Thank's again Moozanna.

Don't cry, they will be reunited more soon as you think.

And my stories ALWAYS finished well. (Except for one or two I hate a lot)

Merci Gellergreen,

Oui, je voulais en arriver là. On a pas vraiment vu comment les choses se sont passées au casino, c'était un peu trop facile pour B, après la saison 5 qu'elle a fait passer à Chuck. [A mon goût ] Bien que j'ai été ravie de la scène d'ouverture de la saison 6 et du fait qu'ils soient enfin réuni, j'aurais aimé avoir un petit tête-à-tête d'explications sur le pourquoi du comment de la réaction de B après le fiasco de son mariage.


« Carter Baizen ! »

Serena devait vraiment être en plein délire pour se remettre avec ce pauvre type.

Chuck n'avait plus son numéro dans son répertoire depuis longtemps. Il pourrait demander à Nate, mais doutait fortement qu'il ait encore cette information en sa possession, lui aussi.

Les deux garçons n'étaient plus en très bons termes non plus, depuis que Chuck avait sauvé les fesses de l'héritier Archibald quand il s'était laissé embobiner dans le traquenard de ce scélérat de Baizen.

Et surtout, il ne voulait pas ébruiter que sa sœur avait disparue avant de l'avoir retrouvée. Lily avait devait déjà être assez inquiète comme ça pour l'avoir appelé, inutile d'en rajouter.

Il pourrait lancer Verlaine sur la piste de cette enflure, mais alors autant directement lui demander de retrouver sa sœur puisqu'ils n'étaient apparemment plus ensemble. Il sourit en pensant au fait qu'elle ait laissé tomber ce crétin pour un musicien. C'était bien le genre de Serena !

Ou plutôt, de l'ancienne Serena, parce qu'il avait eu l'impression qu'elle avait mûri depuis l'été dernier. Elle avait cherché un job, pas toujours avec réussite, mais elle avait au moins le mérite d'avoir tenté le coup.

Et aussi, elle avait plus ou moins été de son côté pendant cette année. Elle avait tout de suite changé d'avis et accepté de l'aider quand elle avait su pour Bart. Ils s'étaient, en quelque sorte, rapprochés, pendant que Blair se concentrait sur ses relations amoureuses. Un pincement dans sa poitrine remonta jusqu'à son cœur.

Il leva les yeux au ciel et son regard s'accrocha au cadre suspendu au-dessus de son lit. C'était un décor de voilier qui naviguait au large. Une idée qu'il aurait préféré ignorer prit place dans son esprit. Mais maintenant qu'il l'avait eue, il se disait que c'était sans doute sa meilleure chance !

Il ferma les yeux et poussa un profond soupir avant de se lever, puis marcha jusqu'au couloir. Il hésita un instant devant la 485 et enfin, prit une bonne inspiration avant de frapper doucement.

La porte s'ouvrit toute seule et il fronça les sourcils. Elle était restée entre-ouverte, Blair ne l'avait pas fermée à clé, elle ne l'avait même pas fermée du tout !

Il poussa un peu plus et elle tourna sur ses gonds. La pièce était plongée dans la pénombre. Seule la lumière de la salle de bain donnait une clarté toute relative. Chuck traversa la pièce à pas feutrés et se rendit compte qu'il n'avait pas remis ses chaussures.

Il entra dans la salle d'eaux, mais elle était vide.

Il retourna dans la chambre principale et la fouilla du regard. Il sentit sa poitrine s'alléger en constatant que Blair dormait sur son lit, au-dessus des couvertures. Elle avait dû sombrer dans le sommeil sans s'en rendre compte car elle était encore vêtue de sa robe carmin.

Il fit quelques pas pour s'avancer, elle était tellement belle. Ses pieds le portèrent plus près. Elle avait l'air si paisible et si fragile à la fois. Il se pencha sur elle sans vraiment en avoir conscience et effleura à peine sa joue en repoussant une boucle brune, tombée sur son visage.

- Chuuuck, murmura-t-elle depuis le pays des rêves.

Et il en oublia la raison de sa venue. Il ne savait plus, ni pourquoi, ni comment. Il n'entendait plus la voix dans sa tête qui lui recommandait d'être prudent. La seule chose qu'il ressentait, c'était cette vibration, ce flottement à l'intérieur de lui, qui réorganisait les battements de son cœur. Ce cœur qui ne fonctionnait pas l'instant d'avant, quand il était loin d'elle, et qui aspirait juste à un peu de répit.

Alors, il se coucha là, tout contre elle. Il passa un bras autour de ses épaules et colla son torse à ses omoplates. Le corps de Blair répondit au sien inconsciemment, instinctivement, il se coula au creux du sien, ses doigts cherchant immédiatement les siens pour s'y entremêler, ses jambes se déplaçant automatiquement entre les siennes.

Il ferma les yeux et enfuit son visage dans ses cheveux soyeux, respirant son odeur. C'était comme le calme au milieu de la tempête, un abri en plein ouragan, une île déserte en plein océan, un havre de paix pour son âme torturée. Un endroit où il pouvait reprendre pied. Il y jeta l'ancre et s'y accrocha.

Il savait, quelque part au fond de lui, qu'au petit matin, son cœur se désagrégerait à nouveau. Mais, pour l'instant, la chaleur du corps de Blair contre le sien apaisait toutes ses coupures, toutes ses gerçures, toutes ses brûlures et il voulait s'abandonner à cet oasis en plein désert, même si dans un coin de son cerveau il avait bien conscience qu'il devrait en payer le prix au soleil levant.

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Blair se réveilla doucement, dans une bulle de coton rose. Elle ne s'était pas sentie aussi reposée depuis des lustres. Elle avait une étrange sensation de bien-être, procurée par un rêve un peu fou et un peu flou. Un sourire apparut sur son visage à cette évocation et elle glissa sa main derrière elle.

Mais alors, la sensation disparut car elle ne trouva que le vide. Elle roula sur son dos et son sourire s'évanouit. Tout à coup, le froid saisit son corps et elle frissonna. Elle tira la couverture, seulement pour constater qu'elle était au-dessous d'elle. Elle gémit et plongea son visage dans l'oreiller d'à côté.

La sensation revint faiblement. Avec l'odeur qui imprégnait la taie en coton égyptien. Cette odeur qu'elle connaissait si bien, qu'elle reconnaîtrait entre mille, celle du parfum boisé de Chuck.

Elle releva la tête et inspecta la pièce.

Rien n'avait bougé.

Elle secoua ses boucles brunes pour se remettre les idées en place.

Elle débloquait complètement !

Pourtant en reposant la tête sur le coussin, elle la sentit à nouveau, cette sensation de bien-être infime et indéfinie. Elle roula sur son ventre pour mieux sentir l'odeur, si ténue qu'elle ne parvenait pas à savoir si elle existait vraiment.

Elle poussa un petit cri étouffé dans le tissu lorsqu'elle ressentit une piqûre sur sa hanche droite. Elle se déplaça et glissa sa main pour frotter sa peau. Un sourire reparut à nouveau sur son visage.

Elle observa le petit objet d'or, monogrammé, entre ses doigts.

Ça, elle ne l'imaginait pas !

Elle réfléchit à toutes les manières possibles qui pourraient expliquer comment un des boutons de manchette de Chuck aurait pu se retrouver sur son lit.

« Transfert ! »

Quand elle l'avait serré dans ses bras dans le hall de l'hôtel.

« Non, impossible ! »

Il était resté les bras ballants et n'avait pas fait un seul geste vers elle, encore moins pour lui rendre son étreinte.

« Il était venu ici !

Quand ?

Pendant la nuit ?

Pendant qu'elle dormait ?

Mais comment ?

Impossible ! »

Elle entra dans la salle de bain en ruminant. Il devait y avoir une explication logique.

Même après une bonne douche pour se réveiller totalement, elle n'était toujours arrivée à aucune conclusion probante et acceptable. Pourtant, elle devait en avoir le cœur net.

Elle sécha ses cheveux et enfila rapidement une jupe droite de couleur noire et un chemisier bordeaux sans manches, avant de s'appliquer à couvrir de son mieux ses yeux encore un peu gonflés par les larmes de la veille.

Elle frappa à la porte de la suite contiguë d'une main décidée. Après tout, sa visite était tout à fait légitime.

Chuck acheva de boutonner sa chemise et ouvrit la porte. Il ne s'attendait pas à la voir là.

Il s'était réveillé deux heures plus tôt, mais était resté au moins une heure à la tenir dans ses bras, le visage toujours dans le creux de sa nuque, avant de se mettre à l'observer dormir.

Avec la lumière du jour, il avait vu tout ce qui lui avait échappé dans la pénombre de la nuit. Les traces de mascara séché sur ses joues démontraient qu'elle avait dû pleurer. Les plis de sa robe laissaient entrevoir la peau blanche d'un de ses seins et ses cuisses étaient à moitié dénudées, elles aussi.

Il avait eu envie de la toucher, de la caresser et avait fini par se dépêcher de sortir de là pour aller prendre une douche froide dans sa propre suite.

Maintenant, elle se tenait là, devant lui et il n'avait qu'une envie, la prendre dans ses bras à nouveau.