Auteur : Kurinoone

Traductrice : Cassis Blake

HP/LV Mentor fic

Note: Woah! Le dernier chapitre à eu l'air de vous plaire! J'ai reçu plein de reviews (non pas que je m'en plaigne, continuer surtout!) Bonne lecture à tous!


James était assis et tenait la main de Lily, observant celle-ci s'efforcer d'assimiler la vérité. Lily était restée totalement silencieuse tandis que James lui révélait tout ce qui s'était passé ce jour là.

Damien avait été envoyé par poudre de cheminette au Terrier et informé qu'il y passerait tout l'été en compagnie des Weasley. Damien aurait normalement été extatique à cette nouvelle, puisqu'il se plaignait toujours qu'il s'ennuyait durant l'été et qu'il souhaitait passer plus de temps avec les Weasley. Cependant Damien pouvait dire qu'il était envoyé au Terrier parce que quelque chose ne tournait pas rond. Il avait essayé d'interroger son père, qui paraissait exténué et d'humeur grincheuse, sur ce qui clochait mais il s'était vu répondre qu'il était attendu au Terrier le soir même et devait par conséquent partir immédiatement.

Lily était contente que James ait prit l'initiative d'envoyer Damien au Terrier. Elle n'aurait pas pu faire face aux questions gênantes de celui-ci en cet instant. Lily avait essayée de ne pas se laisser submergée par la nouvelle que son fils, Harry, était vivant mais elle s'était rapidement rendu compte que c'était une bataille perdu d'avance. Harry était en vie ! Son fils, auquel elle avait songé à chaque moment conscient de sa vie, était en réalité vivant et il lui serait possible de le voir, de le toucher et d'entendre sa voix à nouveau.

Lily avait l'impression que ses prières avaient enfin été entendues et elle remercia Merlin que ce jour soit arrivé. Lily ne s'autorisa pas à penser au problème épineux de qui son fils était devenu. Le Prince des Ténèbres !

Elle resta assise en étreignant la main d'un James à la mine fatiguée qui avait les yeux embués de larmes et contemplait le sol tandis qu'il terminait son récit.

« Je veux le voir. » chuchota Lily une fois qu'il eut fini de parler.

« Lily, nous pouvons aller le voir dem… »

« Non ! James je veux le voir maintenant ! »

« Lily, chérie, il ne sera pas réveillé actuellement et il…et bien, il ne voudra pas nous parler. » James prononça ces derniers mots le cœur lourd.

« Comment le sais-tu? Peut-être qu'il s'est calmé à présent ! Je m'en moque James, je veux voir mon fils. » les larmes roulaient le long des joues empourprées de Lily mais sa voix était ferme et assurée.

James céda et hocha la tête pour marquer son acceptation. Ils se levèrent tous deux pour se rendre au quartier général de l'Ordre.

xxxxx

Madame Pomfresh était épuisée. Elle était finalement parvenue à installer l'adolescent blessé dans une position confortable. Elle était sur le point de s'allonger sur le sofa qui se trouvait dans la pièce, quand elle entendit des voix étouffées en provenance d'en bas.

« Franchement, on serait en droit de penser qu'ils auraient la présence d'esprit de se montrer silencieux, le pauvre garçon vient à peine de s'endormir. » marmonna-t-elle pour elle-même.

Elle se releva et s'empressa vers la porte qu'elle ouvrit aussi silencieusement qu'elle le put. Elle n'avait fait qu'un pas dans le couloir quand elle se retrouva face à face avec une Lily Potter aux yeux rouges et à la mine furieuse, suivit par son mari. Poppy était une très bonne amie de Lily étant donné qu'elles travaillaient toutes deux à Poudlard.

Poppy posa sur Lily un regard compatissant. Elle ne voulait même pas imaginer ce que la pauvre femme était en train de vivre actuellement. Se voir restituer votre fils après quinze longues années et dans de telles circonstances. Lily n'eut même pas à ouvrir la bouche, Poppy posa simplement la main sur l'épaule de celle-ci avant de s'écarter pour la laisser passer.

« Essayer juste de ne pas le réveiller. Il vient à peine de réussir à s'endormir. »

Lily esquissa un sourire forcé avant de hocher la tête en lançant à Poppy un regard reconnaissant.

Lily ouvrit la porte et entra sans bruit. Elle regarda l'adolescent endormit étendu sur le lit à baldaquins. Le souffle lui manqua. Lily s'avança à pas hésitants en direction de la silhouette inconsciente de Harry. Elle avait imaginé des milliers de fois à quoi aurait ressemblé Harry si cette nuit fatidique n'avait pas eu lieu. Elle était toujours parvenue à la conclusion que Harry aurait été très semblable à James. Enfant, Harry avait les cheveux noirs désordonnés de James, son adorable nez et ses lèvres. Elle n'aurait jamais pensée que Harry serait le portrait craché de James.

James était lui aussi entré dans la pièce mais il se tenait près de la porte. Il regarda avec des larmes dans les yeux sa femme se tenir au-dessus de leur fils. Lily avait tant désiré ce moment, elle en rêvait depuis presque quinze ans. James souhaita que les circonstances eut été différentes de manière à pouvoir ramener leur fils à la maison. Il n'avait toujours aucune nouvelle de Dumbledore après que celui-ci se soit entretenu avec le Ministre et cela n'annonçait rien de bon pour Harry.

Lily observa son fils qui respirait lentement et calmement. Elle contempla avidement son visage, ses traits, ses cheveux ébouriffés, la façon dont son torse se levait et s'abaissait au rythme de sa respiration. Il avait l'air si paisible dans son sommeil que Lily n'eut pas le cœur de le réveiller, bien qu'elle le voulu. Elle s'affaissa au sol, ses yeux émeraude toujours rivés sur son fils.

« Harry, oh ciel, Harry. » Elle sanglota silencieusement en contemplant son fils. Des images de Harry étant bébé flashèrent dans son esprit tandis qu'elle pleurait. Harry quand il venait juste de naître, Harry à l'âge de trois mois, Harry quand il avait commencé à ramper, Harry à l'âge de neuf mois quand il avait dit 'papa' et 'maman' pour la première fois, Harry lors de sa première fête d'anniversaire entouré de tous ceux qui l'aimaient, Harry à l'âge de quinze moins quand il avait été cruellement arraché à sa famille.

James s'approcha et aida sa femme à se relever avant de la serrer fort dans ses bras, chuchotant des mots réconfortants à son oreille.

Les deux parents se tenaient immobiles dans la pièce, pleurant sans bruit le retour de leur fils, pleurant de joie de l'avoir retrouvé vivant. Mais ils pleuraient aussi sur ce que le futur pourrait leur réserver. Ils s'assirent tous deux à côté du lit. Ils étaient incertains concernant l'avenir, mais déterminés à ne pas gâcher l'instant présent. James et Lily passèrent la nuit entière à contempler leur fils endormi.

xxxxx

Harry se réveilla en sursaut et il lui fallu quelques minute pour déterminer ce qui l'avait tiré du sommeil. Il entendit le tintement de plats au loin et une délicieuse odeur de petit déjeuner flotta jusqu'à lui. Cela venait d'en bas. Harry regarda autour de lui et découvrit que Poppy n'était nulle part en vue.

« Elle doit être partie durant la nuit. » murmura-t-il pour lui-même.

Harry ferma à nouveau les yeux et prit une profonde inspiration. Il se sentait beaucoup mieux que la nuit dernière. Il ouvrit lentement les paupières et se poussa hors du lit. Ses pieds touchèrent le sol et Harry se mit lentement debout. Sa cheville lui faisait toujours mal mais il savait qu'il lui faudrait ingérer des potions durant plusieurs jours afin de réduire les ecchymoses avant que tout ne rentre dans l'ordre. Ce n'était pas la première fois qu'il se cassait quelque chose. Son dos le tirailla douloureusement comme il tentait de se redresser mais Harry l'ignora. Il savait que la plupart des membres de l'Ordre devaient être absents ou occupés à manger à cet instant, c'était donc le meilleur moment pour s'enfuir.

Il se dirigea lentement vers la porte et l'ouvrit. Après avoir jeté en coup d'œil de chaque côté et n'ayant aperçu personne dans les environs, Harry se rendit rapidement vers les escaliers. Il sentait la douleur dans son dos empirer à chacun de ses pas mais il n'en eut cure. Harry posa avec précaution son pied sur la première marche et tendit l'oreille pour percevoir si quiconque était aux alentours. Il ne pouvait rien entendre qui suggérait qu'il avait de la compagnie. Il arrivait à entendre quelques voix venant d'une pièce qui se trouvait à sa droite mais la porte était fermée, aussi il était sauf. Le palier était désert. Faisant fi de la douleur qu'il ressentait, Harry se dirigea silencieusement vers la porte d'entrée.

'C'est trop facile.' Pensa-t-il comme il s'approchait de celle-ci. Pourquoi est-ce que personne n'était en train de le surveiller et pourquoi n y avait-il aucun garde placé devant l'entrée ?

'Peut-être que c'est parce qu'ils ne s'attendent pas à ce que je m'en aille par l'entrée principale.' Songea-t-il intérieurement.

Harry n'était plus qu'à quelques centimètres de la porte à présent. Il s'immobilisa et écouta en quête de bruit de pas qui se rapprocheraient éventuellement de lui. Il laissa échapper une expiration tremblante et entreprit d'ouvrir la porte.

Mais sa main avait à peine touchée la poignée argentée quand une force invisible le percuta de plein fouet et l'adolescent blessé fut violemment projeté en arrière. Il alla s'écraser contre le mur opposé et s'effondra sur le sol en marbre. Harry ne pu étouffé un gémissement peiné comme il retombait sur son dos déjà endolorit. Il resta un moment étendu, prenant de courtes inspirations de manière à ne pas aggraver la douleur qu'il ressentait dans les côtes. Avant que Harry n'ait eu la possibilité de se relever, il entendit une voix juste à côté de lui.

« J'aurais dû te prévenir à propos de cela. »

Harry leva les yeux et tomba sur un Albus Dumbledore stupéfait ainsi que quelques Aurors qui se tenaient à quelques pas de lui. Harry émit un léger grondement. Albus Dumbledore était la dernière personne que Harry voulait voir en ce moment, surtout au vu de son état actuel. L'adolescent se mordit la lèvre pour s'empêcher de crier de douleur alors qu'il se retournait pour se mettre à quatre pattes.

Dumbledore observa l'adolescent blessé tenter de se redresser tout en le fusillant du regard. Il vit Harry tréssaillir et placer avec précaution une main sur son flanc. Dumbledore ne désirait rien de plus que d'aller vers lui pour l'aider, mais il connaissait la réaction que cela entraînerait. Au lieu de ça, il se tint silencieux et attendit que Harry se soit remis debout. Une fois que celui-ci y parvint, la tête haute, Dumbledore repris la parole.

« Cette demeure entière est pourvue de très puissantes barrières de protections magiques Harry, seul un membre de l'Ordre peut entrer et sortir à sa guise, tous les autres doivent être escortés. » termina-t-il tandis que le regard noir qui était pointé sur lui était si intense que Dumbledore était sûr que le garçon devait en souffrir.

« Viens Harry, allons nous asseoir car je suis sûr que tu dois encore récupérer de ta chute d'hier. » dit Dumbledore avec une trace de culpabilité dans la voix. Il n'avait pas approuvé le plan de Sirius de tromper le garçon et il ne sanctionnait certainement pas l'usage simultané de quatre sorts sur un garçon.

« Je ne vais nulle part avec vous ! » cracha Harry. Sa voix était toujours rauque en raison de sa gorge sèche.

Dumbedore regarda le garçon avec tristesse. Cela blessait le vieux sorcier de voir autant de haine dirigée contre lui. Dumbledore ouvrit la bouche pour tenter de raisonner et calmer l'adolescent furieux mais avant qu'il n'ait pu prononcer un mot, Harry marcha lentement en direction de l'escalier et commença à grimper celui-ci.

« Harry, ne penses-tu pas que nous devrions parler de la situation actuelle ? » s'enquit gentiment Dumbledore.

Harry tourna la tête pour jeter un nouveau regard noir au Directeur.

« Je n'ai rien à vous dire et je ne veux entendre aucune de vos absurdités ! »

Les trois employés du ministère qui se tenaient derrière Dumbledore pointèrent instantanément leur baguette sur Harry. Celui-ci paru un instant pris de cours. L'expression enragée sur les visages des Aurors était troublante. Maugrey, Kingsley et Arthur n'avait jamais entendu qui que ce soit s'adresser à Albus Dumbledore de cette manière. Dumbledore leva cependant la main et fit signe aux Aurors d'abaisser leurs baguettes. Le vieux sorcier s'était attendu à cette réaction de la part de Harry. L'adolescent pivota brusquement sur lui-même et s'en fut sans rien ajouter de plus avant de faire bruyamment claquer la porte de sa chambre.

Dumbledore retourna à la salle-à-manger, accompagnés par les trois fonctionnaires ministériels, la tête basse, plongé dans ses pensées et se demandant comment il allait pouvoir atteindre l'adolescent en colère.

Harry n'avait d'autre choix que de retourner dans son lit. Il s'assit prudemment au pied de celui-ci et laissa échapper un profond soupir. Il avait des ennuis maintenant. D'un moment à l'autre, le Ministère viendrait pour procéder à son arrestation. Il serait probablement à Azkaban le soir même ! Il devait sortit d'ici, mais comment ? Il n'était pas prêt à faire une nouvelle fois face aux barrières de protections magiques. Il ne pensait pas qu'il parviendrait à nouveau à s'en relever. Il fut tiré de ses pensées quand quelqu'un toqua à la porte et entra dans sa chambre. Harry ouvrit la bouche pour débiter des insultes mais il n'en fit rien quand il vit que c'était Poppy, celle-ci semblant un peu fatiguée. Harry réussi à lui adresser un faible sourire quand elle poussa un cri aigu et accouru vers lui.

« Harry ! Au nom de Merlin que fais-tu debout ? Rallonge-toi immédiatement ! »

Elle poussa Harry sous les couvertures et commença à s'activer autour de lui.

Elle le soumit à un rapide check-up et quand elle eut fini, ayant listé chacune des blessures qui l'inquiétait toujours, elle se rassit, paraissant exténuée.

Harry s'assit sur le lit et lui sourit.

« Fini avec la crise d'angoisse ? » s'enquit-il

« Oui » vint la réponse méfiante.

« Bien. Maintenant dis-moi comment je vais pouvoir sortir d'ici ? »

Poppy regarda Harry avec des yeux tristes.

« Harry, je t'en prie, tu sais que tu ne peux pas partir. »

« Poppy, tu ne comprends pas. Je ne peux pas rester ici. Je n'y suis pas en sécurité. Si je ne m'en vais pas maintenant, ce soir je serais à Azkaban. » Harry s'interrompit pour laisser ses mots produire leur effet.

Poppy paru vraiment mal à l'aise, elle se tordait les mains et jetaient sans cesse des regards inquiets en direction de Harry puis en direction de la porte. Finalement elle se leva et s'approcha de lui.

« Harry, si ça ne tenait qu'à moi alors je t'aiderais. Je te dois bien ça. Mais le fait est que je ne suis même pas libre de t'aider à t'en aller. Je ne suis pas encore un membre de l'Ordre, je ne peux donc pas t'escorter hors d'ici. »

Elle contempla le visage défait de l'adolescent blessé et sentit son cœur se briser. Elle savait que Dumbledore ne voulait pas qu'il arrive du mal à Harry mais Dumbledore avait-il l'autorité de le sauver d'Azkaban ? Elle préférait ne pas y penser pour le moment. A la place, elle repoussa les mèches du front du garçon et lui sourit tristement.

« Je suis sincèrement désolée, Harry. »

Harry se contenta de hausser les épaules en regardant ses mains dans son giron. Il lui faudrait élaborer un plan différent.

xxxxx

Dumbledore était assis entouré des membres de l'Ordre. La plupart d'entre eux avaient impatiemment attendu son retour pour découvrir le sort réservé à Harry. Tout ce que Dumbledore pouvait leur dire à cet instant était que le Ministre le recontacterait à ce sujet. Tonks et Molly étaient toujours occupées à débarrasser les restes du petit déjeuner tandis que Arthur était en grande conversation avec James, Sirius et Remus. Dumbledore conversait gentiment avec Lily qui avait toujours les yeux rouges et gonflés et semblait désormais dans un état d'hébétude. Maugrey et Kingsley étaient assis dans un coin de la pièce, apparemment perdus dans leurs propres pensées.

Lily regarda autour d'elle comme Dumebledore s'éloignait pour s'entretenir avec Molly. Elle réfléchit intensément à ce que Dumbledore venait de lui confier. Il essayait de la rassurer en expliquant qu'aucun mal ne serait fait à Harry. Quand Harry apprendrait la vérité sur qui il était vraiment et sur qui était en réalité Voldemort, alors il reviendrait sûrement vers la lumière. Lily ne souciait pas particulièrement de ce dernier point à cet instant précis. Son objectif principal était de monter à l'étage supérieur pour voir son fils. Elle avait pratiquement été traînée hors de la pièce par James qui souhaitait la voir se reposer. Elle se leva lentement de sa chaise et commença à préparer une assiette de nourriture. James le remarqua et se leva pour venir à son côté.

« Lils, je ne pense pas qu'il… »

« Arrête, James. S'il te plaît, arrête. » dit Lily d'une voix émue.

James cessa de parler et entoura simplement la taille de Lily d'un bras rassurant. Il lui adressa un sourire compréhensif et tendit la main pour verser du jus de citrouille dans un verre à l'intention de Harry.

Les deux parents sortirent de la pièce tandis que tous les autres restaient assis en silence, ne sachant pas vraiment comment il convenait de réagir. Maugrey laissa échapper un petit grognement et retourna ensuite à ses réflexions intérieures. Les autres décidèrent d'ignorer la situation du 'déjeuner au lit' et vaguèrent à nouveau à leurs occupations.

James et Lily grimpèrent l'escalier sans parler. Tous deux étaient anxieux de s'entretenir avec Harry. Ils s'arrêtèrent juste devant sa chambre et échangèrent un regard nerveux. Ils entrouvrirent la porte avant de s'immobiliser en sentant leur cœur manquer un battement. Ils découvrirent Harry, assis sur le lit, et discutant avec Poppy.

« Qu'y a-t-il dans celle là ? » était en train de demander Harry en montrant une petite fiole renfermant une potion de couleur noire.

« Ailes de libellules, pattes de scarabées écrasées et… » commença Poppy.

« Okay, ne me dis rien. »

« Pourquoi poses-tu la question alors ? »

« Juste curieux. »

Harry adressa un sourire impertinent à Poppy avant d'avaler le breuvage noir d'une seule traite. Il tressaillit de façon théâtrale.

« Eugh, j'espère que tu réalises à quel point c'était dégoûtant. » dit-il en regardant l'infirmière.

Lily et James ne purent s'empêcher de sourire. C'était la première fois que Lily entendait le son de la voix de son fils. Elle fut un moment déconcertée par la similitude de celle-ci avec celle de Damien. James avait bien évidemment déjà entendu la voix de Harry mais toujours sur un mode agressif. C'était la première fois qu'il entendait Harry parler sur un ton normal.

James et Lily pénétrèrent à l'intérieur de la pièce. Poppy et Harry se retournèrent tous les deux pour voir qui les avaient rejoints. Poppy leur adressa un sourire radieux, mais l'expression de Harry s'assombrit et après avoir lancé un regard noir à chacun d'eux, il détourna la tête.

Poppy remarqua la réaction de l'adolescent et s'excusa vivement, prétextant qu'elle devait se rendre en bas pendant un moment. Harry n'adressa pas un regard à Poppy comme celle-ci quittait la pièce en hâte. James et Lily se sentirent tous deux immensément mal à l'aise. Harry ne les regardaient même pas. Il continua d'observer ses mains qui reposaient dans son giron. Lily s'avança bravement, sentant ses jambes flageoler alors qu'elle s'approchait du lit. James la suivit avec réticence.

Lily posa le plat de nourriture sur la table de chevet et contempla avidement Harry. Le garçon aux cheveux noirs ne lui fit même pas grâce d'un regard. Maintenant que Lily pouvait voir les yeux de Harry, elle sentit son cœur s'emplir de joie. 'Il ne fait aucun doute qu'il a mes yeux !' songea-t-elle intérieurement. James l'avait rejoint et il plaça le verre de jus de citrouille à côté de l'assiette de nourriture.

Lily ne pouvait plus se restreindre plus longtemps. Elle tendit la main pour tenter de toucher le visage de Harry. Celui-ci s'écarta d'elle et lui envoya un regard si mauvais qu'elle fit un pas en arrière.

« Harry ! Qu'est-ce… » Lily s'interrompit quand Harry se dégagea brusquement des couvertures et quitta vivement le lit. Il se leva et foudroya Lily et James du regard.

« Harry, rallonge-toi s'il te plaît, tu n'es pas encore complètement guéris. Tu vas te faire du mal. » tenta de le raisonner James.

« Tu dois être plutôt déçu, non ? » dit Harry et Lily fut visiblement ébranlée d'entendre le venin contenu dans la voix de Harry.

James posa sur son fils un regard interloqué.

« Que veux-tu dire ? »

« Tu ne t'attendais pas vraiment à ce que je survivre, pas vrai ! » s'exclama Harry avec cette fois une étrange lueur dans ses yeux verts. On aurait presque dit qu'il y avait de la souffrance mêlée à toute la rage qui brûlait dans son regard émeraude.

James et Lily furent tous deux médusés par l'accusation de Harry.

« Harry, comment peux-tu dire ça ? Tu sais que ce qui est arrivé était un accident, je ne t'aurais jamais attaqué si j'avais su que tu étais mon… »

James fut contraint de s'interrompre à cet instant précis. Il ne pouvait pas se résoudre à dire que Harry, le Prince Noir, responsable de tant de morts et d'atrocités, était son fils. Harry contemplait à présent James avec tant d'aversion que Lily dû détourner le regard de son fils.

« Enregistre simplement ceci Potter ! Je ne suis pas ton fils. Ton fils est mort il y a des années de cela. Je suis le fils de Lord Voldemort. »

Lily et James restèrent sans voix. Ils s'étaient attendus à ce que Harry se montre rude et qu'il soit difficile de lui parler mais ils ne s'étaient pas préparé à tant de remarques blessantes. Lily et James s'approchèrent prudemment du garçon furibond.

Cette fois, ce fut Lily qui tenta de lui parler.

« Harry, je t'en prie écoute-nous. Je sais que tu dois être vraiment confus et en colère maintenant, mais tu dois comprendre. Nous sommes tes parents. V-Voldemort n'est pas ton père. » dit désespérément Lily.

Harry tourna son regard glacial vers celle-ci et s'adressa directement à elle.

« Vous pouvez penser le contraire, mais pour tout ce qui a de l'importance, il est mon véritable père. Il est celui qui m'a élevé. Le simple fait de mettre quelqu'un au monde ne fait pas de vous des parents. »

Harry sourit intérieurement en voyant les larmes apparaître dans les yeux de James et Lily. C'était exquis de pouvoir les remettre à leur place. Sans rien leur dire d'autre, Harry se rendit péniblement vers la suite attenante. Il referma la porte en la claquant et s'effondra sur le sol de la salle-de-bain. Il n'avait pas vraiment besoin d'utiliser celle-ci. Il voulait juste échapper aux Potter.

Lily et James sortirent tristement de la pièce et se rendirent en bas. Ils entrèrent dans l'une des pièces et s'efforcèrent de s'apporter l'un l'autre du réconfort en une vaine tentative pour guérir leur cœur brisé.

xxxxx

Maugrey observa Dumbledore engager la conversation avec Arthur et Kingsley. Son œil magique avait roulé au dos de sa tête et il vit les Potter qui atteignaient le seuil de l'escalier et entraient dans une pièce adjacente à la cuisine, l'air misérable. Il savait que Harry se trouvait désormais seul puisque Madame Pomfresh était également occupée à donner des instructions à Remus et Sirius sur les potions que Harry devrait continuer à prendre. Maugrey se leva et quitta discrètement la pièce.

Il ne lui fallu que quelques secondes pour arriver devant la chambre de Harry. Maugrey savait ce qu'il devait faire et il était prêt à user de n'importe quel moyen pour y parvenir. Il ouvrit la porte et entra, verrouillant celle-ci derrière lui.

Harry tourna brusquement la tête pour voir Maugrey entrer dans sa chambre en clopinant sur sa jambe de bois. Pendant un moment, il avait cru qu'il s'agissait encore des Potter. Harry adressa un nouveau regard noir à Maugrey et retourna à sa contemplation de la fenêtre. Il était actuellement assis sur le lit. Il ignora Maugrey jusqu'à ce qu'il sente l'Auror se tenir juste au-dessus de lui. Harry soupira et arracha son regard de la fenêtre.

« Quoi ! » aboya Harry à l'intention de Maugrey.

Celui-ci ne répondit pas. Il regardait Harry comme s'il s'appliquait à ne pas l'étrangler. Au lieu de répondre à l'adolescent, Maugrey farfouilla dans ses robes et en sortit deux objets. L'un était sa baguette magique et l'autre était une petite fiole. Harry contempla la baguette avec appréhension avant de tourner son regard sur la fiole de potion. Il lança un regard incrédule à Maugrey avant de questionner celui-ci.

« Vous espérez vraiment que je vais boire ceci de mon plein gré ? » se moqua Harry, parfaitement conscient qu'il ne devrait pas énerver le lunatique Auror.

« Tu peux le boire volontairement ou je peux t'y contraindre ! » cracha Maugrey qui était à peine capable d'empêcher ses mains de trembler sous l'effet de la colère.

Harry sentit la colère qui bouillonnait à l'intérieur de lui atteindre un seuil critique. Il s'extirpa une fois de plus de son lit confortable et se tint debout face à Maugrey.

« Vous pensez que vous êtes un grand et puissant Auror parce que vous pouvez faire usage de la force sur un adolescent blessé. Vous avez dû me ligoter avant même de pouvoir essayer de me causer du tort, alors excusez-moi si je ne suis pas le moins du monde effrayé par le couard que vous êtes. »

Harry réussi à s'exprimer d'une voix calme, bien qu'il ne souhaita rien de plus que d'invectiver cet Auror en particulier. Maugrey tremblait à présent de rage. Il se pencha en avant de sorte que son visage ne soit plus qu'à quelques centimètres de celui de Harry.

« Tu ferais bien de faire attention à ce que tu dis gamin. Je ne suis pas comme Dumbledore. Je ne tolérerais pas que tu me parles sur ce ton. Tu es peut-être le fils de James mais à mes yeux ça ne fait aucune différence. Tu n'es qu'un putain d'assassin est c'est comme ça que je vais te traiter ! »

Les mots avaient à peine quittés la bouche de Maugrey que celui-ci tendit la main et enserra en un éclair la nuque de Harry. Harry hoqueta et tenta immédiatement de se dégager. Il pivota pour tourner le dos à Maugrey et lui décocha un solide coup de coude dans les côtes. Maugrey haleta comme l'air était subitement forcé hors de lui. Il relâcha légèrement son étreinte sur Harry et le garçon aux cheveux noirs se tortilla pour lui échapper. Une fois libre, Harry se retourna pour concentrer toute son attention sur Maugrey. L'Auror se redressa, cherchant toujours à récupérer sa respiration et vit Harry exécuter un rapide mouvement de la main. Maugrey se sentit frapper par une force invisible et il fut soulever du sol. Il retomba de l'autre côté de la pièce.

Maugrey était absolument furieux désormais. Il se releva et pointa sa baguette sur le garçon.

« REDUCTO » vociféra-t-il et un jet de lumière quitta instantanément sa baguette pour venir toucher Harry droit dans la poitrine.

Harry se sentit voler à travers la pièce et atterrit douloureusement contre le bureau. Avant que l'adolescent n'ait eut le temps de ciller pour se débarrasser des taches rouges qui dansaient devant ses yeux, il sentit la main de Maugrey lui enserrer à nouveau la gorge et il fut forcé d'aller jusqu'au lit sur lequel il fut violemment jeté. Harry sentit immédiatement des liens magiques lui entraver les poignets et les chevilles tandis qu'il était maintenu. Harry lança un regard enragé à Maugrey. Il ne pouvait pas éjecter l'Auror ou se protéger lui-même sans faire usage de ses mains. Il observa impuissant comme Maugrey s'approchait de lui en décapuchonnant la fiole.

Harry n'avait même pas à deviner ce qu'il allait être contraint de boire. Veritaserum, la potion de vérité. Harry se sentit parcouru de sueur froide. Il savait quelles questions allaient lui être posées. La location de son père et l'identité des membres du cercle intérieur. Harry essaya de se libérer des liens qui le restreignaient, en vain.

« Tu va avaler ça gamin et tu va cracher tous tes sales petits secrets concernant Voldemort ! » siffla Maugrey à l'intention de Harry.

Maugrey essaya d'ouvrir de force la bouche du garçon mais il découvrit que cela s'avérait difficile en ne faisant usage que d'une seule main. Frustré, il gifla l'adolescent obstiné et tenta à nouveau de lui faire ouvrir la bouche.

Harry sentit les larmes lui piquer les yeux alors qu'il reprenait ses esprits après avoir été giflé. Il avait mal à la mâchoire, celle-ci semblant être en feu. Son visage brulait à l'endroit où Maugrey l'avait frappé. Harry refusa néanmoins d'ouvrir la bouche. Il s'efforçait de rester aussi loin qu'il le pouvait de Maugrey. Juste au moment où le corps de Harry cédait et que sa bouche se détendait légèrement la porte de la chambre s'ouvrit violemment et Sirius entra dans la pièce d'un air absolument furieux. Sirius balaya la scène du regard et l'instant d'après il écartait le vieil Auror de Harry. La fiole de Véritaserum était toujours étroitement serrée dans la main de Maugrey. Harry aurait pu pleurer de soulagement. Il observa Sirius comme celui-ci traînait Maugrey loin de Harry tout en invectivant celui-ci.

« Comment oses-tu Maugrey ! Au nom de Merlin que croyais-tu être en train de faire ? Sors d'ici ! Vas-t'en ! »

Harry vit Maugrey lutter jusqu'à ce qu'il voit James et Dumbledore pénétrer dans la pièce. Dumbledore jeta un regard sur l'état de la pièce et d'un geste de la main il libéra Harry des liens qui l'entravaient. Harry se mit rapidement en position assise sur le lit et tenta de calmer les battements effrénés de son cœur. Dumbledore intima à Maugrey, Sirius et James de le suivre. Tandis qu'ils quittaient la pièce, James s'approcha de Harry et scruta celui-ci, ses yeux plein de sollicitude.

« Est-ce que tu vas bien Harry ? »

Harry réalisa qu'il était en train de frissonner. Il enveloppa vivement ses épaules de ses bras et prit une profonde inspiration pour faire cesser son tremblement. Il détourna le regard de James et se recula pour échapper à la main tendue de celui-ci. James contempla son fils avec compassion avant de se diriger vers la porte, refermant doucement celle-ci derrière lui.

Harry s'écroula sur le lit et enfuit son visage dans l'un des oreillers. Il n'avait jamais été aussi en colère de toute sa vie. Personne auparavant n'avait osé le toucher de cette manière. Son père n'avait jamais laissé personne lui faire du mal, pas même légèrement. Harry se retourna pour s'allonger sur le dos. Il tenta d'apaiser sa respiration et de calmer son cœur qui battait la chamade. La vérité était qu'il n'avait jamais été aussi effrayé. Pas effrayé d'être blessé. La douleur physique avait toujours fait partie de sa vie, non c'était la peur de ce qui serait arrivé si Harry avait été forcé d'ingérer la potion de vérité. Tous les secrets de son père, ses plans, sa location, tout aurait été exposé au grand jour.

'Non, je ne peux pas permettre que cela arrive. Mon père ne peut être mis en danger.' Pensa-t-il en lui-même.

Harry avait des lancements dans la tête et la douleur qui émanait de ses côtes et de sa cheville le rendait nauséeux. Il roula sur le côté et se laissa sombrer dans le sommeil. Sa dernière pensée cohérente fut 'Je ne les laisserais pas me faire sournoisement absorber du Veritaserum.'

xxxxx

James était positivement furieux contre Maugrey. Il le confronta dans la salle-à-manger.

« Bon sang qu'est-ce qui t'as pris Maugrey ! Pourquoi l'as-tu traité de cette façon ? » rugit-il à l'intention du vieil Auror.

Dumbledore posait également sur Maugrey un regard furibond. Maugrey n'en prit cependant pas note.

« Je l'ai traité comme il méritait d'être traité ! Il a commis des actes horribles et je suis désolé James si tu as l'impression qu'il peut être excusé de tout parce qu'il est ton fils longtemps disparu, mais le reste d'entre nous doit faire ce qui est juste ! »

A ces mots, la pièce retomba instantanément silencieuse. James dardait sur Maugrey un regard assassin et derrière lui Sirius et Remus semblaient également totalement abasourdis par la remarque de Maugrey. Lily détourna la tête dans une tentative futile pour dissimuler ses larmes.

« Maugrey, je n'ai jamais dit qu'il devrait être excusé vis-à-vis de tout ce qu'il a fait, tu n'as pas le droit de m'accuser de cela. J'étais un ami de Frank moi aussi ! J'ai également pleuré sa mort, mais cela ne t'autorise pas à perdre tout contrôle comme ça. »

Maugrey répondit par un grognement et commença à se diriger vers la porte.

« Je ne suis pas celui qui a perdu tout contrôle. C'est vous qui laissez un meurtrier gambader librement au sein du quartier général comme s'il était propriétaire de l'endroit ! » sur ces mots Maugrey quitta la pièce et s'en fut vers la porte d'entrée.

James et Lily étaient profondément choqués. Un meurtrier, Harry était un meurtrier. La vérité toute nue au sujet de leur fils n'avait pas encore été assimilée par les parents désemparés. Harry n'avait aucun espoir dans ce monde. Il allait aller à Azkaban. Lily perdit toute contenance et se mit à sangloter alors que Molly et Remus s'efforçaient de la consoler. James était toujours pétrifié. Il regardait la porte avec une expression d'abattement sur le visage. Sirius et Dumbledore réussirent à le guider jusqu'à une chaise et le firent asseoir.

Molly, Arthur, Kingsley et Tonks se levèrent promptement et prirent leurs congés, souhaitant donner à la famille une certaine intimité. Tout le monde savait que Sirius et Remus faisaient partie intégrante de la famille Potter. Une fois qu'ils furent partis, Dumbledore prit la parole.

« James, Lily, n'abandonnez pas tout espoir je vous en prie. Je sais que ce moment est extrêmement difficile pour vous mais vous devez rester forts, pour le salut de Harry. »

Sirius leva les yeux vers Dumbledore. Ce n'était pas bien. Il ne devrait pas leur donner de faux espoirs. Ce qui allait arriver était très clair. Le Ministère allait venir pour Harry et même Dumbledore ne pourrait rien pour le protéger.

« Dumbledore, quel espoir pouvons-nous avoir ? Le Ministère ne va pas laisser Harry en paix, vous le savez aussi bien que nous. » dit Sirius d'une voix abattue.

Dumbledore répondit simplement par un sourire ce qui lui attira les regards contrariés des quatre adultes déprimés.

« Mon cher Sirius, il y a toujours de l'espoir car sans espoir il n'existe plus rien. Je sais que vous me pensez tous fou mais je crois que Harry sera à l'abri de toute action du Ministère. »

James leva la tête et regarda Dumbledore droit dans les yeux. La curiosité fut la plus forte et il posa la question que tout le monde voulait savoir.

« Dumbledore, qu'est-il arrivé lors de votre entretien avec Fudge ? Pourquoi ne sont-ils pas encore venus pour emmener Harry ? »

Le visage de Dumbledore s'éclaira d'un sourire fatigué.

« Et bien le résultat de cette réunion est toujours indéterminée. Le Ministre a plusieurs choses à prendre en considération. Il a les rapports sur la manière dont Harry combat, ses pouvoirs, le répertoire de sortilèges inconnus et la force que possède le garçon. Tous ces points indiquent que Harry est spécial. Vous êtes tous au courant de ce que le Ministre pense à propos de la prophétie. Harry n'est peut-être pas 'l'élu' à ses yeux, mais il se doit d'admettre que Harry est un sorcier très puissant doté d'un talent exceptionnel. Il est clair que le camp dont Harry fera parti aura un très grand avantage dans cette guerre. »

Sirius prit alors la parole.

« A ce sujet Dumbldore, des idées sur les raisons pour lesquelles Harry peut réaliser toutes ces choses, particulièrement vu son âge ? »

Sirius faisait bien sûr référence à la force que Harry avait montrée quand il avait envoyé valser dans les airs les Aurors les plus avertis d'un simple coup de pied. Sirius fit courir une main le long de ses côtes qui étaient toujours couvertes d'ecchymoses.

« Et bien j'ai une théorie. Vous voyez, Harry est un descendant direct de Godric Griffondor. Cela le rendrait plus puissant que la plupart des sorciers de son âge. Mais avec Voldemort… » des exclamation étouffées fusèrent à travers la pièce à la mention de son nom, « …le désignant comme son propre héritier, il a fait de Harry le dernier descendant de Salazar Serpentard. »

James et Lily parurent horrifié à cette idée. Leur fils était l'héritier de Serpentard.

« Harry est maintenant l'héritier de deux lignées ancestrales. A l'âge de seize ans, il possède une force et une dextérité égalant la plupart des sorciers d'âges mûrs. Il a des pouvoirs qui deviendront légendaires quand il atteindra sa majorité. La façon dont il décidera d'utiliser ses dons dépendra de la capacité de Harry à accepter les vérités qui l'attendent. »

Il regarda Lily droit dans les yeux et vit les larmes rouler à nouveau librement sur les joues de celle-ci.

« Ecoutez, le Ministre serait fou d'envoyer simplement Harry à Azkaban. Fudge veut gagner cette guerre. Il a énormément souffert des mains de Voldemort. Il veut l'abattre et si Harry peut apporter son aide, alors le Ministre ne laissera pas passer cette opportunité. » termina Dumbledore en contemplant les visages tristes qui l'entourait.

« Quand saurez-vous ce que le Minstre a décidé ? » interrogea James d'une voix chevrotante.

« Bientôt James, d'ici là essayez de vous détendre. Essayer de convaincre Harry de s'ouvrir à vous. Il est impératif que Harry comprenne que nous ne sommes pas l'ennemi. »

« Hmmmph ! Et bien Maugrey vient juste de nous donner un sacré coup de main à cet égard ! » murmura Sirius comme Dumbledore se levait et quittait de la pièce.