Oui je sais, Tanya est une garce et encore, vous n'avez pas tout vu ! (éhéh)

Petite explication pour Zayrra : il n'y a pas du tout d'erreur, d'inattention ou quoi que ce soit dans le fait qu'Edward emmène effectivement Tanya souper en ville… je l'explique dès le deuxième chapitre : mes héros ne sont plus entièrement des vampires à cause de la mutation de Carlisle. Ils mangent donc de la nourriture normale en plus du sang animal et de leur dose une fois par semaine de sang humain (prélevés dans des poches et non à la source). C'est vrai que je n'en ai plus reparlé après et si tu es comme moi, tu lis sans doute plusieurs fanfiction en même temps et j'avoue que parfois je m'y perds un peu vu que les prénoms sont toujours les même (hihi)… j'espère que c'est ok pour toi.

Merci à celles qui me laissent des petits commentaires ça fait toujours plaisir ! J'ai pu constater que certaines attendaient la suite avec impatience alors la voici…

Les personnages et l'univers sont de S. Meyer, les détails et les caractères sont de moi.

Bonne lecture !


Chapitre 12 : découvertes (BPV)

Si un jour on m'avait dit que je m'amuserai autant en faisant quelque chose pour Jessica, jamais je ne l'aurais cru ! Et pourtant, je passai un super moment avec Emmett et les autres.

Je m'étais endormie comme une souche en sortant de ma douche la veille au soir. La semaine avait été fatigante et mon service à la Push n'avait rien arrangé. La soirée avait été géniale mais s'était malheureusement plutôt mal terminée. Comment avais-je seulement pu me laisser embobiner de la sorte par ses yeux verts ? Bien qu'envoutant et pour une fois, souriant malgré sa défaite, Edward ne pouvait s'intéresser à moi. Quelle idiote j'étais de croire que sa sympathie envers moi pouvait être autre chose que de la pitié. Comme si une fille comme moi, au physique ingrat, pouvait plaire à ce garçon parfait … physiquement car il était loin de l'être moralement et c'est ce qui me fit redescendre sur terre.

Je me sentis tellement ridicule et honteuse de m'être laissé aller à penser à lui différemment que je m'en voulu la majeur partie du chemin lorsqu'il me ramena chez moi. J'étais grosse, loin d'être jolie et totalement insignifiante… je le savais et lui aussi ! C'est pourquoi, quand il voulu me réconforter par un petit geste tendre devant chez moi, je m'éloignai de lui encore une fois… je n'avais absolument pas besoin de sa misérable pitié ! Ou compassion je ne sais pas ! Je ne suis pas une petite chose faible et j'ai appris avec le temps à me protéger de ce genre de personne alors pourquoi m'être laissé aller à mes sentiments si ouvertement avec lui ? Sachant en plus très bien que la seule qui allait encore souffrir serait la pauvre pomme de Bella Swan ! C'était la dernière fois qu'il me troublait comme cela et je passai le reste de la soirée à essayer de m'en convaincre.

Si quelqu'un m'avais vue et entendue, il m'aurait sans doute prit pour une cinglée, à parler toute seule dans cette grande maison vide. En même temps, à force de vivre seule, on devient toujours un peu barjo non ? Toujours est-il que c'est à moitié nue, les cheveux encore mouillé que je m'endormi sans même m'en rendre compte. Je ne me rappelais même pas avoir pris une couverture puis éteint la lampe… je devais vraiment être beaucoup plus fatiguée que je ne le pensais.

Ma détermination voulait absolument oublier Edward, mais mes rêves et mon inconscient en avaient décidés autrement car pour la première fois, je rêvais de lui toute la nuit. Bien évidement, comme tous les rêves des pauvres idiotes romantiques comme moi qui croient encore au prince charmant, Edward me faisait la cours, me disait que j'étais belle et désirable et qu'il voulait partager plus avec moi qu'une simple amitié. J'eu alors l'impression d'entendre un bruit au loin et Edward s'évanouis, ne laissant qu'un espace noir dans ma tête. Je l'appelais mais il ne venait pas. C'est alors que je me faisais attaquer par quelque chose mais je ne pouvais distinguer vraiment quoi. Alors que je criais de toutes mes forces pour m'en sortir, mon dieu Grec vint à mon secours… et c'est là que je me suis réveillée. M'avait-il sauvé ? Je ne le saurai sans doute jamais !

Il y avait longtemps que je ne m'étais pas levée si tard et le soleil était déjà bien haut dans le ciel lorsque je sorti de mon lit. Je m'habillai rapidement dans un jeans et un t-shirt pas trop collant mais légèrement décolleté. J'aimais bien ce vêtement car il mettait un peu ma poitrine en valeur… s'était la seule chose que j'aimais chez moi donc autant la montrer un peu. Toutefois, je ne le portais jamais à l'école ou à la Push afin d'éviter tout commentaires déplacés que ce soit de la part de Tyler ou des piliers de comptoir à moitié saoul. Je pris aussi le temps de me préparer quelques crêpes pour le petit déjeuné, ainsi, je ne devrai pas manger à midi et tiendrai jusqu'au soir.

A la pensée de rencontrer les parents Cullen, je sentis mon estomac faire un nœud. Ils étaient géniaux selon Alice mais ce sont tout de même des parents… au vu de ce que je connaissais avec ma mère, je m'attendais toujours au pire à l'idée de rencontrer des adultes, bien que Billy faisait exception à la règle. C'est peut être ma mère l'exception en fait ? Je ne sais pas… bref, toujours est-il que non seulement j'étais assez stressée de faire leur connaissance mais j'appréhendais aussi ma rencontre avec Edward. Il était reparti en colère hier soir et je ne savais pas trop quelle attitude adopter face à lui : être cool et sympa comme si rien ne s'était passé ou faire l'indifférente pour lui montrer qu'il ne m'atteignait pas ? Bah… il sera toujours temps d'y penser le moment venu ! Je pourrais simplement observer sa propre attitude et m'adapter selon la situation.

J'avais tout un tas de choses à faire avant que les Cullen ne viennent me chercher, c'est pourquoi je me mis à la tâche assez rapidement. Après avoir fait une lessive, repassé quelques t-shirts, rangé le salon, nettoyé la salle de bain et donné un coup sur les vitres de la cuisine, je pris le temps de faire mes devoirs. J'avais à peine fini que j'entendis frapper trois coups à la porte d'entrée. Emmett était venu seul et nous devions aller rejoindre les autres au parc. Il s'attarda quelques minutes à observer un peu la maison et les quelques photos posées de ci-de là dans le salon et la salle à manger pendant que j'allais chercher un manteau. Je n'étais pas encore sortie de la pièce que je l'entendis rire comme une baleine :

« Qu'est-ce qu'il te prend ? Demandais-je en haussant un sourcil.

- C'est toi là sur cette photo ? Mais dis-moi, tu étais toute mignonne déguisée en Maya l'abeille !

- Oh ça va ne te moque pas de moi. A une époque ça faisait fureur ! Hé, ça revient un peu à la mode hein… et puis j'avais 4 ans à l'époque !

- Oui si tu le dis, dit-il en ne m'écoutant que d'une oreille et en passant à une autre photo. Qui est-ce ?

- C'est mon père, Charlie, expliquai-je une pointe de nostalgie dans la voix. Et là, à côté, c'est ma mère, Renée, avec ma sœur, Leah.

- Pourquoi tu n'es pas sur cette photo ? C'est dommage ça aurait fait une jolie photo de famille… tu n'es sur quasi aucune photo...

- Je prenais les photos… en fait j'ai toujours aimé la photographie et du coup je ne suis pas souvent dessus, malheureusement, car c'est moi qui les prends… enfin les prenait, ajoutai-je tristement.

- Tu semble douées, dit-il en observant un autre cadre sur le mur. Pourquoi tu n'as pas poussé cet hobby plus loin ?

- Parce que je n'ai plus d'appareil tout simplement, dis-je en détournant le regard pour ne pas qu'il voit que j'étais troublée… comme à chaque fois que je revois la scène de ce jour où mon appareil éclata en mille morceau contre le sol de la terrasse.

- Bella ça va ? Je ne voulais pas être indiscret excuse-moi.

- Non ce n'est rien t'inquiète, dis-je en me forçant à sourire pour le rassurer.

- Que s'est-il passé ma belle ? Je vois bien que ce ça te chagrine… raconte à tonton Emmett aller… dit-il en me prenant par l'épaule.

- T'es bête, dis-je en prenant l'air le plus détaché que je pouvais. C'est pas grave t'inquiète pas. Je reviens tout de suite, ne casse rien dans la maison en mon absence, dis-je en riant tout en me sauvant à l'étage.

- C'est l'hôpital qui se fout de la charité là ! C'est toi la maladroite de nous deux n'inverse pas les rôles, l'entendis-je crier. »

Je me précipitai dans l'escalier pour attraper ma veste posée sur mon lit. En me retournant, je vis celle d'Edward que j'avais laissée tomber la veille sur le sol avant de me rendre dans la salle de bain. En la prenant, je ne pu m'empêcher de la porter à mon nez… elle sentait encore comme lui. Son parfum était divin et rien que de sentir cette merveilleuse fragrance entrer dans mes narines, je me sentis défaillir. Je pourrais me shooter à cette odeur à longueur de journée, un peu comme les gens qui sniff les tubes de colle Prit ou les marqueurs indélébiles.

« Hé princesse tu t'es endormie ? Entendis-je Emmett crier d'en bas des escaliers.

- Une minute, j'arrive ! »

Bon aller Bella ressaisi toi, il faut bien que tu rendes cette veste à son propriétaire ! Je ne savais pas s'il serait content de me voir mais au pire, il aura au moins récupérer son vêtement. Je rejoignis Emmett à toute vitesse et il me fit grimper dans sa jeep. Il m'aida à m'attacher car je n'avais jamais mis d'harnais de sécurité.

« Est-ce bien nécessaire tous ça ? Demandais-je étonnée par les sièges baquets et tout le dispositif de sécurité.

- Oh … quand Rose à changé les sièges, les arceaux étaient livrés avec elle a tout installé. Ils n'ont pas encore servis jusqu'à présent, au moins tu inaugures le dispositif, dit-il distraitement.

- Attend… tu ne mets jamais ta ceinture de sécurité ? Enfin Emmett c'est dangereux ! En cas d'accident, tu pourrais être éjecté ou te retrouver dans le bar brise ! Et puis, c'est Rosalie qui a changé les sièges ? M'étonnai-je.

- Euh oui… enfin je veux dire… je n'ai jamais eu d'accidents donc ce n'est pas nécessaire, dit-il embarrassé.

- Il ne suffit que d'une fois enfin tu es inconscient ! Et tes parents te laissent faire ça ?

- Sinon la pro en mécanique à la maison c'est ma Rosie en effet, dit-il toujours confus. »

Il est clair qu'il voulait changer de sujet et après tout, qui étai-je que pour lui faire ainsi la morale hein ?

« Désolée Emmett je ne voulais pas faire ma rabat joie. T'inquiète je cafterai rien à tes parents, le rassurais-je en lui faisant un clin d'œil. Cependant, tu devrais quand même faire attention ! L'avertis-je en lui secouant mon index sous le menton.

- Oui maman ! Dit-il en riant et rejoignant le siège conducteur.

- Et donc ta chérie est fan de mécanique. J'aurai plutôt imaginé que toi ou Jasper vous seriez occupés de cette tâche pendant que Rose et Alice faisaient du shopping.

- Elles font du shopping mais Rosie adore bricoler et les voitures. Et moi j'aime la vitesse alors elle chouchoute la jeep pour moi et en retour je la gâte. J'espère que tu n'es pas malade en voiture car je compte bien faire un détour par les chemins de la forêt avant de rejoindre les autres pour te montrer à quel point je conduis excellemment bien !

- Vas-y, montre moi de quoi tu es capable, dis-je excitée comme une puce car j'aimais assez les sensations fortes. Mais à une condition… non plutôt deux.

- Dis toujours on verra…

- Primo tu attaches ton harnais de sécurité aussi et sans râler sinon je descends immédiatement ! »

Il leva les yeux au ciel, soupira bruyamment mais lorsque ses yeux croisèrent mon regard, il se rendit compte que j'étais très sérieuse et il prit donc le temps de régler et d'attacher les propres sangles de son siège.

« Voilà, contente ? Demanda-t-il exaspéré et soupirant encore une fois.

- Très !

- C'est quoi la deuxième chose ? Bien que je n'ai pas envie de le savoir si c'est pour m'ennuyer comme ça !

- Et bien la seconde, je te laisse refuser si ça te déplait mais… voilà est-ce que je pourrais tout à l'heure… dis-je hésitante.

- Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ma belle soit pas gênée comme ça tu sais que tu peux tout me demander. Dit-il en mettant une de ses grosses mains sur les miennes que j'étais en train de tortiller.

- Est-ce que je pourrai… juste quelques minutes, pas plus…

- Ouiii ? M'encouragea-t-il.

- … conduire ?

- Hein ? C'est ça que t'oses pas demander ? Dit-il en rigolant. Mais bien sûr que tu pourras conduire un peu… tu as le permis au moins ?

- Oui bien sûr mais je n'ai pas souvent l'occasion de conduire et j'ai toujours voulu essayer de prendre le volant d'une jeep telle que la tienne. Mais te tracasse pas, je serais prudente et ferai très attention à ne pas l'abîmer.

- Haha t'inquiète, tu ne pourrais rien faire que ma Rosie ne puisse réparer ! »

Il démarra le moteur qui fit un gros bruit d'ours en colère… un peu comme le rire de son propriétaire en fait. Nous partîmes vers directement vers là forêt, empruntant des chemins que je n'avais même jamais vus alors que j'ai toujours vécu là.

« Tu sembles déjà connaître la région par cœur ! Dis-je en m'agrippant de toutes mes forces au siège baquet sur lequel, il faut le dire, j'étais sérieusement secouée car il roulait très vite malgré la route défoncée et sinueuse.

- On a déjà exploré la forêt, on adore les randonnées dans la famille.

- Ah oui ? Super j'aime ça aussi mais toute seule je ne m'aventure pas trop loin car je serai capable de me perdre. Mais quand avez-vous pris le temps d'explorer les environs en une seule semaine ? Demandai-je un peu étonnée.

- Oh… et bien en fait on est arrivé la semaine avant de rentre à l'école et puis hier matin on a fait une longue promenade, répondit-il encore une fois embarrassé. »

Ce n'était pas la première fois qu'Emmett me disait des choses étranges pour me servir des excuses totalement bidon ensuite. Il ne savait pas très bien mentir mais je ne voulais pas pousser l'impolitesse à exiger la vérité. Après tout, je me doutais qu'ils me cachaient tous quelque chose et ce depuis le premier jour… s'ils ne me disaient pas tout, ça devait être pour une bonne raison.

Après un peu de « rodéo » en 4x4 et quelques fous rires, nous rejoignirent ses frères et sœurs au parc où ils avaient déjà commencés à encoller quelques affiches. Cette petite randonnée avec Emmett m'avait fait oublier, pour quelques minutes, Edward et mon stress refit surface lorsqu'il arrêta la voiture sur le parking, à côté d'une superbe BMW décapotable rouge où Rosalie vérifiait sa coiffure dans le miroir du rétroviseur.

« Hé Bella comme tu vas ? Emmett ne t'a pas fait trop de frayeur au moins. Demanda Jasper en ouvrant ma portière et en m'aidant à détacher le harnais qui me retenait au siège.

- Ca va super merci. Non Emmett ne m'a pas du tout impressionnée, il roule comme une fille !

- Comment ça comme une fille ? S'insurgea ce dernier. Qui s'est cramponnée comme une folle la majeure partie du voyage ? Je suis persuadé que tu as les mains toutes engourdies tellement tu serrais le siège !

- A peine, rigolai-je en descendant de la voiture et en lui envoyant une accolade dans l'épaule qui ne fit que ME déstabiliser. »

Lui ne bougea absolument pas d'un millimètre, comme si j'étais une mouche qui venait juste de se poser sur son bras. Heureusement, personne ne fit de commentaires alors qu'Alice venait me faire la bise pour me dire bonjour.

« Tu as passé une bonne matinée ? Me demanda-t-elle en souriant… c'est bête mais j'étais émue de les voir s'intéresser à moi.

- Oui j'ai bien dormi mais je me suis levée super tard ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé. Au fait Rose, c'est ta voiture ? Demandais-je admirative devant le bolide.

- Tout à fait ! Elle te plait ?

- Un peu oui, elle est splendide ! Dis-je tout en tournant autour le véhicule dont la carrosserie brillait tellement elle était propre. Vous avez chacun votre voiture chez vous en fait ?

- Presque, m'expliqua Alice. Carlisle à une Mercedes noire et tu as déjà vu la Volvo d'Edward… Jasper à une moto, quant à moi, je me tâte sur ce que je vais acheter en fait… une Porsche jaune ou une Ferrari rouge, je sais pas…

- Waw, dis-je estomaquée par ces révélations. Votre père doit vraiment bien gagner sa vie pour vous offrir tout ça ! S'il est si compétent, que fait-il dans le misérable hôpital de la région ?

- Il avait besoin de trouver un peu de calme pour se ressourcer, répliqua-t-elle du tac au tac.

- Vous en avez de la chance en tout cas, répondis-je rêveuse. Moi je dois me contenter du bus et ce, pour un bon bout de temps à mon avis.

- Quelle est LA voiture de tes rêves Bella ? Demanda Jasper curieux. Ferrari ? Porsche ? Lamborghini ?

- Non pas du tout, mon rêve c'est une Mini Austin modèle de 1978. Elle doit être rouge vif avec un toit blanc et deux bandes blanches sur le capot !

- Ca c'est de la précision, commenta Emmett. Elle sait ce qu'elle veut la petite.

- Et elle est connaisseuse en plus, ajouta Rosalie. Elle est très belle cette voiture ! Mais ne préfèrerais-tu pas un modèle plus récent ?

- Non car les vieilles voitures ont toujours une histoire et ça se ressent quand on les conduit. Jacob avait une vieille Golf Volkswagen qu'il passait des heures à bricoler et moi, je l'assistais. Je suis tombée amoureuse de la mini car c'est presque la même que conduit Charlize Theron dans le film ''Braquage à l'italienne''.

- Edward aussi aime les voitures anciennes, commenta Alice en souriant. Il a aussi une vieille Aston Martin Vanquish qu'il bichonne. Il a râlé assez de devoir la laisser dans le garage en Amérique. Mais si tu as cette passion, je suis sûr qu'il la fera venir par bateau pour te la montrer !

- Quoi ? Il a une Vanquish ? Mais vous faites pousser l'argent sur des arbres ou quoi ? Je veux aussi ce genre de plante alors ! »

Non mais ils ne se rendent même pas compte de la chance qu'ils ont ? Ils roulent littéralement sur l'or et ce dans tous les sens du terme. Si je pouvais seulement avoir le millième de ce qu'ils ont je serais sans doute tranquille et sans le moindre souci pour mes études et mon avenir !

« Je doute qu'il fasse ça pour moi, dis-je. Je continue à penser que votre frangin ne m'aime pas beaucoup. En plus, hier je l'ai un peu humilié en public… d'ailleurs il est encore fâché qu'il n'est pas là ?

- Non pas du tout, Tanya à débarqué hier soir par le dernier avion, dit Emmett en grimaçant.

- Oh… dis-je troublée par cette révélation. »

Ok, je vois… monsieur devait sans doute passer la majeure partie de sa journée à s'envoyer en l'air avec sa copine. Ca me remit directement les idées en place quant à ma légère faiblesse pour lui la veille.

« Il n'était pas content de la voir, le défendit Alice. Il était même furieux de la voir arriver ainsi sans prévenir.

- Je pense même qu'il a essayé de rompre avec elle, ajouta Rosalie.

- Essayer ?

- Tanya est très égocentrique, expliqua Jasper. Elle n'en fait qu'à sa tête et n'écoute que ce qui l'arrange.

- Ils vont bien ensemble alors, répliquai-je sarcastique.

- Ne le juge pas Bella, s'il te plaît, supplia Alice. Il n'est pas lui-même en se moment et il souffre beaucoup.

- Désolée, dis-je en baissant la tête. »

Ils ont raison. Je n'arrête pas de le juger sans pour autant vraiment le connaître. Bien que mes préjugés soient justifiés je pense, de par son comportement soupe au lait.

« Et ses affichent alors ? Demandai-je pour changer de conversation. Comment on s'organise ? »

Comme les autres avaient déjà parcourus la moitié de la ville avant notre arrivée à Emmett et moi, nous… enfin surtout Alice, décida qu'il serait plus agréable de placarder le reste tous ensemble. C'est donc à pieds que nous partîmes tous gaiement, se taquinant les uns les autres entre bousculades, surtout Emmett… moi je ne m'y risquai plus, et coups de pinceaux remplis de colle sur le bout du nez. C'est d'ailleurs ce dernier qui se retrouva avec de la colle plein les cheveux, Rosalie et Alice le prenant par surprise.

Lorsque nous eûmes terminé, nous regagnâmes calmement le parking afin de récupérer leurs véhicules.

« Aller la miss, fit Emmett en souriant et en ouvrant la portière conducteur. Grimpe derrière le volant, tu conduis jusque chez les parents.

- Tu es sûr de toi ? Et puis je ne connais pas la route.

- Justement, ainsi tu iras doucement alors que je jouerai au GPS, dit-il en me tendant les clés qu'il laissa tomber dans la paume que je lui tendais déjà. »

Il m'aida à m'installer et à boucler les harnais puis il fit le tour de la jeep et grimpa à mes côtés alors que Rosalie et les autres prenaient place dans sa BM. J'étais tellement contente que je ne pensais même pas au fait que dans très peu de temps, non seulement j'allais rencontrer les parents de mes nouveaux amis, mais qu'en plus, j'allais retrouver Edward et sa groupie. On aurait dit un enfant le matin de Noël tellement je ne pouvais m'empêcher de sourire.

Je n'avais pas encore démarré que Rose était déjà partie. Si j'avais envie de la suivre pour connaître la route, je devais me dépêcher. Toutefois, Emmett prit le temps de m'expliquer deux trois petites choses concernant le changement de vitesse ou le bouton du clignotant. Le chemin se passa ainsi sans encombre et mon copilote se montra enthousiaste et patient.

« C'est toi qui disais que je roulais comme une fille, hein mamy !

- Mamy ?

- Tu roules comme une grand-mère, on n'avance pas là… à cette allure on ne sera jamais rentré pour le souper !

- Ok, j'avoue qu'on se traine un peu mais c'est parce que je ne veux pas faire de maladresse avec TA voiture.

- T'as la frousse c'est tout, me défia-t-il.

- Tu vas voir, lançais-je en rétrogradant pour reprendre de l'élan. »

J'adoptais donc une conduite beaucoup plus sportive, telle que Jacob me l'avait apprise avant même de passer mon permis de conduire ! Il m'emmenait dans des petits chemins pour m'apprendre et j'adorais ça. Il m'avait aussi promis de m'initier à la moto mais j'étais trop petite que pour tenir l'engin et poser mes deux pieds par terre en même temps. La vitesse et les sensations fortes me bottaient vraiment. En deux temps trois mouvements j'accélérais et me mis à slalomer dans la circulation vers la sortie de la ville, suivant toujours les indications d'Emmett qui me regardait surpris mais content… perso je m'éclatais ! J'eu donc vite fait de rattraper Rosalie et je la dépassai à grand coups de klaxons ! Si mon père avait encore été de ce monde, il m'aurait fait enfermer sur le champ dans la petite cellule du poste de police où il était le chef.

Soudain, Emmett m'informa que je devais prendre le prochain chemin à gauche pour me rendre à la villa de ses parents mais un peu trop tard, ce qui m'obligea à prendre le virage en épingle au frein à main. Je n'avais pas vraiment l'habitude de faire ça avec une si grosse voiture et j'avoue m'être fait un peu peur… la golf de Jacob virait mieux que cela ! Cependant, je rattrapai vite le coup en tournant le volant à toute vitesse et je pu m'engager sur la petite route en gravier sans avoir beaucoup ralenti, Rosalie juste derrière moi. Elle semblait un peu vexée que je l'aie dépassée en la narguant mais je pouvais voir Alice et Jasper dans mon rétroviseur qui riaient de bon cœur.

Je stoppai la voiture juste devant la maison dans un coup de frein tellement brusque, que nous fûmes projeté tout les deux en avant.

« Tu vois qu'il est important d'attacher sa ceinture de sécurité, dis-je à Emmett en lui rendant ses clés.

- Toi je t'adore trop, tu sais ça ? Me dit-il joyeux comme un gamin en descendant de la voiture. »

J'avais maintenant compris le système pour défaire le harnais et je descendis seule de la jeep alors que les trois autres venaient nous rejoindre, Rosalie s'étant garée un peu plus loin.

« Hé bien mademoiselle Swan, vous n'avez pas peur des excès de vitesses ! Commenta Jasper. »

Alice était tout à coté de lui et une nouvelle fois, je ne pu m'empêcher de les admirer tout les deux. Ils étaient tellement beaux et formaient un couple si mignon, qu'on ne pouvait que sourire en voyant l'amour qu'ils se donnaient l'un à l'autre. Emmett qui avait rejoint sa chérie me faisait la même impression. Ils étaient différents tout les deux mais tellement complémentaires… j'en étais presque jalouse !

En me retournant, je pris enfin conscience de la beauté et du charme que dégageait la maison des Cullen. Elle était totalement perdue au milieu de la forêt, d'architecture très moderne avec ses formes carrées et droites, ses parties en pierres bleues mélangées à du bardage en bois, le tout encadrant d'immense baies vitrées. On avait l'impression que toutes les pièces de la maison n'étaient faites de presque aucuns murs mais uniquement de vitres, bien qu'on ne pouvait distinguer réellement ce qu'il se passait à l'intérieur. Ca devait être ce nouveau type de verres qui reflète la lumière, un peu comme un miroir sans tain. Sur le côté, on pouvait distinguer une immense véranda dans laquelle on apercevait une piscine et à ce que je pouvais observer, j'imaginai que les parois de verres pouvaient se glisser sur les côté afin que le point d'eau puisse être directement sous le soleil, en plein air. Le tout était prolongé par une jolie terrasse meublée et ornée de diverses plantes en pots ou en bacs, disposés avec beaucoup de finesse et de gout. J'étais déjà amoureuse de cette maison : elle était belle mais dégageait aussi un je ne sais quoi de rassurant et d'accueillant.

« Votre maison est splendide, dis-je le souffle coupé.

- Oui, on doit tout cela à Esmée, expliqua Alice. Notre mère est architecte et elle aime tellement son boulot qu'elle y passe des heures quand papa travaille.

- On a l'impression que ça fait des années que vous habitez là, c'est incroyable !

- Vient, dit Emmett en me tirant par la main, nous allons te présenter. »

Je me sentis tout à coup super nerveuse à nouveau. Cependant, je fus tellement éblouie par l'intérieur de la maison qui était tout aussi majestueux que l'extérieur, que mon stress s'adouci légèrement. J'étais en total admiration à la vue du spectacle qui s'offrait à moi, que le léger courant d'air que provoqua notre arrivée, à cause sans doute d'une fenêtre laissée ouverte, me donna la chair de poule. L'entrée donnai sur un mini hall, communiquant avec un immense salon, comprenant le plus grand divan blanc en cuire que je n'avais jamais vu. Rien que cette pièce avait la taille de ma propre maison et je suis persuadée qu'une quinzaine de personnes pouvaient facilement se tenir assise rien que sur le canapé. Une multitude de cousins et de reposes pieds, servant sans doute de sièges d'appoint au besoin, traînaient de ci de là tout autour de la table basse.

Sur le mur du fond, on pouvait distinguer une énorme cheminée en pierres taillées mais d'aspect moderne, donnant ainsi à la fois sur le salon mais également sur la salle à manger qui se dessinait vers la gauche. La table était en chêne ancien et d'une longueur impressionnante mais elle ne choquait pas du tout au milieu des chaises en fer forgé noir et des meubles plus contemporains. C'est alors que mes yeux se posèrent sur une petite estrade sur la gauche où un long piano à queue trônait avec élégance à coté d'une méridienne en cuire noir. Jamais je n'avais vu un si bel instrument et il donnait un coté à la fois précieux mais aussi apaisant à la l'ensemble du séjour.

Juste en face de l'entrée se trouvait un escalier mélangeant un bois exotique de couleur wengé à des barrières métalliques de style « industrie », ce qui lui donnait un charme fou. A coté, une petite porte était restée ouverte et j'imaginai qu'elle donnait sur la cuisine vu la bonne odeur de nourriture qu'il en sortait. Emmett me sorti de ma contemplation en me prenant mon manteau, ainsi que celui d'Edward que j'avais repris dans la voiture et les lança à Jasper qui s'occupait de les ranger dans ce qu'on pourrait quasi appeler un dressing, tellement le placard était imposant et rempli à craquer de vestes, manteau, parka et imperméables en tout genre. Sans dire un mot, il mit un bras autour de mes épaules tout en me faisant avancer vers la cuisine.

« Papa, maman… je vous présente Isabella ! Dit-il tout sourire en me désignant d'une main, tel un présentateur TV annonçant au public le nom de son premier candidat ».

Je ne pu rien dire de bien particulier mis à part un « bonjour » rougissant, à peine chuchoté, tellement je fus stupéfaite. Les parents d'Alice étaient sans doute les plus jeunes parents d'ados que j'avais pu rencontrer et leur beauté étaient totalement identique à celle de leurs enfants… à se demander s'ils avaient vraiment été adoptés. Je ne savais pas quels âges ils pouvaient bien avoir mais je suis persuadée qu'ils prenaient soin de s'habiller comme des gens de la quarantaine pour se rendre plus vieux en apparence. Faisant abstraction de tout cela, leur visage ne reflétait qu'une petite vingtaine d'année, pas beaucoup plus !

Esmée était très belle, avec un visage en forme de cœur et des longs cheveux caramel. Ses yeux noisette étaient pétillants et reflétaient la douceur, la gentillesse et la bonté. Son mari était sans doute l'homme le plus sexy qu'il m'ait été de rencontrer… mis à part Edward bien évidemment. Ses cheveux couleur d'or semblaient soyeux mais n'attiraient pas autant le regard que ses yeux d'un bleu océan turquoise. On aurait dit l'eau chaude d'une plage de sable blanc d'un fond d'écran d'ordinateur (je sais, ça fait moins glamour mais je n'ai jamais eu la chance de voyager vers une île paradisiaque en vrai). Il était lui aussi magnifique et sa mâchoire carrée et robuste laissait deviner que le reste de son corps devait être également sculpté tel une statue de pierre représentant les jeux olympique d'Athènes au temps de l'empire Romain.

Mais ce qui était le plus étrange, c'est qu'ils avaient tous les deux la même peau pâle que leurs enfants. Etait-ce ça leur gros secret ? Ils avaient une maladie qui leur donnait un teint laiteux… un peu comme le mien en fait. Après tout, tout le monde n'est pas sujet à bronzer facilement comme Leah ! Alors que moi je ne pouvais m'exposer sans attraper un énorme coup de soleil en moins de dix minutes, ma sœur montrait sur ce même lapse de temps une peau de plus en plus hâlée, voire brune.

« Soi la bienvenue chez nous Isabella, me tira Esmée de ma contemplation en s'avançant et en me serrant la main timidement. Tu es ici chez toi !

- Merci beaucoup madame Cullen c'est très gentil… qu'est-ce qu'elle a les mains douces, pensais-je en les regardant tenir la mienne.

- Oh… pas de formalités entre nous voyons ma chérie, tu peux m'appeler Esmée.

- Et je suis Carlisle, dit ce dernier en me serrant la main à son tour, affichant un sourire à faire pâlir une pub pour dentifrice. Nous sommes ravis d'enfin te rencontrer Isabella. Les enfants nous on tellement parlé de toi que j'ai l'impression de déjà te connaître.

- Oh, fis-je en rougissant jusqu'à la racine de mes cheveux. Il ne faut pas croire tout ce qu'ils racontent j'en ai peur. Et je vous en prie, appelez-moi juste Bella.

- Pas de souci Bella, ils n'ont fait que des éloges à ton sujet.

- C'est bien ce que je dis : ils ne sont pas très objectifs avec moi, rigolais-je en baissant les yeux, tellement j'étais éblouie par ces deux adultes servant de parents à mes nouveaux amis. »

Ils semblaient si bien assortis et l'amour qu'ils partageaient lorsqu'ils échangeaient un simple regard était tellement palpable que j'eu presque envie de leur demander de m'adopter aussi.

« Vous avez une maison tout à fait superbe Esmée. Dis-je pour être polie et afin d'engager la conversation, bien que je le pensais vraiment. »

Nous discutâmes quelques minutes sur la villa mais aussi sur moi et ma maison avant qu'Alice ne vienne nous interrompre afin de me faire visiter le reste de la maison. Elle m'emmena directement à l'étage, me montrant d'abord de loin le bureau de son père ainsi que la chambre d'Emmett et Rosalie, pour ensuite me pousser à l'intérieur de sa chambre qu'elle partageait avec Jasper, non sans oublier de me désigner une petit porte au bout du couloir, m'informant que c'était là que se trouvait le repère d'Edward. Je ne savais pas s'il y était présent avec sa copine… ou ex-copine au dire des autres, mais cette pensée refit monter mon stress en flèche.

La chambre d'Alice, ou devrais-je dire sa suite présidentielle était aussi grande que le salon au rez de chaussée mais était sans doute plus petite que le dressing adjacent. On ne se serait pas cru dans un magasin, non… plutôt dans l'entrepôt luxueux de stockage de vêtements devant être livrés dans au moins une cinquantaine de magasins. Je suis sûr que pour toute une vie il y avait encore beaucoup trop de pantalons, de jupes, de robes ou même encore de chaussures. Elle ne pourrait jamais porter tout cela en changeant de tenue une seule fois par jour… s'était impossible !

Attenante à la chambre, dont, comme je l'avais imaginé quelques minutes auparavant, une immense baie vitrée donnant sur un petit balcon laissait entrer la lumière de manière spectaculaire, se trouvait également une superbe salle de bain aux allures exotiques. On se serait cru dans une véritable oasis avec sa douche spacieuse et son bain à remous.

« Vous vivez dans un palace ma parole.

- Mais non voyons ce ne sont que deux trois petites choses comme ça.

- Alice, tu ne te rends même pas compte à quel point tout ceci est luxueux ? Il faut redescendre sur terre ma belle : un grand pourcentage des habitants de cette planète vivent dans une maison aussi grande que ta salle de bain !

- Oui je sais, c'est pour ça que chaque année on organise un ou deux galas de charités et que mon père fait des dons pour la construction de villages, de puits et d'écoles en Afrique, expliqua-t-elle nonchalamment. »

Beaux, riches, sympas et généreux : cette famille est vraiment digne d'une série TV.

« Si tu veux te servir dans mon dressing, n'hésite surtout pas, proposa-t-elle en choisissant une robe qu'elle se mit à enfiler.

- Alice… dis-je cette fois exaspérée, tu as la taille d'un Lilliputien et j'ai celle de Gulliver ! Tes cuisses ont la même grosseur que mes bras ! Comment veux-tu que je rentre dans quoi que ce soit dans cette pièce hein ?

- Tu exagères toujours … et puis tu peux prendre des chaussures, un sac, une ceinture, un foulard, …

- C'est gentil de proposer merci, dis-je en regardant les talons de douze centimètre que la plupart des chaussures exhibaient… je me voyais mal me balader avec un sac Armani au bras alors que mes pieds seraient enfermés dans mes vieille Converses.

- C'est pourquoi il faut absolument qu'Edward honore son pari au plus vite. J'ai hâte de t'aider à trouver des petites choses qui te mettront en valeur au lieu de ces pulls larges et sans formes, bien que le haut que tu portes aujourd'hui soit très mignon sur toi !

- Merci beaucoup ! Mais tu te rendras vite compte qu'il y a très peu de choses pour les filles comme moi… et puis je ne pense pas que ton frère doive me payer une journée shopping.

- C'est parce que tu ne sais pas où chercher. Un pari est un pari et il a perdu ! Me rappela-t-elle. Tu peux être certaine qu'il ne se serait pas privé de te faire faire n'importe quoi s'il avait gagné.

- Oui mais ce n'est pas pareil. Ici l'argent entre en compte et ce n'est pas dans mes habitudes…

- On en rediscutera plus tard, me coupa-t-elle en m'entraînant vers la sortie et en sautillant dans le couloir mezzanine qui donnait lui aussi sur le salon. Tu apprendras miss Bella que j'ai toujours raison ET le dernier mot ! »

On verra ! Pensais-je en admirant toujours le piano en dessous de nous. Je me demandais bien qui pouvais être le musicien de la famille… sans doute Carlisle, ça lui irait très bien et le rendrait sûrement encore plus sexy ! Bella, arrête un peu de fantasmer sur le père de tes amis, non mais ça ne va pas non ?

Nous descendîmes vers la cuisine où les parents d'Alice cuisinaient tous les deux, se regardant amoureusement comme s'ils étaient des ados pensant avoir trouvé le grand amour. Ils étaient vraiment mignons et ce, dans tous les sens du terme !

« Qu'est-ce qu'on mange se soir maman ? Demanda Alice en piquant un petit morceau de fromage qui traînait dans un bol sur le plan de travail.

- Pas de chichi aujourd'hui ma chérie. Une petite assiette froide en entrée avec du jambon italien et du melon, suivit de tagliatelles au saumon et de sa julienne de légumes croquant.

- Et c'est ce que vous appelez pas de chichi, m'étonnais-je en regardant Carlisle couper avec minutie et précision des petits bâtons de carottes leur donnant exactement la même taille à chacun… il était vraiment chirurgien, même en cuisine !

- Ca fait trop ? Demanda-t-il.

- Non pas du tout mais chez moi, sans chichi veut dire : un plat de pâtes avec de la sauce tomate en boîte et un peu de fromage. Mais ce que vous préparez sent super bon en tout cas !

- Et pour le dessert ? Demanda Emmett en entrant avec Rosalie et Jasper.

- Voilà notre gourmant, dit sa mère en prenant une casserole dans l'immense tiroir du meuble sous la taque de cuisson »

Ai-je déjà précisé que tout était immense dans cette maison ? La cuisine aurait pu faire pâlir un grand chef quatre étoiles !

« J'avais envie d'essayer de faire quelque chose avec ces biscuits belges au gingembre et aux épices.

- Ah les speculoos, m'exclamai-je. Ces biscuits sont excellents, j'adore !

- Connais-tu une recette de dessert avec ce produit ma chérie ? Me demanda-t-elle. J'ai feuilleté quelques livres et été voir sur internet mais rien ne me tente ».

Qu'est-ce que s'était bon de se faire appeler « ma chérie » et de voir que l'on s'intéressait à moi… je risquais d'y prendre goût si je ne faisais pas attention.

« Oui, mais la plupart demandent soit une cuisson d'une heure dans un gâteau, soit une demi journée dans le réfrigérateur. Toutefois, je connais une recette de mousse aux spéculoos et au mascarpone qui ne nécessite qu'une grosse demi-heure au froid. Cependant, c'est un plat bien simple comparé au délicieux repas que vous nous préparez.

- Non ça sera parfait, explique nous comment faire, proposa Carlisle ».

Et c'est ainsi que je passai la demi heure suivante à préparer cette mousse simple mais délicieuse avec Emmett comme assistant et le reste de la famille comme spectateur. Tous rirent beaucoup quand le grand dadet qui me servait d'assistant renversa le sucre et se mit des œufs battus en neige partout sur le visage. Il y avait bien longtemps que je n'avais pas passé un si bon moment en famille… en fait, je crois que ça ne m'était jamais arrivé ! A l'époque de mon père, ma mère cuisinait mais toujours seule et il était rare que l'on se retrouve tous les quatre avec Leah autour d'une table à discuter de notre journée ou à rire ensemble, mis à part pour les repas qui se terminaient souvent en disputes car ma sœur ne cessait de me provoquer pour un oui ou pour un non.

Je ne savais pas où était Edward et je n'osai pas le demander. Lorsqu'on mit la table, Rosalie ne prévu pas de couverts pour lui ou pour la fille qui devait normalement l'accompagner. J'en déduisis qu'ils étaient de sortie et que je ne les verrai donc pas… ce qui me fit échapper un petit soupir de soulagement. Depuis notre arrivée j'appréhendais son arrivée et sursautais au moindre bruit.

La soirée se passa sans encombre avec un repas délicieux et digne de figurer sur une carte de restaurant. J'avais été assez stressée de rencontrer les parents Cullen et j'étais vraiment une idiote car ils étaient tout simplement géniaux. On pouvait discuter de tout avec eux et ils prenaient vraiment attention à ce que chacun ait tout ce dont il ait besoin. Ils me mirent à l'aise immédiatement et j'avais l'impression de faire partie de leur clan. Même s'ils n'étaient pas unis par le sang, on pouvait franchement voir que l'amour était un lien réel et puissant dans cette famille, ce qui me fit rêver il faut bien l'avouer.

Je fus ravie de convenir avec Carlisle de mon nouvel emploie du temps en tant « qu'assistante de rangement ». Je ne savais pas qu'on pouvait engager des gens pour la tâche qu'il me demandait de réaliser mais ça me convenait parfaitement. Il viendrait me chercher à l'école le lundi et le jeudi pour, soit m'emmener à l'hôpital, soit pour travailler dans son bureau à la villa et ce pendant deux heures. Le salaire qu'il me proposait était plus important que ce que je pouvais gagner en faisant dix heures à la Push, c'est pourquoi je protestai un peu en précisant que c'était beaucoup trop mais Carlisle fit la sourde oreille à toutes mes protestations et autres propositions… après tout ils étaient loin d'être dans le besoin.

C'est Alice et Jasper qui me ramenèrent chez moi via la Mercedes hyper class de leur père. Jamais une telle voiture ne s'était garée devant ma maison et si les voisins m'ont vue, ils ont bien dû se demander où et avec qui j'avais passé ma journée.

« Et bien merci beaucoup pour cette superbe après midi et la soirée, dis-je en descendant de la voiture.

- Y a pas quoi ma belle, on recommence quand tu veux ! Dit Alice en souriant.

- On se voit demain en cours alors… soyez prudent pour rentrer, leur lançai-je en avançant vers la porte d'entrée de chez moi, tout en cherchant les clés dans ma veste.

- T'inquiète pas pour nous, à demain Bella et bonne nuit, cria Jazz par la fenêtre ouverte.

- A vous aussi … faites de beaux rêves ! »

A cette phrase, ils éclatèrent de rire tout les deux, comme si j'avais dis un truc complètement fou. Ils étaient sympas mais parfois franchement bizarre. C'est peut être pour ça qu'ils s'entendent bien avec moi. Mais à y réfléchir, ils étaient jeunes, très amoureux et partageaient une chambre… leurs nuits étaient sans doute beaucoup plus agitées et intéressantes que les miennes !

Après avoir refermé la porte derrière moi à double tour (on ne sait jamais…), je passai vite fait à la salle de bain pour me débarbouiller et enfiler un pyjama confortable. Il était déjà bien tard car je n'avais absolument pas vu le temps passer, tellement la soirée me fut agréable et divertissante… ça change de ma solitude, c'est clair ! J'entrepris de lire un peu mais mes yeux se fermaient tous seuls. Il ne me fallu surement que quelques minutes pour trouver le sommeil et pour la deuxième fois, je rêvais d'Edward. Je ne l'avais pas vu de la journée mais j'avais souvent pensé à lui… et à sa copine que j'imaginais grande, blonde aux yeux bleus, super belle mais sans cervelle. Je voulais l'oublier et me convaincre que je ne devais pas fantasmer sur lui mais mon inconscient ne m'obéit pas du tout malheureusement.

A mon réveille, mon stress de savoir que j'allais obligatoirement le voir à l'école me donna mal au ventre… comment allait-il se comporter suite à ce qu'il s'était passé samedi soir ?


Voilà voilà… chapitre assez long mais j'étais inspirée lol. J'espère que vous avez apprécié.

A bientôt ;-)