Oh putain. Je crois que je viens juste de tuer Sirius Black. Enfin je ne suis pas sûre. Mais il vient de s'écrouler devant moi alors ça suppose que je l'ai tué. Il était là et la minute d'après il devenait tout pâle et tombait à la renverse. Qu'est-ce que je vais pourvoir dire à mes parents. A notre futur enfant ? « J'ai tué ton père sans faire exprès. ». Oh merde qu'est-ce que je vais dire à Marietta ? Quoi qu'elle sera plutôt fière de moi… Oscar me verra comme une meurtrière et ne voudra plus jamais me parler. Je serais bannis de Poudlard et mon me retira ma carte fidélité de chez Honeydukes. Je vais surtout finir à Azkaban et on confira mon bébé à une affreuse famille d'accueil…Quel genre de vie ce serait ? Je me penche sur Sirius et pose ma tête sur sa poitrine. IL RESPIRE ! Evidemment qu'il respire petite sotte, toujours à imaginer le pire sans raison. Il s'est juste évanoui. Quel âge a-t-il sérieusement pour s'évanouir ? Si je n'avais pas autant de rancunes envers lui je serais capable de dire que même évanoui il est beau mais je préfère l'insulter de tapette dans ma tête pour s'être évanouie comme une fillette de 6 ans.
Je suppose que son pire cauchemar vient de se produire. Avoir mis une fille enceinte, mais surtout moi, la gangrène de sa vie. Pire encore, je suis un peu le pu qui infecte le mucus qui souille la pourriture qui se nourrit de la fosse à purin de sa vie. On s'y fait à la longue. Je le regarde attentivement et le secoue frénétiquement. Rien.

« Sirius ? Sirius ? »

Il ne répond pas. Je soupire. Pendant une seconde je me dis que j'aurais préféré qu'il s'évanouisse en passant par la fenêtre. Il n'aurait manqué qu'à très peu de gens. Vous vous en rendez compte, je suis la fille la moins violente du monde mais quand il s'agit de lui, je me transforme. Il fait ressortir ce qu'il y a de pire en moi. Et puis s'évanouir ? C'est une blague ? C'est moi qui suit enceinte, c'est moi qui vais porter sa descendance pendant 9 mois. Je vais engendrer un Black. C'est presque invraisemblable. Ce n'était pas sur ma liste « choses impossibles » car c'est tellement insensé que ça n'avait pas sa place. Du coup je pense le ranger dans la liste « choses que même une boule de cristal aurait eu du mal à prédire ».
Soudain je le sens frémir à côté de moi. Je me remets à le secouer.

« Sirius ! Sirius tu m'entends ? »

Il ouvre les yeux progressivement. Il me regarde fronce les sourcils, il se rappelle de ce qui vient de se passer. J'appréhende vraiment sa réaction, j'ai peur qu'il m'en mette plein la figure comme il sait si bien faire. Il me pousse je tombe sur les fesses et il se relève.

« Ne t'approche pas de moi. »

Il est en état de choc je crois. Je l'ai été aussi. Enfin non, je n'ai pas été en état de choc, j'ai fait une crise de panique accompagnée d'une crise de larmes. Il lui faut du temps pour réaliser réellement ce qui se passe et ce que tout ceci implique.

« Comment tu peux être sûr qu'il est de moi, lâche-t-il alors sur un ton agressif.

Vlan. Je n'en attendais pas moins de sa part. Ça va partir en cacahuète je me prépare psychologiquement.

« Tu es ma première fois Sirius. Il n'y en a pas eu depuis donc…je lui explique calmement.

-Même pas ce Ozera là hein ? demande-t-il et levant les bras au ciel.

-C'est juste un ami tu sais…je soupire en fuyant son regard.

Non, Sirius Black, tout le monde n'a pas une pratique sexuelle aussi développée que la tienne. Je devrais lui rentrer dedans mais comme d'habitude je me défile et je baisse la tête. Il me fait peur. En cet instant j'ai peur de lui.

« Je ne veux pas que tu sois énervé, je suis désolé…je lâche sans réfléchir. »

Je m'excuse ? Je devrais avoir honte de moi. Maddie, pourquoi tu t'excuses au juste ? Tu t'excuses du fait que Sirius Black t'ait dragué, ait couché avec toi sans se protéger car trop pressé d'en finir c'est ça ?

« Enervé ? Madison l'état dans lequel je suis c'est encore plus loin que tes pires cauchemars ok ? Tu fais bien de t'excuser. T'es qu'une putain de baise d'un soir et comme par hasard tu couves un goss ! Il fallait que ce soit toi comme par hasard, s'énerve de plus belle Sirius. »

Je suis une personne avant d'être « qu'une baise d'un soir ». Ce type est en train de me démolir. Comment est-ce possible d'être aussi violent verbalement ? Mon estime de moi, ma fierté est à des années lumières de nous en cet instant. Je n'ose pas le regarder. Je serais capable de mettre à pleurer. Il a cette capacité indescriptible de me faire sentir tellement mal, tellement gênante, tellement idiote…Je me sens vraiment insupportable là maintenant et je suis presque convaincu que tout est de ma faute.

« Alors ça, ça voudrait devenir mère ? Si ce n'est pas malheureux, ajoute-t-il en me prenant de haut. »

C'est comme si un couteau venait de m'égorger. Je ne pleurais pas. J'encaisse et je me tais. Comme d'habitude. Tout encaisser comme ça, ça va finir par me tuer un jour mais…J'ai l'impression que je n'arriverais jamais à montrer qui je suis vraiment. Si Marietta avait été à ma place, Black serait déjà passé par la fenêtre, elle n'aurait pas fait que d'y penser, elle serait passé à l'acte, pas comme moi.

« Tu sais je ne te force à rien, je comprendrais si tu ne préfères pas te mêler de ça et que…je bafouille à voix basse. »

-Tu avortes, rugit-il entre ses dents. »

Pardon ? Je crois avoir mal entendu…Il me regarde dans les yeux. Ca ressemble à un regard de défi. Je baisse aussitôt la tête.

-Quoi ? Mais je…je soupire sous le choc. »

-Tu avortes j'ai dit. Fin de l'histoire, répète-t-il plus fort. »

Il s'en va sans se retourner. Je me dirige à la fenêtre j'ai besoin d'air. Tuer ce petit être en moi, ça me semble impossible. Ca va à l'encontre de tous mes principes. Cet acte serait trop dur pour moi. Je ne juge pas les personnes qui y ont recours mais pour moi, c'est impensable. Pourquoi je ne lui ai pas dit ça ! Ca ne peut plus durer, cette que j'ai d'être. Je vais me faire bouffer pour la vie si ça continus. Black m'a déjà bouffé toute crue comme un chien enragé. Comme il fait pour avoir cette emprise si malsaine sur moi. J'en tremble. Le stresse c'est mauvais pour une grossesse. Il me fait du mal, je fais du mal au bébé, il fait du mal au bébé. C'est absurde et sans fin. Je décide de retourner dans mon dortoir secouée par les évènements. Marietta va être tellement furieuse quand je vais lui raconter ça. Mon dieu. Je n'ose même pas imaginer ça. Lorsque j'ouvre la porte je vois Marietta sur son lit, elle finit un parchemin de Botanique je crois. Nos camarades de dortoir sont là aussi. Je lui lance un regard. Elle s'en qu'il faut qu'on parle. Elle se lève et me suit. Nous sortons carrément de la salle commune. Je ne sais même pas où je vais, loin c'est tout.

« Ca va Maddie ? me demande-t-elle inquiète. »

Je ne lui réponds pas. Les murs de ce château ont des oreilles ça ne date pas d'hier. Je l'emmène alors dans une aile assez déserte. Il n'y a aucune salle commune à proximité, alors les aller-venus se font rare. Je m'assoie sur les marches de l'escalier. Elle se place devant moi en s'accoudant à la rambarde.

« Je lui ai dit, je lui apprends.

-Outch ! Alors… ? Il l'a bien pris ? me demande-t-elle alors.

-Tu connais la réponse, je réponds en encerclant mes jambes de mes bras.

-Oui je la connais…soupire-t-elle excédée.

-Euh…en tout cas on en est venu à la conclusion que je devais avorter, je lui explique calmement. »

On, tu devrais avoir honte Madison Wallace. Il t'a ordonné d'avorter, il ne s'agit en aucun cas d'un accord commun.

« N'importe quoi. Tu dis n'importe quoi, déclare Marietta en se levant. Vous avez décidé ça tous les deux ?

-Parfaitement, je dis en lui tenant tête.

-Tu es sûre ? Tu ne serais pas en train de me mentir là ? me demande-t-elle comme si elle me laissait une dernière chance de me rendre.

-Je ne te mens jamais, je tranche sur un ton abrupt.

-C'est un commun accord. Toi, avec tous ce que tu penses sur la question…Tu décides d'y avoir recours maintenant ! s'exclame-t-elle en souriant.

-C'est ce qu'il y a de mieux. Il me reste un an à Poudlard, je ne peux pas faire autrement. C'est dans mon intérêt, je continue en souriant.

-Ou celui de Sirius. Devenir père alors qu'on a décidé de baiser tout Poudlard ça complique les choses hein, s'énerve Marietta. »

Elle est en colère. Je crois qu'elle a senti l'entourloupe. Comment mentir à quelqu'un qui vous connait mieux que vous-même ? J'en viens même à me convaincre moi-même qu'avorter est la seule solution. Ce type me retourne littéralement le cerveau. Je suis perdue.

« Tu imagines la façon dont on me regarderait ? Je ne pense pas que ce soit déjà arrivé, une fille enceinte à Poudlard, je reprends en fronçant les sourcils.

-Depuis quand tu te préoccupes de ce que les gens pensent de toi ? me demande-t-elle choquée par mes paroles.

-Il y a une différence entre être la fille qui a couché avec Sirius Black et la fille qui attend un bébé de Sirius Black, je conclue calmement. »

Elle ne répond, je crois que je l'ai un tant soit peu convaincue.

«C'est vraiment une semaine de merde. Déjà Palmer est toujours capitaine rien de ce qu'on a fait n'a eu d'effets et maintenant ça...je soupire dépitée.»

En effet malgré notre piquet de grève légendaire nos revendications n'ont pas été prises en compte... Je savais qu'on aurait dû faire une grève de la faim ou s'attacher au saul cogneur !

«Pour Palmer attend un peu il paraît que Lucy Fischer a un plan ! m'apprend Marietta les yeux brillants.

-Ouais... Bon... Je vais y réfléchir quand même, mais ça reste un secret pas vrai ? je dis en la questionnant du regard.

-Evidemment, me répond-elle aussitôt. Même s'il va quand même falloir en parler à Oscar. Il passe tout son temps avec nous et on ne pas lui cacher grand-chose lui.

-Ça c'est vrai. On trouvera bien le bon moment pour lui dire. Je trouverais le bon moment pour lui dire… ! je m'exclame dépitée une nouvelle fois.

Je me lève et je la prends dans mes bras. Quoi qu'il arrive je sais qu'elle me soutiendra toujours. Au moins une chose que j'ai réussi dans ma vie, trouver une meilleure amie au top du top.

« ENCEINTE ? s'écrit Oscar scandalisé. »

J'essaye tant bien que mal de semer Oscar dans les couloirs, alors que Marietta marche à côté de lui un petit sourire sur le visage. Trois jours. Elle aura tenu trois jours depuis que je l'ai dit à Black avant de tout balancer à Oscar. Je sais très bien pourquoi elle a fait ça. Ce n'est pas une trahison. Elle veut qu'Oscar me dissuade d'avorter.

« Par contre ça y est vous reconnaissez enfin que ma théorie qui dit que Maddie a un mauvais karma est plausible ? dit Oscar en nous fusillant du regard à tour de rôle.

-J'avoue, t'avais raison ! La prochaine fois je ne te traiterais pas d'abruti, lui accord Marietta en souriant une fois de plus.

-Sache que tout se paye un jour Tatou ! Et toi parle moins fort, je dis en les menaçant.

-J'essayes mais je suis bien trop outré ! Tu es enceinte et en plus il ose t'obliger à avorter ! rétorque Oscar en fulminant.

-Ah non, Oscar, t'as pas compris, c'était un commun accord bien sûr, dit Marietta en riant. »

Marietta parle sur un ton ironique. Ok en fait, elle ne m'a jamais cru. Le truc du parchemin ouvert encore une fois, vous voyez. C'est donc sa vengeance personnelle. Est-ce que je peux lui en vouloir ? Absolument pas malheureusement. Je me retourne pour faire face à Oscar. Son visage exprime beaucoup de choses à la fois. De la peine, de la colère. Au moins je n'y décèle pas de la déception ça m'aurait fendu le c "ur.

« Il te traite d'une façon qui n'est pas normal. Je sais que tu n'es pas du genre à riposter ou un truc comme ça Maddie mais…Sérieusement sort toi les doigts du cul un jour ! Je sais comment tu es. Tu es le genre de fille trop sensible pour vouloir avorter, ajoute Oscar plus calmement.

-Je trouve ça même grotesque que tu aies pu penser que je t'ai cru sur ce coup-là. Ce n'est pas toi, dit à son tour Marietta en croisant les bras. »

Je rentre dans la salle de Potions, ils me suivent. Nous nous installons à la table et je jette à moitié mon sac dessus.

« Ok, ce n'était pas un commun accord mais si maintenant je suis d'accord ça en devient un pas vrai ? je dis pleine d'espoirs.

-Absolument pas, ça veut juste dire qu'il t'a forcé la main et que toi, t'as sauté à pieds joints. C'est bien pire, reprends Oscar en fronçant les sourcils.

-Je suis sûre qu'il a dû te dire ça avec la plus grande courtoisie du monde en plus. Je suis scandalisée de ta naïveté parfois Maddie, déclare Marietta en soufflant. »

Je m'apprête à répondre mais Slughorn surgit devant nous en agitant les bras. Il est étrange lui de temps en temps.

« Alors là, certainement pas ! A peine arrivés que vous bavardez déjà ! Alors j'ai tout prévu. Vous trois ! Vous serez de service à la prochaine soirée de mon club, cela vous dissuadera de perturber encore l'un de mes cours.

-Mais monsieur, je fais partie de votre club, lui rappelle Oscar outré.

-Ah…oui…en effet Ozera…La punition ne s'applique donc pas à vous. Ne vous laissez pas distraire par ces deux jeunes filles à l'avenir, lui conseille Slughorn.

-C'est injuste professeur, dit Marietta en lançant un regard accusateur à Oscar.

-Vous mademoiselle Jones, prenez vos affaires et allez vous asseoir avec Black et son partenaire, soupire Slughorn pour se débarrasser d'elle.

-Pourquoi tant de haine envers moi, souffle Marietta excédée.

-Un jour vous me direz merci, lui annonce Slughorn en levant les mains. »

Marietta prend ses affaires et s'en va en faisant semblant de pleurer ce qui me fait rire. Larbin à l'une des soirées de Slug ? J'espère qu'il oubliera d'ici là comme la moitié des punitions qu'il m'a donné au cours de ma vie et que j'étais censée faire. Il ne reste donc plus qu'Oscar et moi à la table. Je le regarde un instant il joue avec sa chevalière. Ah oui la famille Ozera a même des armoiries. Il s'agit d'un O entouré de deux oiseaux et transpercé à la verticale d'une épée. Il est issu d'une longue lignée de sang-pur presque tous passés par Serdaigle. Il est le dernier d'une famille de 5 garçons, autant vous dire que son parcours à Poudlard est étudié à la loupe. Enfin surtout sur le plan scolaire. Il n'est pas capitaine de l'équipe de Quidditch comme le fut son grand frère mais il a de très bonnes notes et ce qui compte le plus pour ses parents. Oscar rapproche alors son tabouret du miens et s'assoie. Nous commençons à écouter le cours, mais personnellement je n'entends que des bribes de ce que Slughorn dit. Je suis complètement ailleurs. J'observe Oscar encore. J'adore la façon dont il se mord l'index quand il est concentré, c'est un tic chez lui que j'ai remarqué depuis assez longtemps. Il remarque que je le regarde alors je lui adresse un sourire. Je finis par grimacer car j'ai vraiment mal partout. Un mal de crâne horrible. Etre enceinte ce n'est cool que dans les films décidément. Ce petit être est déjà en train de me pomper toute mon énergie.

« Sirius ne se rend pas compte de la chance qu'il a pu avoir…d'avoir eu un moment d'intimité avec toi. Il ne te mérite tellement pas, me dit Oscar alors que nous nous dirigeons vers le QG du journal après le cours de Potions.

-Tu sais ce n'est pas sa faute, je ne l'ai pas repoussé non plus, je lâche aussitôt.

-Quand est-ce que tu vas arrêter de lui trouver sans cesse des excuses ? Il t'a humilié et mise enceinte. C'est toi qui porte ce bébé, c'est toi qui va grossir, qui va souffrir le martyr, qui ne verra plus tes pieds au bout d'un temps…C'est toi qui va endurer tout ça, tu es celle qui est courageuse dans l'histoire, lui ce n'est qu'un lâche, réplique Oscar sur un ton abrupt que je ne lui connais pas.

-Non. Je ne serais pas courageuse, car d'ici quelques jours je ne serais plus enceinte. Ma décision est prise, je déclare sereinement. »

Oscar ne répond. Nous arrivons devant la porte du QG et nous entrons. Il n'y a personne à notre table habituelle. Les machines ne tournent plus à plein régime et nos petits idées qui sont censés être au-dessus de nos têtes sont par terre et recouvre le sol. Nous avançons et nous voyons au fond Gilderoy mettre des affaires dans un carton.

« Gilderoy ? Qu'est-ce qui se passe ? je demande en observant la pièce à la ronde.

-Ah, vous n'avez pas eu le mémo ? répond-il en nous regardant à tour de rôle.

-Le mémo ? dit Oscar en fronçant les sourcils. Nous nous regardons perplexe.

-Le journal c'est fini, on ferme, dit-il en haussant les épaules. »

Un bruit de vitre qui se brise résonne dans ma tête. Je n'arrive pas y croire. Il nous dit ça de façon si sereine, comment est-ce possible ? Gilderoy certes ne contribue absolument pas à l'élaboration du journal mais il l'a toujours défendu corps et âme. C'est juste invraisemblable.

« Mais…Sur ordre de qui ? je demande scandalisée.

-J'ai passé un marché avec le corps enseignant, nous explique-t-il hésitant.

-Quel genre de marché ? demande à son tour Oscar en haussant le ton.

-Si j'acceptais d'arrêter le journal dès maintenant, ils me donnaient la présidence de club de duel et il faut avouer que ça à plus de gueule. Vu que Regulus Black a abandonné, il fallait quelqu'un, nous annonce-t-il fièrement. »

(Encore un Black qui pourrit ma vie, nom d'un cor de chasse.) Il a fait quoi ? Ce mec est l'incarnation même de l'égocentrisme et de l'égoïsme mais à ce point-là ? Je me mets à rire nerveusement. Oscar met une main sur mon épaule car il sait que je suis en train de m'énerver. Gilderoy quant à lui continues à prendre des affaires qui ne lui appartiennent même pas.

« C'est injuste ce que tu fais Lockhart, dit Oscar en secouant la tête.

-Ozera, ça va et puis toi tu fais partit de l'équipe de Quidditch qu'est-ce que tu en as à faire ? Personne ne lisait ce journal, il ne manquera à personne ! En attendant une plaque à mon nom sera disposée dans la vitrine des trophées et c'est ce qui compte le plus non ? lâche-t-il en riant.

-Je vais te tuer, je déclare en le regardant droit dans les yeux.

-Du calme petite, ça t'empêcheras pas de faire de la photo, juste…de les montrer aux autres. Fermez derrière vous, il parait qu'ils vont en faire le nouveau bureau de Tantaluze.
Franchement je suis sceptique. Si un jour je deviens prof de Défense Contre les Forces du Mal, comme j'en rêve secrètement, mon bureau sera somptueux ! Aller à plus ! s'exclame-t-il enjoué. »

Je regarde Gilderoy partir comme si de rien n'était. Je commence à sortir ma baguette pour lui montrer de quel bois je me chauffe mais Oscar me l'arrache aussitôt des mains. Je viens de perdre le journal pour de bon et j'allais perdre mon bébé dans peu de temps. Le sort s'acharne vraiment contre moi.