Bonjour tout le monde et voici le nouveau chapitre !

Chapitre 12

Harry jeta un regard inquisiteur à Ron en voyant celui-ci s'avancer vers son bureau. Il vit aussitôt les yeux bleus se voiler de panique alors que le roux commençait à rougir. Oui… il avait définitivement anguille sous roche avec son partenaire. Et bien, il n'était jamais compliqué de sortir les vers du nez de son ami. Il suffisait de savoir sur quel bouton appuyer et celui-ci se mettait à parler comme une pie. Et Harry pouvait parier un mois de son salaire de misère que le problème concernait un superbe jeune homme aux cheveux bouclés. Ron s'assit alors en avant de lui puis se racla bruyamment la gorge.

-Salut Harry. Grommela-t-il.

-J'ai embrassé Drago Malfoy.

Le regard bleu s'écarquilla immédiatement et Harry était à peu près convaincu qu'il se serait étouffé s'il avait été entrain de boire quelque chose. Son partenaire se mit alors à le fixer comme s'il avait perdu la tête et le brun se contenta d'hausser nonchalamment les épaules. Oui, il avait embrassé Drago Malfoy. Et oui, il prévoyait aller beaucoup plus loin si et seulement si l'occasion se présentait. Le blond était un des suspects numéros un de son enquête? Et alors. Il n'avait pas l'intention de développer des quelconques sentiments pour lui. Coucher avec lui semblait être une pensée que son corps entretenait avec beaucoup de persévérance. Être un peu plus proche que prévu d'un suspect, et même d'un meurtrier, n'avait rien de nouveau pour lui. Un éclair traversa alors son regard en pensant à Peter Pettigrow. Oui… ce ne serait pas la première fois qu'il serait proche d'une personne suspectée de meurtre. Sauf que, cette fois-ci, il s'y attendrait et ses stupides sentiments n'auraient pas lieu d'être.

-Tu plaisantes j'espère! S'étrangla Ron.

-J'ai même l'intention de coucher avec lui. Poursuivit Harry sur le ton de la conversation.

En voyant son partenaire se mettre à bégayer, Harry ne fit qu'hausser les épaules. D'accord, ce n'était pas la chose la plus intelligente que de désirer un suspect. Mais, il n'y avait aucun bénéfice à retenir ses pulsions sexuelles. Si Malfoy était le meurtrier, ce qui était fort possible étant donné son arrogance, coucher avec lui aiderait, au contraire, son esprit à garder les idées claires. S'il laissait une tension sexuelle s'installer, il ne pourrait s'empêcher d'être déconcentré en ne cessant d'y penser. Alors mieux valait coucher avec lui et en finir une bonne fois pour toute.

-Blaise Zabini m'a embrassé. Déclara soudainement le roux.

-Ah… Tu as répondu?

-Au début oui…

Harry n'avait pas besoin d'en entendre plus. Il leva fermement la main en l'air, empêchant ainsi Ron de continuer.

-Tu ne dois pas répondre à ses avances. Lui ordonna-t-il.

-Quoi? Ce n'est pas toi qui étais entrain de me dire…

-Je sais ce que j'ai dit. Mais, tu ne peux pas faire comme moi.

-Et pourquoi ça?

-Parce que tu es un être émotionnel.

Les sourcils roux se froncèrent aussitôt alors qu'il le fichait comme s'il venait de parler chinois. Et pourtant, Harry était convaincu d'être parfaitement clair. Ron ne pourrait s'empêcher de mêler sexe et émotion. S'il commençait à baiser Zabini, il était fort probable qu'il perde toute son objectivité et même pire… qu'il commence à lui servir d'alibi. Lui, n'était pas aussi… romantique. Il pouvait coucher avec quelqu'un et n'avoir aucun remord à le mettre en prison le jour d'après. C'était le genre d'homme qu'il était et c'était une des raisons pourquoi il était aussi bon dans ce qu'il faisait.

-Et toi? Tu ne vas pas te laisser emporter part tes sentiments?

-Quels sentiments? Demanda froidement Harry. Je pourrais arrêter ma propre grand-mère, enfin si elle était vivante, sans cligner des yeux. C'est le type de personne sans cœur que je suis.

-Si ma grand-mère était une meurtrière, moi aussi je l'arrêterais sans hésiter.

-Peut-être. Mais, mieux vaut ne pas jouer avec le feu. Reste loin de Zabini.

-Alors que toi tu t'envoies en l'air avec Malfoy c'est ça?

-Si l'occasion se présente.

Ron roula alors des yeux avant de se remettre au travail. Harry en fit de même. Il fallait qu'ils trouvent le plus d'informations possibles sur les enfants restant… lequel d'entre eux était le plus susceptible d'être le meurtrier. Ses yeux s'attardèrent alors sur le profil de Théodore Nott et il fronça les sourcils en voyant que celui-ci n'avait presque jamais vraiment mis les pieds dehors. Il avait suivit l'école à la maison, il travaillait chez lui et ses seuls amis semblaient être des internautes. Il était un géni par contre, capable de se frayer un chemin dans les ordinateurs les plus compliqués. Il se souvint alors de la manière dont il avait parlé de sa mère et partit faire une recherche sur celle-ci.

Roberta Nott était une femme magnifique dont le fils avait héritait tous les traits physiques. Elle travaillait plus de soixante heures par semaine depuis plus de 20 ans. Elle avait empoché une forte somme d'argent après l'arrivée de son rejeton… et n'était presque jamais chez elle alors que son fils se trouvait toujours dans cette maison dans son enfance. Comment Nott avait-il pris d'être abandonné par ses deux parents? Il clamait se ficher éperdument de Lucius Malfoy mais était-ce vraiment la vérité? Pourquoi vouloir l'attention de la mère mais pas du père? N'était-ce pas trop étrange?

Un soupir traversa alors ses lèvres. Roberta ne s'était jamais mariée et avait avorté de trois autres enfants de différents hommes. Elle avait donc donné naissance à Théodore pour une raison bien précise. Un sourire moqueur de forma alors sur la bouche d'Harry. Elle était froidement intelligente cette garce. C'était à se demander si elle n'avait pas fait exprès de tomber enceinte… dans tous les cas, ça avait bien fonctionné. Elle aimait l'argent. Et est-ce que son fils aimait l'argent aussi? En étant le seul héritier de Lucius Malfoy… sa fortune augmenterait considérablement. N'était-ce pas un moyen de se rapprocher de sa mère? Il fut interrompu dans ses pensées par le bruit de téléphone et laissa échapper un gémissement dépité avant de répondre.

-Lieutenant Potter à l'appareil. Répondit-il glacialement.

-Bonjour, Lieutenant. Je suis l'agent Anderson et je vous appelle pour vous dire que Madame Pansy Parkinson a été prise dans un accident de la route et qu'elle se trouve présentement à l'hôpital Jean-Drapeau.

-Comment va-t-elle? Demanda-t-il aussitôt.

-Elle n'a rien de casser… Mais, ses freins ont été sabotés, Lieutenant. C'est un miracle qu'elle n'ait rien.

-Merci Agent Anderson.

Il raccrocha avant que l'agent ne puisse continuer à parler et se redressa d'un coup, faisant un signe à Ron.

-Pansy Parkinson est à l'hôpital.

-Quoi?

-Elle est vivante, c'est ça le plus important.

Ils partirent alors aux pas de charge à l'extérieur du bâtiment avant de monter dans la voiture et de démarrer en trompe. Ce n'était pas le même modus qu'au début. Avait-il décidé de changer? Croyait-il que la situation devenait trop dangereuse alors il avait pris une autre méthode… les poings d'Harry se crispèrent sur son volant. Qui avait bien pu saboter les freins de la jeune femme? Pourquoi ne l'avait-il pas tué au couteau? Pourquoi…Il se gara rapidement dans le parking de l'hôpital et agrippa la première infirmière qui lui passa sous la main.

-La chambre de Pansy Parkinson. Ordonna-t-il aussitôt.

Les yeux chocolat de la jeune métisse s'écarquillèrent avant qu'elle ne leurs fasse signe de la suivre. Il n'avait aucun indice, bon sang! Comment cela se faisait-il qu'il n'avait aucun indice? Le meurtrier était proche et il travaillait vite… Parce qu'il n'en pouvait plus d'attendre. Il avait attendu assez longtemps pour ce moment. Mais, à qui s'attaquerait-il après ça? Comment réagirait-il en réalisant qu'il avait manqué Pansy Parkinson? Ils rentrèrent alors dans la chambre de l'actrice. Celle-ci semblait encore plus jeune couchée dans son lit aux draps blancs. Ses longs cheveux noirs ondulaient sur les draps rêches et elle leur lança un léger regard en les voyant arriver puis elle éclata en sanglot. Ron se précipita immédiatement à ses côtés et posa une main réconfortante dans son dos.

-Vous venez de vivre une expérience effrayante, Mademoiselle Parkinson. Souffla-t-il doucement.

-Je… j'avais fait vérifié ma voiture, il y a de cela trois jours! Répliqua la jeune fille. Cela ne fait pas le moindre sens! Les freins… les freins ne marchaient plus…

Elle se mit alors à trembler légèrement.

-Mon bébé… Mon bébé va bien. Continua-t-elle. Il va bien. Tout va bien. Mais, si vous êtes là… ça veut dire… ça veut dire qu'on a essayé de me tuer, c'est ça? Oh mon Dieu! C'est le meurtrier de mon père et de ma famille! Il veut ma peau maintenant! Oh mon Dieu! Qu'est-ce que je vais faire? Dites-moi ce que je dois faire?

Harry s'avança alors vers elle, se mettant directement dans son champ de vision.

-Nous allons assigner un policier spécialement pour votre immeuble. Déclara calmement le brun.

-On a essayé de me tuer. Bégaya-t-elle de nouveau. On a essayé de me tuer.

-Vous êtes la seule survivante de cette personne, Mademoiselle Parkinson. Il n'avait jamais manqué son coup avant.

Une crispation se fit alors voir près de la bouche de la brune avant qu'elle enfouisse de nouveau sa tête entre ses mains, essayant visiblement de se calmer.

-Nous sommes heureux de voir que vous allez bien, Mademoiselle Parkinson. Interrompit Ron, les yeux doux. Nous allons vous laisser et un agent en uniforme viendra veiller sur vous sous peu.

Elle hocha paisiblement la tête, le visage encore enfouit entre ses mains. Harry sortit alors de la chambre, suivit de Ron. Il attendit d'arriver dans la voiture avant de commencer à parler.

-Elle jouait la comédie. Fit-il remarquer d'emblée.

-Peut-être pas. Répliqua Ron.

-Elle en faisait trop.

-Il y a des gens qui aiment en faire beaucoup pour avoir l'air mélodramatique.

-Elle est la seule à avoir survécu à ce meurtrier.

Ron hocha la tête, les yeux droits devant lui.

-La chance tourne. Rétorqua le roux. Un point pour nous.

-Ou bien, c'est ce qu'il veut nous faire croire.

Harry pouvait presqu'entendre son rire dans sa tête alors qu'il les fixait comme s'ils étaient des insectes.

-Pourquoi essayer de l'éliminer de cette manière. Poursuivit Harry. Un accident de voiture laisse-le choix.

-De quoi?

-De vivre ou de mourir. Il n'a pas laissé le choix à ses autres victimes. En les poignardant à plusieurs reprises… ils n'avaient pas de chance de survivre. Alors que de saboter les pneus de Parkinson… C'est du travail bâclé et je n'y crois pas une seule seconde.

-Qu'est-ce que tu crois alors?

-Elle est la meurtrière et veut détourner nos soupçons, ce qui veut dire qu'elle pense qu'on est assez stupide pour tomber dans le panneau. Ou bien, il s'agit de quelqu'un d'autre et cette personne essaye délibérément de nous emmener vers une fausse piste.

Mais, Pansy Parkinson tenait sincèrement à son bébé. Même en sachant pertinemment qu'elle survivrait… elle ne pouvait pas garantir la vie de cet enfant. Prendrait-elle vraiment le risque de le mettre en danger de cette manière? Il secoua lentement la tête. Ouais… ce meurtrier les menait définitivement en bateau et Harry ne savait plus quoi penser.

À suivre…