Bonjour, voici, après un retard assez incroyable, un nouveau chapitre. Pour changer -haha- je vais commencer cette publication par un coup de gueule. Parce que si j'ai bien compris, si je ne réclame pas, personne ne pense a laisser un petit mot ? (j'ai fais des remerciements pour les review reçues il y a deux chapitres, du coup au suivant, plus rien). Oui, j'écris pour mon plaisir, non je ne demande rien en échange, mais si vous saviez comme c'est décourageant pour un auteur de n'avoir aucun retour sur son travail. Si vous n'aimez pas, si quelque chose vous déplait, dites-le, mais ne restez pas dans ce silence, par pitié...

Je vous souhaite néanmoins une excellente lecture, j'espère vous apprécierez ce chapitre !

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Dans la nuit noire, une silhouette encapuchonnée attendait derrière les hautes grilles du parc. Baguette éteinte, Severus Rogue s'avançait vers elle d'un pas pressé.

- Dumbledore vient de recevoir votre message, lui dit-il en la laissant entrer.

Elle hocha sèchement la tête et se dépêcha de le suivre à l'intérieur. Une fois passées les grandes portes, Severus les guida jusqu'au bureau du directeur, vérifiant à chaque angle que le couloir fût désert. La gargouille fit un pas sur le côté dès qu'elle les aperçut et ils montèrent rapidement les marches de l'escalier magique. La porte était ouverte et Dumbledore les attendait, posément assis derrière son bureau. Lorsqu'elle le vit, Olga se rua vers lui.

- Vieux fou, vous avez tué Sirius ! hurla-t-elle.

Severus, qui avait, avec raison, prévu cette réaction violente, la ceintura avant même qu'elle ne franchisse l'entrée. Dumbledore ne bougea pas, se contentant de la fixer intensément, attendant qu'elle cesse de se débattre dans les bras de son professeur de potion.

- Je suis heureux de vous revoir, Miss Lvov, je ne vous attendais plus. Je vous en prie, asseyez-vous.

Attentif au moindre mouvement brusque, Severus l'accompagna jusqu'au bureau et lui tira obligeamment un fauteuil. Elle le remercia du bout des lèvres, plantant son regard glacial dans celui du directeur. Si la colère y persistait, elle était peu à peu remplacée par la tristesse et la culpabilité.

- Je croyais qu'il devait rester enfermé square Grimmaurd… dit-t-elle finalement d'une voix étranglée.

- Miss Lvov, répondit Dumbledore, vous savez aussi bien que moi qu'il est impossible de se faire obéir de Sirius Black, d'autant plus lorsqu'il s'agit de le confiner dans la maison haïe de sa jeunesse ou de l'empêcher de venir en aide à un être cher.

- Vous auriez pu le forcer… Vous auriez dû !

- Il a fait son choix en toute connaissance de cause, personne, pas même moi, n'aurait pu l'en empêcher. Néanmoins, je ne peux pas vous en vouloir de me juger responsable.

Olga passa les mains sur son visage fatigué. Ses traits tirés indiquaient qu'elle n'avait pas dormi depuis un moment, et sa lourde cape de voyage garnie de fourrure qu'elle n'avait même pas retirée témoignait de la précipitation de son retour.

- Vous n'y êtes pour rien, finit-elle par lâcher dans un soupir. Jamais je n'aurais dû partir si longtemps. C'était à moi de le retenir lorsqu'il nous a tourné le dos…

- L'heure n'est plus aux regrets, Miss Lvov, dit Dumbledore d'un ton grave. Sirius est mort depuis bientôt un an, pour ses amis, ses idées, en héros. Votre absence depuis le retour de Lord Voldemort n'a malheureusement permis à personne de vous joindre.

Elle passa les doigts dans ses longs cheveux, une peine intense gravée sur le visage. Il lui lança un regard sévère.

- Voulez-vous que d'autres jeunes gens meurent ainsi ? Laisserez-vous encore longtemps des familles être déchirées par la perte d'un enfant, d'une mère, d'un frère ? Il n'est pas trop tard, Olga, vous pouvez encore tout arrêter. Si seulement vous acceptiez de nous aider.

Olga lui lança un regard douloureux, puis pencha avec une lenteur extrême son buste au-dessus du bureau.

- Allez-y, prenez-les. Prenez tout ce que vous voulez. Les gens que j'aime ne mourront plus jamais à cause de moi, ajouta-t-elle en regardant brièvement Severus.

Ne lui laissant pas le temps de se rétracter, Dumbledore allongea le bras vers elle et apposa sa baguette contre sa tempe. Délicatement, il tira sur le fils argenté qui en sortit et le déposa dans une fiole. Il répéta ainsi l'opération plusieurs fois.

- Je souhaiterais également votre autorisation pour montrer ces souvenirs à Harry Potter, demanda-t-il.

- Croyez-vous réellement que ce garçon soit apte à nous débarrasser de Tom ? demanda-t-elle dubitativement.

Il hocha la tête.

- J'en suis certain.

- Très bien, montrez-lui en ce cas. Je vous serai simplement reconnaissante de garder pour vous les… sévices, auxquels Tom m'a soumise peu avant sa disparition.

Elle avait parlé de manière claire et posée, regardant Dumbledore droit dans les yeux. Celui-ci inclina la tête d'un air approbateur.

- Vous n'êtes pas lâche, Miss Lvov, il en faut, du courage, pour avoir supporté Tom Jedusor durant toutes ces années.

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Le souvenir se brouilla, et Harry et Dumbledore furent expulsés de la pensine. Harry semblait assez secoué, et il sursauta lorsqu'il s'aperçut que le fauteuil voisin était occupé par une femme. La même que celle qu'il venait de voir dans la pensine. Elle paraissait très jeune, tout juste la trentaine, et était vêtue avec beaucoup de goût. Une superbe chevelure tombait jusqu'au milieu de son dos, tel un halo enveloppant sa silhouette. Il jeta rapidement un œil au perchoir de Fumseck et remarqua que le corbeau n'était plus là. La femme le dévisagea brièvement, son regard s'attardant sur sa cicatrice.

- Harry Potter. J'ai beaucoup entendu parler de vous. Pas vraiment en bien, vous le devinez. Nous n'avons malheureusement jamais eu le plaisir de nous rencontrer, dit-elle d'une délicieuse voix grave.

Harry resta un instant interdit, encore ébranlé par son voyage dans la pensine. Il se dégageait d'elle une telle noblesse et un tel raffinement qu'il se sentait brusquement minuscule. Il n'aurait pu la qualifier de belle, mais il comprenait assurément ce que Voldemort lui trouvait. Il secoua la tête il refusait de lui être semblable jusque dans ses goûts en matière de femmes.

Olga Lvov ne souriait pas. Une profonde douleur était ancrée sur son visage, déformant quelque peu ses traits. Elle vrilla ses yeux dans les siens. La souffrance du vécu qu'on devinait dans son regard était l'unique marque de sa véritable vieillesse.

- Voulez-vous venir marcher avec moi dans le parc, Monsieur Potter ? Je suis certaine qu'après avoir fait ma connaissance par le biais de mes souvenirs vous avez beaucoup de choses à me demander.

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C'était le dernier chapitre avant l'épilogue, que je tâcherai par ailleurs de vous servir dans un laps de temps moins honteux (en espérant que ne se remette pas à buguer...). J'espère que vous avez passé un bon moment, n'hésitez pas à me le faire savoir ;)