Note d'auteur : Bonjour à tous ! Je sais, ça faisait un bail !
Je crois que ça n'est même pas la peine de me chercher des excuses à cette absence honteusement longue. D'abord la fac, ensuite différents voyages à l'étranger (je sais, pas revenue depuis 5min que je vous raconte déjà ma vie...).
Mais maintenant que je suis de nouveau posée, j'ai pu reprendre tranquillement l'écriture de cette histoire. J'en suis pour l'instant à deux chapitres, et la trame principale est prête. Je ne dis pas que ça ne prendra pas du temps, mais la fin viendra, comme je l'avais promis. J'ai déjà une nouvelle histoire en tête, alors j'espère que mon retour à la fac à la rentrée ne perturbera pas mes plans.
En attendant, profitez bien de ce nouveau chapitre, vous l'avez suffisamment attendu ! J'espère d'ailleurs qu'il reste d'anciens lecteurs ! Il reste peut être des erreurs, je n'ai pas eu le temps de bien corriger, je voulais poster au plus vite. Je vais d'ailleurs m'atteler à la correction des chapitres précédents, donc n'hésitez pas à me faire remarquer les fautes et coquilles !
Bonne lecture !
CHAPITRE XII
Décision
« Notre chef est mourant... »
La mauvaise nouvelle fit le tour du village en seulement quelques heures. Chan Bor semblait avoir attrapé une maladie étrange, que même Severus et Baxter ne pouvaient identifier. Ils avaient bien essayé de le soigner de toutes les manières possibles : Baxter avait essayé la totalité des sortilèges de guérison qu'il connaissait, et Severus avait concocté toutes les potions possibles avec les ingrédients qu'il avait à sa disposition. Même Hermione avait mis à profit les quelques connaissance qu'elle avait sur la médecine moldue pour tenter d'identifier le mal qui rongeait le viel homme. Rien n'avait fonctionné. Le destin du chef semblait tout tracé, et sa santé se dégradait à vue d'oeil. Severus lui donnait tout au plus quelques jours à vivre.
Bien qu'attristés et inquiets, les habitants semblaient avoir décidés de continuer à vivre normalement, comme rien ne s'était passé. Et si la présence des mangemorts à quelques kilomètres de chez eux en affolait certainement plus d'un, la plupart ne le montrait pas, et ils vaquaient tous à leurs occupations quotidiennes.
Hermione savait que les mangemorts ne tarderaient pas à faire parler d'eux. Hutchins avait annoncé qu'il leur laissait une semaine de répit. Il ne leur restait donc que cinq jours. Il ne restait plus qu'à espérer que les aurors arrivent rapidement. Car bien qu'ils fussent puissants, la jeune femme se doutait que les Lacandons ne feraient jamais le poids fasse à une armée de mangemorts en quête de vengeance.
Hermione et Severus s'étaient évités le plus possibles ces derniers jours. Lui car il ne savait comment aborder le sujet du bébé avec elle, et elle car elle voulait lui laisser du temps.
En fin d'après midi, alors la jeune femme discutait avec Metzli des évènements de la matinée à l'écart du village assises au pied d'un arbre, elle l'aperçut au loin, marchant dans leur direction. Elle sut alors qu'était enfin venu pour eux le temps des explications.
Lorsqu'il fut arrivé à leur hauteur, il déclara :
« Je voudrais parler avec Hermione. Seul à seule. »
Metzli comprit qu'il valait mieux qu'elle s'en aille, et annonça rapidement qu'elle partait à la recherche de Tonatiuh. Elle salua les deux sorciers et s'empressa de les laisser seuls.
Severus vint alors s'assoir aux côtés d'Hermione, ne sachant absolument pas comment engager la conversation. Hermione décida de lui épargner cette peine et lui dit :
« J'imagine que tu as eu le temps de réfléchir. » dit-elle, la voix tremblante et peu sûre d'elle.
Severus garda le silence et se contenta de hocher imperceptiblement la tête.
« Et qu'as-tu décidé ? »
Après un profond soupir, il lui répondit :
« Que je ne suis pas fait pour être père. »
Hermione resta muette de surprise, attendant qu'il continue.
« Pendant des jours j'ai essayé de me convaincre que ça pourrait marcher, toi, moi et le bébé. Mais je ne m'en sens pas capable, Hermione. J'ai vécu seul durant toute ma vie, je n'ai jamais eu aucun modèle familial digne de ce nom, et il est désormais trop tard pour que cela change. Tout ce que je ferais, ça serait vous faire du mal, à l'enfant et toi...
- Qu'est-ce que tu racontes ? l'interrompit Hermione alors qu'une boule commençait à se former au fond de sa gorge. Comment peux-tu savoir ce qui se passera une fois qu'il sera là ?
- Je le sens, dit-il, impassible. Je sais que je ne suis pas ce qu'il vous faut à tous les deux. Tu peux trouver bien mieux que ça pour ton enfant.
- Notre enfant, Severus ! s'écria-t-elle. Comment peux-tu dire une chose pareille et rester si calme ?! C'est de toi que j'ai besoin !
- Tu dis ça maintenant, mais un jour tu verras que j'ai raison. »
Un silence pesant s'installa. Aucun d'eux n'osait plus dire un seul mot. Hermione réalisait peu à peu ce que les paroles de Severus signifiaient, et elle sentit quelques larmes se former au coin de ses yeux, puis rouler à toute vitesse le long de ses joues et jusque dans son cou. Ne supportant plus le regard désolé qu'il lui lançait, elle ferma les yeux et tourna la tête. Severus soupira puis se leva, faisant mine de s'en aller.
« Alors ça y est, reprit Hermione sans bouger, c'est fini.
- Il n'y a pas d'autre moyen, dit-il à son tour, sans même la regarder.
- Non, bien sûr, répondit-elle sarcastiquement. Tu as toujours été comme ça. Tu fuis à la moindre occasion d'être heureux. Finalement, tu as peut-être raison, c'est peut-être mieux ainsi. »
Severus ne répondit pas, sachant pertinemment qu'elle faisait tout pour essayer de le blesser, ou de le faire revenir. Cela ne marcherait pas.
« Je suis désolé » termina-t-il avant de repartir d'un pas décidé en direction du village.
Hermione rouvrit les yeux pour le regarder s'éloigner. Lorsqu'il disparu de son champs de vision, elle se laissa totalement aller et fondit en larmes. Elle resta ainsi plusieurs heures, la tête enfouie dans ses mains et ses genoux ramenés contre elle. Metzli la trouva dans cet état quelques heure plus tard, et la força à l'accompagner jusqu'à sa hutte, où elle la consola une bonne partie de la nuit.
XxX
Au levé du soleil lendemain, alors que le village s'éveillait lentement, la nouvelle de la mort de Chan Bor se répandit. Le vieil homme s'était éteint pendant la nuit, et était désormais en paix.
Les funérailles eurent lieu le jour même. On avait préparé des offrandes de diverses natures, tissé des manteaux pour couvrir la dépouille, et rassemblé divers bijoux et ornements en or, comme la coutume l'exigeait. Seuls les proches du défunt et les personnes importantes du village – les nobles principalement – assistèrent à la cérémonie. Logiquement, les trois sorciers britanniques ne furent pas invités, mais aucun d'entre eux n'en fut réellement attristé. Malgré tout le respect qu'ils avaient eu pour le chef du village, tous trois avaient toujours senti que l'homme ne les portait pas dans son cœur et qu'il ne voyait pas leur présence d'un très bon œil, et ils n'avaient donc pas eu l'occasion de connaître et de s'attacher à cet homme désormais disparu.
Hermione en particulier espérait que le successeur du chef serait plus ouvert que son prédécesseur, et que la menace des mangemorts pourrait être enfin réglée une bonne fois pour toute. Même si elle avait lié une forte amitié avec la jeune Metzli, la jeune sorcière attendait avec impatience le jour où tout serait terminé et où elle pourrait rentrer chez elle, et réfléchir calmement à sa situation.
Le soir même, pendant le banquet qui suivit, banquet donné en l'honneur du défunt, Hermione et Severus ne s'adressèrent pas la parole une seule fois. Hermione jetait régulièrement des regards désespérés en direction de Severus, tout espérant secrètement qu'il ne lèverait jamais les yeux vers elle, afin de garder un minimum de fierté. Severus de son côté, faisait semblant de s'intéresser à ce que lui racontait Marty, assis à ses côtés. L'auror se rendait bien compte qu'il parlait dans le vide depuis le tout début de la soirée, mais étant donné l'état dans lequel se trouvait celui qu'il considérait presque comme un ami, il ne lui en tint pas rigueur. Il se doutait bien que quelque chose s'était passé entre Severus et Hermione plus tôt, mais le sombre sorcier n'ayant pas l'air d'avoir envie d'en parler, Marty décida de prétendre de ne pas remarquer la détresse apparente de son compagnon de table.
De son coté, Hermione estima qu'elle n'avait pas la force d'attendre la fin du repas, et s'éclipsa discrètement, non sans souhaiter une bonne soirée à Metzli qui ne lui en voulu pas le moins du monde de quitter le banquet de si bonne heure. Elle accorda un dernier regard à Severus qui avait les mains croisées devant lui et le regard vide, puis se dirigea vers sa hutte dans l'obscurité de la nuit.
Une fois arrivée, elle alluma d'un incendio informulé une des bougie de la pièce et s'allongea sur sa couchette. Elle ferma les yeux et tenta de faire le vide dans son esprit, afin de pouvoir trouver un peu de repos.
Après quelques minutes, le bruissement de la toile faisant office de porte la sortit de son demi sommeil. Quelqu'un venait d'entrer, mais la sorcière n'ouvrit pas les yeux, se disant que son visiteur ne pouvait être que Metzli qui avait certainement quitté la soirée à son tour pour la rejoindre.
Cependant le nouvel arrivant ne sembla pas bouger de l'entrée de la hutte, comme attendant une invitation à approcher. Intriguée, Hermione ouvrit les yeux et dirigea son regard vers la silhouette immobile devant l'entrée.
Severus.
La lumière émise par la flamme de la bougie dansait frénétiquement sur son visage terne, et lui donnait une allure d'apparition fantomatique. Hermione se releva doucement, sans le quitter des yeux, mais garda ses distances. Il fit un pas dans sa direction, avant de se raviser et de s'immobiliser de nouveau. Ils se toisèrent ainsi tels deux statues de pierre pendant ce qui sembla être une éternité. Finalement, prenant son courage à deux mains, Hermione prit la parole :
« Tu voulais me dire quelque chose ? »
Le ton sec de la jeune femme sorti Severus de sa torpeur, et il s'éclaircit la gorge avant de lui répondre :
« Je voulais m'expliquer sur notre dernière conversation.
- Ne t'inquiète pas, tu as été très clair hier, s'exclama brusquement Hermione.
- Je voulais juste que tu saches que je serai toujours là pour toi, si tu as besoin d'aide » continua Severus, impassible.
Hermione baissa la tête, incapable de soutenir son regard plus longtemps.
« Je pense que je serai capable de prendre soin de moi et de mon enfant, merci bien » lui lança-t-elle sèchement, toujours sans le regarder.
Severus soupira, puis s'approcha. Prenant le visage de la jeune femme entre ses mains, il la força à lever la tête et capta son regard.
« Au fond, tu sais que c'est la meilleure solution » reprit-il.
Hermione soupira, consciente que sa décision était prise, qu'il ne changerait plus d'avis. Leurs chemins se séparaient, et elle ne pouvait plus rien y faire. Elle hocha doucement la tête, et il sut alors qu'elle le comprenait, et acceptait sa décision, aussi difficile soit-elle. Elle posa alors sa tête contre son épaule, et entoura le corps de l'homme de ses bras fins. Il la serra contre lui et enfoui son visage dans les cheveux emmêlés de la sorcière.
« Je t'aime. » murmura-t-elle contre le tissu de sa chemise, si bas qu'il faillit ne pas l'entendre.
Poussant un soupir de désespoir, Severus ferma les yeux. Il mis quelques secondes à lui répondre :
« Je sais. »
Ils restèrent ainsi dans les bras l'un de l'autre pendant plusieurs minutes. Ils ne se séparèrent que lorsque des éclats de voix se firent entendre au loin. Hermione se dégagea de leur étreinte à regrets, sachant que cela serait probablement la dernière, et sortit de la hutte, Severus sur les talons.
Marty se dirigeait déjà vers eux d'un pas pressé. Arrivé à leur hauteur, il leur annonça la nouvelle :
« Les aurors sont arrivés. Un éclaireur les a vu atterrir par portoloin dans un champ près d'ici. Ils seront là bientôt. »
Hermione laissa échapper un soupir de soulagement, heureuse de savoir que les Lacandons ne seraient finalement pas seuls face à Hutchins et ses mangemorts.
Ils se dirigèrent tous les trois vers la sortie du village pour attendre les aurors, et furent rapidement rejoint par Tonatiuh qui leur expliqua que la plupart des conseillers étaient contre le retour d'aurors dans leur village. Cette nouvelle exaspéra Marty qui déclara que le village n'avait « aucune chance sans l'aide qui lui était proposée. »
Posté à l'entrée du village d'où il avait vu sur la forêt, le petit groupe n'eu pas longtemps à attendre avant de d'apercevoir cinq silhouettes dans l'obscurité qui venaient à leur rencontre. Quand elle pu distinguer les visages des nouveaux arrivants, Hermione du retenir un cri de joie quand elle découvrit que parmi les nouveaux venus se trouvaient ses deux meilleurs amis, les aurors Harry Potter et Ronald Weasley.
Elle s'élança alors vers eux et se jeta dans leurs bras grands ouverts. Les deux jeunes hommes étaient de toute évidence aussi heureux de retrouver leur amie qu'elle l'était de découvrir qu'ils faisaient partie du groupe d'aurors envoyés par le ministère à leur secours.
« Comme je suis heureuse de vous voir ! » s'exclama Hermione alors que ses deux amis la serraient dans leurs bras, si fort qu'elle cru pendant une seconde qu'ils allaient l'étouffer.
Severus et Marty se tenaient à l'écart et accueillirent plus sobrement les trois autres aurors venus en renforts.
« Comment se fait-il que vous soyez là ? demanda la jeune femme une fois que les garçons l'eurent relâchée, tenant cependant chacun une de ses main dans la leur.
- Le ministre a demandé des volontaires pour une mission au Mexique, commença Harry.
- Et quand on a su que tu étais là, on a pas hésité une seule seconde, continua Ron. On a eu tellement peur qu'il te soit arrivé quelque chose... »
Touchée de la dévotion dont ses amis faisaient preuve à son égard, Hermione leur sourit et serra fort leurs mains dans les siennes en guise de remerciement.
Elle ne vit pas Severus s'approcher d'eux et sursauta presque en l'entendant s'adresser aux jeunes hommes :
« Potter, Weasley, content que vous soyez là, déclara-t-il d'une voix neutre.
- Ravis de vous revoir professeur Rogue » le salua sincèrement Harry.
Ron se contenta d'un hochement de tête, encore peu habitué à cette entente cordiale qui semblait s'être installée entre eux et leur ancien professeur.
Les trois hommes avaient eu l'occasion de se croiser plusieurs fois après les évènements qui avaient conduit à la chute du Seigneur des Ténèbres, en particulier ces trois dernières années, et chacun avait appris à mettre la haine qu'il avait pour l'autre de coté, et leurs échanges étaient désormais civilisés. Harry et Ron savaient que Rogue avait risqué sa vie pour les sauver, aussi ils ne lui tenaient plus rigueur du comportement de salaud qu'il avait eu pendant leur scolarité. De plus, il était désormais un collègue d'Hermione, raison de plus pour entretenir avec lui des rapports cordiaux.
Marty Baxter s'approcha à son tour, salua les deux jeunes aurors qu'il connaissait déjà et leur confessa qu'il était soulagé de l'arrivée de ces renforts.
Après qu'Hermione eut fait connaissance avec les trois autres aurors, deux hommes et une femme, tous plus âgés que ses deux amis, le groupe se dirigea vers l'intérieur du village, où le banquet était loin d'être terminé.
Cependant lorsque les villageois aperçurent les nouveaux venus, tous se turent simultanément, et un silence de mort s'abattit sur le village.
Petite note de fin pour vous dire que le deuxième chapitre viendra soit demain, soit la semaine prochaine, en tout cas je l'espère. Je n'ai pas internet dans la résidence où je suis pour l'été, donc je compte sur le starbucks pour me fournir en wifi, et mon portefeuille doit suivre ! Bonne semaine à tous, et à très bientôt !
