Bonsoir tout le monde!
Un grand merci pour vos commentaires qui me mettent toujours du baume au coeur!
J'espère que cet avant-dernier chapitre vous plaira...
Bonne lecture!
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Chapitre 12 :
Cette journée n'en finissait plus. Aucune affaire n'était venue nous distraire, et même si je m'ennuyais comme un rat mort, j'en étais heureux. D'une parce que cela signifiait que personne n'était mort, ce qui était toujours une bonne nouvelle, et de deux parce que cela voulait dire que Kate partirait tôt ce soir, ce dont je ne pouvais que me réjouir. Lorsque midi avait sonné, je lui avais proposé de prendre une longue pause déjeuner, mais après avoir jeté un regard désespéré à sa paperasse, elle avait refusé. J'avais commencé à insister, et elle m'avait fait comprendre que si elle prenait une pause maintenant, elle devrait rattraper le temps perdu ce soir. Le message était clair, et je m'étais alors tourné vers les gars leur demandant ce qu'il voulait manger. Je m'étais absenté le temps d'aller chercher le repas de tout le monde que Lanie était venue partager avec nous en salle de repos. Durant tout le repas, j'avais suivi avec amusement la discussion silencieuse entre Kate et Lanie, et nul doute que Kate ne tarderait pas à subir un véritable interrogatoire de la part de sa meilleure amie.
Nous n'avions pas vraiment discuté du comportement à adopter au poste. J'avais simplement décidé de calquer mon attitude sur celle de Kate, même si je ne pouvais pas m'empêcher de la dévorer du regard. Ce qui dans le fond ne changeait pas de d'habitude. Et lorsque mon regard se faisait trop insistant, Kate me lançait un regard noir qui faisait pouffer les gars. J'étais heureux de constaté que les choses n'avaient pas changées entre nous. Et surtout, j'étais soulagé qu'aucun malaise n'ait fait son apparition. Nous étions plus proches que jamais, et cela me réjouissait au plus haut point. La seule chose que ne me satisfaisait pas, c'était le fait que Kate n'ait pas crié. Et j'étais déterminé à faire en sorte que cette nuit change sa conception de l'amour physique. D'autant qu'elle m'avait quasiment défié d'y parvenir. Et j'y parviendrais, foi de Richard Castle ! Durant le reste de l'après-midi, je mettais au point les détails de notre soirée. J'avais déjà prévenu mère et Alexis que je ne rentrerais pas ce soir, et même si elles avaient été curieuses de connaître les raisons qui me poussaient à découcher, elles ne m'avaient pas interrogé, se doutant que Kate ne devait pas y être étrangère. Bien sûr je savais que ce n'était que partie remise.
Profitant de ce que Kate était plongée dans ses dossiers, j'envoyais un mail à mon traiteur préféré pour lui commander notre repas de ce soir et lui demandais de le livrer chez Kate pour 19 heures. La question du repas réglée, je rangeais mon cellulaire dans ma poche et décidais de reprendre mon activité préférée, observer Kate. Je l'avais toujours trouvé belle, mais aujourd'hui, elle irradiait littéralement. Pas étonnant que les radars de Lanie se soient activés. Un sourire carnassier naquit sur mes lèvres en imaginant ce à quoi elle ressemblerait demain. Parce qu'avec ce que je lui réservais, elle ressemblerait à une centrale nucléaire fonctionnant à plein régime.
« Castle ! arrêtez ça ! » grogna-t-elle sans même lever les yeux.
« Mais je ne fais strictement rien lieutenant ! » protestais-je en levant innocemment les mains.
« Vous n'avez personne d'autre à embêter ? » soupira-t-elle en roulant des yeux.
« Nop… je suis tout à vous ! » m'exclamais-je avec un grand sourire.
Elle soupira lourdement, gardant obstinément la tête baissée mais j'aperçus malgré tout le léger sourire qui orna ses lèvres à ma déclaration.
« Rendez-vous utile puisque vous ne savez pas être agréable et allez me chercher un café ! » m'ordonna-t-elle sèchement sans se départir de son sourire.
« Chef ! Oui chef ! » m'exclamais-je en me mettant au garde à vous avant de déguerpir en la voyant tendre la main vers le tiroir de son bureau.
Alors que je préparais le café de madame, j'entendis la porte se refermée, et surpris, je vis Esposito se tenir devant moi, les bras croisés et les sourcils froncés. L'heure de l'interrogatoire avait sonnée. Décidant d'attendre de voir ce qu'il voulait, je reportais mon attention sur la machine à expresso et continuais ma tache.
« Qu'est-ce qui se passe avec Beckett ? » s'enquit le latino en avançant vers moi.
« Qu'est-ce que tu veux dire ? » fis-je semblant de ne pas comprendre.
« Ne me dis pas que tu n'as rien remarqué ! » soupira-t-il en me rejoignant avant de s'adosser contre le meuble.
« Je la trouve comme d'habitude moi » déclarais-je avec un haussement d'épaules.
« Je t'en prie vieux, pas à moi ! Tu veux me faire croire que tu n'as pas remarqué sa mine resplendissante ou sa bonne humeur inaltérable ? » m'interrogea-t-il en me lançant un regard incrédule.
« C'est Beckett vieux, elle est toujours resplendissante ! » répliquais-je sur le ton de l'évidence.
« C'est vrai que tu n'es pas très objectif quand il s'agit d'elle » soupira Esposito en secouant la tête d'un air désespéré avant de reprendre « Donc tu ne sais rien ! »
« Pourquoi n'interroges-tu pas Lanie ? Peut-être Beckett lui a-t-elle fait des confidences. » Suggérais-je en m'emparant des tasses lorsque la machine émit un bip signalant que ceux-ci étaient prêts.
« Elle ne sait rien. Tout ce qu'elle m'a dit, c'est que visiblement sa relation avec Josh battait de l'aile » déclara Esposito sur le ton de la confidence.
« Alors peut-être qu'ils se sont réconciliés » déclarais-je sombrement.
Je n'avais pas à me forcer pour prendre un air malheureux à cette idée. Et Esposito sembla immédiatement percevoir mon changement d'humeur, parce qu'il me pressa l'épaule d'un geste de sympathie et de soutien fraternel.
« Désolé vieux, je ne voulais pas te blessé » déclara-t-il avec un sourire d'excuses.
« C'est bon bro, temps qu'elle est heureuse, c'est tout ce que je demande » déclarais-je sincèrement avant d'ajouter en soulevant les cafés « J'y vais sinon je vais me faire incendier parce que son café n'est pas brûlant »
« Ouais vas-y, déjà que j'ai bien cru qu'elle allait te descendre à vue tout à l'heure ! » rigola-t-il en m'adressant un sourire goguenard.
« Cette femme est une vrai tigresse ! » soupirais-je avec un air faussement désespéré.
« Mais tu aimes ça vieux ! » contra Esposito avec un sourire entendu.
Je me contentais de lui adresser un clin d'œil avant de rejoindre Kate. A peine le seuil de la porte franchit, mon regard croisa le sien, et je lui lançais un sourire rassurant en voyant son inquiétude. Elle hocha brièvement la tête et reporta son attention sur un dossier qu'elle se remit à compléter. Notre échange n'avait duré que quelques secondes et était passé totalement inaperçu, ce qui me fit sourire.
« Votre café ma maîtresse ! » clamais-je haut et fort, faisant se retourner quelques têtes dans notre direction.
« Castle, fermez votre clapet si vous ne voulez pas figurer dans la rubrique nécrologique demain ! » gronda férocement Kate.
« Je préfère la rubrique d'à côté ! » répliquais-je en m'asseyant alors que les curieux reprenaient leur travail.
« Laquelle ? » s'enquit-elle en me lançant un regard soupçonneux.
« La rubrique mariage évidemment ! » rigolais-je avant d'ajouter en me tapotant le menton « même si je trouve de mauvais goût de mettre ces deux rubriques sur la même page, non mais c'est vrai, c'est comme si l'on disait aux gens… »
« Castle ! fermez-là ! » soupira Kate en se massant les tempes et en secouant la tête.
Lui adressant un sourire penaud, je sortais mon carnet de ma poche et relisais sagement mes notes. De temps en temps, j'ajoutais par-ci par-là quelques annotations et remarques, puis une fois finis, je relevais les yeux vers Kate et souris en la voyant jouer avec une mèche de cheveux. Baissant le regard de peur de me faire réprimander de nouveau, je commençais à écrire sans même m'en rendre compte.
« … le cœur battant la chamade, elle se laissa retombée sur ses oreillers. Chaque fois que Jameson et elle faisait l'amour, elle avait l'impression que c'était la première fois. Tournant la tête, elle constata qu'il était dans le même état qu'elle, un sourire satisfait en plus. Elle le lui aurait bien effacé, mais elle n'en avait pas la force. Elle en avait connu des hommes qui prétendaient pouvoir la garder éveillée toute la nuit, mais Jameson était le seul qui était suffisamment endurant pour tenir la distance. Encore une nuit blanche, mais elle ne s'en plaignait pas. Elle aurait bien le temps de dormir lorsqu'elle serait morte. En attendant, elle se sentait de nouveau prête pour un dernier round. Un sourire diabolique sur les lèvres, elle roula sur le ventre et sans laisser le temps à son amant de comprendre ce qui lui arrivait, elle repartit à l'assaut de son corps, et bientôt leurs gémissements de plaisir raisonnèrent dans la pièce alors qu'ils se lançaient dans une nouvelle étreinte passionnée. Leurs corps couverts de sueur ondulaient l'un contre l'autre, leurs respirations se faisaient haletantes, et Nikki poussa une longue plainte extatique lorsque Jameson la posséda d'un puissant coup de reins, lui imposant un rythme endiablé qu'elle n'eut aucun mal à adopté, l'encourageant même à se montrer toujours plus passionné. Elle adorait lorsqu'il laissait tomber son masque de sophistication pour devenir un homme guidé par ses pulsions. Elle-même se montrait sauvage, et les grognements approbateurs de son partenaire lui signifiaient qu'il aimait le traitement qu'elle lui infligeait. Dans un dernier sursaut passionné, il pressa ses fesses contre lui, et l'orgasme les emporta, les laissant pantelants dans les bras de l'autre…. »
« Qu'est-ce que vous écrivez ? » retentit soudain la voix de Kate tout près de moi.
Sursautant, j'eus tout juste le temps de refermer précipitamment mon calepin avant de lui sourire innocemment.
« Pas grand-chose, juste une idée que j'ai eu pour le prochain Nikki Heat… » expliquais-je en rangeant prudemment mon précieux carnet.
« En tout cas vous étiez concentré sur votre tâche au point que vous n'avez même pas réagit quand les gars vous ont dit au revoir ! » répliqua-t-elle en se redressant sans me quitter du regard.
« Les gars sont partis ? » interrogeais-je en me redressant sur ma chaise, une lueur d'espoir au fond des yeux.
« Oui, je leur ai dit qu'ils pouvaient rentrer plus tôt. La paperasse est terminée, et l'équipe d'astreinte ce soir ne devrait plus tarder » expliqua Kate en revenant s'asseoir à son bureau avant de se saisir d'un dernier dossier qu'elle compulsa rapidement avant de le signer et de le poser sur le somment d'une pile assez impressionnante.
« Ca veut dire que nous allons pouvoir partir nous aussi ? » m'enquis-je en lui adressant un grand sourire enthousiaste.
« Pourquoi ? Vous avez des projets pour ce soir monsieur l'écrivain ? » s'enquit-elle avec un petit sourire malicieux.
« Oui, je suis un homme en mission ! » soufflais-je en me penchant vers elle comme si je lui confiais le plus grand secret de l'univers.
« Et vous pensez que vous serez à la hauteur ? » s'amusa-t-elle en me défiant du regard.
« Vous n'avez pas idée à quel point je le suis… » rétorquais-je en la dévorant du regard.
Elle sourit, se mordillant la lèvre, ce qui me liquéfia sur place. Cette femme avait un pouvoir incroyable sur moi, et tout ce que j'espérais, c'était qu'elle ne s'en rendrait jamais compte, sinon j'étais un homme fini. Des bruits de voix me firent tourner la tête et je souris en découvrant que la relève était arrivée.
« Let's go ! » m'exclamais-je joyeusement en sautant sur mes pieds et en m'emparant de nos vestes.
« Allez-y Castle, j'ai encore deux trois choses à faire » déclara-t-elle en me tournant le dos.
« Quoi ? » m'écriais-je alarmé qu'elle soit sérieuse.
Rapidement, je la contournais pour observer son expression. Elle arqua un sourcil, et je jurais de ne pouvoir lire sa poker face. J'arborais une moue contrariée, et un sourire imperceptible étira ses lèvres, la trahissant par la même occasion.
« C'est pas gentil de jouer avec mes nerfs lieutenant ! » soufflais-je en plissant les yeux alors que son sourire s'accentuait.
« Mais je n'ai même pas commencé à jouer Ricky… » susurra-t-elle en s'approchant dangereusement pour s'emparer de sa veste.
« Kate…. » soufflais-je en plantant mon regard dans le sien, comme pour la prévenir de ne pas trop me pousser.
J'avais été sage toute la journée, mais je n'étais pas sûr de pouvoir le rester indéfiniment, surtout si elle me regardait comme elle le faisait en cet instant, avec ce mélange de tendresse et de passion. Elle me rendait fou, et je n'avais qu'une envie, plonger sur ses lèvres et l'entraîner dans une étreinte passionnée. Mais je me contrôlais, sachant que Kate n'apprécierait pas que je me laisse aller sur son lieu de travail. Comme si elle avait conscience du combat que je menais, elle m'adressa un sourire provocant et moqueur et passa si près de moi qu'elle me frôla, m'envoyant des ondes de désir dans tout le corps. Cette femme serait ma perte.
« Tu vas regretter de m'avoir provoqué… » grondais-je entre mes dents pendant que je lui courais après alors qu'elle avait presque atteint l'ascenseur.
« Moins de blabla, plus d'action monsieur le beau parleur…. » rétorqua-t-elle avec un sourire insolent.
« Je te promets qu'avant la fin de cette nuit tu me supplieras d'arrêter d'agir » grognais-je en me collant à elle alors que les portes se fermaient sur nous.
« Hummmmm » soupira-t-elle en venant frôler ma joue de son nez « mais je pourrais bien te demander de ne jamais arrêter… » rétorqua-t-elle en me mordillant doucement la mâchoire.
« Tes désirs sont des ordres » marmonnais-je avant d'immobiliser son visage et de faire ce que je rêvais de faire depuis notre arrivée au 12th.
Je m'emparais de ses lèvres, et sans ambages, pénétrais dans ses profondeurs soyeuses. Un grondement m'échappa lorsqu'elle gémit, s'accrochant à mes épaules, et je la poussais contre la paroi métallique, pesant de tout mon poids contre elle. Dominateur, je prenais le contrôle de ce baiser, et l'entraînais sur les rives de la passion. Je la pressais si fort que plus aucuns espaces ne séparaient nos deux corps. Un nouveau gémissement lui échappa, et alors qu'elle remontait sa jambe pour l'enrouler autour de mes hanches, je m'écartais d'elle et repris ma place pile au moment où nous arrivions au rez-de-chaussée.
« Rick ! » s'exclama Kate totalement frustrée.
« Oui amour ? » m'enquis-je en continuant d'avancer, veillant à laisser un espace sécuritaire entre ma muse et moi.
« Je vais te tuer ! » gronda-t-elle en s'approchant dangereusement de moi.
« Allons mon cœur, tu sais que tu le regretterais… » souris-je amusé par la lueur incendiaire qui flambait dans le regard de ma muse.
« Tu es…tu es… » souffla-t-elle en secouant la tête d'exaspération.
« Irrésistible ? » proposais-je en me mettant à siffloter joyeusement.
« Insupportable ! » rétorqua-t-elle en ouvrant violemment la portière de sa voiture.
« Pourtant ça fait quatre ans que tu me cours après ! » répliquais-je en m'asseyant à ses côtés.
« Que JE te cours après ? N'inverse pas les rôles tu veux ! » s'écria-t-elle en se tournant vers moi, une lueur dangereuse au fond des yeux.
« Allons Kate, je sais bien que tu es folle de moi » fanfaronnais-je en lui souriant narquoisement.
« Castle, dans ton propre intérêt, tu ferais mieux de la bouclée maintenant ! » me prévint-elle en serrant les poings de colère.
« Tu sais que tu es sexy quand tu es en colère ? » demandais-je soudain en la dévorant du regard.
« Tu me rends folle ! » gronda-t-elle en se tournant vers la route et en mettant le moteur en marche.
« Moi aussi je t'aime mon ange ! » répliquais-je avant d'attacher ma ceinture.
Du coin de l'œil, je la vis se mordre la lèvre alors qu'un sourire heureux étirait sa bouche, et je sus que j'avais gagné cette manche. Le reste du trajet s'effectua dans un calme relatif, et je restais sagement dans mon coin, ne voulant pas la pousser trop loin. Elle serait tout à fait capable de me raccompagner chez moi juste pour avoir le dernier mot.
« Tu ne veux pas passer chez toi ce soir ? » s'enquit-elle alors qu'elle arrivait à un carrefour qui d'un côté nous conduirait chez elle, et de l'autre chez moi.
« Non, j'ai prévenu les autres femmes de ma vie que je ne rentrerais pas ce soir » déclarais-je en observant sa réaction.
« Elles savent pour nous ? » demanda-t-elle d'un ton peu assuré qui ne lui était pas habituel.
« Je ne leur ai pas dit que les choses avaient pris une tournure intéressante, mais elles savent que je t'aime et n'attendent plus qu'une chose, que je me décide à bouger mes fesses » souris-je pour la rassurée.
« Je dois bien reconnaître que j'ai un peu peur de leurs réactions… » avoua-t-elle en prenant à gauche, direction son appartement.
« Tu ne devrais pas. Elles t'aiment beaucoup toutes les deux et savent que grâce à toi j'ai trouvé la stabilité qui me faisait cruellement défaut. Elles savent que tu es celle qu'il me faut, la seule capable de me mettre un peu de plomb dans la cervelle » la rassurais-je en posant une main sur son genou que je me mis à caresser en cercle léger.
« Oui, mais pour avoir moi-même été dans ce cas, je sais qu'il y a une différence entre savoir que son père aime une femme et voir son père entretenir une relation amoureuse avec celle-ci. Alexis peut finir par éprouver de la jalousie si nous passons trop de temps ensemble » tenta-t-elle de m'expliquer.
Et je compris ce qu'elle craignait. Kate savait que ma fille passait avant tout pour moi, et elle avait peur que je ne la quitte si Alexis s'opposait ouvertement à notre relation. Je n'avais même pas envisagé cette option. Je savais qu'Alexis appréciait beaucoup Kate, et que depuis que celle-ci avait fait irruption dans nos vies, ma fille avait copié bon nombre de ses attitudes sans même s'en rendre compte. Et j'avais laissé faire. Je ne pouvais rêver meilleur modèle pour ma fille que ma muse. Alors que Kate s'inquiète pour ça était à la fois attendrissant et hilarant.
« Kate tu n'as pas de raisons de t'inquiétée. Alexis t'adore, et je sais que tu ne te mettras jamais entre nous. Après, ce sera à nous de l'inclure dans notre relation… enfin si tu en as envie, je ne t'oblige à rien… » déclarais-je, soudain hésitant.
« Rick, je suis bien placée pour savoir que ta fille passe avant tout, et c'est quelque chose que je respecte totalement. C'est une des raisons pour lesquelles je t'aime tellement. Alors oui évidemment je veux qu'Alexis passe du temps avec nous, et je comprendrais si de temps en temps tu voulais passer la soirée seul avec elle ! » déclara Kate avec feu, comme si elle était offensée que je puisse douter qu'elle ferait passer le bien-être d'Alexis avant ses propres désirs.
Je restais sans réactions à sa tirade. Avait-elle seulement eu conscience des mots qu'elle avait prononcés ? Probablement pas, et c'est justement ce qui rendait son aveu si précieux à mes yeux. Elle n'y avait pas réfléchi à deux fois avant de me le dire. C'était sorti spontanément, sans fioriture. Elle n'y avait pas mis les formes, et pourtant c'était la plus belle déclaration qu'elle puisse me faire. J'hésitais à le lui faire remarquer, mais décidais finalement de n'en rien faire. Je ne voulais surtout pas la braquée et qu'elle se renferme sur elle-même.
« On pourrait prévoir quelque chose pour ce weekend » proposais-je en voyant qu'elle attendait une réaction de ma part avant de reprendre « Mais si c'est trop tôt pour toi, on peut attendre encore, pas de problèmes »
« Non, ne pas étaler notre relation aux yeux de tout le 12th et du reste du monde est une chose, mais je ne veux pas que tu ais à mentir à Alexis et Martha » répondit aussitôt Kate sans prendre la peine de réfléchir, ou du moins comme si la réponse était évidente en soit.
« D'accord, je vais nous faire un programme de folie ! » m'exclamais-je avec enthousiasme.
« Rien de trop exubérant Rick compris ! » me tempéra-t-elle aussitôt.
« Rabat-joie » boudais-je en croisant les bras sur ma poitrine.
« Mon pauvre chéri, plains-toi pendant que tu en as la force ! » se moqua-t-elle alors qu'elle se garait en bas de chez elle.
Bon perdant, je m'empressais de sortir pour courir lui ouvrir la portière, et dès qu'elle eut verrouillé sa voiture, je l'attirais contre moi, et c'est tendrement enlacés que nous gagnâmes son appartement. Une fois à l'intérieur, il s'élança vers la chambre de Kate pour gagner sa salle de bain et je lui fis couler un bain, y ajoutant des huiles parfumées et allumais quelques bougies avant d'éteindre la lumière. Jugeant que le niveau de l'eau était satisfaisant, je fermais les robinets et retournais dans la chambre de Kate, la découvrant devant sa commode, se défaisant de la montre de son père et de la bague de sa mère qu'elle rangea soigneusement dans un très joli coffret.
« Je t'ai fait couler un bain » déclarais-je en lui adressant un tendre sourire lorsqu'elle releva la tête et découvrit ma présence à travers le miroir de sa commode.
« Tu m'accompagnes ? » s'enquit-elle en me coulant un regard provocant dans le miroir, ce qui faillit bien me faire perdre de vue mon objectif.
« Non, je sais que tu as besoin de te détendre après le travail, alors je vais te laisser seule un peu… » souris-je en m'approchant d'elle par derrière avant de l'enlacer et de déclarer en plongeant mon regard dans le sien « mais pas trop longtemps, j'ai des projets pour vous mademoiselle Beckett »
« Tu es un amour Rick Castle… » souffla-t-elle en levant la main pour me caresser la joue avant de se tourner dans mes bras pour m'embrasser tendrement.
« Allez vas-y avant que l'eau ne refroidisse » soufflais-je en la poussant doucement vers la salle d'eau.
« Sois sage durant mon absence ! » lança-t-elle un rire dans la voix.
« Je suis toujours sage voyons ! » déclarais-je d'un ton faussement outragé.
« Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre ! » répliqua Kate avant de rabattre la porte de la salle de bain sans pour autant la fermée.
En riant, je regagnais le salon et préparais le décor propice à une soirée romantique. J'allumais la dernière bougie lorsque des coups discrets me parvinrent et je me hâtais d'aller ouvrir la porte avant que Kate ne vienne voir de qui il s'agissait, gâchant par là-même ma surprise. Donnant un gros pourboire au livreur, je récupérais ma commande que je m'empressais de sortir des cartons avant de mettre les assiettes sur le comptoir dans l'ordre où je les apporterais à table. Le dessert au frigo, je m'apprêtais à déposer nos entrées sur la table lorsque du bruit dans le couloir me fit tourner la tête pour découvrir Kate faire son apparition. Elle portait un jean noir moulant et un petit pull en laine rouge, et je la trouvais plus belle et désirable que jamais. Pieds nus, elle avança gracieusement vers moi, souriant d'un air gourmant en avisant les assiettes bien garnies.
« Timing impeccable mon ange ! » souris-je en lui tirant sa chaise « Le dîner de madame est servi ! » déclarais-je en m'asseyant face à elle avant de nous verser un peu de vin blanc.
« Vous êtes un homme plein de surprises Mr Castle » remarqua-t-elle en portant la première bouchée de ses œufs mimosa à sa bouche.
« Et vous n'avez encore rien vu mademoiselle Beckett » lui assurais-je en me passant une langue gourmande sur les lèvres alors qu'elle fermait les yeux en gémissant de plaisir.
En la regardant manger, je me fit de nouveau la promesse que ce gémissement n'était que le premier d'une longue série, et que ce soir elle connaîtrait le véritable sens du mot extase entre mes bras.
