Salut ! Voila le chapitre 11 ! Dans une semaines ce sera le dernier weekend-end de l'été, j'ai envie de pleurer :(. J'espère que vous avez tous passez de bonnes vacances malgrè ce temps !
RAR :
Jadounette : Ahah tu es trop mignonne ! En effet je n'aime pas du tout Kitty, elle se permet de draguer Bobby devant Malicia en jouant de sa faiblesse, ew je la supporte pas. Voilà le chapitre dont je t'ai parler ahah, prépare toi !
Disclaimer : Les personnages viennent de MARVEL -exepté le principal- et les répliques des films sont en italiques.
Chapitre 11 : Tension
Le soleil traversa le rideau fin de couleur beige et vint chatouiller les paupières d'Alyssa. Elle poussa une sorte de grognement animal et se frotta les yeux puis le visage, se remémorant la veille.
Parfaite petite partie de jambes en l'air.
Alors elle se redressa rapidement et se tourna vers le lit de Malicia, heureusement pour elle, il était vide. Soupirant de soulagement, elle se redressa assise sur son lit et sentit une main descendre le long de sa colonne vertébrale. Il était revenu.
— Si j'avais su à quoi tu ressembles le matin, je ne serais pas revenu cette nuit.
Alyssa passa une main dans ses cheveux emmêles, mais quand elle sentit ses doigts bloqués dans les nœuds, elle la retira vivement. Elle ne répondit pas et trouva un petit mot posé sur sa table de chevet, c'était l'écriture de Malicia. Bien évidemment, il y avait un petit cœur dessus et elle leva les yeux au ciel en le voyant.
"Je suis dans la chambre de Bobby.
Bisous, Malicia"
— Personne ne t'a vu ? Demanda-t-elle froidement.
— Personne, Madame.
John lui sourit de son sourire de prédateur et fit des petits haussements de sourcils pervers qui ne firent point rire la jeune fille. Elle s'empara de son jean qui trainait sur le sol puis prit -dans son tiroir- un t-shirt noir et un court cardigan beige, ainsi que des sous-vêtements n'oublions pas.
Elle se tourna vers son .. Elle n'avait aucune idée de comment l'appeler. C'était impossible et non envisageable de l'appeler petit-ami, encore moins amant, car elle trouvait ceci tellement niais. Alors elle continuerait de l'appeler l'Allumette, après tout.
— Je vais prendre ma douche.
C'était étrange de dire ça, comme s'ils vivaient tout les deux une belle histoire. Comme s'il en avait quelque chose à faire qu'elle allait prendre sa douche.
Pauvre fille.
En effet, il n'en avait rien à faire et il lui répondit par un simple grognement et se rendormit aussitôt dans les draps de la rousse. Cette dernière s'engouffra dans la salle de bains, retira son horrible pyjama qu'elle jeta dans le panier à linge sale et le plus rapidement possible, elle sauta dans la cabine de douche.
Alyssa aurait dû mettre l'Allumette à la porte une deuxième fois, lorsqu'elle l'avait entendu revenir cette nuit. Mais elle n'avait pas eu la force, peut-être était-ce aussi parce qu'elle n'en avait pas l'envie. Aussi incroyable soit-il, lorsqu'il avait pointé le bout de son nez, Malicia avait-elle aussi disparu. Tant mieux pour eux.
Mais le plus étonnant encore, c'est qu'elle ne s'en voulait pas d'avoir couché avec lui pour la deuxième fois. Cette deuxième fois qu'elle espérait ne jamais arriver, et pourtant, elle ne se haïssait point et ne s'obligeait plus à croire qu'après cela, elle devrait s'enfermer et tout tenter pour ne plus jamais le croiser. Elle ne l'appréciait pas pour autant, mais niveau sexe soyons clair, c'était une bête et ça par contre elle appréciait.
Égoïste jusqu'au bout, j'adore.
Alyssa se sécha rapidement et enfila ses vêtements, elle s'emmêla dans son jean et s'écroula sur le sol froid de la salle de bains. Grommelant des centaines d'injures, elle se releva et tout en brossant ses dents, elle se massa le bas de son dos douloureux.
— À mon tour maintenant. fit John en entrant dans la salle de bains sans aucune délicatesse.
— Tu aurais pus toquer. Répliqua Alyssa, en crachant la mousse de son dentifrice dans le lavabo.
John esquissa ce petit rire sarcastique qui avait l'habitude de lui clouer le bec et retira ses vêtements en s'engouffrant sous la douche encore chaude et humide. La rousse leva les yeux au ciel et sortit de la pièce, il valait mieux s'éloigner d'un St John Allerdyce nu et ultra sexy.
Elle enfila ses indémodables converses blanches, elles commençaient à tirer vers le jaune tellement elles devenaient sales. Peut-être aurait-elle dut les lever, mais ça leur donnait une sorte de style. Elles étaient aussi désordonnées que son cerveau.
Soudain, elle entendit le cliquetis très reconnaissable d'une porte qui s'ouvre. Alyssa écarquilla les yeux et se jeta dans la salle de bains avant que Malicia ne la découvre.
Il ne manquait plus que ça.
— Qu'est-ce qu'il se passe ? Demanda John, la tête sortit du rideau de douche et les cheveux tout mouillés.
— Ferme là ! Chuchota-t-elle. Ferme là, ferme là, ferme là !
Alyssa sautillait partout et priait le Seigneur pour que sa colocataire ne rentre par dans la salle de bains à cet instant. Malheureusement, notre cher Dieu ne sembla pas entendre ses prières, ou bien, il se faisait un plaisir de la voir dans de beaux draps.
— Alyssa, tu es dans la salle de bains ? Fit la voix douce mais qu'elle haïssait tant en cet instant de Malicia.
— Hum.. Oui. Oui ! Je prends ma douche.
Le poignet de la porte tourna et elle eut à peine le temps de voir la mèche blanche de Malicia avant son visage que la rousse sauta dans la cabine de douche, poussant John au passage. Ce dernier arrêta de savonner ses cheveux et se tourna vers elle, un sourire carnassier collé aux lèvres. Alyssa posa son doigt dessus et l'obligea à se taire en plantant ses ongles dans son avant-bras.
— Tu es bientôt prête Alyssa ? Nous partons au musée dans peu de temps !
— Bientôt Malicia, ne m'attend pas je te rejoindrais toi et Bobby dans quelques minutes.
L'Allumette la regardait fixement en étira toujours autant son sourire de prédateur. Alyssa ne pouvait pas regarder ailleurs et plongea alors son regard dans le sien. Par le biais de sa main entouré autour de son bras, elle ressentit de l'amusement. Il n'y avait rien de drôle, il n'y avait que lui pour tirer de l'amusement de cette situation.
En même temps regarde ta tête.
Car en effet, la douche était très étroite pour deux personnes et son corps habillé était collé contre celui nu et mouillé de l'Allumette. Le pommeau de douche crachait l'eau si fort qu'elle en resservait sur son visage et ses cheveux, ses vêtements étaient donc bon pour être changé.
— Sexy.. murmura John.
Alyssa sourit et elle sentit la main chaude et trempée du jeune brun remonter le long de sa cuisse, de sa taille passant sous son tee-shirt et s'attardant ensuite sur sa joue. D'un regard froid, elle lui ordonna d'arrêter, mais c'était mal le connaître et il n'en fit qu'à sa tête, continuant de caresser son ventre sous son tee-shirt, approchant dangereusement sa bouche de la nuque de la jeune mutante. Elle ferma les yeux et ferma son esprit, tentant de contrôler ses pulsions d'adolescente.
— Oh et..
Toujours ici celle-là ?
— Tu n'aurais pas vu John ? Il n'était pas dans sa chambre au réveil de Bobby.
— Je n'en ai aucune idée, je ne m'occupe pas de lui. fit-elle en repoussant John le fusillant du regard.
Ce dernier fit une sorte de grimace offensée et se tourna vers le pommeau de douche, rinçant ses cheveux. Alyssa lorgna sur son dos puis sur ses fesses et se repris rapidement en entendant la porte de la salle de bains claquer. Malicia était enfin sorti de la pièce et la jeune fille s'empressa de sortir de la cabine et retira ses vêtements trempés et collant sur sa peau.
John tira sur le rideau et sortit à son tour de la douche, une serviette entourée autour de sa taille. Il laissa derrière lui une traînée de gouttelette et Alyssa lui hurla de faire attention. Il avait les cheveux qui lui retombaient sur son front, elle ne l'avait jamais vu ainsi et elle se demandait combien de temps ça lui prenait de faire tenir ses cheveux en arrière comme tous les jours. À moins que se ne soit naturel.
Alyssa se tourna vers lui, s'avança et pointa son doigt sur son torse qu'elle frappa à plusieurs reprises.
— Je te préviens, Pyro ! fit-elle en tapant plus fort sur son torse. Je ne veux pas que ça se reproduise ! Alors je vais sortir en première et tu feras semblant d'être en retard.
— On pourrait être en retard tous les deux. chuchota t-il en souriant, posant ses mains chaudes sur sa taille.
Il fit glisser sa main le long de la joue d'Alyssa, comme à son habitude. Elle pouvait presque prédire la suite, il descendrait le long de sa mâchoire, sur la naissance de sa poitrine, sa taille puis il empoignerait ses fesses. C'est évidemment ce qu'il se passa, avant qu'Alyssa ne le repousse, ses lèvres à tout juste un centimètre de distance des siennes.
— Idiot ! Dans cinq minutes tout l'Institut part au musée alors dépêche-toi !
— Bien, patronne.
.
.
En soit le musée n'avait rien de très intéressant. Alyssa avait visité beaucoup de musées dans son enfance et elle trouvait qu'il se ressemblait plus ou moins. Tous avec leurs horribles tableaux et leurs guides bavards qui pensaient connaître tout sur tout et qui nous répondait sur un ton arrogant et supérieur. Elle préférait de loin les zoos exotiques.
Alyssa s'était contentée de suivre le couple -si l'on pouvait dire- des professionnels en niaiserie elle a nommé : Bobby et Malicia. Elle avait senti le regard de l'Allumette sur ses courbes tout le long de la visite et contrairement à avant la dernière nuit, elle ne fit rien pour l'obliger à regarder ailleurs, au contraire.
Coquine.
Elle avait attendu la pause depuis le début de la visite et maintenant qu'elle était arrivée, Alyssa regrettait presque les passionnantes sculptures de la Préhistoire et les explications tordu de Ororo à propos des loups.
Ils étaient toutes les quatre assit autour d'une table ronde métallique de la cafétéria du musée. Deux adolescents venaient juste de demander à notre cher Allumette son Zippo afin d'allumé une pauvre cigarette, mais ce dernier faisait son habituel idiot arrogant et s'amusait à les provoquer.
Celui qui avait la cigarette pendue à ses lèvres avait le visage fin et creux ainsi que des cheveux bouclés brun très foncé qui tombaient de part et d'autre sur son visage, tandis que l'autre avait les cheveux de la même longueur, mais plus lisse. Leurs visages se ressemblaient étrangement et Alyssa se demanda s'ils n'étaient pas jumeaux.
— C'est pas compliqué, fit celui aux cheveux lisses, il t'a posé une question.
— Pourquoi tu fais chier alors ?
— C'est vrai pourquoi tu fais chier ?
Leur coordination fit rire les deux jeunes filles ainsi que Bobby.
— Parce que je peux me le permettre. rigola John.
— Tu me donnes du feu ! fit cheveux bouclé sur un ton strict.
Alyssa haussa les sourcils et avec un sourire digne d'une fillette qui essayait de provoquer, elle répliqua :
— Demandé aussi gentiment.
Aucun des deux garçons ne lui répondit, mais cheveux lisse lui lança un regard qui voulait bien dire "On ne t'as pas autorisé à l'ouvrir." John ouvrit son briquet et alluma la petite flamme, -toujours dans ce geste que lui seul savait faire- tout en soupirant. Puis il le referma violemment en tournant la tête vers la rousse, il lui sourit toujours en esquissant ce petit rire provocateur à l'égard des deux garçons.
— Désolé je ne suis pas d'humeur.
— Allez ça suffit John. fit Malicia, dans son rôle de grande pacifiste.
— T'en fais un peu trop là ? reprit Bobby.
Alyssa passa une main dans ses cheveux en se laissant tomber dans son siège. Elle, elle ne trouvait pas qu'il en faisait trop, au contraire, il s'amusait de ses deux garçons humains arrogants et pathétiques. Ce genre de petit garçon à sa maman qui faisait semblant d'être un gros dur, mais qui au final, faisait dans son pantalon à chaque difficulté qu'il pouvait rencontrer sur son chemin.
Alors non, l'Allumette n'en faisait un peu trop.
— Quoi pour ta copine ? Ça l'excite, ce n'est pas ma faute.
— Je ne la vois pas qui s'excite moi.
La jeune rousse frappa John au genou sous la table et ce dernier la fusilla du regard. Ce genre de situation ou deux personnes parlaient d'une autre personne comme si de rien était, alors que cette même personne était présente. C'était quelque chose qu'elle n'aimait pas.
Hypothèse compliquée.
— Taisez-vous. ordonna t-elle.
Elle vit alors le garçon aux cheveux lisse lorgner sur le décolté de Malicia et cette dernière le dévisagea en fronçant les sourcils. Alyssa soupira et en cet instant, elle priait pour que l'Allumette réduise ces deux immondices à deux pauvres tas de cendres.
On passe du côté obscur de la force ? Je t'en pris, rejoint moins bébé.
— Allez quoi on n'a pas le droit de se marrer un peu ?
— Ouai, il n'y a que toi que ça fait rire en attendant.
— Moi je trouve ça drôle.
Les deux mutants se tournèrent vers elle, un la dévisageant d'étonnement et l'autre lui souriant de son sourire de requin, prédateur, carnassier tout ce qu'il faut. Cette seconde d'inattention de la part de John fut assez pour que le garçon aux cheveux bouclé s'empare de son Zippo, et se recule tout en allumant sa cigarette.
— Hé ! fit froidement John en se levant.
Il se heurta contre cheveux lisse et ce dernier le poussa en arrière.
Baston, baston, baston !
Alyssa se leva automatiquement et vint se poster derrière John, glissant discrètement une main dans la poche arrière de son jean. Bobby et Malicia étaient bien trop intéressés par les trois garçons que par elle, heureusement. Ainsi elle le retenait de mettre un joli coup de poing dans le visage du garçon, mais elle savait que ça ne le retiendrait pas d'user de son pouvoir et une partie d'elle n'attendait que ça.
— C'est ça t'es mignonne.
Le garçon aux cheveux bouclé tira sur sa cigarette et recracha la fumée en fixant John avec un regard provocateur.
— Tu t'es levé pourquoi là ? fit cheveux lisse et John sourit en recevant la fumée en plein visage. Tu fais plus ton gros killer ?
Le garçon aux cheveux bouclé dévisagea Alyssa et haussa les sourcils de façon perverse, cette dernière lâcha le jean de l'Allumette et se recula tout en lui lançant un regard des plus noir possible.
John se décala sur la droite de façon à être plus en face du garçon qui tirait sur la cigarette et c'est à cet instant qu'Alyssa sut ce qu'il allait faire, alors elle se recula croisant les bras sur sa poitrine de façon à bien observer le spectacle, un sourire sadique qu'elle ne se connaissait pas naissant peu à peu sur ses lèvres.
L'Allumette attendit bien sagement que la cendre au bout de la cigarette soit le plus rouge possible et quand elle le fut, en un simple glignement de l'œil il enflamma toute la manche du garçon aux cheveux bouclé. Ce dernier lâcha automatiquement sa cigarette et se recula, se cognant contre les autres tables et tombant sur le sol tout en essayant d'éteindre le feu qui léchait la manche de son manteau et s'approchait dangereusement de son visage.
John explosa de rire, vite suivit par Alyssa. Elle ne savait pas pourquoi elle riait de cette situation, car si ça avait été quelqu'un qu'elle connaissait, elle serait vite venue en son aide. Mais ce garçon était arrogant et pervers, qui plus est, il était un simple humain. Et elle commençait à douter de plus en plus à son appartenance à la race humaine depuis qu'elle entendait autour d'elle les persécutions que les mutants subissaient.
La partie sadique commence à prendre une large place en ma petite Alyssa Fray, je suis, on ne peut plus, contente.
Mais leur distraction fut de courte durée, car Bobby envoya un jet de glace sur le bras du garçon et ce dernier fut recouvrit de neige, éteignant ainsi les flammes qu'avait provoquées l'Allumette. Sa respiration était saccadée et sa poitrine se soulevait rapidement à mesure qu'il respirait, son regard était empli de peur, mais aussi d'incompréhension.
— Ça ! Ce n'est pas sympa Reine des Neiges. fit John en se tournant vers son ami, avec un regard espiègle.
Puis soudain la poitrine de cheveux bouclés s'arrêta de bouger et tout autre des quatre adolescents mutants s'arrêta de bouger. Les gens s'étaient stoppés en pleine marche, le regard vide et la respiration coupée. Tous les humains autour d'eux ressemblaient à de petits pantins avec lesquels ils pourraient s'amuser. Alyssa n'avait aucune idée de ce qu'il se passait et par tous les démons de l'enfer, ça l'effrayait.
John s'approcha du garçon aux cheveux lisse et agita sa main devant son visage, aucune réaction. Alyssa s'approcha à son tour et poussa le jeune garçon avec son doigt, il tangua quelque seconde avant de revenir correctement à sa place.
— Bobby, mais qu'est-ce que tu as fait ? demanda Malicia, inquiète.
— C'est pas moi qui ai fait ça.
— Il n'y a qu'Alyssa pour pouvoir faire cela. fit-il en le regardant.
Alyssa le fusilla du regard, il la surestimait un peu trop.
— Ce n'est pas moi. siffla t-elle.
Ils entendirent alors le roulement reconnaissable du fauteuil du Professeur, ainsi que sa voix grave et sereine :
— Non c'est moi.
Il vint se poster devant eux et les dévisagea uns par uns, s'attardant un peu plus sur Alyssa et cette dernière sentit presque qu'il devait être déçu de son comportement. C'était un homme qui se battait pour la paix entre humains et mutants -à ce qu'elle avait compris- et elle riait d'un humain sous l'emprise d'un mutant.
— La prochaine fois que vous voudrez faire de l'esbroufe, abstenez-vous.
— Pardonnez-nous professeur. fit Alyssa.
Elle sentit le regard noir de John sur elle, mais s'il y avait bien une chose qu'elle détestait, c'était décevoir ce vieil homme, peu importe pourquoi.
Je me suis trompé, le côté bisounours à l'air de toujours l'emporter.
C'est alors que le son de la télévision pendu sur un mur du musée se fit enfin entendre. Les quatre mutants relevèrent directement la tête vers elle, puis le Professeur ainsi que tout les élèves, Tornade, Scott et Jean se tournèrent eux aussi vers la petite télévision.
"... Il semblerait que le président soit indemne quant à l'agresseur aucun signalement n'a été donné, mais plusieurs témoins affirment qu'il s'agissait d'un mutant."
— On devrait partir Professeur. conseilla Bobby.
— C'est le plus sage en effet.
.
.
Alyssa n'avait aucune idée de comment ou pourquoi, mais tout les élèves et les professeurs de l'Institut se retrouvèrent devant le grand bâtiment. Elle n'avait aucun souvenir du voyage de retour et elle soupçonnait le Professeur d'avoir eu recours à un des ses pouvoirs étranges et surpuissant. Elle aussi elle aurait aimé pouvoir faire quelque chose d'aussi extraordinaire.
Elle était épuisée et avait passé la fin de la journée à s'endormir sur son livre ouvert, confortablement installé dans son coin de la bibliothèque. Personne ne l'avait suivi, comme elle l'avait espéré, et personne ne lui avait adressé la parole, comme elle l'espérait tout autant.
— Comment tu as trouvé le musée ? demanda Malicia.
— Ennuyant à mourir.
Alyssa qui était allongée sur son lit simplement vêtu de son éternel legging noir ainsi que d'un pull gris bien trop grand, qui ne semblait pas lui appartenir, se redressa et regarda Malicia s'afférer à ranger correctement ses affaires dans ses deux tiroirs.
— Il y a quelque chose qui me tracasse, Alyssa.
La jeune rousse soupira et s'attendit au pire, et elle eut raison.
— Y a-t-il quelque chose qui se passe entre toi et John dont je ne se serais pas au courante ?
— Tu es déjà au courante, Malicia. C'est un ami arrogant et stupide que je suis obligé de supporter.
Malicia émit une sorte de bruit de désapprobation et sauta sur son lit s'engouffrant sous la couverture, elle éteignit la lampe en tirant sur la petite ficelle qui pendait tristement puis elle regarda son amie. Quant à Alyssa, elle avait le regard rivé sur le plafond, et ses pensées dérivaient lentement vers une certaine Allumette géante.
Elle ne le haïssait plus autant qu'auparavant et c'était une chose qu'elle n'arrivait pas à expliquer. Il l'exaspérait toujours avec son comportement plus qu'insupportable et s'il ne lui servait pas à calmer ses pulsions d'adolescente, elle l'aurait déjà tué lentement et douloureusement.
Alors pourquoi au grand pourquoi elle souriait à chaque fois qu'elle entendait son prénom ?
Flippant.
— Tu n'arrives pas à dormir ? fit Malicia une bonne heure après s'être endormis, la voix pâteuse et fatigué.
Alyssa fronça les sourcils et se leva, enfilant une grosse paire de chaussettes qui trainaient dans un coin de la pièce. Puis comme à son habitude, elle attacha ses cheveux et s'approcha doucement du lit de sa colocataire.
— Rendors toi Malicia, je descends à la cuisine.
Pour toute réponse, elle eut une sorte de grognement alors elle conclut que Malicia ne viendrait surement pas avec elle. Alors elle sortit rapidement de la pièce et trottina jusqu'au rez-de-chaussée, elle remercia Dieu de lui avoir fait penser à mettre de chaudes chaussettes. C'était une fille très frileuse, mais uniquement de ses pieds et ses mains, ce qui paraissait parfois étrange.
Alyssa ne fut pas étonnée de trouver le jeune petit garçon qui changeait les chaines de télévision par un simple glignement des yeux affalé dans le canapé devant la télévision, il ne dormait jamais. Mais comment par tous les diables, faisait-il ? se demandait-elle à chaque fois qu'elle le voyait.
— Salut toi.
— Salut la nouvelle, encore une petite faim ? fit-il de sa voix enfantine.
— Ça fait plus de deux mois, je ne suis plus la petite nouvelle. grogna t-elle en mimant une moue boudeuse.
Elle fut, en revanche, plus étonnée de voir la lumière de la petite cuisine allumée à travers la porte entrouverte. Elle pria quelque seconde pour que se ne soit pas quelqu'un d'inconnu, une personne qu'elle n'appréciait pas ou encore John. Pour une fois Dieu entendit sa prière, car la personne qui était assise derrière le bar était juste Bobby.
Il mangeait une glace avec une grosse cuillère en métal et Alyssa esquissa un petit rire moqueur. Un glaçon qui mangeait de la glace. Il n'y avait aucune raison de rire, mais Alyssa tirait de l'amusement de la plupart des situations. Excepté quand elle en était la cause.
La plupart du temps à vrai dire.
— Tu n'arrives pas à dormir non plus ? demanda t-il.
Elle hocha négativement la tête en guise de réponse et fouilla dans les placards, s'emparant d'une assiette qu'elle remplit de pancakes, qu'elle recouvrit de sirop et de crème fouetté trouvé dans le frigo. Elle s'empara de couvert et découpa dans ses pancakes, sous le regard à la fois moqueur et étonné de Bobby.
— J'ai l'impression d'avoir dormi toute la journée.
— A ce propos, je t'ai vu dormir debout devant une sculpture d'éléphant au musée. rit-il.
— M'en parle pas.. répondit-elle en joignant son rire au siens.
Contrairement à elle, Bobby paraissait fatigué et les cernes sous ses yeux étaient là pour le prouver.
— Alors qu'est-ce que tu fais là ? Je ne te vois jamais à la cuisine et crois moi, je viens ici presque toutes les nuits.
L'air que Bobby lui lança voulait clairement dire "Je vois ou passe les réserves de biscuit" et elle se sentit soudainement gênée. Il ouvrit la bouche comme pour lui répondre, mais malheureusement pour notre curieuse Alyssa la porte de la cuisine s'ouvrit et Logan fit son apparition.
— Personne dort dans cette baraque. fit-il en se dirigeant comme un automate vers le frigo.
— Faut croire.
— Il y a de la bière ?
Alyssa leva les yeux au ciel, c'était du typiquement du Logan tout craché. Bobby répondit en haussant les sourcils et en esquissant un sourire ironique.
— C'est une école ici. fit-il, comme une évidence.
— Ca veut dire non ?
— Oui ça veut dire non.
— Il y a autre chose que du lait chocolaté ?
— Dans le petit placard il y a des sodas.
Le Glaçon sur patte montra du bout de sa cuillère un petit placard en bois et Logan en sortit une bouteille de soda en verre. Il s'apprêta à boire directement au goulot puis se rappela soudainement de la mutation de Bobby, alors il lui tendit sa bouteille. Bobby s'en empara et souffla sur le goulot, et du givre apparut sur le verre.
— Merci.
— De rien.
En tant que gros nounours personnel et protecteur, il s'assit sur le tabouret aux côtés d'Alyssa et lui fit une petite frappe amicale sur l'épaule. Elle manqua de tomber du tabouret et de s'écraser sur le carrelage froid ce qui aurait été très douloureux, mais elle se rattrapa de justesse.
— Super tes chaussettes roses, gamine.
— Merci. répondit-elle sur un ton sarcastique.
Alyssa maudissait Logan en cet instant d'avoir pointer le bout de son museau à l'instant ou Bobby allait lui répondre. Elle n'osait pas lui poser la question à nouveau, il paraissait fatigué, mais il n'y avait pas que la fatigue, elle en était certaine.
— Alors tes parents comme ça ils t'envoient à l'école des mutants ? demanda Logan à l'intention de Bobby.
Lorsqu'elle entendit le mot "parent" Alyssa décrocha totalement. Elle mâchait ses pancakes sans pour autant écouter la conversation entre Logan et Bobby. Ses parents à elle ne l'avaient pas envoyé à "L'Ecole des Mutants", ils n'avaient pas eu le choix, car elle les avait abandonnées.
Boum, la culpabilité te ronge à nouveau.
— Et donc toi et Malicia..
Écoute ça devient intéressant.
Alyssa releva automatiquement la tête pour voir le petit sourire naissant sur les lèvres de Bobby qui contrastait avec son air épuisé.
— Oui, enfin ce n'est pas ce que tu crois. J'aimerais bien c'est que..
Logan fronça les sourcils et la jeune rousse conclue qu'il n'était au courant de rien sur l'étrange et complètement bizarre relation qu'entretenait Bobby et Malicia. D'un côté, cette liaison la faisait sourire, car ça rendait les deux mutants heureux, mais parfois, elle lui donnait envie de vomir tellement elle était compliquée.
— C'est pas toujours facile quand on veut être proche de quelqu'un et puis c'est pas possible.
Il paraissait encore plus épuisé à cet instant et son petit sourire si mignon s'était littéralement envolé. Le silence tomba de nouveau et tout ce qu'on entendit était le bruit incessant que faisait Alyssa en machant ses pancakes, tentant de se faire discrète mais étant loin d'y arriver. Logan se tourna vers elle en fronçant les sourcils et frappa dans sa main, faisant tomber sa fourchette. Alyssa gromella et se mit dos à Logan, tournant sa précieuse assiette avec elle.
— Toi je t'ai vu regarder le Docteur Grey.
Alyssa se retint de peu d'esquisser ce petit rire qui avait le don de vous faire comprendre ce que vous voulez comprendre, car Logan lui lança ce regard qui avait lui le don de la faire taire.
— Je te demande pardon ?
— Oh, rien. fit Bobby en s'attaquant de nouveau à sa glace.
Mais soudain, Logan avala de travers le liquide qu'il buvait et se retint de s'étouffer. Il posa la bouteille sur le comptoir et se releva brutalement, il avait l'air d'un animal qui tendait l'oreille et en effet, il tendait l'oreille. La jeune rousse se leva derrière lui abandonnant sa précieuse marchandise et jeta un coup d'oeil par la fenêtre.
— Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Bobby.
— Chu-chut ! lui ordonna Logan
Alyssa releva sa tête vers le plafond, à son tour, elle entendait des pas au dessus d'elle. Des pas qui ne ressemblaient en rien à ceux d'un élève mutant qui se levait discrètement la nuits, c'était des pas bruyants, des pas qui ne signalaient rien de bon.
