Chers lecteurs bonjour !
Alors premièrement j'aimerais m'excuser pour mon retard, comme je l'ai dit dans mes réponses j'ai été submergée de boulot et l'ordi a peu apprecié mon absence.. Et comme c'est un ordi capricieux eh bien ça n'a pas été de tout repos d'en venir à bout ! Bref!
Ce chapitre arrive donc super en retard et il me reste encore quelques reviews auxquelles je n'ai pas répondu mais ce sera fait d'ici la fin de la semaine, promis ! (Isaya je pense à toi ;) ) Je vous présente donc la suite de la fic avec ce chapitre peut-être un peu conçis et peu clair.. Tout va commencer à gentiment se compliquer à partir de maintenant et au fil des chapitres suivants mais l'explication viendra, petit à petit !
(HS: Une petite pensée pour Ingrid Betancourt, enfin libre! On a attendu ça depuis longtemps, tellement longtemps qu'il n'y avait presque plus d'espoir, mais aujourd'hui elle est libre et ce mot possède à nouveau un sens ! Pour moi, cette femme est un symbole de liberté, de liberté de parole et de pensée et d'actes, elle se battait pour ce en quoi elle croyait et cette liberté, nous en sommes tous dépendants! Cette liberté recouvrée me fait croire à nouveau en ce "pouvoir des mots". À Ingrid !)
En attendant, je vous remercie encore mille fois pour vos reviews qui ont été spécialement longues, adorables, géniales, et marrantes sur le derniers chapitre! J'ai franchement été juste ra-vieet je m'en veux de ne pas vous avoir répondu assez vite! Mais je vous répondrai à toutes j'ai promis donc n'hésitez surtout pas à continuer sur votre lancée Un grand merci spécialement ceux et celles qui me suivent depuis le début ( je pense à Dragon Ebene, Isaya, ayuluna, 3lle et j'en passe certainement!) et maintenant, après tout ce blabla, je vous laisse enfin et vous souhaite une bonne lecture!
Gros bisous et à bientôt!
Mad
Sickness Sux
Chapitre XII
C'est officiel, le cours d'Histoire de la Magie est le cours le plus chiant de tout l'univers. J'ai encore une fois faillit m'endormir.
Pourquoi est-ce que j'ai quitté ses bras? J'étais bien ce matin pourtant, au chaud contre lui. J'y repense tout le temps. On dirait une gamine de neuf ans, j'arrête pas de sourire à Binns et si je continue dans cinq minutes il m'invite à boire une bierraubeurre. Je me sens pathétique et heureux à la fois, c'est étrange.
Et dire qu'il y a une heure, je m'extirpais lentement de son étreinte alors qu'il essayait de s'accrocher à moi pour me garder au lit. Il m'a regardé m'habiller et je l'ai regardé me regarder et on s'est pas lâché des yeux jusqu'à que je vienne l'embrasser pour lui dire aurevoir. C'est complêtement iréel comme situation.
Je ne sais pas pourquoi je me suis tiré. J'aurais pu prétexter une nuit difficile, une potion foireuse et rester dans ses bras mais j'ai pris le partit de faire comme d'habitude, de me lever et d'aller à tout ces cours que je n'écouterais pas. Foutue conscience.
Je suis gay. J'ai encore du mal à m'y faire, la nouvelle est parvenue à mon petit cerveau ce matin alors que notre adoré professeur monologuait déjà depuis quinze minutes. Je suis gay et j'ai fait l'amour avec Draco Malfoy. Et je crois bien que je suis foutrement amoureux de ce dernier.
Bigre.
C'est étrange a quel point ma vie a pris un tournant radical. Et surtout a quel point je ne m'en formalise pas plus que ça... Et si tout ça n'avait jamais existé? J'ai l'impression que demain je vais me réveiller et me retrouver en cinquième année quand tout était encore à peu près normal. Quand je me battais contre les méchants, quand je convoitais Cho, quand j'avais une vie reglée et droite. Quand tout était normal.
Et puis en y pensant, j'ai pas vraiment envie de me réveiller ailleurs que là où je me suis réveillé ce matin.
"Hey Harry?"
Tiens, le retour du rouquin. Par Merlin, ça faisait longtemps.
"Salut Ron."
Il me regarde bizarrement. Ah oui c'est vrai, je l'ai déjà salué ce matin et ça fait bientôt trois heure qu'on est en cours ensemble.
"Heu .. ça s'arrange avec ton stage?"
"Ouais ça va. Pomfresh est un vrai tyran mais on s'y fait! Quand on a la motivation tu sais.."
Je me retiens de faire une grimace. J'en ai marre de passer pour le médicomage de service et j'en ai encore plus marre de devoir faire semblant d'adorer ça.
"C'est chouette pour toi mon vieux. Jme disais.. si tu as le temps vendredi soir , tu pourrais venir voir l'entraînement de quiddich? Samedi c'est Gryffondor-Pouffsoufle"
Le quiddich, mot banni de mon vocabulaire. Y penser n'est qu'un crève coeur répetitif alors aller voir les autres voler... Mais Ron était mon meilleur pote, je ne peux pas lui faire ça.
"'Jsuis pas sûr de pouvoir venir samedi mais pour vendredi ça devrait jouer."
"Génial! Alors à vendredi!"
J'avais oublié son grand sourire benêt quand il se retourne vers Hermione. J'avais oublié la façon dont elle lui prenais la main, et le petit sourire en coin qu'elle arbore à chaque fois qu'ils ont un moment de complicité. J'avais oublié ces gens et ce monde. J'ai l'impression de ne pas avoir vécu ici pendant quatre mois.
Binns, qui doit commencer à se faire du souçi quant à ma fixation pour sa personne, décide de nous libérer plus tôt ce qui me rends tout joyeux. Je vais pouvoir passer par l'infirmerie avant midi. Je pourrais même peut-être déjeuner là-bas. Remarque personnelle: ce ne serait vraiment pas discret.
La sortie de classe se fait dans un brouhaha infernal. J'avais oublié que les Gryffon étaient si bruyants. Il faut d'urgence que je me réveille.
"Hey Harry!"
C'est la journée décidemment. En me retournant j'apperçois Théo qui vient à ma rencontre.
"Salut vieux."
"Salut! Encore merci pour la visite, ça m'a fait plaisir de revoir Dray.."
Pas possible..
"Ah.. de rien. Tu reviens le voir quand tu veux! Je crois que ça lui as fait plaisir aussi.."
Il semble réfléchir. "Il y a anguille sous le chaudron" comme dirait Chourave.
"Je.. je ne sais pas..je.. peut-être."
Mes intuitions étaient juste, il détourne les yeux. Il s'agit là d'une grosse anguille.
...
La ferme cerveau.
"Qu'est-ce qu'il se passe? Il y a eu un problême?"
"Heu.. non non, pas de problême, j'ai juste l'impression que.. heu toutes ces visites.. ça le fatigue."
"Théo tu es sa première visite. Raconte-moi ce qui ne va pas."
Il se gratte l'arrière de crâne et louche sur la pointe de ses chaussures.
Je sens déjà l'heure des révelations arriver.
"C'est à dire que.. tu sais on a un peu parlé Draco et moi."
Je me retiens de justesse de lui demander s'ils n'ont fait que parler.
"Tu comprends.. avant il avait une vie vraiment remplie."
"Ouais forcémment c'était le prince de serpentard."
"Non c'est pas ce que je veux dire.."
"Alors qu'est-ce que tu veux dire?"
Il s'arrète et marque un temps.
"Dans le dortoir, il n'y avait pas de secret. On jetait des sort de silence et de fermeture sur les rideaux mais on ne pouvait pas se cacher quand on entrait avec.. quelqu'un."
D'accord, en effet j'avais mal compris.
"Et Draco... Eh bien Draco lui, il venait toujours avec une personne différente, presque chaque soir. Il est même arrivé une fois avec une fille que je n'avais jamais vue à Poudlard et que je n'ai jamais revue. Et il n'y avait pas que des filles.. Donc, il avait vraiment une vie bien remplie de ce côté là et.. je crois que ça lui manque."
"Quoi, il t'as fait des propositions?"
"Pas directement non mais.. je sais bien.. on s'entendait bien, on s'aimait vraiment bien et il est vraiment beau mais je.."
Il deviens tout rouge et bégaye. Oh pour l'amour de Merlin. S'il m'annonce qu'ils sont ensemble ou qu'il l'aime je tombe dans les pommes.
"Harry je peux t'avouer quelque chose?"
Non.
"Oui bien sûr."
"Et bien.. depuis le mois d'Août je..."
Non, non ne le dis pas. Tais-toi!
"Je sors avec Marcus Flint, voilà !"
Ah j'en étais sûr, putain je me suis fait avoir, que con je fais, par Mer..
Attendez une minute..
Quoi?
"Tu sors avec Marcus Flint?"
Il deviens presque aussi rouge que Ron. Et ce n'est pas peu dire.
J'éclate de rire.
"Te moque pas, je l'aime vraiment!"
"Je ne me moque pas de toi banane! Je me moque du fait que tu n'oses pas me le dire!"
"Mais il est plus vieux que moi!"
"Et alors? Qu'est-ce que ça change? Tu l'aime non?"
"Ben ouais..."
Je lui envoie une grande tape dans le dos. Je n'ai jamais été autant soulagé de ma vie.
Il faut que je LE voie. Maintenant.
"Tu m'excuse mais en parlant de Draco il faut que je lui administre sa potion."
"Pas de problême Harry! Et merci d'être toujours là pour moi!"
"C'est rien! Entre bigleux on se comprend! D'ailleurs, félicitation!"
Je lui lance un clin d'oeil avant de partir en courant.
Il faut que je voie Draco que je lui dises, que je lui parle, que je l'embrasse aussi. Un peu.
Beaucoup.
Raaah, il faut que je le voie !
Je prends les tournants à vif et me retrouve bientôt devant la porte de l'infirmerie. En entrant, je croise le petit Simon qui me fait un grand sourire en me montrant son bras soigné. Je lui fais le signe de la victoire et me dirige vers la fameuse porte.
"AH POTTER ENFIN!"
Pom-pom.
Oh non ne me dites pas que j'ai encore du boulot sur la troisième année qui s'est fait pousser une barbe!
Oh NON! Ne me dites pas que Crivey à ENCORE réussi à faire croire au nouveau prof de DCFM que son oeil tombe quand il éternue!
"UN PEU DE NERF POTTER! VOTRE PATIENT PRIVÉ VOUS ATTENDS"
"Pas de problême madame, j'y cours!"
... Et cette fois ce n'est pas une simple image.
Le couloir me parait durer une éternité, j'ai tellement besoins de le revoir. D'après la tête de Pompom, ça n'a pas l'air d'être la grande joie dans la chambre blanche..
Draco doit sûrement dormir, j'ouvre la porte tout doucement pour ne pas le réveiller. Mais à peine l'ai-je repoussée que deux mains viennent plaquer mes poignets contre le mur.
Un grand corps chaud se presse contre le mien.
"Tu m'a manqué Potter."
O.k, une chose à retenir de ce type: il a une voix grave terriblement sexy.
J'ai très chaud d'un coup.
"J'ai pensé à toi toute la journée. Sans arrêt. Je tournais en rond dans la chambre, j'en devenais presque fou. D'ailleurs qu'est-ce qui me dit que je ne suis pas devenu fou Potter?"
Je n'ai jamais autant aimé mon nom de famille. Je l'aime ce nom de famille qui roule dans sa bouche à l'accès encore interdit il n'y a qu'une journée de celà..
Je le sens se frotter contre moi et je maudit l'inventeur de ces jeans de malheur qui me paraissent toujours trop serrés.
Ses lèvres dévient sur ma peau, dans mon cou, et puis ses bras finissent par desserrer mes poignets et il se serre contre moi.
"Tu fais quoi?"
"Je respire tes cheveux Potter, ça ne se voit pas?"
Nan mais j'vous jure...
Je me retourne lentement dans son étreinte et mes yeux se fondent dans les siens. Je pourrais mourir à l'instant, ça ne me dérangerait pas outre mesure.
Il a le regard des bon jours, celui dans lequel je pourrais me murer pour l'éternité. Impossible d'avoir une pensée cohérente alors que ce grand serpentard terrifiant me fixe comme s'il allait me manger. Je me hisse doucement sur la pointe des pieds et vient déposer un léger baiser sur ses lèvres.
"Bon il va falloir que je te fasse sub.."
Apparemment un simple petit baiser de bonjour ne lui suffit pas. Il me recolle contre le mur alors que sa langue joue avec la mienne avec passion. J'essaye de résister un peu, au début, mais les frissons qui me parcourent sont trop violents et trop bons à la fois. À nouveau, mes pensées s'embrouillent, je ne suis plus qu'une flaque avec des lunettes lorsqu'il mordille doucement ma lèvre inférieur. Mes petits gémissements me ramènent à la réalité. Je le repousse de quelques centimètres.
"Draco il faut vraiment que je te soigne..."
"Me soigner? Mais je suis en pleine forme, tu vois pas? Tu ne.. sens pas?"
En effet, pour sentir je sens. Je n'arrive pas à l'empêcher de reprendre possession de ma bouche. S'il continue dans deux minutes ça va repartir comme hier et après je serais trop crevé pour lui faire ses soins. Il faut que je sois maître de moi.
Maîtrise-toi Harry!
"Draco je.."
"Tu sais quoi Potter? Tu n'as qu'un seul défaut... Tu parle trop..."
Il commence à redescendre dans mon cou et je craque, comment pourrais-je me faire entendre de ce satané blond s'il recommence à me chauffer comme ça? Appuyé contre la porte je ne suis plus que plaisir et tremblements. Il passe lentement ses mains sous mon t-shirt en donnant des petits coups de langue derrière mon oreille. Les yeux fermés j'essaye de produire une phrase cohérente mais mon souffle semble bloqué dans ma poitrine.
"Malfoy..je..pour ton.. bien.. sort..heu.. aide..aaah.."
Oh merveilleux. Je sens son nez froid descendre dans mon cou et un long frisson me secoue. Il faut absolument que j'arrive à lui administrer ses soins.. mais après ça, il va en baver.
"Draco sérieusement, arrête... je dois te soigner.. je suis là pour ça."
Il me regarde dans les yeux avec une petite lueur amusée. Je sens la remarque sarcastique arriver. Mais je dois remplir mon devoir et pour le moment mon devoir et de m'assurer de sa bonne santé..
De quelque manière que ce soit..
Oh très crédible Potter.
"Tu tiens vraiment à me soigner.. maintenant?"
"Tu sais bien que je le dois..."
Il plante son regard impertinent dans le mien et me fait un sourire éblouissant. Ses doigts viennent se perdre dans mes cheveux dont il replace une mèche derrière mon oreille.
Par merlin..
Je ne vais jamais m'en sortir.
"C'est d'accord." murmure-t-il.
Il m'embrasse sur le front avant de se jeter sur son lit.
"Qu'est-ce que tu veux savoir?"
"Heu...bah..je... en fait..."
O.k maintenant, desserrer sa cravate, retrouver le dossier de Pomfresh, se situer dans le temps et l'action... Faire une phrase correcte.. Tu peux y arriver Harry! Tu peux le faire!
"Eh bien.. d'après le rapport, tu te trouvais dans un sale état ce matin. Pas de fièvre ni de symptômes habituel mais tu t'es plains de maux de ventre et de tête assez consistants."
Je le regarde pour obtenir confirmation mais il éclate de rire.
"Ouais ouais, j'ai menti."
Ok, il a mentit, tout va bien, donc il faut que je ... attendez deux minutes, quoi?
"Tu as fait quoi?"
"J'ai menti! J'ai espéré qu'en décrivant un état terriiiible on te ferait louper les cours pour venir me soigner."
J'hallucine.
"Mais enfin Draco, c'est super grave! Tu pourrais nous fausser tout le dossier avec ça! T'es cinglé ou bien ?"
Il se relève. Sa démarche féline me fait déjà peur. Il se penche sur moi en prenant mon menton entre ses doigts fins.
"Tu sais quoi? Je m'en fiche. Je pète la forme et.. tu me manquais trop.."
Ses lèvres contre les miennes, ses doigts contre ma peau. Son odeur qui embaume l'air tout autour de moi ses bras forts qui viennent enserrer ma taille. Son souffle brûlant contre mon visage. Après tout c'est vrai, il est en pleine forme, pourquoi s'en faire avec des formalités alors que quelque chose de bien meilleur nous attends? Je le sens me soulever sans aucune peine et me reposer doucement sur le bureau. Mes jambes s'écartent d'elles-même et il vient se loger dans cet espace, son torse contre le mien.
"Mmmh Harry..."
Je m'accroche encore à lui alors qu'il murmure mon prénom, sa langue venant se perdre le long de mes clavicules. Il y a quelque chose d'anormal dans sa voix, comme une gène au fond de sa gorge, comme une sorte de grippe. Ce petit élément, pourtant insignifiant, s'impose dans mon esprit. Et puis, il y a aussi sa soudaine guérison, ces quelques marques sur son corps.. Il faut que je l'arrête maintenant sinon je n'y parviendrais jamais.
"Draco, s'il te plaît.."
Je sens l'énervement poindre au fond de son regard. Je descend lentement de la table me frottant inévitablement contre lui.
"Potter..."
"Désolé, désolé.."
S'il savait combien c'est du pour moi de faire le tour de cette foutue table et de m'asseoir sur cette foutue chaise au lieu de m'abandonner dans ses bras! Qu'est-ce qu'il croit, que c'est simple pour moi de devoir prendre ce genre de décisions?
Il va se rasseoir sur le lit, la tête dans les mains.
"Bon, il faut que je te parle de plusieurs choses, premièrement.. J'ai un peu discuté avec Théo et il m'a revelé que tu avais eu plusieurs partenaires différents, donc le diagnostic incluant l'hypothèse du sida tient toujours la route.."
"Potter, qu'est-ce que tu crois? Il existe chez les sorciers une protection dans le sang qu'aucune maladie ne peut détruire. Nous sommes tous immunisés contre ce genre d'hypothèse...Qu'est-ce que tu foutais en cours d'histoire de la magie?"
Ceci est une très bonne question. En tout cas, en ce qui concerne ce matin, la réponse ne devrait pas lui déplaire..
Tais-toi Harry!
"Oui, d'accord, mais le sida est une maladie moldue Draco et il se pourrait que nos défenses ne soient pas aptes à la repérer.."
"Potter. Je suis un serpentard.. jusqu'à hier soir je n'ai jamais couché qu'avec des sang-pur..."
Combien de fois encore faudra-t-il que je remercie le fondateur de Serpentard? Sérieusement, je pense que porter un caleçon "I love Salazar" devient une possibilité envisageable.
"Bien, on peut donc rayer le sida, mais j'aimerais quand même recourir à quelque test avant d'éradiquer complêtement cette hypothèse."
"Oh non, non pas question.. Tu crois que je ne vois pas où tu veux en venir? Je te rappelle que Pansy aimait les journaux moldus! Si tu t'approche ne serais-ce que de quelques centimètre de mon bras avec une de vos "aiguilles" je te jure que ça va mal se passer..."
Je sens un large sourire se dessiner sur mes lèvres devant son regard fuyant et ses mâchoires crispées.
"Non, ne t'inquiètes pas, virus moldu n'est pas égal à pratique de la médecine moldue. Pas d'aiguilles."
Ses épaules se relâchent et son regard s'illumine à nouveau.
"Bon, maintenant que tu as menti et que tu nous as mis dans la merde avec ça.. Pomfresh est partie sur plusieurs hypothèse complêtement infondées.."
"Dans la merde?"
Pourquoi est-ce que je savais par avance que ce serait le seul mot qu'il retiendrait?
"Oui dans la merde. Figure-toi que mentir n'est pas vraiment un acte recommandé!"
"Mais je vais bien Potter tu vois bien!"
Il se lève et tourne sur lui-même les bras en croix. Oui en effet, vêtu uniquement d'un bas de pyjama, à moitié débraillé et les lèvres encore écarlate, je peux aisément voir que tout va bien. Je déglutis difficilement.
"Oui..je...vois mais le pro..problême est bien là justement.."
"Quel problême Harry?"
Oh non, non pas mon prénom.. ne t'approche pas tentation incarnée, retourne là d'où tu viens !
"Il n'y a pas de problême..."
Il se penche lentement sur le bureau ses lèvres frôlant les miennes. Grâce à un effort surhumain j'arrive à me reculer. Il lâche un soupir de lassitude.
"Arrête, tu sais très bien que tout ces éléments sont pour le moins étrange! Ta toute récente guérison miracle, les petites tâches sur ton bras et derrière tes mollets.. ta voix qui déraille un peu."
"Si ma voix déraille un peu tu sais très bien pourquoi..."
"Arrête Draco! Sérieusement! Je suis là pour te soigner, pour faire mon boulot!"
"C'est ça que je représente à tes yeux.. du boulot? Merci beaucoup je suis flatté..."
"Mais enfin ! Tu ne voix pas que je m'inquiètes pour toi? Si je veux tellement te soigner ce n'est pas uniquement pour remplir ma tâche! Ce que tu peux être egoïste bordel!"
Sans me rendre compte je me suis levé. Assis sur son matelas il me fusille du regard.
"Si tu veux continuer à "bosser" sur mon cas je te conseille de te préoccuper d'autre chose!"
"Comme quoi? Ta liste de conquètes? Tes étranges relations avec Théodore Nott? Ta haine des gryffondor soudainement transformée en quelque chose pour le moins inhabituel?"
Je savais que toute cette rancoeur devait sortir. Je le sais pourtant, je ne suis qu'un petit con, minable et jaloux.
Très très très très jaloux.
"Quoi c'est de ça dont tu as peur Potter? Que je te trompe? Que je me casse avec Nott? Que je me foute de ta gueule?"
Je baisse les yeux, blessé. Bien sûr que c'est de ça dont j'ai peur, qu'est-ce qu'il croit? De ça et surtout de le perdre...
"Harry! Je croyais que tu avais compris! Je croyais qu'on se voyait enfin tel que nous sommes! Je te prouve quand tu veux que je ne me moque pas de toi! Mais merde qu'est-ce qu'il te faut?"
"Laisse-moi te soigner!"
"Mais je vais bien! BIEN!"
"Non tu ne vas pas bien ! NON ! Tu as menti sur ton état et brouillé toutes nos pistes, maintenant je dois rectifier tout le boulot par TA faute! Alors soit coopératif!"
"Ma faute? Et qu'est-ce que tu va faire, tu va me punir parce que j'ai été un vilain garçon qui a dit un gros mensonge?"
Le punir? Mais où il va chercher ça lui?
"Exactement Malfoy! Je vais te punir!"
... D'accord, j'ai pas branché mes neurones ce matin ou quoi? Et voilà, maintenant il va falloir que je trouve une punition valable.. Merci Merlin tu m'es toujours d'une aide exarcerbée..
"Tu.. je...nous... "
Il s'approche à nouveau doucement. Ses deux mains prennent place sur les rebords du bureau et son visage s'approche du mien, lentement, inexorablement. Il fixe mes lèvres avec un air affamé et murmure.
"Oui Harry? Nous quoi...?"
Il n'est qu'à quelque centimètres. J'aimerais tellement les combler, très vite si possible, très vite et après je ..
Non, non ce serait une marque de faiblesse immense! Je ne dois pas me laisser aller je dois.. penser à autres choses que ces lèvres..pâles..qui n'attendent que les..heu..miennes..
Soudain, je recule violemment et manque de tomber de ma chaise, heurté par la lumière divine.
"Justement! Ce sera ça ta punition! Plus de ça entre nous jusqu'à nouvel ordre! Plus aucun contact physique intime jusqu'à demain, jusqu'à ce que j'ai rattrapé tes conneries!"
Oh merveilleux. Maintenant je suis doublement dans la merde.. Premièrement je vais devoir bosser comme un damné pour expliquer ses symptômes et rectifier le tir, et en plus je n'en tirerais aucune satisfaction personnelle. Je suis maudit.
"Tu ne veux pas de...? Oh très bien Potter.. très très bien.."
D'accord, je déteste quand il prend ce ton là parce que ça veut dire qu'il est mille fois plus malin que moi sur le coup.
Qu'il est mille fois plus malin que moi tout court.
You-pi.
"Fais-moi subir mes sorts et rapidement, j'ai quelque chose d'urgent à faire."
Je me lève et commence à agiter ma baguette. Cinq sorts pour aujourd'hui, une potion ce soir, et des tonnes de recherche à faire, voilà mon programme personnel.
Alors quel est le sien?
Les deux premier sorts fusent ricochant sur son corps musclé.
"Et tu dois faire quoi de si.. urgent?"
"Eh bien..."
Ses yeux bleus brillent illuminés par la lumière de mon troisième sort. À nouveau, il se fait prédateur.
"Si tu ne veux pas me satisfaire alors..."
Mes deux derniers sorts s'activent en même temps même si je murmure leur formules avec peine.
".. je vais bien être obligé de me satisfaire tout seul."
Olà.. Olalalalala.. Non non, mauvaise idée.
"Tu.. tu vas faire ça maintenant.. avec.. avec moi dans la pièce?"
"Évidemment Potter! De toute façon tu as tellement de travail que tu ne t'en rendra même pas compte!"
"Mais tu ne peux pas..enfin.. je...heu..non..jveux dire.."
"Bien sûr que je le peux. Et puis, tu va devoir rester ici pour me surveiller, on ne sait jamais, un malheur est si vite arrivé.."
Non, s'il vous plaît ne m'infligez pas ça. Par Merlin, Morgane, Godric, Salazar et tous les gus de la même trempe, ne m'obligez pas à vivre ça! Je me retiens dejà à peine lorsqu'il exerce sur moi ses petites tentatives de séduction ! Je ne pourrais JAMAIS y arriver!
"Tu as fini?"
C'est quoi cet horrible air innocent sur son visage? Quel monstre pervers se cache en Malfoy? Au secours!
Mes jambes me portent à peine vers la chaise encore tirée et je me jette sur mon bureau. J'essaye de fixer mes feuilles et les mots du rapport de Pomfresh se mélangent dans ma tête. À seulement un mètre de moi, j'entends Malfoy retirer lentement son bas de pyjama et se glisser dans les draps. Le bruit du tissu un peu rèche contre sa peau me donne des frissons dans le bas du dos.
Je vais devenir dingue.
Je l'entends remuer lascivement et pousser un soupir de contentement. Je sens son regard brûlant sur mon front et pourtant je me force à ne pas lever les yeux. Oublier le froissement des draps entre ses doigts, oublier le murmure du matelas sous le poids de son corps, la fraîcheur du coussin contre sa tête nue. Ma main tremble et le bout de ma plume aussi. Il semble qu'il m'envoie des ondes de chaleur depuis sont lit.
Je ne vais pas tenir longtemps
Les mots s'entremèlent sur ma feuille. Je sens quelques gouttelettes de sueur perler à la base de mes cheveux.
J'entends son souffle, encore régulier.. plus pour longtemps. Je sais que ses doigts courent sur sa peau, la caressant doucement, furtivement, j'ai beau ne pas le regarde je sais exactement ce qui ce passe. Il est allongé là, entre ces draps blancs, le corps tendu et réceptif. Il préfère commencer doucement, juste frotter l'allumette qui me mettra le feu.
Ses doigts filent sur son torse descendent vers son ventre dejà contracté, glissent vers ses hanches. Il remonte et redescend le long de son corps sans passer la barrière que forme le drap sur sa taille. Il appuie plus fort maintenant, il a acceleré le rythme et son souffle devient plus rapide. Il se cambre legèrement et le bruit de la couverture qui glisse le long de ses hanches de deux centimètre à peine bourdonne dans ma tête comme une musique. J'ai beau garder les yeux rivés sur la table, j'ai beau les fermer même, j'entends tout.
Son souffle qui accélère imperceptiblement, ses doigts sur sa peau encore et encore, le bruit qu'il fait lorsqu'il mordille sa lèvre inférieur. Un léger soupir qui se transforme en gémissement. Je sais qu'il ouvre la bouche à la recherche de l'air qui lui manque.
Je le sais, puisque je fais la même chose.
La tête dans les mains, assis derrière ce bureau dressé comme une barrière entre lui et moi, j'ai arrêté de respirer. Les lèvres entrouvertes, les yeux fermés, je sens le sang me monter aux joues alors qu'il pousse un petit gémissement presque imperceptible. Il bouge et le matelas grince, je sais désormais qu'il a passé sa main sous le drap immaculé. Mes ongles raclent le bois de la table alors que je suis plus tendu que jamais. Il gémis encore et m'achève. Je suis incapable d'écrire, incapable de réfléchir, incapable de penser à autre chose qu'à ce corps et ce plaisir qui émanne de lui comme une onde qui vient me heurter de plein fouet.
Je suis cette main qui passe outre le tissu, alors que l'autre s'accroche desespérement au couvre-lit, je suis ces draps qui passent et repasse sur sa peau brûlante, je suis ce mince filet d'air qui semble goutter de ses lèvres. Il se cambre encore, bouge plus vite. Il m'achève à chaque respiration difficile.
Je ne peux plus respirer.
"Aaa.. Harry..."
Je serre encore plus fort le coin de table et mes ongles s'enfoncent dans mon front. Il faut que je résiste, il le faut.. Mais je ne peux pas. Il suffirait que je lève le menton de quelques centimètres, il suffirait simplement d'ouvrir les paupières et j'aurais signé le contrat de ma perte.
Il râle un peu plus fort, j'entends le bruit de sa tête qui s'enfonce dans l'oreiller. Je sais que ses cheveux tombent sur son front, s'humidifient, se collent à ses tempes. Je sais exactement où est sa main et ce qu'elle lui fait, je le sais parce que je l'entends, dans son souffle erratique, dans le froissement des draps, et le bruit de sa peau contre le tissu, de sa peau contre le matelas, de sa peau contre sa peau. Je suis entrain de craquer gentiment, doucement, s'il venait à me toucher maintenant je crois que je deviendrais fou. Mais il ne me touche pas, pas directement. Il m'atteint au plus profond de moi-même.
"Ha..Harry..oui.."
Je me suis levé. Je n'ai plus aucun contrôle ni sur mes jambes, ni sur mon souffle qui devient aussi saccadé que le sien. Je sais qu'il sourit tout en haletant, ils souris parce qu'il a gagné, mais je sais aussi qu'il respire encore plus vite et que son souffle se bloque soudainement dans sa poitrine lorsqu'il atteint une zone plus sensible du bout des doigts. Je sais que ses gestes sont plus rapides, plus brusques sous le draps qui bouge en rythme. Appuyé sur mes mains, je décide d'arrêter la torture, de rompre le pouvoir qu'il possède encore sur moi.
J'ouvre les yeux.
Il est la luxure incarnée. Sa peau blanche brille de sueur, ses cheveux fins sont collés en mèche éparse sur son front. Ses joues sont rouge et ses lèvres gonflées. Il ferme les yeux de plus en plus fort sous l'assaut du plaisir. Je fais un pas.
Ses muscles fins se dessinent dans la lumière alors qu'il se cambre encore un peu, la bouche ouverte. Je ne peux pas voir sa main recouverte par le draps, seuls sont exposés les os saillants de ses hanches. Je ne vois que le mouvement et me perds dans les plis du tissu.
Encore un pas. Ses jambes remuent elle aussi et un grand pan de couverture au bout du lit tombe les découvrants jusqu'au genoux. Il se tortille encore, cherchant la bonne position qu'il ne semble trouver que par moment, les moment ou il boit l'air à la paille. Ses paupières battent imperceptiblement, comme s'il rêvait, comme s'il ne faisait plus partie de ce monde. Il est magnifique. Sans m'en rendre compte je suis devant le lit. Le seul frottement de mon jean me donne des frissons, mes mains tremblent déjà.
Il ouvre sur moi son regard bleu sur lequel un voile gris est tombé. Il me transperce et m'enflamme et je ne peux plus le lâcher des yeux.
"Harry..viens.. s'il te plaît."
Tout mon être le réclame, je n'ai plus conscience de mes actes. Mes mains s'activent déjà sur les boutons de ma chemise, alors que je vire mes chaussures à l'autre bout de la pièce. Il y a quelque chose qui me sourit dans ses yeux, qui me sourit et qui m'appelle en même temps. Je ne peux plus respirer. Je n'ai plus besoins de respirer.
Il se cambre encore et ses yeux se ferment à moitié. Je retire encore plus vite cette saleté de jean.
Je tombe au-dessus de lui. Son visage est comme illuminé et si parfait que j'ose à peine le toucher. Il me sourit.
Ses doigts courent lentement le long de ma joue, viennent se perdre dans mon cou. Il se glisse sous moi. Je l'embrasse du bout des lèvres.
Et puis tout de suite ça devient plus intense et le bal effrené reprend. Je le veux, comme jamais je n'ai voulu personne et cette force qui m'anime me fait peur.
Retournement de situation. il me plaque brusquement contre le matelas en se positionnant sur moi. Son souffle rauque vient se perdre dans mon cou.
Je sais qu'il va parler mais nous sommes tout deux à cours de paroles. Rien que la pression de ses mains sur mes poignets me fait trembler.
"Dit..dit-moi que tu me veux.."
J'ai à peine assez de souffle pour répondre.
"Je.. je te veux..."
"Dit-le encore"
"Je te veux.. je te veux Draco.."
"Encore..encore.."
Il dépose une ligne de baiser brûlants le long de ma colonne vertébrale. Lorsqu'il atteint mes reins je pousse un long cri. J'ai à peine la force de lui répondre.
"Tu me veux Harry?"
"Oui..oui bordel oui, ouii..."
"Alors tu va me prendre.."
"Je..attends quoi?"
Je le sens se glisser sous moi et sa cuisse frôle un endroit spécialement tendu de mon anatomie m'arrachant un cri. Il se met à onduler, ses mains glissant le long de mon dos et venant bientôt se nicher dans le creux de mes hanches. Je pousse contre lui.
"Tu..tu vas me prendre Harry.."
"Jpeux..pas faire ça.."
"Bien sûr que si.."
Ses mains sont décidés à me convaincre. Je sens mon boxer glisser sur mes fesses. Il jette un coup d'oeil entre nos deux corps pressés l'un contre l'autre.
"Tiens.. j'en connais un qui est pas contre"
Son petit air mutin me fait fondre, je voudrais éclater de rire mais ce n'est qu'un long gémissement qui s'échappe de mes lèvres. Ses mains reprennent possession de mon corps. Appuyé des deux côtés de sa tête je me frotte égoïstement contre lui. Ma lange vient se perdre dans son cou lui arrachant quelques petits cris. Je le découvre très sensible dans cette région.
"Harry..s'il te plaît.."
Il guide mes mains contre lui. Un sentiment subit me vient: j'ai l'impression qu'on a toujours fait ça. Que nous sommes fait pour ça. Que j'ai toujours adoré la façon dont il fait ça.
J'adore quand il reprend le contrôle tout en se faisant désirer. Je voyage sur son ventre puis passe la barre de tissu que représente encore son boxer. Pas pour longtemps..; il se tortille sous mes doigts, on entre enfin en contact direct. Un long spasme me secoue. Je le touche et plus je le touche plus j'ai besoins de le toucher, plus son corps et tout ce qu'il représente devient une drogue à mes yeux. Je le fais crier et je crie aussi ma bouche appuyée contre son épaule.
J'en suis sûr à présent, quelque part on a passé notre vie à se faire l'amour. J'ai passé des heures à vouloir le faire crier en lui tordant les poignets juste pour qu'il me supplie des yeux, j'ai passé ma vie à le laisser avoir le dessus pour voir cette puissance s'écouler de son regard, pour sentir sa force me maîtriser, pour le laisser contrôler ce que j'ai toujours été incapable de contrôler. Jouir de cette haine.
Il me guide encore et toujours, je ne sais pas exactement ce que je fais quand il suce mes doigts et lorsque je le prépare maladroitement. Je ne sais pas du tout ce que je fais, mais lorsque je le regarde droit dans les yeux je suis convaincu que je lui fais du bien. Terrorisé et excité à la fois, je ne suis qu'un pauvre novice et j'ai besoins de lui.
"Vas-y Harry.. maintenant."
"Jpeux pas.. jvais te faire mal.."
"Non, non je te jure, viens, s'il te plaît, s'il te plaît..."
Alors je viens. Et je meurs un petit peu.
C'est quelque chose de totalement inconnu, c'est comme venir sans venir. Je ne peux pas bouger de peur de crever de plaisir. Il a enfoncé ses ongles dans mes épaules et il respire mal. J'ai fermé les yeux tellement fort que j'ai l'impression que mes paupières vont tomber. Alors il bouge doucement autour de moi et je le suis dans sa danse infernale. Il est partout, il est tout, l'air que je respire, l'eau qui ruisselle sur ma peau, les vagues qui montent en moi. Et puis tout s'accèlère, il y a la peur que mon coeur lâche tellement c'est puissant, tellement c'est bon, et puis je viens en lui et c'est comme un feu d'artifice dans tout mon corps.
On est tellement secoué qu'on ne bouge plus. L'air semble revenir par petites touches et la lumière brûle mes yeux. Je ne peux regarder que lui qui sourit comme si c'était la première fois. Je pourrais mourir maintenant.
Je m'allonge doucement à côté de lui sans perdre le contact avec son corps. Hanche contre hanche, j'ai l'impression que nous respirons ensemble.
Il cherche ma main. Je cherche son odeur dans le creux de son épaule. Il sourit encore les yeux fermés.
"C'était.. c'était.."
J'aimerais lui dire de ne pas chercher les mots, que je ressens la même chose, mais je ne peux même pas parler.
"C'était incroyable."
Exactement. Incroyable.
Et puis il serre ma main fort dans la sienne et lorsque je me penche pour regarder nos doigts s'entrelacer je remarque une petite tâche sur sa main. Elle n'est pas bien grande pourtant, un peu violacée, juste au dessus du pouce.
Cette tache est un déclancheur. C'est une peur sourde qui s'empare de moi.
Je ne veux pas le perdre. Je ne pourrais pas. Je ne pourrais pas le supporter.
Et plus je la regarde plus je pense qu'elle est immense, énorme, que je n'ai pas fait mon boulot, qu'il faut que je lise, que je sache que je le sauve.
Que je le sauve.
Mais il passe un bras autour de moi, se serre contre mon corps et plus il me serre, plus je le serre en retour et j'ai l'impression que nous ne faisons plus qu'un. Je caresse doucement ses cheveux et respire son odeur. Je sens le bout de ses doigts glacés reposer contre mon flanc. Son souffle régulier contre ma peau et son poids contre mon corps. Il dort.
Je suis perdu, mon regard s'est enfui sur les murs blanc qui nous entourent. Comment ai-je pu être si heureux il y aun instant et tellement desarmé à présent? Impuissant face à ce qui le ronge. Ce qui nous ronge. Je dois me remettre au boulot.
Mais je n'ose pas partir parce qu'il faut que je le laisse dormir puisqu'il dort enfin contre moi. Et moi, je dois savourer encore, tant que nous pouvons savourer.
Il faut que je refoule ces larmes dans mes yeux, la moiteur dans mes paumes, il faut que j'oublie les étapes pour ne voir plus que le but et il faut que je le sauve.
Que je le sauve.
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Alors cette suite? Un peu violente trash jsuis d'accord et un peu rapide mais tout s'expliquera au long de la fic ne vous inquiètez pas !
