Qu'est-ce ? Répondez truands ! Qu'est-ce ? De la sorcellerie ? Un appel du démon ? Le cri du malin ? Que renferme ces pages si ce n'est les ordres de la destruction…et bah NON ! C'est juste le onzième chapitre présenté par votre éternelle obligée !
Que dire ? J'adore ce chapitre ! Je ne sais pas pourquoi mais je l'adore, j'espère que vous l'aimerez autant que moi. Du coup j'ai n'ai pas trop envie de parler de lui de peur de vous spoiler ou de vous donner de faux espoirs.
Ceci dit, je vous remercie de toujours prendre du temps de lire mon humble écrit et plus particulièrement ceux qui marque leur passages je cite : Miss green rabbit et xstorm007.
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture !
Chapitre 11: les bons mots.
Jowhara poussa un soupir à fendre l'âme.
Depuis trois semaines qu'elle faisait partie des wild gunmen elle n'avait participé à aucun match. Elle était présente à tous les entrainements et les suivait a la lettre sans jamais se plaindre quel que soit les blessures et la fatigue et à chaque fois qu'elle était surprise par des douleurs elle patientait en se disait que c'était pour le jour où elle jouerait, le jour du match, le jour où elle irait sur le terrain, le jour où elle ferait enfin ses preuves...
UN PUTAIN DE JOUR QUI NE VOULAIT PAS ARRIVER !
Son regard se porta à nouveau sur le terrain ou son équipe menait largement et ou l'équipe adverses –elle avait déjà oublié leur noms- ressemblait à des adolescents végétariens pré-pubères au bord d'un gouffre.
Pauvres enfants!
Et dire qu'ils faisaient les fières en entrant sur le terrain, maintenant elle avait presque pitié.
Touch Down pour Seibu.
Safety.
Touch Down.
Touch Down.
Kick.
Field goal.
50 point d'écart et les wild gunmen n'était même pas fatigué, la légère déficience de la ligne ne se voyait même pas face aux crevettes de l'équipe adverse, c'en était presque trop facile.
Honda lui fit un signe de la main suivi d'un grand sourire fière en passant devant elle auquel elle répondit par un pouce en l'air, même si elle ne jouait pas encore elle s'était bizarrement attaché à cet équipe tordus rempli de joueurs mentalement déficients, notablement idiots voir même bon pour l'asile mais terriblement attendrissants et très attachants.
En trois semaines elle avait bien changé grâce à eux, elle était passé de l'associable qui ne pensait qu'au football américain a une personne...moins associable quoi!
L'éternel rivalité entre Haga et Hata, l'obsession d'Ushio à manger des boulettes de viande pour être fort, la maladresse d'Hazama, la rage de vaincre d'Ushiyama et Ido, l'amour de Kokonoe pour les voyages, les jeux de forces entre Babayama, Hanada et Yokome, la timidité de Sabo, la manie de Furono à raconter des histoires, celle d'Andou à mettre des capes, celle d'Iseri d'impressionner le public, l'amour de Honda pour les femmes, le sadisme de Nishina, l'éternel enthousiasme de la manager...
Ça lui donnait l'impression de les avoir toujours connus et en même temps ça renforçait son sentiment de culpabilité de leur mentir comme ça.
Elle soupira une nouvelle fois de lassitude.
80 points d'écarts.
Elle passa sa main sur son cou, depuis le début du match elle avait l'impression de se faire épier et ça lui donnait de désagréable frisson dans la nuque, elle se tourna vers le public qui encourageait fortement les wild gunmen et balaya rapidement les lieux, apparemment tout le monde regardait le match elle allait s'assoir quand son regard croisa un autre regard aux pupilles noirs braqué sur elle…
Hisagi Tadashi.
Que faisait-il ici? Aux dernières nouvelles le football américain n'était pas un sport qu'il appréciait et ne devait-il pas sortir avec sa copine? Il ne semblait même pas suivre le match, en fait elle était pratiquement sur que c'était lui qui l'épiait depuis le début du match, elle se rassit et reporta son attention sur le terrain –ou plutôt sur la pelouse a ses pieds- sa copine l'avait-elle enfin quittée (pas méchante, juste réaliste) pour ce gosse de riche de Sakamoto? Ou bien cherchait-il quelque-chose en particulier à venir ici comme une fleur regarder un match d'un sport qui ne l'intéressait pas –et dont elle était sur il ne comprenait pas la subtilité ?
Son attention fut détournée par une main qui se posa lourdement sur sa tête avec un semblant de délicatesse.
-Kid?, demanda-t-elle.
Le quarter back s'assit à côté d'elle sur le banc et pris une bouteille d'eau posé à côté dont il but plusieurs gorgées puis il remit son chapeau sur sa tête avant –d'enfin- tourner la tête vers elle. Sa manie de faire durer l'attente et de faire semblant de l'ignorer ou de ne pas l'avoir entendue la foutait en rogne mais elle ne l'exprimait jamais.
-on passe en défense, argumenta-t-il simplement.
A nouveau, elle vit l'équipe se mettre en formation défensive et remarqua que l'écart de point s'élevait à présent à 100 points.
-tu vas bien?, entendit-elle.
Elle s'étonna qu'il ait pris l'initiative d'engager la conversation et plus particulièrement sur un sujet aussi futile et inutile –au beau milieu d'un match de football américain les sujets de conversation sont assez variés- son regard glissa sur lui sans exprimer à quelle point elle était étonnée et elle répondit simplement en se faisant violence pour ne pas argumenter sa réponse de commentaires mal-placés.
-oui, très bien.
Les yeux du grand brun hurlaient qu'il ne croyait pas un traitre mot sur le peu qu'elle avait dit et il argumenta le tout par un sourire énervant au possible.
-on ne dirait pas, ajouta-t-il pour en rajouter une couche.
-j'ai toujours eu cette tête.
-mais bien sûr!
Cherchait-il une mandale pour lui remettre les idées en place ? Le monde se posera longtemps cette question.
-tu peux me dire, tu sais.
Elle se retint de lever les yeux au ciel, ce garçon était gentil mais il l'exaspérait au plus haut point, un simple coup d'œil vers lui –ou plutôt vers son chapeau baissé sur son visage- lui assura qu'il avait décidé de lui pourrir son humeur, elle qui d'habitude est tellement enjoué a l'idée de rester sur le banc (ironie).
-ya ce gars dans les gradins qui n'arrête pas de me regarder, ça m'énerve.
Kid ne prit pas la peine de retirer son chapeau de la tête pour vérifier les dires de la travesti et se contenta de faire ce que Jowhara appellera: un croisement entre un rire de fangirl et le gémissement d'un homme bourré (1).
-ton larbin?
La jeune fille commençait a vraiment en avoir marre qu'on dénigre ses capacités sociales.
-mon collègue.
110 point.
-il est fan de football américain?
-pas aux dernières nouvelles.
-il devrait, il pourrait jouer lineman.
-sûrement.
C'est vrai qu'elle y avait pensé à cause de sa forte musculature mais le convaincre semblait impossible et surtout très fatiguant et rien que d'y penser Jowhara sentait la fatigue l'assaillir.
-bon, dit-il en se levant, à moi de jouer, souhaite-nous bonne chance!
La banckiste (2) était sûr qu'il se foutait d'elle et que sa bonne humeur était fausse, pour un peu et il se prenait le banc en pleine figure.
Et non elle n'était pas violente ni colérique, elle était juste légèrement expéditif et avait du caractère.
-faites de votre mieux! , le quarter back se retourna a cette phrase dites avec un air enjoué avant de comprendre qu'elle était feinte au possible puis sourit encore avant de rejoindre le terrain.
Ce petit était vraiment divertissant!
De son côté Jowhara jeta un coup d'œil au tableau d'affichage: 52 minutes de jeu. Il restait donc 8 minutes de jeu, les wild gunmen était sûr de gagner et personne n'était blessé ou fatiguer, conclusion: ce n'est pas aujourd'hui non plus qu'elle allait jouer.
Elle ne soupira pas, ne fronça pas les sourcils, ne s'énerva pas ni rien du tout, d'un coup elle semblait s'être calmée, toute sa colère évaporé après avoir compris que c'était inutile.
Une autre fois peut-être.
Elle se leva et se dirigea vers le coach qui s'époumonait sur le bord du terrain.
-coach? Je peux aller me changer s'il-vous-plait?
Les coups de feu se stoppèrent le temps de sa réponse.
-vas-y gamin on rapporte la victoire dans dix minutes !
Il partit dans un rire accompagné de coups de feu tandis que la jeune fille ignora le boucan pour se diriger vers les vestiaires, elle se tourna une dernière fois vers les gradins et nota que l'autre crétin était encore là.
Imbécile.
XXXXXXX
-félicitations, vous avez fait un beau match.
Moultes check/ accolades/ tapes dans le dos/ high-five et autres virilités plus tard elle avait enfin finie de féliciter l'équipe d'avoir vaincue –écrasé serait plus juste- une équipe dont elle ne se souvenait toujours pas du nom, elle se dirigea ensuite vers la manager de l'équipe qui finissait de ranger le caméscope.
-Hina-san?
La susmentionné se tourna vers la source de la voix avec un sourire.
-ha! Jo-Kun! Je me demandais ou tu étais passé, je suis désolé que tu n'aies pas pu jouer, mais tu sais, il ne faut pas désespérer car je suis sûr...
Jowhara n'écoutait déjà plus, la manager était certes très gentil mais elle parlait vraiment trop!
De toute façon, Jowhara n'était pas vraiment déçue de ne pas avoir joué étant donné qu'elle est assez coutumière de la défaite et de la déception, pour elle ce match allait juste dans une longue liste d'échec qu'elle aurait bientôt oublié car la était sa force: elle réussissait tant bien que mal a oublié. Les déceptions, les échecs, l'humiliation, la douleur, les chutes et tout un tas d'autres chose dont elle pourrait construire un château tellement elles étaient nombreuses, au lieu de se laisser ralentir, elle enfouissait tout ça dans un coin de sa mémoire et elle évacuait la frustration en jouant au football américain ou en frappant un punching-ball ce qui lui permettait pas la même occasion de rester calme en toute circonstances et de garder son masque de froideur.
Perdue dans ses pensées, ce n'est que trop tard qu'elle remarqua que la manager avait fini de parler et qu'elle agitait ses mains devant ses yeux pour la réveiller.
-tout va bien Jo-Kun?
Le "Jo-Kun" cligna des yeux en revenant à la réalité et répondit à la manager.
-oui, je pensais juste à autre chose. En fait je voulais demander si je pouvais rentrer sans l'équipe, je dois faire un détour.
La manager ne quitta pas son sourire en lui répondant:
-oui bien sûr! Le match n'était pas important ou difficile alors il n'y a rien à dire ou à revoir, tu peux y aller, rentre bien!
La travesti la remercia puis lui adressa un geste de la main avant de partir en direction de la sortie mais fût arrêté dans son élan pas la manager:
-Jo-Kun! , hurla-t-elle.
Jowhara se retourna surprise et espéra qu'elle n'allait pas lui demander de rester puis se retourna pour faire face à la jeune fille.
-oui?
-est-ce-que tu vas bien?
Tout le monde s'était passé le mot pour lui poser des questions inutiles ou quoi? N'empêche, elle s'empressa de répondre pour pouvoir partir:
-oui, très bien.
D'un coup, la cheer leader sembla embarrassé et son homologue eut peur de la fin.
-si... s'il y avait quelque chose... je veux dire... Si tu avais un ...euh... problème ou quelque-chose, tu m'en aurais parlé n'est-ce pas?
Les rouages du cerveau de Jowhara s'arrêtèrent d'un coup ce qui la laissa debout avec une expression d'attardé sur la figure ce qui embarrassa encore plus la manager. S'inquiétait-elle ou bien Jowhara avait-elle la tête de quelqu'un qui allait se pendre au prochain arbre? En tout cas la suicidaire-en –devenir se secoua rapidement, s'approcha de Hina et posa sa main sur sa tête comme ses propre frères la faisait quand ils voulaient lui remonter le morale, elle se força à lui sourire et lui dit de la façon la plus douce qu'elle pût:
-bien sûr manager!
Elle attendit quelques secondes le temps que la jeune fille se rassure et lui rendent son sourire, puis elle la laissa et sortit du stade sans se retourner.
XXXXXXX
Le regard de Jowhara se balada sur la foule qui sortait du stade.
Elle se mit sur la pointe des pieds, se remit sur ses pieds, maudit sa taille, souhaita faire 1m 80, se remit sur la pointe des pieds, fit un tour sur elle-même puis sauta sur un banc un peu à l'écart de la foule et observa à nouveau les têtes à la recherche d'une grise et en colère. Sa cible trouvé, elle sauta a terre et le suivit discrètement, en plus de ne pas être discret il était con et pas qu'un peu, comme si il s'attendait à ce qu'elle ne le suive pas et le laisse partir après l'avoir vu.
Ses pas le menèrent au parc dans lequel elle l'avait vu la dernière fois et il s'assit au même endroit. Elle roula des yeux et sentit qu'il allait bien la saouler. Etant sûr qu'il allait rester longtemps à ruminer dans son coin elle se dit qu'elle avait largement le temps de s'acheter à manger vu la tâche ardue qui l'attendait.
Quinze minutes plus tard, elle se dirigea vers le banc ou le crétin était bel et bien assis de façon tout à fait mélancolique, les mains jointes sous son menton, perdu dans un débat intra-encéphale sur les fondements et les aboutissements de la vie en arborant un air triste qui ne lui allait pas du tout. Elle lui mit une canette de soda dans ses mains et lui demanda quand il releva la tête:
-je peux m'assoir?
-non!
Apparemment il n'était pas d'humeur à discuter... ce qui ne l'empêcha pas de prendre place à côté de lui. Elle posa un sac en papier entre eux et ouvrit sa propre canette en entamant la discussion comme si ils avaient élevés les chèvres ensemble:
-alors, comment ça va?
Comprenons-la : ils l'avaient plombés avec cette question toute la journée alors elle se sentait obligé de les suivre dans leur délire.
Elle mordit dans son beignet en le surveillant du coin de l'œil, il arborait a peu-prés la même expression qu'elle un peu plus tôt, puis, il sembla se ressaisir et il leva avec une colère lisible sur ses traits.
-au lieu de t'occuper de moi tu devrais freiner sur les donuts, tu ne penses pas que tu es déjà assez gros comme ça! A ce rythme tu ne pourras bientôt plus marcher!
Il se retourna dans le but de s'en aller quand une phrase le retint sur place:
-et ben, le célibat ne te réussit pas!
XXXXXXX
Tadashi s'arrêta net en entendant ces quelques mots.
Impossible.
Son corps était traversé par un courant électrique et ses poings se contractèrent sous le poids de la colère. C'était tout simplement impossible. Il ne l'avait dit à personne pas même à Rintaro qui était son meilleur ami et pourtant le p'tit gros semblait savoir ce qui s'était passé. Non. Surtout ne pas paniqué, il faisait sûrement semblant. Il ne pouvait pas savoir. Il ne devait pas savoir.
Il se retourna le plus calmement possible et essaya d'afficher un air détaché.
-je peux savoir de quoi tu parles, c'est les donuts qui te font délirer tu devrais vraiment ralentir.
Il s'étonna de voir les lèvres du brun se fendre d'un sourire et un léger rire s'échappa de ces dernières. Le doute s'insinua sournoisement en lui, peut-être savait-il.
Jowhara de son côté froissa le papier du donut et visa la poubelle en face d'elle, elle leva le bras et lança le papier qui rentra à l'intérieur, elle prit même le temps de se faire des petits délires seule dans sa tête en frimant un bon coup "ouais chui la meilleur, j'ai ma place dans la N.B.A, mieux que Jordan". Quand elle estima qu'elle avait assez joué avec sa patience elle daigna le regarder et formuler le fond de sa pensé.
-ton ex-petite-amie t'a plaqué pour Sakamoto, et d'après ta figure elle a changé de chien bien avant de te laisser partir.
Ok. Le p'tit gros savait tout dans les moindres détails.
Avant même que son esprit ne forme une pensé clair et logique, Tadashi avait foncé sur son interlocuteur, une main saisissant son col et l'autre plaqué contre le dossier du banc sauf que sa prise se desserra considérablement quand il remarqua que le brun continuait de mâcher son deuxième beignet comme si il papotait avec lui de façon tout à fait civilisé. Les yeux du gris ne perdirent rien de sa colère et il s'empressa de resserrer sa prise dans le but d'intimider la deuxième personne la plus désinvolte de Tokyo –la première étant un démon blond dont il est préférable de ne pas prononcer le nom- qui ne prenait toujours pas peur et qui buvait tranquillement son soda.
-je te juge pas tu sais, elle s'est joué de toi.
Le gris poussa le brun contre le banc assez violemment, surement dans le but de lui faire mal mais il oublia qu'il avait en face de lui un joueur de football américain, ça ne lui avait même pas arraché un frisson. Tadashi relâcha Jowhara et se rassit à sa place avec un sourire un peu sadique.
-de toute façon qu'est-ce qu'un gros lard comme toi peut savoir de ce genre de chose. Un puceau qui n'a jamais connu de fille de sa vie et qui se satisfait avec une boite de mouchoir et trois volumes de playboy.
Jowhara regarda sa canette de soda et nota mentalement la marque: ce soda était délicieux, elle irait chercher quelque canettes avant de rentrer à la maison...
Elle remonta brusquement les yeux quand elle remarqua que le gris avait fini de parler depuis au moins une trentaine de secondes et il semblait attendre une réaction de sa part, AH! D'accord, elle ne lui avait pas dit que ce genre de remarque n'avait aucun effet sur elle? Dommage.
-bon, elle finit sa canette d'une traite, je ne vais pas te sortir le baratin habituelle qu'on sort aux mecs dans ton cas, t'es trop vieux pour ça.
Elle ignora le regard noir qu'il lui lança et continua sur sa lancée:
-sauf si ta besoin de phrase hypocrite pour te remonter le morale, je ne suis pas vraiment doué pour ça mais je devrais être capable d'improviser.
-arrêtes tes conneries tu me saoul! Je t'aie déjà dit que tu ne pouvais pas comprendre.
-c'est vrai je ne comprends pas et je ne pourrais surement jamais comprendre exactement ce que tu ressens mais ce n'est pas une raison pour faire ton martyr! On connait tous des déceptions a un moment ou à un autre, elle soupira, et tout ce qu'on peut faire c'est continuer d'avancer. T'étais amoureux et tout, c'était sympa mais c'est le genre de truc qui ne dure jamais, c'est des bombes à retardement, ça sert juste à faire des souvenirs ou si t'es un peu malin: des leçons.
La colère de Tadashi semblait s'être accrut avec les paroles de la brune, elle sentait clairement qu'il avait envie qu'elle se taise mais elle n'était pas là pour le prendre avec des baguettes, il était temps qu'il grandisse un peu et qu'il cesse de croire a des idioties qui le nuisent.
-ouais ben c'est justement parce que tu ne sais pas exactement ce que je ressens que tu trouves ça facile, si tu savais... si tu savais la moitié de ce je ressens tu ferais moins le malin, j'avais cru en elle...
Il s'arrêta. Comme si la fin de la phrase lui brulerait la langue.
-...et tu l'avais aimé, tu avais fait tout ce qu'elle te disait dans les moindre détails sans jamais lui désobéir dans l'espoir qu'un jour elle t'aime vraiment et tu avais même cru que sécher les cours quand elle te le demandait était une vrai preuve d'amour et aujourd'hui tu souffres de son absence et tu mesure la longueur de corde nécessaire pour te pendre, dit-elle comme si elle récitait une leçon ennuyeuse qu'elle connaissait par cœur.
-espèce de...
-grandis un peu! Quand est-ce-que tu vas comprendre que ça n'a aucun sens ce que tu fais ?! Comprend une bonne fois pour toute que ton histoire n'est pas exceptionnelle, tu n'es pas un merveilleux flocon de neige magique, t'es comme tout le monde! On est tous fait de la même matière organique qui sert de chair à saucisse pour des filles comme ton ex, c'est comme ça qu'elle te voit.
Elle serra la canette dans sa main jusqu'à ce qu'elle ne devienne qu'un petit tas d'aluminium froissé qu'elle jeta à son tour dans la poubelle. Elle venait de parler tellement calmement que Tadashi n'osa pas répondre. Elle lâcha un soupir en voyant l'heure tardive, elle devait vite en finir.
-tu sais ce que je vois? , sa voix se fit plus douce, elle n'essayait plus de l'intimider mais plutôt de gagner sa confiance.
-quoi? Dit-il après un moment d'hésitation.
-je vois un garçon prometteur, avec un futur et beaucoup de capacité qui fonce vers le précipice en emmenant son meilleur amis avec lui, je vois tout ce potentiel gâché pour une fille qui ne le mérite pas, tu fais pleurer ta mère, tu ignores tes cours, tu fais le dur pour les beaux yeux d'une vipère qui t'a abandonné...ouvre les yeux frère, c'est pas finit, c'est pas elle qui te fait vivre.
Elle se leva et mit son sac sur son épaule, elle fit trois pas et s'arrêta face à lui.
-tu ne sais pas à quel point tu es fort jusqu'au jour ou être fort est ta seule option avait dit Bob Marley.
Elle sourit en voyant le soleil qui commençait à se coucher.
-maintenant c'est toi qui voit ce que tu veux faire, je ne t'oblige a rien mais sache que dans ce genre de situation le meilleur chose que tu peux faire c'est prendre la bonne décision, en second lieu prend la mauvaise décision mais le pire, ce que tu dois absolument évité c'est ne rien faire.
Elle se retourna et se dirigea vers la sortie du parc, maintenant qu'elle avait fait ce qu'elle avait à faire le reste appartenait au temps.
-attends!
Putainputainputainputain.
Il le la laisserait jamais partir ou quoi? Elle avait perdu assez de temps comme ça. Elle fit semblant de ne pas l'avoir entendue et continua de marcher comme si de rien n'était.
-JOWHAR!
Emmerdeur.
Elle se retourna avec l'envie de lui mettre un pain mais se retint, elle ne voulait pas finir la soirée au commissariat.
-quoi encore?
-tu aurais fait quoi à ma place?
En prenant en compte que je suis une fille et qu'il est fort peu probable que je ne me retrouve jamais à ta place?, pensa-t-elle.
Il en avait des questions le connard.
-pas grand-chose figure-toi, j'aurais bouffé une glace et j'aurai fait une partie.
Elle sortit son ballon de son sac et le mit en équilibre sur son doigt.
-il n'y a que deux femmes importantes dans ma vie: ma mère et cette balle.
-du rugby? , demanda-t-il dubitatif.
Elle lâcha un petit rire et le corrigea:
-du football américain.
-c'est plutôt violent pour un gros lard comme toi.
-peut-être, mais ce n'est pas important tant que je peux faire le sport que j'aime et gouter a la victoire.
-je te vois mal gagner un match.
On dirait que le crétin se sentait mieux.
-je réussirai.
Les yeux de Jowhara lâchaient des éclairs alors qu'elle les plantait dans les siens, il se sentait tout petit devant cette détermination ardente, violente, presque primitives. Elle ne plaisantait pas. Elle ne plaisantait jamais avec le football américain, elle avait décidé de gagner et elle le ferait.
-je réussirai car je suis assez fou pour y croire.
XXXXXXX
A peine sortit du parc et hors de vue du crétin, Jowhara courue aussi vite que ses jambes le purent.
Sa mère allait la fumer...
A suivre…
(1) comprenez que le son en question était clair dans ma tête et convenait parfaitement a Kid mais les mots me manque pour vous donner le son avec précision donc je donne ce qui s'en rapproche le plus.
(2) Banckiste: n.m, un(e) banckiste est une personne occupant un banc pour une durée indéterminé et souvent assez longue(le mot est complètement inventé).
Merci d'avoir lu, j'espère que ça vous a plu et je souhaite vous revoir bientôt.
Simin Nmsis.
