d'éviter mon époux dans les prochains jours. Devoir boire du sang... d'élevage l'agace quelque peu, et il n'est pas d'une compagnie des plus agréables. »

Le brun hocha silencieusement de la tête. De toute façon, il passait le plus clair de son temps dans sa chambre, à essayer de lire des ouvrages anciens sur les loups-garous qu'il avait trouvé au fond d'une vieille bibliothèque.

« Ce n'est vraiment pas le même goût, et je comprends un peu sa réaction, mais tout de même... » poursuivit-elle. « Il pourrait faire quelques efforts... Tout le monde en fait... »

Elle soupira légèrement, et se leva.

« Nous devrions partir d'ici quelques jours heureusement. Luce a réussi à contacter un clan qui n'est pas affilié à Voldemort, et qui accepte de nous accueillir provisoirement, le temps que les soupçons des Weasleys s'évanouissent. »

« On partira quand ? »

« Dans trois nuits. Profites en pour te reposer, car dès que nous aurons rejoint les autres vampires, Luce reprendra ses tests... »

Puis elle sortit dans la pièce, disparaissant rapidement dans l'ombre de la maison.

Encore trois jours et deux nuits à patienter donc. Il avait l'impression de ne faire que ça depuis qu'il avait quitté le village. Lui qui préférait agir, il était servi ! Ni ses parents ni son oncle et sa tante ne l'avaient habitué à se « reposer » toute la journée, si bien qu'il n'était que rarement fatigué, même quand les première lueurs de l'aube apparaissaient.

« Dobby, je vais faire un tour dehors. Je rentre bientôt. »

L'elfe de maison, apparu à la mention de son nom, hocha la tête et disparut aussitôt, revenant quelques instants plus tard avec une cape épaisse dans les bras.

« Monsieur Harry Potter devrait se couvrir, il fait froid dehors. Et Dobby rappelle à Monsieur Harry qu'il ne faut pas quitter le jardin... »

« Oui, la forêt est dangereuse, je sais. »

Le brun prit la cape et la passa rapidement sur ses épaules, avant de prendre la direction de la sortie. L'elfe n'avait pas vraiment besoin de savoir qu'il ne comptait pas vraiment se limiter au jardin, si ?

*

**

Elle avait bu trop d'eau. Ron le lui avait bien dit, mais elle n'avait pas voulu l'écouter. Ou plutôt elle n'avait pas pu l'écouter. En même temps si cet idiot lui avait dit avant que manger de la viande salée lui donnerait si soif, elle n'en serait pas là !

Drapée dans sa couverture, elle avait dû enjamber le roux dans le noir (puisqu'il avait décidé de lui laisser le lit), enfiler ses chaussures, et filer dans la petite cabane au fond du jardin, juste à côté des écuries. Le tout à grande vitesse, le froid et l'urgence du moment ne lui laissant pas d'autre choix. Puis elle était rentrée, soupirant d'aise en sentant la chaleur de la maison l'entourer dès qu'elle en franchit le seuil. Étouffant un bâillement, elle remonta à l'étage, et s'apprêtait à réintégrer sa chambre quand un rai de lumière au bout du couloir attira son attention.

Leur hôtesse ne dormait pas encore malgré l'heure tardive.

A pas de loup, la jeune fille s'approcha de la porte, curieuse. La vieille dame ne leur avait pas dit être fatiguée ? Que faisait-elle à cette heure-ci ? Elle eut sa réponse quelques instants plus tard, quand elle entendit des murmures dans la chambre. Ceux de Mac Gonagall et ceux... d'un homme !

« C'est très étrange comme histoire tout de même. Tu es sûr ? »

« Parfaitement Minerva. Des choses prédites il y a plusieurs dizaines d'années sont en train de se mettre en place, et je suis curieux de voir comment tout se finira... »

« Mais ça pourrait être un piège... »

« Même si ça l'était, ça ne reste que des enfants. »

« C'est vrai mais... »

« Minerva, ne t'inquiètes donc pas à ce point. Tout se passera bien. »

« Si tu le dis, Albus... »

Le silence se fit dans la pièce quand un hoquet de surprise retentit de l'autre côté de la porte, suivit de pas précipités.

« Minerva, c'est inutile, reste. Après tout, tu leur diras tout demain n'est-ce pas ? »

« Oui mais... »

« A présent, que dirais-tu de m'amener quelques excellents citrons de ton jardin ? Je crois bien que ma précédente réserve arrive à son terme... »

La vieille femme sourit, et se rassit sur le vieux canapé qu'elle avait à moitié quitté, prête à aller surprendre un de ses invités derrière sa porte.

« Bien sûr Albus. »

« Fantastique ! Mais je vais te laisser te reposer à présent, vous allez avoir une longue journée demain...»

« Oui... » Elle étouffa un bâillement avant de poursuivre « Bonne nuit Albus. A dans quelques jours donc. »

Le vieil homme lui sourit, puis son apparence se brouilla comme son amie déplaçait la vasque d'eau qui lui avait permis de lui parler. C'était un système inventé par le sorcier, qui marchait assez bien. Une variante des miroirs communicants, qu'il avait développé voilà quelques années alors qu'il travaillait sur le sujet.

Elle rangea l'objet avec soin, et se dirigea vers son lit avec un léger soupir, s'installant avec plaisir sous les couvertures épaisses. La dernière fois qu'elle allait dormir ici avant longtemps. Elle ne savait pas si elle était contente ou pas...

Le lendemain matin arriva vite, et lorsqu'elle descendit pour se restaurer un peu, elle put se rendre compte que les deux jeunes gens l'attendaient patiemment dans le salon. L'un comme l'autre semblaient hésitants, et elle ne prit pas la peine de leur donner sa réponse tout de suite. Ce ne fut que quand elle eut prit une bonne tasse de thé qu'elle revint dans le salon.

« Eh bien, j'ai décidé de vous mener à Albus Dumbledore... »

A ces mots, elle vit les yeux s'agrandir de stupeur, avant d'étinceler de joie.

« Merci beaucoup madame ! Merci ! » s'exclama le roux. « Je vais préparer nos chevaux tout de suite ! »

Il s'éclipsa aussitôt, avant de revenir.

« Vous nous menez ? »

« Oui. Le chemin est trop compliqué pour que je me contente de l'expliquer. Et puis il se trouve que je dois justement ramener des citrons à une certaine personne... »

« Mais... » commença Hermione. « Nous allons où ? Avec un bon plan je suis sûre que.. »

« Poudlard ne se situe sur aucune carte mademoiselle Granger. Allez, les chevaux ne vont pas se seller tout seuls ! Et j'aimerai qu'on soit partis le plus rapidement possible ! Une longue route nous attends ! »

Elle passa devant Ron, se dirigeant vers les écuries, suivie de près par le roux qui marmonnait dans sa barbe de vagues choses concernant les femmes.

Une heure plus tard, ils étaient en route, la plus âgée en tête. Direction... Poudlard !

*

**

Il restait encore une heure d'obscurité avant que le soleil ne darde ses premiers rayons sur le petit village. Encore une preuve de la précision Malefoy : quand quelque chose était prévu, ça l'était à la perfection ! Le voyage s'était déroulé sans anicroches, le repérage de la maison également.

Mais alors pourquoi cette vieille folle refusait-elle d'ouvrir ? Depuis cinq bonnes minutes, il attendait qu'elle daigne ouvrir la porte derrière laquelle elle se cachait. Comme s'il ne pouvait pas entendre les battements de son cœur de lapin et son souffle. Sans compter ses marmonnement indistincts...

« Madame, je suis venu pour vous parler, je ne vais rien vous faire ! »

« ... »

« Je sais que vous êtes là ! Je vous entends parler ! »

Aussitôt les murmures se turent, laissant place à un silence relatif.

« Je vous entends respirer ! »

Il retint difficilement une grimace quand il se rendit compte qu'elle retenait sa respiration. Franchement, elle pensait qu'il allait abandonner parce qu'il ne l'entendait plus ?

« Et j'entends votre COEUR ! Vous comptez vous provoquer un arrêt cardiaque dans l'espoir que j'abandonne ou vous m'ouvrez cette porte ? »

Le silence lui répondit. Un silence un brin agaçant. On ne faisait pas attendre un Malefoy.

« J'attendrais le temps qu'il faudra, mais si vous ne m'ouvrez pas, je vous ferais jeter les pires malédictions qui soient ! »

L'instant d'après, les verrous grincèrent, et le panneau de bois laissa la place à une femme à l'accoutrement pour le moins étrange. Aucune couleur n'allait ensemble, ses cheveux ne semblaient pas avoir connu de peigne de toute leur existence, et elle posait sur lui un regard flou, et franchement bizarre.

« Vous êtes un Malefoy... »

« Brillante déduction... »

« Vous pouvez entrer. »

Elle recula dans l'ombre, pour lui laisser le passage. Finalement, elle n'était pas si folle que cela si elle se souvenait d'inviter un vampire à entrer.

« Que me voulez vous ? »

Il parcourut quelques mètres, puis avisant une chaise dans un coin, s'y installa comme s'il était chez lui, avant de répondre.

« J'ai besoin de renseignements. Je cherche un certain sorcier... »

« Un sorcier ? Voyez vous cela... Les sorciers n'existent pas voyons... C'est comme ces stupides histoires de vampires et de loups-garous... »

Le blond ne put s'empêcher d'être surpris, mais elle n'en remarqua rien, trop occupée à préparer une boisson étrange à l'arôme fort.

« Les vampires et les loups-garous ? Vous pensez que ce sont des légendes ? »

« Des histoires pour effrayer les enfants, oui ! Le jour où les sorciers existeront pour de vrai, alors vous brillerez au soleil ! »

Dray soupira. Vraiment folle. Toquée, frapadingue, allumée, cintrée, marteau, maboule... Et encore, tous les mots du monde seraient insuffisants pour la décrire. Pourquoi était-il venu la voir ?

« Tenez, buvez ça ! Nous verrons pour vos questions après. »

Elle lui ficha dans les mains une tasse d'un breuvage noir, qui s'avéra être amer. Mais on lui avait dit que c'était quasi obligé, comme une sorte de rite initiatique pour qu'elle daigne s'intéresser à son visiteur. Alors il avait bu. Et à peine eut-il fini que sa tasse lui fut arrachée des mains, pour être tournée dans tous les sens.

« Oh, voilà une tasse très intéressante... »

« Fantastique... Et si nous en venions à ma question ? »

« Votre sorcier oui, oui... Vous avez un avenir bien sombre mon jeune ami... Les signes sont durs à déterminer... »

« L'absence de lumière y est peut-être pour quelque chose, non ? » ironisa le vampire. En effet, une seule chandelle éclairait la pièce et c'était loin d'être suffisant.

« Je vois... Le Sinistros ! La Mort est sur vous mon garçon ! »

« Ca fait un bout de temps... Sauriez-vous où se trouve Dumbledore ? »

« Et... oooh, quel dessin passionnant... On dirait un corbeau... Mauvais présage ça, mauvais présage... »

Elle ne cessait de tourner et retourner la tasse ébréchée entre ses doigts osseux.

« Comme dans cette histoire, une vieille histoire... Le corbeau qui affronte une colombe. Combat sanglant, oooh, oui. Mais la colombe avait la lumière avec elle et elle a vaincu l'autre oiseau... Histoire très étrange... »

« Et Dumbledore, qu'est-ce que vous pouvez me dire sur lui ? »

Il commençait doucement à perdre patience. Déjà qu'il était fatigué, alors l'écouter déblatérer sur des choses sans queue ni tête ne contribuait pas à le maintenir calme. Il dut reposer une bonne dizaine de fois sa question, avant qu'elle ne lui fournisse ce qu'il attendait.

« Oh, un grand homme ce Dumbledore. Dommage qu'il ait décidé d'aller à Poudlard... Si loin... Vous savez qu'il y a plusieurs signes de mort dans ce marc ? Vous devriez faire très attention ! »

« Poudlard ? Où-est-ce ? »

« Si vous ne faites pas attention, vous risquez de trépasser très vite... Triste avenir que vous avez là... »

« Je sais. Où est Poudlard ? »

« Loin, loin. Pré-au-Lard... »

« Près au quoi ? »

« Le village, Pré-au-Lard... Loin à l'est... Mais il ne faut pas que le corbeau sache jeune homme ! »

La tasse se fracassa soudain au sol, comme elle venait de la lâcher pour empoigner fermement le bras du vampire.

« Le corbeau ne doit pas trouver la colombe, jamais ! Pas tant que la colombe sera prête ! Sinon le monde sombrera dans une ère de noirceur ! Sa vie est sa mort ! Sa naissance est sa fin ! Vous devez protéger la colombe ! »

Puis la femme s'affaissa dans ses bras, perdant connaissance. La belle affaire. Le voilà coincé chez une folle évanouie qui ne semblait pas capable d'aligner deux phrases pleines de sens à la suite...

Il la souleva tout de même dans ses bras et monta la mettre dans son lit. Non sans avoir prélevé assez de sang pour qu'elle dorme toute la journée. Autant joindre l'utile à l'agréable, non ? Puis il se dirigea vers la cave pour s'y cacher avant que le soleil ne se lève.

Il devait donc trouver ce Pré-au-Lard. Il n'avait aucune idée de l'endroit où ça pouvait se trouver, mais c'était une chose qu'il pourrait obtenir sur n'importe quelle bonne carte. Il ne lui restait plus qu'à espérer qu'elle lui avait livré la bonne information entre ses délires et divagations... Et c'était loin d'être garanti...

*

**

L'endroit était absolument fantastique. Le vent s'y engouffrait d'une façon toute particulière, faisant grincer les portes et gémir les couloirs. Comme si la maison était vivante en fait...

« Cabane Hurlante ! »

Les jumeaux se regardèrent, alors qu'ils venaient de prononcer les mêmes mots.

« Je vois que nous sommes d'accord Forges... »

« Tout à fait mon cher Gred ! Et à présent que le territoire est nommé, il mérite une exploration en bonne et due forme ! »

Depuis leur arrivée, il y a deux jours, ils n'avaient pas eu grand chose à faire. Le maître des lieux passait le plus clair de son temps au chevet du loup-garou inconscient, ainsi que Bill et Charlie et leur père. C'était le moyen le plus direct pour obtenir des informations sur les Malefoy. Ou du moins tenter. Car même si les vampires étaient les ennemis des Maraudeurs, ces derniers étaient réticents à révéler l'emplacement exact du Manoir aux Weasley.

La situation était donc figée, et en attendant le réveil du beau au bois dormant, les jumeaux avaient décidé de se familiariser un peu plus avec les lieux. Si les pièces du rez de chaussée et l'étage n'avaient pas présenté d'intérêt particulier, c'était une tout autre chose pour le grenier, découvert le matin même.

C'était une pièce assez grande, poussiéreuse à souhait et ouverte à tous les vents. Mais le meilleur était incontestablement la quantité de vieilles malles et armoires qui meublaient l'endroit. Le nirvana pour nos deux jeunes explorateurs qui se firent un devoir de tout observer.

Et il y avait tout et n'importe quoi dans ces meubles : des rapières rouillées aux livres tombant en poussière, en passant par des tenues passées de mode et des objets complètements inconnus et étranges... Autant de merveilles dont Fred se vêtit pour défiler devant son frère, minaudant dans sa robe blanche en lambeau.

« Oh, mademoiselle, vous êtes ravissante ! Puis-je vous inviter à prendre un thé ? »

« Mais oui très cher, ce serait avec plaisir ! » répondit le jumeau avec une voix de fausset. « Puis-je avoir un nuage de lait dans ma chaude eau ? »

« Très certainement Milady... Prendez vous du sucre ? »

« Qu'est-ce que vous faites là ? »

D'un bond, les deux roux se retournèrent vers la trappe d'accès au grenier, où se trouvait à présent un garçon de leur âge, à la peau noire et aux cheveux tressés en une multitude de petites nattes près du crâne. Il ne fallut qu'un regard échangé pour que les jumeaux décident de qu'ils allaient faire.

« Très cher, venez vous joindre à nous, nous allions justement prendre le thé ! » reprit Fred avec sa voix de fausset.

« Un gâteau mon ami ? »

Le nouveau venu les fixa comme s'ils étaient fous. En même temps il fallait bien l'être un peu pour se balader au milieu d'un clan de loups affamés...

« Allons, le thé va refroidir ! »

« Vous êtes les jumeaux Weasley, c'est ça ? Fred et Georges ? »

« Notre réputation nous précède Fred ! »

« Tout à fait Georges ! »

« Et comment t'appelles-tu ? » poursuivirent-ils ensemble, jouant leur petit numéro de synchronisation préféré.

« Je... Lee... Lee Jordan... Vous ne devriez pas être ici vous savez... »

« Allons allons, Lee, mais nous t'attendions ! »

« Hein ? Comment ça ? »

« Bien sûr. Pourquoi serions-nous monté au grenier sinon ? »

Le brun ne semblait plus rien comprendre, et on ne pouvait pas lui en vouloir. Les jumeaux semblaient quant à eux s'amuser particulièrement.

« Le grenier de la Cabane Hurlante a tendance à attirer les curieux... » remarqua-t-il avant de s'approcher légèrement.

« Cabane Hurlante ! » s'exclamèrent les deux humains à l'unisson, faisant sursauter le troisième.

« Quoi ?! »

« C'est un signe mon cher Gred. »

« Tout à fait mon cher Forge... »

« Un signe de quoi ? » demanda Lee, pas très sûr de vouloir savoir au fond.

« Eh bien, nous avons décidé de t'enrôler comme notre Guide Officiel pour nous montrer la maison et ses environs ! La rémunération... Voyons... Quelques fous rires de la journée, ça te va ? »

Le loup-garou cligna un instant des yeux, avant d'éclater de rire devant l'aplomb et le sérieux des roux. Assurément ces deux là n'étaient pas communs !

« Ca me va. On va dire que je viens de prendre un acompte. Maintenant, que diriez vous de visiter les cachots ? »


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RaR :

ZzZzZz : Contente que ça te plaise ^^ Cette histoire est un vrai torture méninges à écrire XD (parce que justement tout doit rester cohérent et qu'il faut rien oublier !) Mais c'est le challenge et l'intérêt de la chose ^^

angelus : Moi contente toi aimer l'histoire ^^ J'espère que la suite continuera de de satisfaire !

Roufte : Merci ^^ Eh bien pour le coup tu n'auras pas eu à attendre trop XD

Et à la semaine prochaine ! (Si jsuis pas morte du menu de Noel du Restaurant Universitaire XD)