Pov Drago
Quelque chose m'a sorti de mon bref repos. Un mouvement. Quand j'ai ouvert doucement les yeux, je me suis rendu compte qu'il s'agissait d'Ange, qui se retournait dans le lit, sur le dos, toujours endormie. Elle paraissait tellement détendue et sereine quand elle dormait, que je l'enviais. J'avais envie de croiser ses beaux yeux vairons mais je la laissais dans son sommeil. Sa respiration était lente et régulière, signe qu'elle dormait encore profondément. Je guettais le moindre de ses mouvements, lui caressait le bras quand elle s'agitais dans ses cauchemars qui me semblaient bien sombres et la sentais se détendre sous ma paume. J'avais passer l'essentiel de la nuit à guetter ses moindres faits et gestes. Je n'avais pas beaucoup dormi après avoir rejoins la blonde dans le lit. Je me remémorais ce qu'elle m'avait dit la veille au sujet de ses parents. Ses parents aurors. Aurors.
Même si mon père me l'avais confirmer quelques jours plus tôt, de l'entendre de la bouche de la personne concernée me tourmentait.
Me paralysait.
M'effrayait.
Les paroles de Pansy me revenaient doucement en mémoire… que Ange et moi étions trop différent pour former un couple.
« Avoues-le. Tu es dingue d'elle. Mais vous ne pourrez jamais, être ensemble. Comment le veux-tu ? Connais-tu seulement son histoire ? »
Effectivement, je ne connaissais pas son histoire, mais apriori Pansy, elle, la connaissait. Comment pouvait-elle la connaitre ?
Je savais en plus à cet instant qu'elle avais raison, et ça me serrait le cœur. Comment pouvais-je avaler cette fatalité alors que celle que je désirais était juste à côté de moi, dans le même lit que moi, si proche… comme un cadeau de Noël que l'on désirais ardemment mais que vous ne pouviez convoiter. Son parfum ne m'aidait pas à garder des pensées stables. Mon cœur se déchirait au fur et à mesure que je prenais conscience de cette réalité.
Ange Fire. Comment une seule et unique personne pouvait perturber autant quelqu'un comme moi ? Je pensais à ce qu'elle m'avait dit la veille, qu'elle avait vécu quelque chose d'atroce.
Ange Fire. Fire. La France. La réaction de mon père. Aurors. Pourquoi est-ce que tous les poils de mes bras et de mon dos se hérissaient alors que j'essayais de faire le lien entre plusieurs informations ?! Je savais que quelque chose clochait, que pour que mon père puisse avoir ce genre de réaction, quelque chose n'allait pas. Mon père en panique ne présageait rien qui vaille. Alors que je commençais presque à dénouer enfin cette énigme qu'était Ange, la respiration de cette dernière s'est faite de moins en moins régulière.
Le soleil s'était levé depuis quelques minutes maintenant, et dans quelques heures il fallait que nous soyons sur le quai de la gare. Alors qu'elle commençait à se réveiller doucement, j'ai posé un baiser sur ses cheveux pour l'aider à revenir dans le monde réel, oubliant au passage ce à quoi j'avais réfléchit toute la nuit.
Accouder contre mon oreiller, j'étais pencher sur elle alors qu'elle ouvrait les yeux.
Une enfant. Ange semblait tellement sans défense au réveil. Elle avait de la peine à ouvrir les yeux, les frottaient et ses gestes étaient lents et ralentis. Je me demandais un instant si son sommeil était réparateur comme il devrait l'être ou s'il remuait plus qu'autre chose la petite blonde. Quand elle a réalisée ou elle était, son regard a cherché le miens et son visage s'est illuminé devant moi. Un sourire a traversé son visage et elle a tout de suite cherché mon contact et s'est blotti contre mon cœur, qui devait battre à cent à l'heure depuis tout à l'heure. J'ai sourit en la serrant contre moi, profitant de ce moment, qui j'avais une sombre impression, était un des derniers entre nous. Je me suis desserré d'elle pour la regarder au plus profond de ses yeux, pour essayer de détecter ce qu'il se passait en elle. Pas besoin de déchiffrer bien longtemps, elle se trouvait dans le même état que le mien, sans doute. Nous étions deux aimants depuis hier soir. J'ai trouver ses lèvres qui étaient une drogue pour moi. Nous avons dû passer une heure entière à nous embrassé, humer le parfum de l'autre, explorer les épaules de l'autre, câliner l'autre sans jamais laisser l'autre quitter nos bras…
Finalement, j'ai fini par lui dire en murmurant: « Bonjour ! »
Elle a éclaté de rire. Un rire que j'aimais entendre. Nous avons fini par nous lever et nous habiller chacun de notre côté et il a fallut aller chercher nos affaires dans nos dortoirs respectifs avant d'aller prendre le Poudlard Express. Nous n'avons croisés personne, parce que nous étions légèrement en retard sur nos camarades. Nous nous sommes retrouvés dans le hall principal, chacun une valise dans la main. Je me suis rapproché d'elle pour lui déposé un baiser sur le front, et j'ai saisi sa main pour nous rendre tranquillement à la gare.
C'est à ce moment-là que nous avons croiser Potter.
Pov Ange
Un coup dans l'estomac. A l'instant ou j'ai aperçu Harry dans le hall de l'école, j'ai cru recevoir un coup, rapide et violent. Tout ce que j'avais vécu ces dernières heures avec Drago se sont envolées. Me ramenant à la réalité : hier soir, tout le monde avait déconnés à sa manière. Moi la première en m'affichant au bal avec Drago. Pansy qui avait agressée Hermione. Ces deux bêtas de Crabe et Goyle. Mais j'étais persuadée que Harry avait sa part de responsabilité. Du moins, j'aimais ressentir cela pour me sentir un peu moins coupable envers mon ami.
« Je peux te parler ? » dit-il tout en me regardant dans les yeux. Il avait les mains dans les poches, les cheveux décoiffés comme d'habitude. Mais il manquait son air enjoué. Il a regardé Drago avant d'ajouter « En privé. »
Avant que je n'ai pu dire quoi que ce soit, Drago s'est tourné vers moi. « On se voit dans le train.. » et il est partit. Quand ses pas se sont étouffés derrière la porte du hall d'entrée, et qu'aucun son émanait du lieu, sauf ma respiration un peu trop irrégulière, Harry a enfin prit la parole.
« Ou étais tu ? Je t'ai chercher dans la salle commune. Tu n'y étais pas.. »
« Je… j'ai passé la nuit..dehors. »
« Ecoutes Ange, j'aimerais qu'on parle tous les deux. »
Je ne répondais rien, en attendant de voir ce qu'il avait à dire. J'avais l'impression que si je faisais un geste trop rapide, la bombe Harry Potter allait m'explosée au visage.
« Je te promet que j'ai essayer de retourner cette histoire dans tous les sens… j'ai essayer de me contenir, de faire des efforts avec toi. Mais je n'y arrive pas ! Je ne sais même pas comment je pourrais te pardonner. Alors, oui, tu sors avec qui tu veux mais… »
Il se mettait à s'emmêler les pinceaux, le regard partant partout sauf sur moi. J'étais perdue mais je voulais qu'il termine sa phrase.
« Mais ? » dis-je d'une voix encourageante tout en ne sachant pas vraiment ou il venait en venir.
« Oh arrête !» Et voilà, le ton montait. « Tu te rend compte de ce que tu fais ? Tu sors avec mon pire ennemi Ange ! Je croyais qu'on était assez proche nous deux pour que tu évites ça ! Manquerait plus que les journalistes tombent sur un scoop pareils sérieux, Ange Fire, grande amie de Harry Potter sors avec son ennemi juré ! »
Au fur et à mesure de ses paroles, je commençais à sentir la colère monter en moi, progressivement, doucement.
« Pardon ? C'est ça qui t'inquiète le plus ? Ta réputation ! Je ne crois pas ce que je viens d'entendre ! »
« Ce qui m'inquiète ce ne sont pas les journaux Ange, ce qui m'inquiète c'est toi… et moi. Ron et Hermione s'inquiètent pour toi parce qu'ils ont peur que Malefoy redevienne ce mec vil et cruel, mais pas moi ! Je sais que tu es forte et que tu as connu pire, ce que je veux te faire comprendre c'est que Malefoy ne changera pas pour une fille ! Pas pour toi ! Puis ouvre les yeux merde, tu as vu comme il t'a fait souffrir ? Ca ne te suffit pas ? »
Il criait presque à présent. Et je recevais ses coups en pleines poitrine.
« Tu me gonfle Harry ! Je te dis qu'il a changé ! Ce n'est pas le même Drago que tu as connu. Nous avons tous muris avec les années tu devrais te mettre ça dans la tête. Et qu'est-ce que tu entend quand tu dit que tu t'inquiète pour toi et moi ? »
« Concernant Malefoy, je suis certain qu'il a changer. Et en mal, encore plus mal. C'est notre amitié, Ange, c'est ça qui m'inquiète ! Mais tu n'as pas la même conception que moi, de l'amitié, je ne sais pas si vous êtes tous comme ça en France ! Mais franchement, je ne pourrais pas oublier le fait que tu sois sortit avec ce type et surtout que tu me l'ai caché ! »
Harry vidait son sac tout en me regardant avec une certaine déception. Il crevait l'abcès et c'était tant mieux. Puis il lança : « Dis-moi Ange, s'il n'y avait pas eu de bal, m'aurais-tu avouer toute la vérité sur toi et Malefoy ? »
C'en était trop.
« Tu me fait une leçon de moral.. » dis-je les yeux embuée de larme, tout en murmurant. Je faisais cette constatation à haute voix. « Tu me prend pour une pauvre petite fille stupide ? » je rajoutais en lui soutenant le regard.
« Arrête de me dire que je t'ai trahi, de toutes façons et tu le sais autant que moi, peu importe de quelle façon tu l'aurais su, jamais tu ne l'aurais accepté. Et je ne t'ai rien caché. Ce qu'il s'est passé hier soir, est arrivé comme ça, sans préméditation.. nous n'étions pas un couple avant le bal si c'est ce que tu veux entendre. »
Il me regardait avec beaucoup d'attention, buvant mes paroles. Puis il ajouta, doucement :
« Tu étais simplement la seule personne avec qui je me sentais bien. La seule avec qui je n'étais pas sortit, avec qui je n'avais jamais rompu, tu n'étais pas une journaliste qui fouillait dans ma vie, et étalait ma vie privée. Je ne t'ai jamais mis en danger par ma faute. Tu veux que je te dise, tu es la seule personne a n'avoir jamais regarder ma cicatrice. Tout le monde s'intéresse à ça, sauf toi ! Tu étais la seule ! » dit-il en relevant sa mèche. « Jamais on ne parle de mort, de meurtre ou de Voldemort ! On était bien comme nous étions… Mais aujourd'hui, je ne te comprend plus… je ne te comprendrais jamais. »
Puis Harry est passé prêt de moi, réellement bouleverser par son aveu, et moi aussi. Deux larmes avaient perlés au coin de mes yeux avant de mourir sur mes lèvres. Je suis presque certaine qu'il commençait à pleurer également. Il m'a frôlé, puis est partit dans le château, je ne sais pour qu'elle raison. Moi, je suis resté pétrifiée un moment, avant de me souvenir que j'allais rater le train si je ne me dépêchais pas. Harry m'avait bien expliquer ce qu'il ressentait, mais je n'arrivais toujours pas à comprendre réellement ce qu'il se passait dans son esprit. En me rendant à la gare, je n'arrivais pas a retirer de mon visage cette mine bouleversée par les aveux d'Harry.
