Bonjour à tous ! Un énorme merci pour toutes vos reviews qui sont toujours aussi sympathiques et qui nous motivent à continuer ! Vous êtes géniaux !
Alors voici le chapitre 12. Bonne lecture. A bientôt.
Chapitre 12
- Alors, qu'est-ce qu'il y a de bon ? demanda Booth en contemplant le menu. As-tu déjà goûté à la soupe de palourdes ?
Tempérance secoua la tête.
- C'est très bon, répondit-il. En ce qui me concerne, je préfère l'ormeau, mais cette soupe est une spécialité locale. Il faut que tu y goûtes au moins une fois durant notre séjour.
Il l'observait et elle plongea son nez dans le menu.
- Qu'est-ce qui te fais envie, Tempérance ? demanda-t-il en lui touchant le bras.
Elle sursauta, et faillit renverser la pina collada qu'il avait commandé pour elle, avant même qu'elle dise un mot. Elle ne s'était pas encore bien remise de leur petite séance de plus tôt. Et le fait qu'il la touche, même légèrement, ne faisait rien pour arranger les choses. Elle observa Booth qui semblait, lui, tout à fait remis de ce malentendu.
Où est-ce une apparence qu'il se donne ? songea-t-elle. Est-il dans le même état que moi ?
- Je ne sais pas encore, répondit-elle enfin en tâchant de mettre de la fermeté dans sa voix alors qu'elle ne demandait qu'à trembler.
- Veux-tu que je te fasse quelques suggestions ?
- Merci, mais je crois que je vais me décider pour le poulet à la mangue.
- Pas de problème, je prends comme toi.
Il passa la commande. Pendant qu'il discutait avec le serveur, elle l'observa de nouveau. Booth était un garçon sensible et elle adorait cette amitié qui les unissaient. Elle ne pouvait pas nier l'alchimie qui existait entre eux deux. Durant toute la fin de l'après-midi, elle n'avait pas cessé de songer à leurs caresses et à leurs baisers, mais à présent, une certaine appréhension la gagnait.
Cette semaine allait être décisive pour elle concernant l'héritage de son grand-père, et elle se demandait si elle serait capable de continuer cette mascarade de mariage avec Booth.
Elle sursauta en remarquant la superbe serveuse blonde, qui souriait à Booth tandis qu'elle leur servait une nouvelle tournée de cocktails. Le simple fait de l'imaginer avec une autre lui fit monter des bouffées de jalousie.
De jalousie ?
- Vous désirez autre chose ? leur demanda la serveuse, son attention tournée vers Booth.
- Rien pour moi, répondit-il. Et toi ?
- J'aimerai bien un dessert.
- Voulez-vous revoir le menu ? proposa la serveuse.
- Non merci, je sais déjà ce que je veux : une glace au caramel avec un supplément de chantilly.
- Faites-en donc deux, demanda Booth à la serveuse, les yeux fixés sur Tempérance.
Malgré les tentatives de la jeune employée, Booth n'avait pas l'air intéressé. Tempérance éprouva un frisson d'excitation, en se rendant compte à quel point elle pouvait capter son attention. Et elle se rendit compte aussi que c'était tout ce qu'elle cherchait, le rapprocher d'elle.
- J'ai besoin d'aide, énonça-t-il soudain, sérieusement.
- Ah oui ? Et pour quoi ?
- Pour comprendre certaines choses, dit-il en serrant les lèvres, comme s'il essayait de ne pas rire.
- Quoi ?
- On dirait que tu essaies de me garder pour toi.
- Tu te trompes, Seeley. J'avais simplement envie d'une glace.
Il se mit à rire.
- D'accord, si tu le dis…
- Au fait, combien je te dois pour le dîner ?
- Oublie ça, je t'invite.
- Non, franchement…
- Si tu y tiens tant que ça, tu m'inviteras la prochaine fois.
Il planta ses yeux dans les siens, et l'étudia. Le silence s'installa entre eux.
- Tu sais, il se peut que tu sois attiré par une autre femme…
- Tempérance, soupira-t-il, je croyais que nous avions déjà mis ça au clair.
Remarquant soudain la présence de Gibson à une table pas très loin d'eux, il se rapprocha d'elle, et l'embrassa doucement sur les lèvres. Puis il s'écarta, et lui sourit.
- Seeley, je...
- Gibson n'est pas loin, dit-il tout en continuant à sourire.
- Et voilà, dit la serveuse en revenant avec leurs glaces. Je vous ai mis un supplément de crème Chantilly à tous les deux.
- Merci, dit Tempérance.
La serveuse sourit.
- Autre chose ?
Booth la questionna du regard, et elle secoua la tête en reposant sa cuillère. Son dessert ne lui disait plus rien. Tout ce qu'elle voulait, c'était se retrouver avec lui, et qu'il l'embrasse de nouveau.
Non mais, Brennan, t'es complètement folle ? L'air d'Hawaï est en train de faire remonter ton taux de testostérone ! Tu perds la tête, ma fille !
Booth régla leur dîner. La serveuse était toujours aussi charmante avec eux, mais ne semblait plus aussi intéressée par Booth que précédemment, et Tempérance comprit que leur baiser avait refroidi ses ardeurs.
Une vague de plaisir s'empara d'elle et, lorsqu'il plongea sa cuillère dans la crème glacée, et la tendit devant ses lèvres, elle n'hésita pas une seconde. Il sourit et essuya sa bouche du bout de son pouce. Tout à coup, elle ressentit l'irrésistible besoin de lécher ce pouce. Elle se reprit, mais, lorsqu'elle croisa son regard, elle sut qu'il devinait ses pensées.
Oui, Booth savait à quel point elle était excitée. Il le lisait dans ses yeux, et elle reconnut les mêmes flammes de désir dans les siens.
Elle avait envie de lui. Elle brûlait de retourner dans leur chambre, et de le déshabiller. Après tout, qu'y avait-il de si terrible à ça ? Ils étaient mari et femme devant l'église, jusque-là, rien de plus normal, et sa vie sexuelle, depuis Sully, n'avait pas été si brillante que ça, son travail lui prenant un temps fou.
Elle avait besoin d'aimer et d'être aimée, de ressentir encore une fois le plaisir partagé. Avec un homme comme son partenaire.
Sauf que là, elle ne pouvait pas faire l'amour avec lui.
Pourquoi, Brennan ? Pourquoi tu ne peux pas le faire ? songea-t-elle.
- Nous pourrions aller faire une promenade sur la plage, dès que nous aurons terminé, chuchota Booth en lui caressant la main.
Tempérance termina sa glace en savourant la douceur du caramel.
Bones est un vrai mystère, songeait Booth.
Il savait qu'elle était attirée par lui. L'alchimie entre eux était flagrante. Alors, pourquoi semblait-elle si lointaine ?
Tandis qu'ils marchaient sur la plage au clair de lune, il étudia son profil. Il ne semblait y avoir personne d'autre sur la plage. Comment réagirait-elle, s'il la prenait dans ses bras, l'allongeait sur le sable, et l'embrassait jusqu'à en perdre haleine ? S'il glissait ses mains sous sa petite robe de soie… Plusieurs fois durant la soirée, elle lui avait lancé des regards qui ne le trompaient pas, et il s'était efforcé de contenir l'excitation que cela lui procurait.
- Que dirais-tu de nager ? demanda-t-il.
La lune éclairait faiblement la plage, mais il distingua néanmoins la surprise dans ses magnifiques yeux gris.
- Dans l'océan ? Maintenant ? Tu es fou !
- Pas du tout. De quoi as-tu peur, Bones ?
- De rien, répondit-elle en riant nerveusement.
- Nous avons tous peur de quelque chose.
Elle voulut s'écarter de lui, mais il la retint par le poignet.
- Est-ce que, par hasard, tu aurais peur que nous commencions quelque chose que nous ne pourrions finir ? demanda-t-il en l'attirant un peu plus vers lui.
- Non… Oui… Je ne sais pas.
- Bon sang, Bones ! Je ne suis pas en train de te demander de rester mariée avec moi pour la vie !
- Parfait.
Elle retira sa main, et rebroussa chemin en direction de l'hôtel.
- Allez, viens ! Ne sois pas fâchée !
Cette fois, avec toutes les lumières en provenance de l'hôtel, il voyait clairement sur son visage qu'elle était contrariée.
- Je n'aurais jamais dû manger cette glace, murmura-t-elle en continuant à avancer. Je ne me sens pas bien.
- Menteuse ! Je ne te crois pas.
Soudain, il redevint sérieux.
- Je pensais pourtant que nous étions sur la bonne voie.
Elle s'arrêta brusquement, et regarda au loin.
- Nous le sommes.
Il reprit sa main.
- Dans ce cas, quel est le problème ?
- Ce n'est pas toi, je t'assure.
- J'ai du mal à le croire.
Elle soupira.
- Être ici… seule avec toi, sans le travail et le Jefferson… Je ne sais pas, tout ça est délicat…
Elle était toujours la même, pensa-t-il, se souvenant de leur première enquête, il y a 6 ans, la même jeune femme qu'il avait connue.
- Nous ne sommes pas à Washington, Bones. Personne ici ne va nous déranger.
- Je sais, mais c'est tellement étrange…
- Est-ce parce que tu me connais déjà ?
Elle hocha la tête, se sentant stupide.
Cela devenait vraiment un problème, songea-t-il. Mais comment pourrait-il nier leurs passés ? Ils s'étaient raconté leurs confidences, leurs petits secrets. Elle connaissait déjà certains de ses défauts. Et grâce à elle, durant leur première enquête, il avait un peu moins souffert d'être un ancien snipper. Dans un certain sens, il la comprenait.
- Eh ! dit-il en la prenant dans ses bras pour la calmer, comme il le faisait lorsqu'elle avait de la peine. Et si je te promets de ne plus me souvenir de toi, si jamais, un jour, je te demande en mariage ?
Paniquée, elle le fixa du regard.
- Mais il n'est pas prévu que nous restions mariés, n'est-ce pas ?
Il haussa les épaules.
- On ne sait jamais.
- Je crois que nous avons commis une énorme erreur en nous mariant. Tout ça pour ce stupide héritage. Je regrette sincèrement de t'avoir demandé ce service. C'était beaucoup trop. Pour moi et pour toi.
Elle fit un pas en arrière. Peut-être était-ce simplement dû aux reflets de la lune sur son visage, mais elle semblait vraiment très pâle.
- Je ne me sens pas bien, je t'assure, je ne plaisante pas. Désolée, mais il faut que je te laisse, dit-elle en s'éloignant.
Il ne chercha pas à la retenir, et ne la suivit pas non plus. Il se contenta de la regarder s'éloigner, en songeant à ce qui venait de se passer. A ce qu'elle venait de dire. Il ne comprenait pas vraiment ce qui se passait dans sa tête. Elle semblait vraiment effrayée. Avait-elle à ce point peur de trahir son image de brave gentille anthropologue ?
Il avait dû la regarder étouffer sa personnalité, pour essayer de se couler dans le moule de la parfaite et très médiatisée Dr Brennan, qui ne lui convenait pas. Tempérance Brennan était peut-être née dans une petite ville, mais sa personnalité et son caractère n'avait rien de petit.
Et Booth comprit qu'il devait le lui prouver. Sans tarder.
A suivre...
