Pdv : Jennifer
Tout avait repris le cours des choses normalement depuis l'incident des trois balais, enfin presque tout. Remus ne me parlait plus, ne me regardait jamais et s'assoyait toujours le plus loin possible de moi. Pourtant, j'avais cru récolter le rejet de toute la bande, mais lui seul avait pris ses distances.
Alice et Lily étaient plus proche de moi que jamais et Sirius et James passaient leur temps à m'entrainer dans leur folies. Leur dernier passe-temps préféré était de m'immobiliser pendant que l'un des deux me chatouillait jusqu'à ce que je crie grâce. Avant de me libérer, je devais leurs affirmer qu'ils étaient les meilleurs, sans quoi la torture reprenait de plus belle.
Une fois ou deux, James m'avait emmené voler avec lui sur son balais. C'était totalement fou, mais j'adorais ça! Le vent fouettait nos visages alors que nous filions à toute vitesse au-dessus du château et des alentours.
Je l'avais supplié pour qu'il m'apprenne à monter à balais seule et au bout d'une semaine de supplications incessantes, il avait accepté. C'était pourquoi, nous nous dirigions tous les trois, balais à la main, vers la cour.
Une fois arrivé, nous déposâmes nos balais sur le sol et James débuta les explications.
-Voler n'est pas vraiment quelque chose de bien compliquer. Seulement, certains sont doués et d'autres non. Donc, il se peut que tu sois lamentable, comme tu pourrais être excellente.
-Personnellement, je pense que tu peux toujours t'améliorer, me rassura Sirius. Quand il a commencé, James volait très mal et maintenant il est capitaine de l'équipe de Gryffondor.
-Mais bon, assez parler de mes expériences personnelles Sirius, fait donc un exemple à Jenn, ça sera plus facile pour comprendre. Le somma James.
Sirius s'exécuta, il se plaça à gauche de son balai et tendit la main droite au-dessus de celui-ci. Ensuite, il dit d'une voix forte : Hop! Et son balai s'éleva pour atterrir dans sa main. Il raffermi sa prise sur le manche, puis l'enfourcha, mais il resta au sol pour m'accompagner.
-À toi Jenn dit-il.
Je recopiais exactement tous ces mouvements : je me plaçais à gauche, levai ma main et dit «Hop!». Le balais s'éleva immédiatement et je m'en saisi.
-Et bien ça alors! S'exclamèrent James et Sirius d'une même voix.
-Quoi? Demandais-je un peu paniqué.
J'ai fait quelque chose de mal… Je ne suis pas du bon côté… Je ne le tiens pas assez fortement…
-Non, c'est juste qu'habituellement, aucun débutant n'arrive à faire lever son balai du premier coup, m'expliqua Sirius.
Soulagée, j'enfourchais mon balai et James fit de même. Nous étions tous prêts à décoller.
-Tu partiras en deuxième, me dit James, Sirius fait nous un exemple.
Il plia un peu les jambes, mit un pied sur les appuis situés en arrière du balais et se donna une brève poussée de son pied droit. Il décolla et à quelques mètres dans les airs, les deux mains biens agrippées au manche, fit demi-tour et se stabilisa pour nous attendre.
-À trois tu y vas, dit James avant d'entamer le compte à rebours.
Un… Je fermais les yeux et me concentrais de toutes mes forces.
Deux… Je mis mon pied sur les crochets.
Trois!
Je me poussais du sol et m'envolais dans les airs, je déposais mon autre pied sur l'accotoir et m'arrêtais au niveau de Sirius.
-J'ai réussi! M'exclamais-je toute heureuse.
-Ouais, bravo! Me répondit James qui venait de nous rejoindre.
-Toutes mes félicitations, très chère, dit Sirius sarcastique. Maintenant reste plus qu'à nous suivre! Et il s'élança à toute vitesse vers le ciel.
Je n'avais qu'à incliner mon manche dans la direction souhaité pour m'y diriger. Si je voulais stopper, je me redressais et me stabilisais, et pour aller plus vite, je me penchais vers l'avant.
James me fit faire quelques zigzags et une fois assuré que je comprenais tout et maitrisais la situation me laissa aller.
-Le premier qui attrape Sirius gagne, me cria-il avant de s'élancer à la poursuite de son ami qui faisait des loopings près des buts du stade de Quidditch.
Je fonçais pour le rattraper. Le vent me giflait violemment la figure et mes doigts s'engourdissaient à vue d'œil face à l'air froid de novembre, mais je m'en fichais éperdument. J'étais libre de voler dans le ciel comme un oiseau, filant dans le vent à toute vitesse le cœur rempli de bonheur en compagnie de mes amis.
James attrapa Sirius avec difficulté, mais y parviens avant moi, au détour d'un gradin. Il avait beaucoup plus d'expérience que moi, c'était prévisible, mais j'avais quand même réussi à les suivre tout aux long de la course peu importe les piqués sec et les remontées brutales. J'en étais très fière.
Une fois redescendu sur Terre, Peter nous accueillit avec trois grandes tasses de chocolats chauds. Je le remerciais promptement, j'étais frigorifiée. Il était sorti de l'infirmerie quelques jours auparavant les os complètement ressoudés grâce à Mme Pomfresh et en pleine santé.
Balais et tasses à la main, nous rigolions sur le chemin du retour, rêvant de la chaleur du feu qui ronflait en permanence dans la cheminée de la salle commune des rouges et or.
Pdv : Lily
Ça faisait déjà un bon moment que mon petit copain et Sirius étaient parti avec Jennifer pour lui apprendre à voler. Elle avait eu l'air si heureuse quand ils lui avaient annoncés qu'ils lui apprendraient. Ça faisait changement du petit air triste et incertain qu'elle affichait en permanence depuis la sortie à Prés-au-lard.
En effet, depuis ce jour-là, Jennifer semblait marcher sur un fil imaginaire tendu très haut. Ne sachant pas trop quoi faire pour y tenir, elle fonçait à l'aveuglette pour s'empêcher de tomber et vacillait malgré ses efforts.
Elle réagissait étrangement quand on lui posait une question et passait son temps à croire qu'elle avait fait quelque chose de mal. Par exemple, l'autre jour en potion, elle avait complètement accusé le coup lorsque nous avions raté notre filtre de paix. Elle était devenue anxieuse et lorsque Slughorn nous avait simplement demandé de nous expliquer notre erreur, elle lui avait presque crié que c'était elle qui avait tout bousillé (Même si je pense que c'était plutôt Alice qui avait mis trop de verracrasse séchés) et qu'elle méritait une retenue.
La nuit, elle dormait très mal et se réveillait en sursaut, trempé de sueur. Souvent, quand cela arrivait elle descendait à la salle commune, s'installait sur un sofa et fixais les flammes jusqu'au petit matin.
Je m'inquiétais pour elle, mais je ne savais quoi faire. J'en avais parlé avec James et il m'avait seulement conseillé de tout oublier. Alice quant à elle avait fait la même constatation que moi et avait reçu la même réponse de la part de Sirius.
Dépitées, nous attendions leur retour lorsque la solution m'avait littéralement sauté aux yeux. Remus descendait les marches qui menaient chez les garçons encore tout trempé de sa douche. Il finissait tout juste d'attacher sa chemise et ses yeux semblaient éteints, voir mornes. Il nous dépassa sans nous voir et s'évacha sur le canapé en face du feu. Rivant son regard sur l'éclat des braises rougeoyantes, son visage se peignit de tristesse et un gémissement franchit ses lèvres.
Je plaquais ma main sur ma bouche surprise quand tout devint clair dans mon esprit : Il s'était passé quelque chose entre eux le jour de la fête de Sirius. Je frappais Alice dans les côtes et elle me lança un regard outré.
Peut-importe, je viens de capter son attention alors…
D'un signe de tête je lui indiquais Remus les yeux mis clos toujours étendu sur le divan. Elle leva un sourcil interrogateur et je lui répondis un prononçant silencieusement le nom de Jennifer. Elle agrandi les yeux surprise, puis avec ses mains elle forma un petit cœur. Je haussais les épaules face à sa question muette, mais alors que je m'approchais de son oreille pour lui expliquer ma théorie, la porte de la salle commune s'ouvrit à la volée et nos amis rentrèrent avec leurs balais en riant comme des gamins.
Jennifer se précipita vers nous les mains et les joues rougies de froid. Joyeuse elle se mit à bondir en avant du sofa où nous avions prise places.
-J'ai réussi et du premier coup en plus! Je sais voler, c'est fou! C'était tellement enivrant vous auriez dû être là… Voler à toute vitesse dans les airs comme ça, c'est… c'est indescriptible!
Soudainement, des lèves froides s'emparèrent des miennes désireuses de se réchauffer. Les lunettes de James tombèrent sur mes genoux et je me rendis compte qu'il s'était penché par-dessus le divan, m'embrassant du même coup à l'envers. J'éclatais de rire et m'écartais.
-Tu es gelé, s'écria Alice à côté de moi alors que Sirius l'avait emprisonnée dans ses bras.
Elle se dégagea et Sirius un sourire diabolique aux lèvres fit signe à James de le rejoindre. Silencieusement, ils se glissèrent près de Remus qui rouvrit les yeux à peines deux secondes trop tard, les garçons l'avaient cloué sur le divan, Sirius assit sur ses jambes et James tenant fermement ses poignets.
-Mais, non d'un hippogriffe, lâcher moi bande de crétin! S'exclama le châtain en se débattant.
-Calme-toi Remuchounet, lui dit Sirius moqueur, Je veux juste me réchauffer un peu… et il souleva lentement le chandail de son ami, puis plaqua ses doigts gelés sur son torse.
-AHHHHH! C'est froid ! Arrête ça tout de suite Patmol! Cria Remus sous le choc.
-Dit donc, Lunard, tu t'es déjà regarder dans une glace, même moi je n'ai pas autant d'abdos! Lâcha Sirius en relevant son chandail, dévoilant au passage ses tablettes de chocolats.
-Non, je dirais que vous êtes assez semblable, affirma James. Moi par exemple, j'ai peut-être pas autant d'abdos, mais j'ai des biceps de dieu grec fanfaronna-t-il.
-Mais lâcher moi pau'v dégénérés!
-Tu nous as appelés comment? S'offusqua faussement Sirius.
-Je crois qu'il a dit pau'v dégénérés… Jennifer s'était avancée près des garçons.
-Ah le salaud, James lâcha Remus, il ne mérite même pas qu'on le complimente.
-T' as raison mon cher Cornedrue, il est vraiment… Sirius s'interrompit.
Remus s'était assis correctement sur son siège, mais Jennifer l'avait empêché de se lever en s'assoyant à califourchon sur ses genoux et en plaquant ses mains de chaque côté de sa tête.
-Je ne peux pas m'en aller quelque part où je ne serais pas pris, demanda Remus en s'adressant à tout le monde.
-Tu ne vas nulle part, parce que tu me dois des explications, murmura Jennifer les sourcils froncés.
Pdv : Remus
-Tu ne vas nulle part, parce que tu me dois des explications, me murmura Jennifer en me fixant assise à califourchon sur moi.
Acculé ainsi je n'avais pas de force. J'étais pris, je ne pouvais pas me sauver et Jennifer était proche vraiment très proche, impossible de l'ignorer. Je tournais la tête et me retrouvais nez à nez avec elle. Je déglutis difficilement et me décidais finalement à relever mes yeux. Mon regard fut immédiatement frappé par deux immenses billes d'un bleu changeant.
Un grand frisson me longea le dos, je n'avais qu'à combler les environ cinq centimètres restants et mes lèvres entreraient en contact avec les siennes. Des papillons s'agitèrent dans mon ventre et mon cœur se mit à battre très fort.
Calme-toi, sinon elle va finir par l'entendre … inspire, expire… Elle sent bon l'air frais et glacial de dehors…. Non, arrête de respirer! Merde, c'est impossible …
Un : faire le vide dans ton esprit, surtout ne pas s'affoler… C'est ça essaye de pas t'affoler alors qu'elle est proche comme ça et que son souffle atterrit dans le creux de ton cou…
Deux : essayer de deviner comment elle se sent… Ça c'est plus facile, voyons voir… Là ses yeux sont bleu gris, couleur ciel d'orage. Il vient d'éclater, des éclairs illuminent les nuages qui camouflent le ciel bleu. Ah tient, la pluie maintenant, elle lave tous les gros nuages et éteint les lames de feux fendant le ciel. L'orage laisse derrière lui un ciel d'un bleu pâle et de grandes trainées d'eau qui sillonne le paysage… C'est tellement beau…
La pression sur mes poignets et mes jambes se relâcha. Le magnifique ciel s'éloigna hors de portée. J'étais furieux je ne voulais pas qu'il parte. Pourtant, je restais assis là sans bouger analysant ce qui venait de se produire.
Elle était en colère et après… et après ses yeux avaient affiché une immense tristesse … Merde!
-Jenn, Jenn! Je me levais et la rattrapais alors qu'elle s'en allait les joues striées de larmes. Je lui pris la main et l'attirai vers moi. Elle trébucha dans l'épais tapis et m'entraina dans sa chute. Pour la protéger, je la tiens dans mes bras et atterrit le premier sur le sol. Le coup résonna dans ma tête.
-Lâche-moi! Cria-t-elle, ses yeux lançaient des éclairs. Le vent se leva dans la pièce agitant ses cheveux en tous sens.
-Non, pour reprendre tes mots : tu ne vas nulle part, dis-je en me retournant pour la maintenir au sol fermement par les épaules. Je te dois des explications et des excuses.
Elle se calma quand j'essuyais ses larmes du bout des doigts.
-Je déteste te voir pleurer, affirmais-je, et encore plus quand je sais que c'est à cause de moi. J'ai vraiment été stupide… et je m'en veux j'ai cru que j'arriverai à oublier à faire comme si de rien n'étais, mais j'en suis incapable. Je m'excuse d'avoir réagi comme ça pour une connerie l'autre jour.
-Mais pourquoi, qu'est ce qui s'est passé? Demanda-t-elle.
-Je, je… prenant une grande inspiration je me lançais : Je ne peux pas t'expliquer pourquoi, mais je me suis fait mal alors que je n'aurai pas du. C'est compliqué et je… je ne peux… je suis… je…
-Ça va, je comprends. On a tous nos raisons et nos problèmes et disons que ça ne doit pas être si pire comparé à moi, mais bon… souffla-t-elle.
-Tu comprends? Qu'est-ce que tu comprend
-Absolument rien, mais je sais ce que tu ressens, me répondit-elle un vague sourire aux lèvres.
Elle me sauta dans les bras et je l'étreignis longtemps, enfouissant mon nez dans ses cheveux profitant au maximum de ses quelques instants de bonheur permit.
Je n'arriverais jamais à vivre sans elle…
-Tu m'as manqué murmura-t-elle.
-Pas autant qu'à moi, soufflais-je dans le creux de son oreille.
Pdv : Jennifer
-Bon allez, viens lança Remus en se relevant.
Il me souleva dans ces bras comme un bébé et je paniquais légèrement…
-AAHHH! Non, dépose-moi! Hurlais-je en m'agrippant à ses épaules comme un naufragé désespéré.
-Pas question, c'est bien trop drôle! S'exclama-t-il en riant.
Il courut jusqu'au sofa où nos amis nous attendaient tordu de rire devant ma position grotesque et me lança sur l'un des divans, à l'endroit précis où se tenait Sirius qui m'attrapa de justesse en rigolant. Puis, il s'assit à nos côtés.
Quelques instants plus tard, notre fou rire se calma et nous pûmes discuter plus tranquillement.
-Hey, j'ai une idée on devrait raconter des histoires qui nous sont arrivés petits, s'exclama James, ça serait drôle!
-Qui est ce qui commence? demanda Alice toujours partante.
-Pourquoi pas Sirius et Jenn, vous avez vécu près de 10 ans ensemble petits, proposa Lilly enthousiasme.
-D'accord, mais avant je dois aller chercher une surprise, dit Sirius en se levant.
Il revient en dévalant les marches d'escalier du dortoir des garçons un petit carnet en cuir défraichi à la main et j'agrandis les yeux de surprise.
-Tu l'as gardé! Oh mon dieu, ça fait si longtemps! M'écriais-je en lui arrachant presque le précieux objet des mains.
Sur la couverture était gravé deux couples de lettres entourés d'étoiles : S.B et J.F.
Sirius entama son récit.
Ça, c'est notre album photo. Quand nous avions à peu près 5 ans, nous avions trouvé dans le parc un vieil appareille photo moldu encore en bon état. Véritable trésor, nous avons appris à nous en servir, mais ça à prit un bout. Il ouvrit le carnet.
Toutes les photos que nous avons pris bonne ou non sont à l'intérieur. La première photo était un œil argenté aveuglé par le flash de l'appareil et ainsi de suite suivait un pan de mur de l'ancienne chambre de Sirius, l'un de mes pieds, le plancher…
-Au début, on avait vraiment de la difficulté à faire de belles photos dis-je tandis que Sirius montrait le carnet aux autres et que James éclatait de rire en voyant l'air de son meilleur ami sur la première pose.
-Mais après, on s'est améliorés, continua Sirius.
Il montra une jolie photo de moi la tête à l'envers suspendu à une branche par les pieds qui riait aux éclats et un portrait de lui-même bondissants dans les airs sur son lit. Ensuite venait une photo prise par un étranger à qui l'on avait gentiment demandé de nous prendre tous les deux sous un arbre moi tenant un minuscule chien dans mes bras comme une peluche.
-Hey, mais c'est Crocky! M'exclamais-je.
-Ouais, c'était un brave chien ce Croky toujours prêts à nous accompagner n'importe où, dit Sirius nostalgique.
-Vous aviez un chien, ta mère voulait? Demanda Remus étonné à mon compagnon.
-Non, elle a fait une salle crise quand elle l'a vue. Alors je le cachais sous mon lit à l'orphelinat, répondis-je à sa place.
-Pourquoi s'appelait-il Crocky? Demanda à son tour Lily, intriguée.
-On n'a pas eu le choix, il ne répondait qu'au nom de Croquette, alors on l'a appelé comme ça. C'est juste qu'au fil du temps Croquette est devenu Crocky, c'est un peu comme son surnom si tu veux, expliqua Sirius.
Plus loin dans l'album on nous voyait souvent moi, Sirius et Croquette un peu partout : dans le champ, courant dans la neige, derrière chez mon ami, se baignant dans la petite rivière… Puis, une photo attira mon attention, s'était un portrait de Sirius pris de l'intérieur d'un four qui levait le pouce d'un air solennel.
-Est-ce que c'est la fois où j'étais partie en mission de découverte dans le four de ta cuisine pour trouver le passage vers un autre monde, demandais-je le plus sérieusement possible à mon ami.
-Tout à fait! On était prévoyant, on avait même fait des sandwichs. Nutella, confiture de framboise, beurre de Peanut, chipits et noix de coco, les meilleurs sandwiches au monde! dit Sirius en éclatant de rire.
Puis, il raconta à nos amis à quel point nous avions mis la cuisine en bordel pour deux misérables sandwichs ce jour-là.
-Il y avait de la farine et des pépites de chocolats partout. On avait fait une guerre de bataille de boule de noix de coco râpé et dessinés en confiture des portraits de croquette sur toutes les portes d'armoires, magnifique…
Il montra l'un de nos chef d'œuvre que l'on avait posé et une vue sur la cuisine complètement à l'envers.
-Ma mère est arrivé alors que nous commencions le voyage dans le four, elle y a enfermé Jennifer et m'a obliger à tout nettoyer à la main. Ça a pris des heures et quand j'ai eu fini, elle est restée dans le salon sans lever le sort qui m'empêchait d'ouvrir le four. Une chance que mon oncle Alphard était venu souper et qu'il a jeté le contre sort.
-Je crois que je souffre de claustrophobie depuis ce jour, ajoutais-je pensive.
-Ta mère a enfermé Jennifer dans un four, s'exclama Peter abasourdi.
-Ça ne m'étonne même pas venant de sa part, affirma James.
Les pages suivantes étaient remplies de paysages, de fleurs, d'insectes et de d'autres portraits de nous. La dernière photo de l'album représentait le couloir qui menait à la chambre de Sirius où se tenait en plein milieu une hideuse créature habillée de vieux torchons sales. Je la reconnu sans hésiter.
